MENTHES
seaux sarmenteux à feuilles alternes, ord. pcltincrvées, peltécs. Leurs fleurs, très-petites, sont ord. uniscxuèes : les mblcs ord. à parties en nombre ternaire, rarement quaternaire, a étamines libres ou b filets soudés en colonne, à anthères 1-2 ou h-lobées; les fleurs femelles ord. b un seul sépale et un seul pétale, b un ou plusieurs carpelles indépendants, uni-ovulés, b ovule semiréfléchi. Fruit bacciformc, contenant une seule graine b périsperme mince et b gros embryon.
Menstrualis, bi-, tri-memtruali» ou trimestris. Qui dure d'un b trois mois.
Meiistruus. Qui se renouvelle tous les mois, pendant une partie de l’année. Le mot multifer, qui fleurit plusieurs fois par an, peut, dans certaines limites, être employé comme synonyme.
MEXTIIES. Espèces du genre Menlha (fig. 1038 et 1039), fam. des Labiées. La Menthe poivrée {Ment ha piperita) et la plupart des autres espèces du genre
Fie. 1038. — Sommité florifère de la Menthepoivrée {Iteniha piperita) (proportions réduites).
e La Menthe (dit Matthiole. trad.), est n asseï cogneiie ; elle a vertu d'eschauflier, » d'astreiudre et dcsseicher. Chose miracu- » leuse, son jus pris en breuvage est fort o propre au jeu d'amour : encores que Pline » die le contraire, errant grandement. Trois » branches de Menthe lieues en jus de gren nades aigres appaisent les sanglots et l’aro (leur de la colère. Galien dit : Hedinsmos n eslappellée d'aucuns Mente odorante; car n il y a une autre Mente qui n'est odorante, n laquelle on appelle Calamenle. »
Fig. 1039. — Sommité florifère du Mcntha rubra (variété glabre cultivée du M. s Unes tris).
Mentha ; les M. saliva, rubra, arvensis, silrestris, viridis, rotundi folia et Pulegium, et enfin quelques variétés ou hybrides, le M. crispa, etc., ont une saveur chaude et aromatique. La Menthe-poivrée est fréquemment cultivée
MÊNYANTHE. — MÊR1CARPE.
dans les jardins ; on en prépare une eau dislilléc qui entre dans la composition des eaux dentifrices, et sert ü aromatiser les tablettes dites pastilles de menthe.
MKXY.WTIIE. — Vov. Mêmamiie.
MERCURIALES. Diverses espèces du genre Mercurialis, famille des Eiiphorbiacées. Les Mercurialis anima, perennis et tomrntosa, sont doués de
Fig. 1040. — Mercuriale ( Mercurialis Fig. 1041. — Mercuriale [Mercurialis annua).
annua). Sommité florifère et fructi- Sommité florifère et fructifère de l'individu
fère de l’individu femelle. mâle.
propriétés purgatives. Le M. annua (fig. KI'iO et 1071) est encore employé en décoction sous la forme de lavement ; on prépare un miel-de-Mercuriule qui est rangé au nombre des médicaments laxatifs. tlf.RCXCimii:. Parenchyme à tissu lâche et gorgé de liquide. (Peu usité.) ttésit lKPr:. mericarpium. Nom donné, dans la famille des Ombellifères, fi chacun des deux akènes qui étaient d'abord soudés et sont devenus libres 5 la maturité. Aug. de Saint-Hilaire fait observer avec raison que ce lie sont pas des akènes complets, puisque le style et le cordon séminifère restent adhérents à l’axe; il compare ces akènes à ceux des Labiées et des Borraginées, dont le style reste également adhérent à l’axe, et propose de donner aux uns et aux autres le nom de méricarpes, définissant ce mot : portion de fruit (isolée naturellement et dans le sens longitudinal) contenant une seule graine.
MERIDIANUS. — MÊSEMBR1ANTBÉMÉES. 877
Meridianus. Se dit d’un phénomène physiologique qui a lieu à l’heure de midi (ex. l'épanouissement de certaines fleurs).
K^RITOM I i:, merithallium. Ce mot est en général considéré comme synonyme A'entre-nteud. Un mérithalle est en effet la portion de tige qui s'étend entre l’insertion d'une feuille et l'insertion de la feuille située soit au-dessus, soit au-dessous d'elle. Un mérithalle, dans l’acception rigoureuse du mot, est l’entre-nœud d’une lige il feuilles alternes et distiques (telle est la tige dans la famille des Graminées). On conçoit que, chez les plantes à feuilles opposées ou verticillécs, un mérithalle est un organe bien plus complexe, puisqu’il est le résultat de la décurrence non plus d’une seule feuille, comme dans le cas où les feuilles sont alternes-disliques, mais de deux ou de plusieurs feuilles. Quand les feuilles sont disposées en une spirale à tours rapprochés, la tige cesse de présenter des mérilhalles distincts. — Gaudichaud considère une feuille, y compris le mérithalle de la lige qui s'étend au-dessous de son insertion, comme une plante élémentaire complète ; il divise celle plante élémentaire ou phyton (mol grec qui signifie plante) en plusieurs mérilhalles : 1° mérithalle tigellaire, 2" méritliallc fiétiolaire, 3“ mérithalle limbnire.
MKSKMBIUAXTIIÛMKES. Famille de plantes dicotylécs dialypétales, à ovaire adhérent, voisine des Cactées. Les Méscmbrianthèmes, vulgairement nommés Ficotdes, font partie de la série de plantes décoratives désignée par les horticulteurs sous la dénomination de planles-grass.es. Leurs feuilles charnues affectent les formes les plus bizarres, et leur lourdeur est rachetée par leur originalité; quant à leurs fleurs (blanches, jaunes, roses, pourpres ou violacées), elles sont tantôt de petite dimension et très-nombreuses, ou de grande dimension et disposées en guirlandes sur des tiges rampantes. Ces fleurs sont souvent d’une merveilleuse beauté. L'une des espèces les plus remarquables est le M. aeimwi forme, à feuilles trigones d’un vert glauque, à arêtes roses; elle tapisse les talus rocailleux dans les jardins de la Provence, et se couvre, au printemps, de très-larges fleurs en cocarde d'un rose argenté. Une espèce plus commune dans les mêmes lieux, mais moins belle, est le M. edule, à feuilles vertes, à fleurs moins grandes, jaunâtres ou rosées. — Cette famille comprend le seul genre Mesembrianthemum, dont les nombreuses espèces sont la plupart indigènes du cap de Bonne-Espérance; quelques-unes appartiennent à l'Australie.
Les caractères de ce petit groupe sont les suivants : Plantes herbacées on sous-frutescentes. Feuilles charnurs-succulcntes, alternes ou opposées, de formes polygonales très-variées, quelquefois planes, quelquefois nulles. Fleurs hermaphrodites régulières, axillaires ou terminales, solitaires, en cyme ou en corymbe. Calice à luire charnu soudé avec l'ovaire, à limhe à 5 divisions (rarem. 2-8) herbacées, ord. charnues, participant de la forme des feuilles, et inégales. Corolle à pétales en nombre indéfini, disposés sur plusieurs rangs, linéaires, insérés sur le tube du calice, au-dessus du niveau de l'ovaire. Étamines en nombre indéfini, multisériées, continuant la spirale des pétales; à filets tubulés, à anthères ovoïdes. Ovaire adhérent au tube du calice, composé de 4-20 carpelles verticillés (en cercle), à 4-20 loges formées par la juxtaposition des carpelles fermés : les cloisons, après avoir atteint t'axe central, revenant
878 MÉSOCARPE. — MÉTAMORPHOSE.
sur elles-mêmes et s'accolant jusqu’il la partie dorsale des carpelles, où elles se terminent par les lignes placentifères. Ovules nombreux, courbés-réfléchis (l’apparence est : cloisons stériles se terminant à l’axe du fruit; nervure carpellaire dorsale fournissant une double ligne placentaire : mais cette disposition est peu admissible; il est plus probable qu'ainsi que nous l’indiquons, il y a rélroflexion des bords carpellaires, une sorte d'exagération de ce qui a lieu dans la famille des Cucurbitacées). Styles courts, tubulés, sligmatifères, en même nombre que les carpelles, groupés au centre de la (leur. Capsule d'abord charnue, puis coriace, subligneusc, déprimée, terminée par une large cicatrice; déhiscente dans sa partie supérieure. Graines nombreuses, petites, munies d'un périsperme entouré par l’embryon courbé ou périphérique.
MÉsot'ARPE, mesocarpium. Synonyme de sarcocarpe. Partie du péricarpe intermédiaire à l’épicarpc et à l’endocarpe. Yoy. Fruit.
Mesochilium. Nom (inutile) donné à la partie moyenne du labellum des Orchidées.
Mesophlœum. Nom donné à la couche cellulaire herbacée de l’écorce. Vov. Écorce.
mésopiiti.i.e, mesophyllum. Partie de la feuille située entre l'épiderme de la face inférieure (qui est nommée epicarpe dans les feuilles carpellaires) et l'épiderme de la face supérieure (endocarpe chez les feuilles carpellaires). Le mésophylle, chez les feuilles ordinaires, est donc la partie de la feuille qui devient le mésocarpe chez les feuilles carpellaires, dont l’ensemble constitue le péricarpe. Le mésophylle se compose des nervures et du parenchyme.
mésophïte, mesophylum. Collet organique. Voy. Collet.
résosperhk, mesospermium. De même qu’on admettait trois couches dans le péricarpe, on a voulu en trouver également trois dans le tégument de la graine, et l’on a proposé le nom de mésotperme |>our la couche moyenne (théorique) analogue au mésocarpe chez le péricarpe. (Dans cette nomenclature, l’épisperme est le testa , le mésosperme est le tegmen, et l'endospermc est le périsperme. )
MÉTAEEKÈSE. — Voy. GÉNÉRATIONS ALTERNANTES.
métamorphose. Transformation d’nn organe en un autre organe. Il ne s’agit point ici, comme le nom donné au phénomène en question pourrait le faire penser, d’un organe qui, après avoir présenté, pendant la première période de son existence, une forme quelconque, perd cette forme pour en revêtir une autre ; il s’agit d’un organe qui, au lieu de naître avec la forme qui lui est ordinaire (avec sa forme normale), se présente sous la forme d’un autre organe. C’est par la situation que ces organes occupent qu’on reconnaît leur nature primitive, et que l’on constate que la forme qu'ils devaient normalement présenter est remplacée par une autre forme.
Un organe axile ne se transforme jamais en un organe appendiculaire, ni un organe appendiculaire en un organe axile; mais un organe appendiculaire quelconque est susceptible de se présenter sous une des formes, quelle qu'elle soit, du type appendiculaire : en d’autres termes, une feuille est susceptible d’être remplacée par un sépale, un pétale, une étamine ou un carpelle (dans les cas de