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MÉTÉORIQUE. — MÉTHODE NATURELLE

bourgeons foliacés remplacés par des bourgeons florifères), comme aussi un des organes quelconque de la fleur peut être transformé en feuille foliacée, ou en l'une des autres parties de la fleur. C’est ainsi que des sépales prennent l'apparence de pétales, que les pétales se transforment eu étamines et les étamines en carpelles. Ces transformations démontrent que tous les organes appendiculaires, ceux qui constituent la fleur comme les autres, ne sont autre chose que des feuilles susceptibles de revêtir des formes variées.

MÉTÉORIQUE, meteoricus. — Fleurs météoriques, celles dont l'épanouissement est subordonné à l’état de l’atmosphère. Chez les Chicoracées, l’épanouissement est soumis à l’influence de la sécheresse ou de l’humidité : les capitules se ferment (se contractent) [tendant la pluie et se rouvrent au soleil.

méthode wt i Ri i t.t: La méthode de classification naturelle des plantes, absolument inconnue des anciens, a été entrevue par les botanistes du xvf siècle : Césal^tn et quelques autres, et essayée par Ray, puis ébauchée sans succès par Adanson, préparée par Tourneforl, et surtout par Linné.

A.-L. de Jussieu eut la gloire de reconnaître et d’appliquer le premier les véritables principes de cette méthode. Adanson comptait les caractères, A.-L. de Jussieu s'attacha it les peser (h en apprécier la valeur relative). En un mot, il démontra le principe de la subordination des caractères, principe qui consiste h fonder les divisions de premier ordre sur des caractères tirés de la présence ou de l’absence des organes les moins variables, et à se servir, pour établir les groupes de second ordre, de troisième ordre, etc. , de caractères de valeur de plus en plus inférieure, c’est-à-dire tirés de la présence ou de la forme d’organes de moins en moins fixes, de plus en plus variables. — Le système de Linné, qui a rendu de si grands services à la science, n’est plus aujourd’hui qu’un monument historique.

La méthode naturelle est la seule qui soit adoptée maintenant dans les ouvrages descriptifs. La classification des plantes, d’après cette méthode, est perfectionnée et modifiée chaque jour par les botanistes qui se succèdent, et au fur et à mesure des nouvelles découvertes de plantes et des nouveaux progrès de la science; et telle est la vérité des principes sur lesquels celle méthode repose, que, bien que le nombre des plantes connues ait été plus que quadruplé dans l'intervalle qui s’est écoulé depuis sa fondation, tous les nouveaux types ont pu trouver place dans les anciens cadres, et qu’il a sufli de les subdiviser.

Les botanistes les plus distingués de toutes les nations se sont dévoués à compléter, à développer, à appliquer l’œuvre première. — Après Lamarck et A. -P. de Candolle, après Kunlh et Robert Brown, d’autres botanistes du premier ordre : Alphonse de Candolle, Adrien de Jussieu, Adolphe Brongniart, Liudley, et tant d'autres, ont apporté au trésor commun de riches tributs.

Ëndlichcr, digne successeur du talent à la fois poétique et généralisateur de Linné, autant que sage appréciateur de la méthode philosophique des Jussieu, a fixé pour un temps, dans un nouveau Gênera plantarum, l'état de toutes les richesses rapidement accumulées. — Le Généra d'Ëndlicher devait faire • époque, it devait imposer son autorité; il est, en effet, devenu le modèle des ouvrages descriptifs. Ses qualités sont ; l'ordre, la clarté, la simplicité, le sentiment du beau, l'esprit du vrai; et cette précieuse bonne foi scientifique, qui

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