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MIMOSÉES

feuilles de l ' Androtœmum officinale ( Hypericum Androtœmum ) sont amères et aromatiques, et ont été employées comme astringentes.

MIMOSKF.S. Famille de plantes dicotylées dialypélales ou gamopétales, h ovaire libre. I.es Mimosées, détachées de l'ancienne famille des légumineuses, diffèrent des Papilionacées par la corolle ord. régulière, souvent gamopétale, à préfloraison valvairc, et par les étamines libres, ord. cil nombre indéfini (rarem. 5-10), dépassant ord. la corolle. Le fruit composé d’uu seul carpelle, la graine

Fig. 1067. — Rameau florifère et fruit d’une Mimosée (l 'Acacia nitotica) produisant la gomme-arabique.

dépourvue de périsperme, l'embryon à radicule commissurale, ne diffèrent pas du fruit, de la graine des Papilionacées. I.es Mimosées sont des plantes herbacées, des arbrisseaux, ou des arbres très-élégants, répandus dans les contrées intertropicales ou subtropicales; elles sont très-abondantes en Australie. Les feuilles sont ord. bipennées, mais quelquefois réduites à un rachis foliacé (sorte de phy 1lode). Ces feuilles hipennées présentent à un haut degré la propriété du sommeil nocturne; le simple contact met en jeu, chez certaines espèces, leur irritabilité, qui se traduit par un abaissement de toutes les parties de la feuille l'une sur l’autre : folioles courbées sur les nervures, nervures couchées sur le rachis, rachis couché sur le rameau. La Sensitive (Mimosa pulica) présente l’exemple le plus complet cl le plus célèbre de ce curieux phénomène. Certains Acacia ou Mitnnsa (fig. 1 067 ) fournissent au commerce le précieux suc gninmeux, si connu sous le nom de gomme-arabique. Ces jolis arbres, à feuillage si élégant et si. léger, h fleurs disposées en grappes plumeuses, en tètes globuleuses, ou en chatons cylindriques, ord. d’un jaune d’or, peuvent être comptés au nombre des

MINCE. — M0NIM1ACÉES.

merveilles de la création végétale. Précieusement élevés et cultivés en serre, dans le Nord, ils font le plus bel ornement de uos jardins et de nos parcs snr les borcls de la Méditerranée (à Hyères, Nice, Antibes, etc. ), où ils fleurissent en plein air pendant tout l’hiver.

MINCE, tenuis, et, dans les mots composés dérivés du grec, psilos. Se dit d’un organe qui a peu d'épaisseur relativement aux organes analogues. Tenuis a été quelquefois employé comme synonyme de gracilis, grêle.

Miniatus. Rouge de corail ; qui a la couleur rouge du minium (ex. les baies du Sotanum miniatum, du Sambucus racemosa, de l’Alkékenge, etc.).

Minimus. Superlatif de parvus: minime, très-petit, le plus petit de tous.

Minor. Comparatif de parvus : plus petit qu’un autre.

Minutus == Parvus. Petit. Dans les mots composés dérivés du grec, micro.

MIXTE, mixtus. Mêlé. — Gemma mixta, bourgeons mixtes, c'est-à-dire émettant à la fois des fleurs et des feuilles.

MIXTES (Inflorescences). Celles qui appartiennent en même temps, par leurs différents axes, aux inflorescences indéfinies et aux inflorescences définies.

MOBILE, mobilis. Qui se meut très-facilement. L'anthère est dite mobile ou versatile, lorsqu’elle est portée par un filet atténué en pointe : par exemple chez les Graminées.

Modioliformis. Qui a la forme d’un moyeu de roue. (Inusité.)

Vf on II. F. medulla. Tissu cellulaire qui, chez les végétaux dicotylédonés, constitue un cylindre central entouré par les faisceaux ligneux disposés en cercle. De la moelle partent des expansions en forme de lames verticales, qui sont dirigées vers la périphérie de la tige, et sont par conséquent disposées, relativement à la colonne médullaire ou moelle proprement dite, comme les rayons d’une roue autour de l'essieu. Ces expansions médullaires, qui séparent longitudinalement les faisceaux ligneux, ont reçu le nomd e rayons médullaires. — Chez les végétaux inonocotylés, le cylindre médullaire n’est point circonscrit par des cercles de faisceaux ligneux; les faisceaux ligneux le criblent isolément dans toute son épaisseur, de telle sorte que, chez ces plantes, les éléments de la moelle et de la partie ligneuse sont en quelque sorte dispersés dans toute l'épaisseur de la tige. Voy. Tige.

MON ADELPHE, monadelphus. Se dit d'organes de même nature soudés en un seul faisceau. Us étamines sont monadelphes dans la famille des Malvacées.

MONANDRE, monandrus. Se dit d'une fleur à une seule étamine.

MONARDE, Tête-de-nègre ( Monardu didgma, famille des Labiées). Cette jolie plante vivace, originaire de l'Amérique septentrionale, est cultivée dans les jardins pour son odeur suave et ses capitules de fleurs écarlates.

MONILIFORME, moniliformis. Qui a la forme d'un chapelet, c’est-à-dire qui se compose d’articles globuleux superposés sur une même ligne.

MON IMI AC É ES . Famille de plantes dicotylées apétales (de la classe des Thymélécs) qui présente certaines affinités avec les Laurinécs. Ce sont des arbres et des arbrisseaux aromatiques des régions tropicales de l’Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. Leurs feuilles sont opposées, persistantes, ponctuées-pellucides, dépourvues de stipules. — Fleurs unisexuées en grappes ou eu panicules.

906 MONOCAR PIENNES (TIGES). — MONOCOTYLÊ.

Périanthc caliciforme, à lt-5 sépales. Fleurs mâles : étamines en nombre indéfini, souvent en partie abortives, pélaloïdes, 1 anthères biloculaires à loges s’ouvrant, chez les unes (Monimiées) par une fente longitudinale (ex. genre Puizia), chez les autres (Athérospermées) par une valvule qui se lève de bas en haut (ex. genre Pavnnia). Fleurs femelles : plusieurs carpelles uni-ovulés, libres entre eux, mais adhérents par le dos au périanthc. Fruit composé de |>etites drupes ou de petits akènes terminés par un style plumeux, renfermé dans le tube du périanthe. Graine à embryon droit entouré d'un périsperme charnu, oléagineux.

MONOCARPIENNES (Tiges). De Gandollc a donné cette épithète aux tiges qui ne fleurissent qu’une fois et meurent ensuite, et, par opposition, il a nommé polyearpiennes, les liges qui fleurissent pendant un nombre d’années indéfini. Les tiges monocarpieuues sont des tiges herbacées, soit qu'elles appartiennent à une plante annuelle ou bisannuelle (ex. la Fumetcrrc officinale, b'umaria offirinalis, ou le Bouillon-blanc, Verbascum Thapsus); soit qu’elles appartiennent à une plante à souche vivace (ex. le Chiendent, Triticum repetu, et la Saponaire, Saptmaria offirinalis). Les tiges monocarpionnes ne sont cependant pas nécessairement annuelles, comme celles que nous venons de citer; il en est qui végètent pendant plusieurs années avant que la floraison vienne mettre un terme & leur existence. Les tiges de certaines plantes bulbeuses de nos climats présentent un mode de végétation analogue ; telle est la Tulipe ( Tulipa tilves- Iris), dont le bulbe (tige raccourcie) fleurit plusieurs années seulement apres la germination de la graine, et meurt après cette floraison ; ce bullie est remplacé par des caïeux latéraux (tiges axillaires) qui fleurissent ou non l’année suivante, selon qu’ils sont plus ou moins robustes et volumineux. Lestiges monucarpiennes peuvent donc être annuelles ou végéter pendant un certain nombre d’années.

MONOCÉPHALE, monocephalus , à une seule tête. Se dit d'une lige qui ne porte qu’un seul capitule.

MONOCHLAMYDÉ. A une seule tunique = Apétale. Chez les Dicotylédonés, se dit d’une fleur qui ne présente qu'une seule enveloppe florale.

MONOCLiNE, monoclinus. A un seul Sj |jt nuptial = nmnocl inicus. Dont l'androcéc (étamines) et le gynécée (carpelles ou ovaire) sont situés sur un ..t même réceptacle ou dans une même fleur; monocline est donc synonyme &' hermaphrodite, et mieux bisexué.

On applique fréquemment cette qua liflratinn à un capitule dont toutes les fleurs (fleurons) sont hermaphrodites ou bisexuées.

MONOCOTYLÊ, monocolykus = Monocotylédoné , monocotyledoneus.

Se dit d’un embryon qui présente un seul cotylédon (lig. 1 068). Les plantes dont l'embryon est inonocotylé sont dites monociilylées (ex. les Graminées, lesLiliacécs, etc.). Voy. Embryon.

Fie. 1008. — Embryon monorotylé d’un Zannichcllia . — A, très jeune: por-

tion du suspenseur. — B, état plus Avancé. — C, état adulte : et , cotylédon ; r, extrémité radiculaire.

MONOCOTYLÉDONÉS. — MONOTROPÊES. 907

MOXOOOTYLÉDOXÉS ou MOXOCOTYLÉS (Végétaux). L’un des embranchements des végétaux phanérogames, caractérisé par : Embryon à un seul cotylédon (Gg. 1068). Enveloppes de la fleur (périantlie) à parties ordinairement en nombre ternaire, colorées, herbacées ou scarieuscs, ordinairement disposées sur deux rangs, souvent remplacées par des soies, réduites à des bractées, ou complètement nulles. Tige herbacée (dans nos climats), herbacée ou ligneuse dans les contrées chaudes, non séparable eu deux zones distinctes de bois et d’écorce, composée de faisceaux qui sont constitués par des libres ligneuses et des vaisseaux, et sont épars dans la masse du tissu cellulaire, ne formant jamais par leur réunion un cylindre creux ; la tige ne s’accroissant pas par des couches concentriques, et la solidité diminuant de la circonférence vers le centre. Feuilles souvent engainantes à la base, entières ou divisées, à nervures parallèles et simples chez les feuilles entières, rarement à nervures ramifiées.

MONOGAME, monogamus = monogamicus. Synonyme de ilicline.

MONOGYNE, monogynus. Se dit d’une fleur b un seul carpelle. — Autrefois mnnogyne s'entendait d’une fleur à un seul pistil, que ce pistil fût constitué par un seul carpelle ou par plusieurs carpelles soudés, et s’opposait b polygyne, qui signifiait fleur b plusieurs pistils constitués chacun par un seul carpelle libre.

MONOÏQUE, monoirus et moncrcus. Se dit d'une plante b fleurs unisexuées portées par un même individu.

MONOPÉTALE, monopetalus. Mot synonyme de gamopétale et antérieur b lui. Par l'un ou par l’autre de ces deux mots, on désigne une fleur, non pas b un seul pétale (comme semblerait l’indiquer le mot monu/jétale), mais b plusieurs pétales soudés entre eux (au moins dans leur partie inférieure, en une corolle qui se détache d'une seule pièce), comme l’indique le mot gamopétale, auquel nous donnons la préférence pour cette raison.

MONOPHYLLE, monnphyllus. A une seule feuille (ex. spatlie monophyllc). Est employé quelquefois comme synonyme de gamopliylle (b plusieurs feuilles soudées entre elles), pour désigner les périanthes b pièces soudées entre elles.

Mono» ou mono-, dans les mots dérivés du grec, signifie un seul ; en latin, anus, et dans les mots composés, uni-,

MONOSÉPALE, monosepalut^ Gamosépale. Se dit d’une fleur non pas b un seul sépale, mais b plusieurs sépales soudés entre eux. Voy. Monopétale.

MONOSPERME, monospermus. A une seule graine. Se dit d’un carpelle, d'un fruit, d'une loge de fruit. S’oppose b oligosperme (b plusieurs graines, b peu de graines) et b polysperme (b graines nombreuses).

Monostachyus, et mieux Monostachys. A un seul épi.

MOXOTROPKES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, b ovaire libre, composée d'un très-petit nombre de genres dont les espèces habitent les bois humides de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Les Monotropées sont des plantes parasites vivant sur les racines des arbres, charnues, décolorées, b lige simple, dont les feuilles sont réduites b des écailles, ressemblant, en un mot, par leur forme générale, b des Orobanches (plantes dont elles diffèrent complètement par leur corolle dialypétale, b pétales prolongés en éperons nectarifères, leurs 10 étamines unilobées, leur ovaire b 5 loges polyspermes, leurs graines

MONSTRUOSITÉ. — MORÉRS.

à lesta dépassant l'amande sous la forme d'une expansion membraneuse, insérées à l'angle interne des loges, etc.). On les a rapprochées de la famille des Pirolacées, qu’elles ne rappellent en rien par leur port. Leurs fleurs, groupées en épi terminal compacte, sont dirigées d’un seul côté (d’où le nom de Monotropées). Le Monotropa Hypopitys n’est pas rare dans les bois des environs de Paris ; il croit sur les racines des Pins et des Hêtres.

notvtiTRi'OMiTÉ , monstruosilas. Anomalie, phénomène tératologique. Yoy. Tératologie.

Monstruotui ou Monstrosus. Monstrueux, déformé, anormal.

Montanus. Qui habite les montagnes. — Alpestris. Qui croît dans les montagnes peu élevées ou à la base des hautes montagnes. — Alpinus. Qui croit dans les parties élevées des Alpes.

MORÉES. Famille de plantes dicotylées apétales, renfermant les genres Morus (Mûrier) (fig. 1069), Ficus (Figuier) (flg. 1070), Dorslenia (fig. 1071), et plusieurs autres, qui comprennent des arbres, arbustes et plantes herbacées propres aux régions les plus chaudes des deux hémisphères. — Quelque naturel que soit

Fie, 1069.— Infruclescence (fruits Fie. 1070. — Coupe longitudinale de l'infruclcscence agrégé}, chaloo fructifère, mil re) du Figuier-commun [Ficus Caricn). Figue montrant

du Mûrier-noir ( Morus nigra). les fleurs à l’état do fruit, akènes pcdicellés (en-

tourés d'un périanthe charnu) insérés à sa surlace interne.

le groupe des Morées, il offre de si grandes dissemblances dans le mode d'inflorescence des divers genres qui le composent, qu'il est utile de donner ici la description sommaire des principaux types. Les caractères essentiels de la famille sont : Arbres à suc souvent blanc laiteux, quelquefois très-âcre, ou se coagulant en caoutchouc. Fleurs très-petites, unisexuées, groupées en chatons, ou disposées sur un réceptacle élargi, à calice presque régulier. Fruits uniloculaires, indéhiscents, monospermes, agrégés en une infructescence compacte, charnue. Graine suspendue, à périsperme charnu, embryon plié. — Dans le genre Morus (Mûrier , les fleurs sont groupées en chatons ou épis compactes. Fleurs mâles : périanthe A-parti, renfermant h étamines ; fleurs femelles : périanthe â U sépales, dont 2 extérieurs plus grands, renfermant un ovaire biloculaire, â loges nni-ovulées. Fruits : akènes, uniloculaires, monospermes (par avortement), renfermés dans

MORÉES.

le périantbc devenu charnu- succulent ; ces petits périanthes, accrus, adhérents entre eux, et constituant, par leur ensemble, des chatons fructifères, charuussucculenls. Les Mûriers (fig. 1069) sont des arbres à suc lactescent. Le Mûrierblanc (dont la feuille nourrit les vers-h-soie) et le Mûrier-noir (dont le fruit est comestible et fournit un sirop acidulé) sont originaires de l'Asie Mineure. — Le genre üorstenin (fig. 1071) comprend des plantes herbacées (de l’Amérique tropicale) à feuilles et à hampes florifères radicales. Les fleurs sont disposées sur un large réceptacle plan-concave, les mâles mêlées aux femelles, et les unes et les autres dépourvues de périanlhe. Les mâles, composées de 2 étamines, sont placées chacune dans un alvéole superficiel du réceptacle ; les fleurs femelles, composées d'un ovaire à 2 stigmates, uniloculaire, uni-ovulé, sont enfoncées chacune dans un alvéole profond du réceptacle, alvéole dont l’ouverture est munie de petites écailles bracléales. — Le genre Ficus (Figuier), qui renferme un grand nombre d’espèces, grands arbres ou arbustes quelquefois sarmenteuxgrimpants, à feuilles très-entières ou profondément lobées, très-lisses, vernissées ou incisées -lobées, h pubescence rude, munies de stipules qui couvrent les bourgeons, n'est représenté en Europe que par une seule espèce naturalisée dans les contrées méridionales : le F. Carica (Figuier) (fig. 1070), qui a fourni, par la culture, de nombreuses variétés il fruits comestibles. Dans le genre Ficus, les fleurs, très-petites et très-nombreuses, sont disposées à l'intérieur d'un réceptacle (cupule réceptaculaire de l’infructescence) charnu, creux, presque fermé, de forme arrondie ou en forme de poire, muni de bractées à la base, et garni d'écailles bracléales à l'ouverture, qui est très-étroite. Ce réceptacle est analogue â ce que serait celui d'un Dorstenia (fig. 1071), dont le fond serait déprimé et les bords rapprochés. Ordinairement les fleurs les plus voisines de l’ouverture (bord du réceptacle) sont mâles, celles du centre sont femelles : ces fleurs femelles, renfermées dans le fond de la cavité, occupent en réalité le sommet organique du réceptacle, seulement ce sommet est déprimé au lieu d’être saillant. Fleurs mâles : périantbc 5-fide, renfermant 3 étamines; fleurs femelles : périantbc 5-fide, renfermant un ovaire uniloculaire, stigmate bifide. Fruits monospermes, très-petits (akènes), entourés chacun latéralement du périanlhe accrescent et charnu, exhaussés sur un pédicelle charnu, et groupés

Fie. 107 1 . — Dorstenia L'ont raye ri' a (proportions réduites), présentant deux hampes fructifères (infructescences) à réceptacle (cupule réceptaculaire commune} concave et charnu.

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