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MUSCADE

tesques, à pétiole engainant, à limbe oblong, i forte nervure médiane émettant des nervures latérales parallèles (selon la direction desquelles les feuilles sont souvent déchiquetées par le vent). Pédoncules radicaux ou axillaires munis de bractées on de spalhcs alternes. Pleurs d’une bcanté remarquable et d’une grande dimension, bisexuées. Périanthc épigyne, à trois sépales colorés, l’antérieur caréné et à 3 pétales colorés, le supérieur labelliforme, libres ou plus ou moins cohérents. Étamines 6, épigynes, la supérieure ord. stérile, terminées par un appendice pétaloïde. Ovaire infère, 3-loculaire (à 3 carpelles), à loges mono-polyspermes. Fruit charnu, indéhiscent, trigone (Bananier), ou coriace, à déhiscence loculicide on septicidc. Graines à embryon droit entouré d’un périsperme charnu. Le Bananier, originaire de l'Inde, est depuis longtemps naturalisé en Amérique et dans les îles de l’Océanie. — la famille des Musacées renferme les genres Hclirvnia, Musa, Strelitzia, Ravenala. Le Strelitlia Régime, à feuillage très-élégant, il grandes fleurs d’un rouge vif rehaussé de bleu, est une des merveilles de nos serres chaudes.

MUSCADE. Graine du Muscadier, muscade (Gg. 1086) ( Myrislica aromatiea, famille des Myristicées) (voy. ce mot). Cette graine, de la grosseur d’une petite noix, dont la masse est constituée par un volumineux périsperme de con-

fia. 10S5. — Rameau fructifère du Muscadier Fie. 1086. — Graine du Mus-

{Myrhtic'r nromatirn) (proportions réduites). cadier ( muscade ) entourée

de son nulle lacioié (macis).

sistance cornée ou ligneuse, est employée (râpée ou pulvérisée) comme condiment ; on en fait un usage moins fréquent qu’au siècle dernier. La muscade, ainsi que la cannelle et le girofle, sont l’objet d’un commerce colonial assez important. Le Muscadier (fig. 1085) est cultivé en grand aux Moluqucs, â Cayenne, etc. La muscade, outre son usage culinaire, est employée dans la parfumerie; on en prépare une essence. Le macis (arille delà muscade) est d’une odeur plus pénétrante que la graine et d’une saveur plus chaude et plus aromatique.

MUSCINÉES. — MYCELIUM.

MI’SCIXÉES (Muscineœ). Plantes arolylées (Cryptogames) de la division des Acrogènes, conslitnant un groupe naturel dans lequel se trouvent réunies, par des caractères généraux, deux classes importantes : les Mousses et les Hépatiques, classes dont les espèces, très-nombreuses, sont remarquables par l’élégance et la délicatesse de leurs formes. Ces jolies plantes couvrent le sol des bois humides et marécageux, et s’implantent, comme les I icliens, sur les vieilles écorces des grands arbres des forêts; un certain nombre sont aquatiques.

Ces végétaux sont composés de tissu cellulaire et de tissu fibreux, et complètement dépourvus de vaisseaux. Les plus inférieurs (partie des Hépatiques) touchent à la division des Amphigènes, les organes de la végétation y étant encore réduits à des expansions foliacées de forme irrégulière (où la tige et les feuilles ne sont pas distinctes) ; les autres (Hépatiques supérieures et famille des Mousses) présentent des tiges et des feuilles bien constituées, et sont réellement acrogènes (s’accroissant par un bourgeon terminal). — Considérant, avec Endliclier, les Hépatiques et les Mousses comme deux classes distinctes, nous renvoyons, pour ces deux types d’organisation, aux mots Hépatiques et Mousses.

MUSQUÉ, tno.nlwtus. Qui a l'odeur du musc. Le musc est le produit d’une sécrétion très-odorante (à odeur analogue à celle de l’ambre-gris) d’un ruminant à poche préputiale, du genre Mnsehus (chevrotain).

Mutabi/is. Changeant. Se dit des Heurs ou autres organes qui présentent successivement plusieurs couleurs, selon l’état de leur dévelop|icment : ex. le Pulmonnrin onguslt'fulia, dont les jeunes fleurs sont d’abord roses, puis violettes, et enfin d’un beau bleu; et le Myosotis versicolor, dont les fleurs, d’abord jaunes, deviennent ensuite rougeâtres, et finissent par être bleues.

MUTABILITÉ? OU IMMUTABILITÉ ACTUELLE DES ESPÈCES. — Voy. AGES DU RÉGNE VÉGÉTAL.

MUTIQUE, muticus. Émoussé; qui ne se termine ni en pointe, ni en piquant, ni en arête. Dans la description de la fleur des Graminées, par exemple, on oppose la phrase : glumelle inférieure mutique , h la phrase : glumelle inférieure aristée, ou prolongée par une nervure en forme d’arête. Celte expression était employée dans le même sens par les Latins. — S/tira mutira , épi h fleurs muliques, dépourvues d’arêtes.

MYCELIUM. Souche filamenteuse, souvent souterraine, des Champignons. M. Léveillé définit le mycélium : « Filaments d’abord simples, puis plus ou moins compliqués, résultant de la végétation des spores, et servant de supports et de racines aux Champignons. » Le mycélium étant considéré comme l’analogue d’une lige souterraine rameuse, la partie aérienne (ou épigée) du Chantpignon n’en est en quelque sorte que l’inflorescence. On admet que les Agarics, qui croissent souvent disposés en cercle, appartiennent à un vaste mycélium souterrain, dont les rameaux ou irradiations partent d’un centre commun, et émettent chacun une inflorescence (constituée par un Champignon) h une distance à peu près égale du centre. Oc mycélium des grandes espèces est-il le résultat de la végétation d’une seule spore ou d’une multitude de spores dont les filaments se sont anastomosés? On n’a pas encore répondu â celle question importante, sur l’individualité collective ou non des Champignons, par des

MYCOLOGIE. — MÏRICÊtS.

expériences concluantes. — Les mycélium ont reçu de divers auteurs les dénominations suivantes : blnnc-dc-champignon, cercidium, hypliasma, hyphopodium, hypomiclia, hypothallus, hypotroma, macula, mesenterica, mycelithe, nidularion, phlebomorpha, radia, radicuta byssoidea, rhizo/jodium, situs, stroma, subiculum, thallus, tomentum.

mycologie, mycologia — Mycétologie. Partie de la botanique qui traite de la structure et de la classification des plantes de la famille ou de la classe des Champignons. Voy. Champignons.

MYOPORIXÉES. Famille de plantes dicotylécs gamopétales, à ovaire libre, composée de quelques genres comprenant des arbrisseaux de l'Australie (et des îles de l’Océanie australe). Plantes voisines des Vcrbénacécs par la structure de la fleur et du fruit (à 2 carpelles souvent biloculaires), elles en different par les ovules pendants et non dressés ; elles se distinguent aisément des Sélaginées par leurs étamines à anthères bilubées et non unilobées.

MYOSOTIS. Espèces du genre Myosotis (fig. 1 087), famille des Borraginées, et particulièrement le M. palustris cl le M. cicspitosa, jolies plantes vivaces du bord des eaux, 5 corolle d'un bleu d'azur, vulgairement connues sous le nom emblématique de Souvenez- vousde-moi, Ne-m'oubliez-pas, et sous le nom allemand I ’eryiss-meinnicht, d'après la légende selon laquelle ces derniers mots auraient été le suprême adieu d’un amant trouvant la mort dans une eau profonde cachée sous la fleur qu'il avait eu le temps de cueillir.

MYRICA GALE. Cet arbuste indigène (famille des Myricécs), commun dans les marais tourbeux du Nord, renferme dans son écorce (ainsi que la plupart des espèces du même genre, et qui sont abondantes dans l'Amérique septentrionale) les acides benzoïque et tannique unis à une substance résineuse. Le M. cerifera (Arbre-à-cire, vov. Ciiutn) renferme dans son fruit une matière oléo-résineusc dont on peut se servir pour l'éclairage. Ces végétaux sont doués de propriétés astringentes et toniques.

MYRICKES. Famille de plantes dicotylécs apétales, de la classe des Ameutacées. La famille des Myricécs, comme celle des Casuarinées, dont elle est assez voisine (non par le port, mais par h-s caractères de la fleur), ne renferme qu’un seul genre, le genre Myrica. Une espèce, le M. Gale, habite l’Europe, et est abondante dans nos marais tourbeux du Nord; les autres espèces se trouvent dispersées dans les diverses contrées du globe ; Amérique boréale, Afrique australe, montagnes du Tibet, île de Java, etc. Les .Myricécs sont des arbrisseaux laineux, à feuilles alternes, ord. entières, marquées de |>oiictualions résineuses. — Fleurs en chatons axillaires, terminaux ou disposés en pauicuies monoïques ou dioïques. Les fleurs miles, en chatons filiformes, pourvues de h bractées alterîiaul deux par deux ; étamines 2, 4, ou 8, abortives l'une ou l'autre. Les fleurs femelles, en chatons cylindriques, pourvues de 2 à 6 bractées squaiuiforincs ord. munies à la base d’une glande charnue. Ovaire lenticulaire, à 2 styles (composé de 2 car|>elles;, uniloculaire, uni-ovulé, à ovule droit. Fruit charnu ou

üc la fleur d'un Myosotis

[Myosotis fjotnstris).

MYIUSTICÉES.

MYRSINfcF.S.

scc, indéhiscent, recouvert par les écailles. Graine dressée, dépourvue de périsperine. Embryon à cotylédons plans, ovales. — Les Casuarinées (arbres à rameaux grêles pendants, articulés, ressemblant 5 des k'quisetum [Prêles] qui seraient arborescents) sont dé|>ourvues de feuilles et 11e présentent que de |>eliles gaines dentées ; sont proches parentes, par la structure de la (leur, des Bélulacées, qui en diiïèrent surtout par un ovule biloculaire, ainsi que par la forme des feuilles et les autres organes de la végétation.

MYRISTICÉES. Famille de plantes diculylées, rangée en raison de scs aflinités parmi les Dialypélales, mais eu réalité h fleurs apétales, à ovaire libre; uc renfermant que le genre Myrislica (Muscadier) et deux autres genres moins ini|H>rtants. Les diverses espèces appartiennent aux contrées tropicales de l’Asie et de l'Amérique. Les Myristicées ont des aOinilés avec les Méuispcrmées et les Anonacées, et des rapports éloignés avec les Thymélées. On connaît assez la saveur aromatique de la muscade, graine du Muscadier, et du macis, arillc charnu de cette même graine. — Les Myristicées sont des arbres ou des arbrisseaux h suc astringent, devenant rouge au contact de l’air, à feuilles entières, coriaces, dé|)ourvues de stipules. Les fleurs sont dioîques, axillaires, en groupes ou en capitules. Le périauthe, chez les deux sexes, est réduit <1 un calice coriace, épais, tubuleux, urcéolé, ord. 3-fide, rar. 2-fi-fide. Les fleurs mêles sont à 3-15 étamines, à filets soudés en colonne. Les fleurs femelles renferment un seul carpelle (rarement 2, soudés 5 leur base) uni-ovulé, 5 ovule semi-rélléchi. Le fruit est une capsule charnue, bivalve, monosperme. La graine est dressée, osseuse, volumineuse (de la grosseur d’une petite noix), 5 arille charnu, découpé à jour, souvent aromatique, à tégument pénétrait! dans les anfractuosités d'un périsperme corné volumineux et renfermant à sa base un petit embryon droit 5 cotylédons subfoliacés.

mi'RKUE. Gomme-résine produite |>ar un arbrisseau île la famille des Burséracées, voisine des Térébinthacées, le fialsamodendron Myrrha (fig. 1088). La plante croit en Abyssinie. Celte gomme-résine s'écoule de blessures faites à l'arbre, et se concrète cil larmes qui servent 5 préparer des pastilles à brûler. La myrrhe constitue un encens recherché (l’encens commun se conquise d'un mélange de diverses résines en poudre).

MYltSIYÉCS. Famille de plantes dicotylées gamo|)éla!cs, 5 ovaire libre. Les Myrsinées sont, en réalité, les Pritnulacées des régions tropicales, mais Primulacées arborescentes. Corolle tubuleuse à limbe régulier, 5-lobé; les étamines 5, opposées aux pétales (mais quelquefois un autre rang de 5 étamines stériles alternes avec les précédentes). Ovaire à placenta central, souvent pluriovulé (souvent, aussi, monosperme). la? fruit n'est pas une ca|>sulr sèche, comme chez les Primulacées; il est charnu et bacciformc, poly sperme ou monosperme. La graine est pourvue d'un périsperme renfermant un embryon droit ou arqué. — Cette famille, qui se compose d’un assez grand nombre de genres, est divisée en plusieurs tribus : Mêsées, contenant un seul genre [Mcestea), plantes è ovaire adhérent (l’analogue du g. Stimulus dans les Primulacées); AhdisiÊES (anthères inlrorscs, fruit monosperme); et TiiéophiustLes (un rang supplémentaire d'étamines stériles, anthères extrorses, fruit polysperme).

Fig. 1088. — Balinmodendron Myrrha (arbre produisant la myrrhe).

1. Rameau fructifère (de grandeur naturelle). — 2. Capsule uniloculaire et monosperme (par avortement). — 3. Coupe transversale de In capsule et de la graine. — d. ('.raine non périspermée, consistant en un embryon à cotylédons foliacés. — 5. Fleur mâle (grossie). — (>. Coupe < grossie) de la fleur mâle (l'ovaire y existe, mais à l’état abortif). — 7. I.rain de pollen (grossi). — 8. Fleur femelle (les étamines y existent, mais à l’état abortif). — 9. Coupe de l'ovaire (à 2 carpelles, à 2 loges bi ovulées).

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