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NOYAU

nature ou «l’une autre origine. Us évitent de se servir de ces derniers noms, à moins qu'ils ne soient très-clairs et très-usuels.

Art. 68. — Tout ami des sciences doit s'opposer à l’introduction dans une langue moderne de noms de plantes qui n’y existent pas, à moins qu'ils ne soient dérivés du nom botanique latin, au moyen de quelque légère modilication.

Nota tus. Marqué, taché : albn-notatus , marqué de lâches blanches.

Notorrhizeœ ( Cruciferœ ). Crucifères dont la graine présente un embryon à radicule dorsale ou incombante.

Novem. Nombre neuf ; dans les mots dérivés du grec, ennea. — Nuni, novenni, se disent d'objets rapprochés par neuf.

NiOYAU, putamen. Couche intérieure (endocarpe) du péricarpe (feuille carpellaireà la maturité), qui devient ligneuse dans certains fruits, et notamment

Fio. 1115. — Amande, fruit à noya u de l'Amandier (Amygdntus vutgaris).

chez les arbres de la famille des Amygdalées, genres Ami/gdalus (Amandier) (fig. 1115), Ceratus (Cerisier), Prunus (Prunier), Pcrsica (Pêcher), Armeniaca (Abricotier), etc.

régler ce* détails.. qu’il y a, sous ce rapport, anarchie dans le Dictionnaire rte if Académie: tantôt les noms latins sont invariables, tantôt ils reçoivent la marque du pluriel en français. Les dictionnaires de Beschercllc et de Littré, à ce point de vue, sont souvent en désaccord avec le Dictionnaire de ï Académie... Il y a environ quarante ans, M. A. P.de Candolle, frappé de la discordance qui régnait au sujet des noms botaniques dans la langue française, en écrivit à Baynouard, qui saisit de cette question l'Académie française, mais celle-ci n’a jamais statué... Si elle n’a pas voulu trancher la question, c’est encore moins à nous à le faire. >» (Extrait de la discussion des lois de la nomenclature à la session du Congrès international de Botanique.)

Le Congrès international ne s'étant pas prononcé plus que l’Académie française, je continue à engager à regarder les mots latins qui sont employés dans la langue française comme indéclinables, et aussi comme neutres (le masculin s'employant pour le neutre); à dire: un Æthusat un A ira. un Allheea, un Arnica, un Avena. un Carnelina, un C a ni) tannin, un Circtra , un Euphorbia, un Euphrasia , un Festuca , un ( lentiana , un Luzula, un Malva, un Meut ha, va Site/la. un Po tentilla, un Prima la , un Hosa, un Sagina , un Sciila , un Scorzonera, un Stetlaria , un Urtica. un Valeriana, un Yalerinnelta , un Veronica, un Vicia, un Viola , un Zannichel/ia, etc. , etc., comme on a déjà l’habitude de dire : un Camcllia , un Dahlia , un Fuchsia, un Polygala , un Réséda, un Spireea, etc. — Voyez, à ce sujet, une note de M . de Schœnefeld (in Hul/.Soc . bot. France, t. VI, p. 591). (G. DE S. -P.)

NOYER. — NUCULIFfeRF.S.

NOYER ( Jugions regin, famille des Juglandécs [./otus-j/nns]). Le Noyer est originaire de l’Asie Mineure; sa culture en Perse, en Grèce et en Italie, date de la plus haute antiquité. Les noix sont au nombre des fruits comestibles les plus vulgaires ; ou extrait de leur amande une huile grasse, d’une saveur assez agréable, et qui supplée, quand elle est fraîche, à l’huile d’olive. Les feuilles du Noyer et le brou-de-noix (sarcocarpe) sont d’une saveur amère et astringente, et exhalent une odeur aromatique. — Les J. nigrn et J. cinerea, originaires de l'Amérique boréale, sont fréquemment plantés dans les parcs; l’écorce de ces espèces est âcre et douée de propriétés purgatives.

NU, nudus. Qui est dépourvu d’enveloppes. — Une fleur est dite nue quand les organes reproducteurs (étamines et ovaire) ne sont point entourés d’enveloppes florales (périanthe, ou calice et corolle). — Une graine nueest celle qui n'est point renfermée dans un péricarpe ; par exemple dans l’embranchement des Gymnospermes. On désignait autrefois, sous le nom de graines nues, certains akènes qui simulent des graines, ou dont le péricarpe est soudé h la graine, dans la croyance où l’on était que cette graine n’était point située dans un péricarpe.

Nucaceus. Se dit d’un fruit sec dont le péricarpe présente une couche extérieure charnue très-mince, quelle que soit la structure de ce fruit.

Nucamenlum, Synonyme inusité d'amentum ou iulus, chaton. A été employé pour désigner des fruits secs monospermes, tels que ceux de certaines Crucifères (genres Neslia, liunias, Crambr, etc.), on de certaines Légumineuses (par ex. chez le genre Onnbrychis).

NIJCELLE. Le mot nucléus, par lequel on traduit le mot nucelle, ayant plusieurs significations différentes (voy. Nucléus), je propose de traduire nucelle par nucellus. — On désigne sous le nom de nucelle ( terrine , Mirb.), la troisième des tuniques constituantes de l'ovule dans l’ordre de leur superposition, la plus extérieure étant considérée comme la première. — La cavité du nucelle est tapissée par le sac embryonnaire, qui dépasse souvent cette cavité, et c'est dans le sac embryonnaire que se développe la vésicule embryonnaire, dans laquelle se forme l 'embryon. Voy. Ovule.

Nucleatus. Pourvu d’un nucléus. — Nucleifer. Qui porte le nucléus.

Nucléus. On traduit nucelle par le mot nucléus (nucellus serait préférable). On désigne aussi par le mot nucléus le noyau ou partie interne et ligneuse du péricarpe chez les fruits connus sous le nom de drupes. — Enfin, on a désigné sous le nom de nucléus le thalnmium ou masse fructifère contenue dans l’excipulum, chez les Lichens ( nucléus et excipulum dont l’ensemble constitue l' apolbecium).

Nilicl.l.*I\E, nuculanium. Nom donné aux fruits qui se composent d’un vcrticille de drupes sondées entre elles et résultant d’un ovaire adhérent : tel est le fruit de la Nèfle. Le noyau qui appartient à chacune de ces drupes soudées a été désigné sous le nom de nucule (nucula).

MCltir ÈRES. Classe comprenant les familles suivantes: Labiées, Verbénacées, Stii.binêes, Globulariées, Sélaginêes, Myoporinées, Cordiacêes, Bobraginêes (Aspéri foliées). Ses caractères sont les suivants: Plantes

NULI.US. — NYCTAGINÉES.

dicotylées gamopétales. Fleur il calice libre. Corolle hypogyne, régulière ou irrégulière. Étamines insérées sur le tube de la corolle, alternes avec ses lobes et eu nombre égal ou moindre. Ovaire souvent à deux carpelles à dos infléchi en dedans, d’où il résulte que l’ensemble a l'apparence de quatre carpelles (chaque petite demi-loge contenant un ovule). Fruit se séparant en quatre coques inonos pennes, rarement membraneux ou charnu. Graine pourvue on non d’un périsperme.

JVullm. Nul ; qui n'existe pas.

Numerosus. Nombreux — Multiple, multiplex. S’oppose à unique ( unicus ), solitaire (sulitarius). — Dans les mots composés : multi-, poly-, en grand nombre; pluri-, plusieurs; pauci-, oligo-, en petit nombre.

Notons. Penché sous le poids de l’extrémité supérieure.

M THlTlo\, nutritio. Ensemble des fonctions qui entretiennent la vie chez les êtres organisés (végétaux et animaux), et particulièrement Y absorption et Y assimilation.

XYCT AGI. NÉES. Famille de plantes dicotylées classée parmi les Apétales. la1 type de celte famille est, pour les Européens, la Belle-de-nuit ( Mirabilis Jalapa) (fig. 1116), que son involucre vert, uniflore, qui joue le rôle d’un calice,

Fig. 111G. — Fleur et coupe de la fleur (et <le l’involucre uniflore; de 1a Belle-de-nuit (Mirabilis Jalapa),

et son périanthe pétaloïile qui a l’apparence d’une corolle, font prendre, au premier aspect, pour une plante gamopétale. — La famille des Nyctaginées est très-caractérisée, et ne peut guère être rapprochée que des Polygonées. Elle comprend des piaules annuelles ou vivaces ü racines quelquefois charnues, et des plantes frutescentes, arbres et arbrisseaux !> rameaux articulés, à ramuscules frutescents. Les feuilles, op|x>sées ou alternes, sont entières, pétiolées, dépourvues de stipules. Les espèces du genre Mirabilis (originaires du Pérou), cultivées dans nos jardins sous le nom de Jalap et de Belle-de-nuit, nous permettent d'étudier sur le vif la structure de l'un des représentants de ce groupe intéressant, dont les espèces, assez nombreuses dans les régions tropicales du nouveau monde, sont rares cil Asie et en Afrique, et manquent complètement en Europe. — Fleurs ord. herma-

NYMPHÉACÉES.

phroditcs, plusieurs réunies, quelquefois solitaires, dans un involucrc caliciforme accrescent, vert ou coloré, à folioles libres ou soudées en tube; ces involucres florifères, disposés en glomérules, en cvines ou en panicules ; pédicelles munis de petites bractées, l’ériantbc ord. coloré, |>élaloïde, composé de 5 sépales (ou pétales) soudés en un tube élargi au sommet en entonnoir ; ce tube du périanthe, dilaté à sa base eu une sorte de loge ovoïde ii parois de consistance herbacée ; cette base du tube (entourant l'ovaire) étant persistante et accrescentc-ligncuse, tandis que la partie supérieure pétaloïde, semblable à une corolle supère, se flétrit et finit par tomber. Étamines en nombre variable selon les genres, attachées au périanthe, inégales en longueur. Ovaire libre, uniloculaire, uni-ovulé. Ovule dressé, réfléchi. Style filiforme ; stigmate en tête, quelquefois sessile et en pinceau. Fruit sec, enveloppé par la base accrue du périanthe, qui simule un péricarpe crustacé; le fruit lui-inémc simulant une graine ; ce fruit étant, en outre, ord. entouré par l'involucre foliacé. Graine adhérente au péricarpe, à périsperme volumineux ; embryon plié, plus rarement droit, à cotylédons foliacés. — Les genres Boerhaavia, Abronia , Allionia, Bugenvillea(Bougainvillea ), etc., appartiennent Il la famille des Nyctaginées. Les Bugenvillea sont des plantes sarmentcuses, épineuses, à feuilles alternes, remarquables par les involucres à 3 grandes folioles pétaloïdes d’une coloration éclatante, qui simulent une grande et belle fleur, et couvrent chacun une à trois fleurs peu apparentes (fleurs 5 périanthe tubuleux). Les guirlandes fleuries du Bugenvillea speclabilis sont une des décorations les plus élégantes de nos serres.

NYMPHÉACÉES (fig. 1117 à 1119). Famille de plantes dicotylées dialypétales. Véritables nymphes des eaux, toutes les Nymphéacées sont ravissantes de

Fie. 1117. — Coupe transver- Fie. 1118. — Fruit d’une Nyin- Fig. 1119. — Graine sale du fruit du Nénufar phéncce , le Nénufar ( Nym- d’une Njmphéacée (Symphœa nlbn). phæn alba). [\eNympfuea a/ba).

splendeur et de beauté, et comptent parmi les merveilles du inonde végétal. Qui n’est resté en contemplation devant les grandes fleurs d’un blanc pur du Ngmpheea alba (le Nénufar blanc), et n’a vu avec plaisir ses larges feuilles circulaires et lustrées, étalées sur les eaux limpides des marais boisés et des tourbières; ou les fleurs jaunes odorantes du Nufar luteum entourées de leurs grandes feuilles

NYMPHËACËES.

ovales qui décorent nos étangs ? Leur beauté est cependant bien modeste, si nous la comparons à la splendeur du Victoria Régime, dont les feuilles géantes couvrent de vastes étendues à la surface des grands fleuves du Brésil et de la Guyane. Les plantes de nos aquariums nous en donnent une faible idée. L'A'uryale ferox, non moins magnifique et dont les feuilles sont armées inférieurement de longues épines, embellit les grands lacs de l’Inde. — Il est probable qu’à certaines époques géologiques où les plantes aquatiques étaient dominantes, les es|>èccs de la famille des Nymphéacées étaient plus nombreuses qu’elles ne le sont dans la période contemporaine de la famille humaine ; le nombre des espèces de ces belles plantes est en effet, aujourd’hui, assez restreint : un seul L'uryalc, un seul Victoria, un seul Barklnya (petite plante anomale, à corolle gamopétale), deux Nufar, Le genre Nymphœa (flg. 1117 à 1119) est plus nombreux en espèces ; on l’a divisé en 3 petites sections : Castalia (fleurs blanches , feuilles non peltécs), comprenant notre Nym/jhœa alba ; Lotos (fleurs blanches ou roses, feuilles peltées), piaules de l’Afrique et de l'Inde, et Cyanea (fleurs bleues, feuilles peltées), plantes tle l'Afrique et de l’Asie.

La famille des Nymphéacées présente les caractères généraux suivants : Plantes aquatiques habitant les eaux calmes et limpides ou lentement courantes des diverses régions de l’hémisphère boréal ; à rhizomes charnus, rampants au fond de l’eau; à feuilles et fleurs longuement pétiolées et pédicellées, arrivant et s'étalant à la surface de l'eau. Fleurs hermaphrodites régulières ord. grandes et belles, souvent odorantes, solitaires à l’extrémité d’un long pédicelle. Calice à U-5 sépales, rar. 6 (ord. verdâtres en dehors, colorés en dedans), quelquefois soudé à la base avec le disque charnu qui empâte la partie inférieure de l'ovaire et porte à diverses hauteurs les (létales et les étamines. Corolle à pédales plus ou moins nombreux, muIlLsériés (fig. 1099), libres, les intérieurs passant de proche en proche à la forme staminale. Étamines nombreuses, mullisériécs, continuant la spirale des pétales autour de l’ovaire, à filet large, pétaloïdc, à anthères linéaires. Ovaire multiloculaire, composé de carpelles nombreux disposés en cercle et soudés entre eux. Ovules nombreux, insérés à la surface des cloisons, réfléchis. Stigmate pclté-rayonnaut, présentant une structure analogue à celui des Pavots. Fruit charnu (fig. 1 1 17 et 1 1 18), entouré du disque à sa partie inférieure, et présentant les cicatrices résultant de la destruction des pétales et des étamines, pulpeux à l’intérieur, se déchirant irrégulièrement à la maturité, de la baie au sommet, après s’être détaché du pédicelle par macération et putréfaction. Graine (fig. 1119) à embryon droit, à périsperme double, l’intérieur dû à l’accroissement du sac embryonnaire, l'extérieur dû à l’accroissement du nucelle, renfermant un etnbryou droit, à cotylédons courts. Ij famille des Nymphéacées a d’étroites analogies avec les Nélombonées et les Hydropeltidécs (ou Cabombées) ; il ne faut pas oublier, non plus, ses rapports avec la famille des Papavéracées : les Nymphœa seraient, en quelque sorte, des Pavots aquatiques, n’était la différence essentielle qui ciiste dans la structure de la graine.

Oit. — OCHROLEUCÜS.

Ob. S'emploie pour obverse (dont la base est dirigée en haut ou en avant). Ce préfixe latin, étant mis devant un mot qualificatif qui exprime une forme, indique que la base ou l’extrémité la plus large de l'objet qui a la forme désignée est dirigée en avant ou en haut ; en d’autres termes, que cette forme est renversée. Ainsi, 'cordatus signifie qui est en forme de cœur de carte à jouer, la pointe en haut et l’extrémité échancrée en bas, cl o bcordatus signifie en forme de cœur, la pointe en bas et la partie large et échancrée en haut.

OBCONIQUE, abconicus. Qui est en forme de cône renversé, c’est-à-dire dont le sommet est en bas et la base en haut.

OBCORDÉ, obcordatus. Se dit de la forme d’une feuille ou d’une foliole en cœur de carte à jouer, dont la partie échancrée est en haut et la partie atténuée en bas (ex. les folioles de YOxalis Acetosella ).

OBLIQUE, obliquas. Dont la direction est intermédiaire entre la direction perpendiculaire et la direction horizontale.

OBLITÉRÉ, obliteratus. Qui est avorté ou détruit, et dont il ne reste que des traces.

OBLONG, o blongus. Qui est trois à quatre fois aussi long que large.

OBOVÉ, obovalus. Qui a la forme d’un ovale renversé, c’est-à-dire dont l’extrémité la plus étroite est eu bas, et l’extrémité la plus large en haut.

Obsolelus. Peu saillant, à peine apparent. — Obsolète neroostts. A nervures à peine sensibles.

OBTUS, obtusus. S’oppose à aigu. Se dit d'un objet terminé par une pointe arrondie. Obtus s'oppose aussi à tranchant, et signifie alors à bords arrondis : c’est ainsi que carène obtuse s'oppose à carène tranchante.

Obverse. S'emploie dans le même sens que ob. Obcerse cordatus a la même signification que obeordatus. Voy. Ob, Obcordatus.

Obvolutus. Se dit des parties qui s’enroulent l’une sur l’autre, par exemple de deux cotylédons pliés longitudinalement et dont chacun embrasse la moitié longitudinale de l'autre ; ces cotylédons ont aussi été dits équitants ( equilantes ). Les feuilles de certaines espèces présentent cette disposition dans le bourgeon.

Ocellalus. Marqué de taches en forme d’veux, c’est-à-dire de taches circulaires composées de zones diversement colorées.

OCI1NACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre, appartenant à la classe des Térébenthinées. Cette famille, voisine de celle des Simaroubées, comprend un petit nombre de genres ( Castella , Ochna, etc.), renfermant des arbres ou des arbustes propres aux régions tropicales des diverses parties du globe. Ces arbres sont à feuilles simples, dépourvues de stipules. L'ovaire, élevé sur un gynophorc.se compose de û-5 carpelles uni-ovulés. L’ovule est ascendant, réfléchi. Les carpelles mûrs, plus ou moins soudés eutre eux, sont drupacés.

Oc Itr ace us. Couleur du jaune d’ocre; d’un jaune mat assez foncé.

Ochroleucus. D'un jauue blanchâtre, d'un blanc un peu verdâtre.

960 OCHROS. — ODEUR.

Orhros. Dans les mots composés dérivés du grec, signifie d’uu jaune blanchiitre ; en latin, fia vus.

Ocrea (oe/irea de M'illd.). Ce mot latin, qui signifie guêtre, a été appliqué aux gaines complètes qui existent à la base du pétiole de certaines feuilles

alternes, et particulièrement chez les plantes de la famille des Polygonées (fig. 1120). Auguste de Saint-Hilaire considère les stipules qui constituent cette gaine comme axillaires, c'est-à-dire comme émanées d'un nœud périphérique placé en dedans du pétiole, et il les regarde comme analogues à la ligule (dédoublement de la feuille) des Graminées. — On a aussi donné, dans la famille des Mousses, le nom A'wea à la vaginale ou gaine membraneuse qui se voit quelquefois à la base du pédicellc (comme citez les plantes de la famille des Hépatiques), et n’est autre chose que la partie inférieure de Y e/tignnium, dont le sommet constitue la coiiïe.

Oclo. Huit. — Octo signifie également huit dans les mots composés dérivés du grec. — Octoni. Se dit de huit objets rapprochés.

ODEl'K, odor, Impression produite sur les nerfs olfactifs j>ar certaines substances volatiles dites odorantes. La substance qui se volatilise est dite atome (aroma). Les organes odorants des plantes ont reçu les qualifications suivantes : alliacé ( alliaceus ), qui a une odeur d'ail ; ambarinus, qui a l'odeur de l'ambre; ambrosiat us, qui a une odeur suave; aromatique ( nromaticus ), qui a l'odeur du Laurier, de la Menthe-poivrée, de la Tanaisie, etc.; fétide [ fwtidus , teter), odeur très-désagréable; graveolens, désagréable en raison de sa force, par exemple l'odeur de Y Anethum graveolens; hircinus, qui a une odeur de Ixnic; muriaticu», qui a l'odeur des plantes imprégnées d'eau de mer; musqué (moschatus), qui a l'odeur du musc; /tiquante ( pungens ) se dit de l'odeur de certaines huiles volatiles, de l'acide acétique, etc.; sp< rmatieus, qui a une odeur analogue à celle des fleurs du Châtaignier ; suaveolens , qui exhale une odeur suave ; vireuse (oirosus) se dit de l’odeur des plantes qui ont des qualités narcotiques : la Jusquiame, le Pavot, la Ciguë, etc.

Les émanations d'un corps odorant agissent agréablement ou désagréablement, selon leur nature et selon le goût ou la disposition de ceux qui les perçoivent, sur le sens de l’odorat (par l'intermédiaire des nerfs olfactifs qui s’épanouissent dans la membrane muqueuse nasale). — Linné admettait sept classes d'odeurs ; ambrosiennes , pénétrantes, aromatiques, alliacées, fétides, viveuses, nauséabondes. — Odeur balsamique, odeur camphrée, se rattachent au type odeur aromatique ; odeur hgdrosulfureuse, au type fétide. Dans un travail remarquable sur les odeurs (Soc. rotj. bot. belge), M. Fée a proposé pour les odeurs la classification suivante :

Pic. 1 120. — Ocrea 'stipules formant une gaine fermée) d'un Polyijmnim orientale.

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