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ODEUR

1* Corps odorants: A. superodorants; B. subodorants. — 2° Corps nidorants: A. supernidorants; B. subnidorants.

Les corps odorants (dont l'odeur est agréable) superodorants , chez les végétant, doivent souvent leur odeur à des huiles volatiles qu'on peut isoler et recueillir par distillation. Ces classes d’odeurs sont les suivantes : odeurs cam- PHOROïdes (odeur camphrée) ; citrosmUks (odeur de citron et d’orange) ; myrtoïdes (odeur de Myrte); anisoîdes (odeur d'anis) ; rhodoïdes (odeur de la Rosc-à-cent-feuilles); anthÉMISOïDES (odeur de la Camomille), lorsque les huiles volatiles sont associées à un type résineux, elles constituent les classes d’odeurs suivantes : balsamoïdes (les baumes, la vanille). Certaines odeurs de nature analogue sont dues à des principes encore indéterminés ; telles sont les classes suivantes : nardosmoïdes (par ex. le Tussilage-odorant, Nardosmia fragram ); ambrosioïdes ou ambrées (le Chenopodinm ambresioides) ; MOSCHOÏDES ou MUSQUÉES (E radium mosehatum, Scandix odorala, etc.); MÉt.lLOïDES (le Mélilot officinal, le Triyonclla Fœnum-grœcutn, etc.); NARClSsoïdes ( Narcissvs poeticus, N. Jonquilln ; la Tubéreuse, Polianthes tuberosa ; le Lis blanc, /.ilium candidum , etc.); tosoïDES(la Violette, Viola odorata; les Giroflées, Cheiranthus et Matthiola ; le Réséda, Réséda odorata, etc. ).

Les corps odorants (dont l’odeur est agréable) subodorants sont ceux dont l’odeur est douce, légère. Les classes d’odeurs qu’ils fournissent sont les suivantes : mémosmides (odeur de miel ; l'odeur du Galium verum, de la (leur du Tilleul, etc.); jasminoïdes (odeur du Jasmin, du Chèvrefeuille); AMYGüai.oïdes ou cyanhydriques (odeur d’amandes -amères, odeur de la fleur de l'Ilièble, Sambucus herbarea ); cyamoïdes (la fleur de l’Acacia, Robinia Pseudacacia ; du l'ois de senteur, Luthgrus odoratus : c’est l’odeur de la fleur d’oranger affaiblie); maloïdes (odeur de pomme de rainette); tannoïde (odeur du cuir tanné).

Les corps nidorants (oh nidoreux), dont l’odeur est forte, et souvent désagréable, sont supernidorants ou subnidorants, selon l’intensité de l'odeur. M. Fée distingue les classes suivantes : — 1° Odeurs dues à des huiles volatiles tenant des résines eu dissolution isolahlcs par la distillation : TÉnÊBINTHiNOïuES, les résines des Conifères, les gommes-résines des Térébinthacées, etc. (encens, baunte-dc-la-Mecque, oliban, etc.). — 2° Odeurs ducs à des huiles volatiles : PÊGANOÎDES (odeur de la Rue, Ruta graveolens; les Diosma; la Fraxinelle, Dictumnus ulbus ; l'Œillet d’Inde, Tagetes jiatula, dont Codeur plaît aux uns et déplaît à d’autres). — 3° Odeurs dues à la présence d'une huile sulfurée : ALLioïDES ou almacées (odeur d’Ail, bulbes des Allium, Asa-fœtida, racine des Acacias). — U° Odeurs dues à des principes divers et dont quelques-unes ont leurs analogues dans le règne animal : pétoroïDES, odeurs fétides (divers Sterculia, Ratura, Nicotiana cl autres Solanées); méconoïdes (odeur de l'opium et des Pavots); CICUTOlDES, odeurs vircuses (la Ciguë virense, L'onium mamlatum)', hircoïdes, odeur de bouc ( Hypericum hireimnn, Lnroglossum kircinum) ; CIMINOïDE, odeur de punaise (la Coriandre, Coriandrttm sativum, le Coris mons/teliensis) ; ptÉridosmoïde (odeur de Fougères). — Enfin odeurs : cadavéreuse, de marée, spermatigue, sterculine, urineuse et vulvaire.

GENiUIN (DE ST*P1ERRE). 61

GBDOGONITES. — ORNANTHE SAFRANÊE.

OEDOGONITES. Petit groupe d’AIgucs placé dans la division des Chlorosporées, mais que leur système rcprodue leur très-cotnpiiqué peut faire considérer comme constituant une sous-classe distincte. — Voyez, au inot Algues, les détails de la structure, et la figure d’une espèce du genre (Ædogonium.

(EU,, ueulus. Nom donné , dans le langage des horticulteurs, aux jeunes bourgeons latéraux des arbres fruitiers ou d'ornement. C'est à l’état d’a il qu’on enlève un bourgeon avec le lambeau d'écorce environnant, pour en faire un écusson en l'insinuant par une fente sous l’écorce jeune d'un autre arbre (en sève) d’une espèce voisine (greffe en écusson).

On a donné aussi le nom d'œil à la couronne constituée par le limbe du calice marcescenl au sommet des fruits qui résultent de la maturation d’un ovaire infère (d’une (leur à tube calicinal (cupule réccptaculaire] adhérent). — Ou désigne quelquefois sous le nom d'œil une tache circulaire tranchant par sa couleur plus foncée sur la teinte d’un organe ou d’un verlicille d’organes : par exemple le cercle de couleur foncée qui résulte de la coloration brune des onglets des quatre pétales d’un Pavot (l’Œillette), ou d’une zone très-colorée dis cinq pétales d’un Œillet (CEil-de-Christ, le Uumthus simnsis). I.e mol œillet signifie /ictil œil. — Ocellé (i occllaliis ), marqué tic petites taches en forme d’œil.

OEILLET (fig. 1121) {Dianlhus Caryophi/llus, F. des Caryophy liées) . Cette charmante plante, qui embellit nos parterres de ses nombreuses variétés (et se

trouve naturalisée depuis des siècles sur les murailles en ruine tles vieux châteaux), serait recueillie par ics parfumeurs, sans la rareté relative de ses Heurs, et surtout s'il n’était facile d’imiter leur délicieux parfum par un mélange d’essence de girolle et de vanille.

Parmi les autres espèces d’OEilleLs vulgairement cultivées, mentionnons l'UEillel-de-poëte ou Jalousie ( Dianlhus harbntus) (tig. 1121), dont on a obtenu, par les semis, de délicieuses variétés ; l’Œillet-dc-Cbrist ou CEillet-de- Chine {D. sinensis), espèce annuelle voisine de la précédente, et rCEillet-mignardise (/A plumant/*), plante vivace cultivée en bordures, espèce voisine du !). superbu s qui croit dans les prairies subalpines.

OEN.V.\TIIE-SAFH,V,\ÉE (dfcnanthe croctita , famille des Ombcllifères). Cette plante passe pour très-vénéneuse; elle habite les marais de l’Europe méridionale et s’avance en France jusqu’aux environs d’Angers. Son suc, d’abord laiteux et blanchâtre, devient d’un rouge safraué lorsqu’il est exposé à l’air. Ce sont principalement les tubercules oblongs et charnus de sa souche vivace qui sont regardés comme renfermant en abondance un principe vénéneux.

Les tubercules d’une autre espèce commune dans nos marais, l' (JL. pimpi nclhndes, sont néanmoins, au rapport de De Caudolle, d’un usage vulgaire dans l’Anjou comme substance comestible. L'Ob', fishtlosa, tjut croît dans les mêmes lieux que la précédente, passe pur moins vénéneuse que I '(JL. crocuta; les ancien» lut attribuaient des propriétés diurétiques. — la; loti folium, autre

Fie. 1121. — Flour de fttillet-

de-po(Jle ( Diunthus harbntus).

OBNOTHÊHÉES. 963

Ombellifère qui habite également les lieux marécageux et dont la racine est d’une saveur âcre et amère, est regardé comme doué de qualités vénéneuses.

OEXOTIIÉHÉES ou ONAGRAIUÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire adhérent. Cette famille inqiortaoteest divisée en plusieurs tribus, dont la principale est celle des Épilobiées ; à cette tribu appartiennent legeurê Œnolhera (Onagre) et le genre Epilobium.— Qui n’a remarqué, au bord des étangs herbeux, les jolies fleurs de VE. hirsutuml Qui n’a admiré, dans les bois frais et monlueux, les magnifiques épis d’un rose lilas de VE. spicatum, et au bord des torrents des Alpes les belles grappes fleuries de VE. origanifoliumt

Fig. 1122. — Fleur de Fuchsia- Fig. 1123. — Coupe longitudinale

de 1a même fleur.

— Les nombreuses et belles espèces que le genre Œnolhera fournit il nos jardins sont originaires de l’Amérique. L’une des plus agréables est VŒ. suaveolent: ses grandes fleurs d'un jaune de soufre, à odeur de fleur d’Oranger, s'épanouissent au couclier du soleil. Une autre espèce à moins grandes fleurs (Œ. biennis) s’est naturalisée sur les sables de nos rivières. Le Clarkia pulche/la, h pétales profondément trilobés, est une charmante plante que nos parterres ont empruntée à l’Amérique du Nord. — La tribu des Frcitsif.ES contient le seul genre /*’ucAsùt(lig.ll22et 1123). Ces charmants arbustes, dont les nombreuses espèces et variétés se sont multipliées si rapidement dans nos jardins, sont originaires des contrées chaudes et tempérées de l'Amérique. Peu de fleurs présentent, à un plus haut degré , la beauté de la' forme, l'harmonie des couleurs et l’élégance de la disposition.

La famille des UFnotliérées présente les caractères généraux suivants : Plantes herbacées ou frutescentes. Feuilles simples penninervées, dépourves de sti-

9Gfl OÏDIUM* — OIGNONS.

pules. Fleurs hermaphrodites régulières, plus rarement irrégulières, axillaires, solitaires, ou disposées en grappes dressées terminales. Calice herbacé (ou colorépétaloïde) à tube soudé avec l’ovaire, souvent longuement prolongé au delà de l’ovaire, à limbe à 4 divisions (rarement 2-3). Corolle i 4 pétales insérés à la gorge du calice , à préfloraison enroulée. Étamines 4-8, insérées avec les pétales. Ovaire infère, ord. 4-loculaire (rar. 2-loculaire). Ovules nombreux dans chaque loge, insérés à l’angle interne, réfléchis. Style indivis, filiforme, ord. à 4 stigmates. Fruit capsulaire, à déhiscence loculicide ou septicide, ou charnubacciforme, à loges polyspermes. Graines nues ou prolongées en une aigrette soyeuse, dépourvues de périsperme, à embryon droit. — Les tribus de la famille des CEuothérées sont les suivantes : Épilobiêes. Capsule loculicide , graine nue (ex. genre Œnolhera), ou munie d'une aigrette (ex. genre Epilobium). — Fuciisiêes. Fruit charnu indéhiscent polysperroe. — JissiM.es. Capsule à déhiscence septicide; plantes des marais. — Montiniêes. Diffèrent des Épilobiées par des graines ailées. — LopëziÊes. Corolle souvent nulle, étamines 1-2. — Gaurëes. Fruit osseux h 1-4 graines. — Circëacées. Chaque verticille de la fleur est composé de deux pièces. (Nous traitons les Circéacées comme famille distincte.)

OGNONS. — Voy. Oignons.

OÏDIUM. Espèces du genre Oïdium, Moisissures (Mucédinées) appartenant i la classe des Champignons arthrosporés. Végétation parasite sur les plantes vivantes, consistant en filaments microscopiques simples ou rameux, cloisonnés, se terminant chacun par une série de spores disposées en chapelet et qui se désagrègent et deviennent libres à la maturité. — Une espèce du genre Oïdium , i’O. Tuckeri, a acquis une triste célébrité par son action destructive sur la Vigne. C'est depuis vingt a vingt-cinq ans que Y Oïdium s'est répandu de proche eu proche dans les vignobles de l'Europe, el a menacé leur existence par son action envahissante et destructive. Le soufre sublimé (fleur-de-soufrc), répandu en nuage sur les plants attaqués, el pendant les diverses périodes de la végétation, peut heureusement combattre ce fléau. D’autres espèces du genre Oïdium attaquent d'autres végétaux (surtout les végétaux cultivés), et diverses espèces animales, Yhumme en particulier. Voy. Maladies des plantes.

OIGXOXS ou OGNONS, Ails. Espèces du genre Allium (famille des Lillacées). Toutes les espèces alimentaires de la famille des Liliacécs appartiennent au seul genre Allium (fig. 1124 et 1125). La plupart sont cultivées dès la plus haute antiquité. Nous citerons : Allium sativum (l’Ail), qui est spontané en Orient : « Magni hæc specics, proh dolor ! usus. liulbum et hominem qui bulbo » vescilur, delicatiores fugiunt. » (L'ail et l'oignon crus, horreur ! il est des populations qui s'en nourrissent. Les délicats n'approchent ni du bulbe ni de ceux qui exhalent sa fétide senteur.) Allium C’epa (l'Oignon), A. ascalonicum (l’Échalote), qui ne fleurit pas dans nos climats, A. Purrum (le Poireau), A. fislulosum (la Cive), A. Schatwprasum (la Ciboule, Ciboulette, Civette), ,1. Ophioscorodou (A Srnrodoprasum) (la Rocainbole), etc.

Le bulbe de l’Ail (vulgairement gousse-d'ail, parce que plusieurs caïeux ou jeunes bulbes se trouvent renfermés dans les mêmes tuniques extérieures,

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