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OIGNONS

débris du bulbe-mère), pilé dans du lait, passe pour vermifuge. — Le bulbe de l’Oignon commun (un oignon avant qu’il ait fleuri), pilé cru et appliqué en cataplasme sur la plante des pieds, agit (à la manière des sinapismes) comme rubéfiant et dérivatif, et détermine une abondante transpiration. On a employé

FIG.112&. — Oignon commun (Allium Cepa), Fig. 1120. — Oignon (bulbe) du Lit-blanc plante en fleur (proportions réduites). (Lilium candidum).

avec succès cette médication au début des fièvres cérébrales accompagnées de céphalalgie (mal de télé) violente. — L'Oignon commun, cuit sous la cendre et réduit en pâte, est souvent employé dans les campagnes sous forme de cataplasme maturatif, pour activer la terminaison par suppuration des phlegmons. — Le mot oignon est synonyme du mot but lie : oignon de Lis (fig. 1126).

966 OLACINÊES. — OLÉACÉES.

OLACINÊES. Famille de plantes dkotylées dialypélales, à ovaire libre, renfermant un petit nombre d'espèces arborescentes ou frutescentes des régions tropicales; rapprochées successivement des Santalacées, des Sapotées et des Aurantiacées. Ces arbrisseaux à tige droite ou sarmenteuse grimpante, à rameaux quelquefois spinescents, sont à feuilles ord. distiques, coriaces ou scarieuscs, dépourvues de stipules. Les fleurs sont hermaphrodites ou polygames, disposées en corvmbes ou en panicules à rameaux articulés. Le calice est gamophylle denté. La corolle est hypogyno, à 4-5-6 pétales coriaces velus en dedans; les étamines, hypogynes, cohérentes avec les pétales, et en même nombre ou en nombre double. L’ovaire est 3-4-loculairc, à loges uni-ovulées, ou uniloculaire par l’absence de cloisons; les ovules, pendants, réfléchis, le style indivis. Le fruit (uniloculaire, monosperme par avortement) est une drupe sèche ou charnue. La graine est pourvue d’un périsperme qui renferme un embryon droit.

OLÉACÉES. Famille de plantes dicotylées gamopétales, à ovaire libre, voisine des Jasminées, mais tendant 4 se rapprocher du type dialypétalc par des corolles souvent profondément divisées. Les Oléacées ont été partagées en deux petites sous-familles : 1° (fruit succulent bacciforme ou drupacé) les Oléinées, qui renferment les genres Olea (Olivier), Ligustrum (Troène), et plusieurs autres; et 2° (fruit sec, indéhisceut, ou bivalve, à loges monospermes ou polyspermes) les Fhaxinêes, qui renferment les genres Syringa (Lilas) et Fraxinut (Frfine). — Les Oléinées sont des arbres ou des arbrisseaux pourvus de mérites divers. Les Frênes (Fraxinus) nous fournissent un excellent bois ; le fruit drupacé de l'Olivier nous prodigue son huile délicieuse ; et le Lilas ( Syringa ) parfume nos bosquets au printemps. Les Oléinées, rares sous les tropiques, appartiennent généralement aux régions tempérées de l'ancien monde. Plusieurs espèces, le Frêne commun (Fraxinus excelsior) , le Troène vulgaire ( Ligustrum vulgare ), appartiennent 4 la flore indigène; le genre Fraxinus est surtout abondamment représenté dans l'Amérique du Nord. — Les caractères généraux des Oléacées sont les suivants : Arbrisseaux ou arbres 4 rameaux opposés. Feuilles opposées, ord. pétiolées, simples, entières, rarement composées pennées ou unifoliées. Fleurs hermaphrodites, rarement unisexuées par avortement, en panicules trichotomes ou en fascicules. Calice gamophylle, ord. 4-dcnté, rar. nul. Corolle hypogyne, 4 4 pétales, tantôt tubuleuse, tantôt 4 pétales presque libres, 4 préfloraison valvaire, rarement nulle. Étamines 2, insérées sur le tube de la corolle. Ovaire libre, 2-loculairc (4 2 carpelles), 4 2 ovules collatéraux dans chaque loge, pendants, rarement loges pluri-ovulées ; style court, 4 stigmate bifide. Fruit 4 deux loges ou 4 une seule loge (par l'avortement d’un carpelle), bacciforme ou drupacé; ou capsulaire-indéhisccnt et prolongé en aile membraneuse, quelquefois 2-loculairc-déhiscent. Graines solitaires, peudantes, souvent comprimées, 4 périsperme charnu ou corné renfermant un embryon droit. — Le genre Fraxinus (Frêne) comprend 4 la fois des espèces complètement apétales (dépourvues de calice et de corolle) ; tel est notre Frêne-commun), ou 4 fleurs pourvues seulement d’un calice , et d’autres espèces (scct. Omm) qui sont pourvues d'un calice ou d'une corolle. — La manne est une exsudation du Fraxinus Omus, cultivé en Sicile.

OLfcRACÊBS. — OLOPÉTALAIRE. 967

OLÉRACÊES. Classe comprenant les familles suivantes : ChénopodiÊes, Amarantacêes, Polygonêes, Nyctagimées. Plantes dicolylées apétales. Fleurs unisexuécs ou bisexuées (hermaphrodites); périanthe vert, caliciforme, ou coloré-pétaloïde, régulier. Ovaire uniloculaire. Un seul ou plusieurs ovules. Fruit membraneux ou à péricarpe ligneux ou crustacé. Embryon droit ou courbé.

olibas. Gomme-résine qui constitue l'encens le plus recherché pour les cérémonies religieuses. Cette résine s’écoule (|iar incision) du tronc du Bostrellia thurifera, arbre de la famille des Térébinthacées, qui croît dans l’Inde occidentale, la Perse et l’Arabie.

Olidug. Qui exhale une odeur infecte (par ex. le Chenopodinm olidum).

Oligo-, dans les mots composés dérivés du grec, signifie en petit nombre; en latin, pauci-,

OLIGOCÉPHALE, oligocephaliis. A têtes peu nombreuses. Se dit d’une inflorescence composée de capitules en petit nombre.

Olivaceus. Qui est de la couleur dite vert olivâtre.

OLIVIER ( Olea europœa, famille des Oléinéesj. L'Olivier (fig. 1127) est originaire de l'Asie; sa culture dans les Gaules date de la fondation de Marseille (600 ans avant l’ère vulgaire). Il est actuellement naturalisé dans toute la région médite r ranéenne, et particulièrement en Provence. Les olives macérées dans l'eau saturée de sel sont comestibles. L'usage culinaire de l'huile d’olive remonte à la plus haute antiquité. Aucune huile u’est préférable par sa saveur. On peut la substituer à l'huile d'amandes douces dans diverses préparations pharmaceutiques ; elle entre dans la composition d’un grand nombre de pommades, onguents, cérats, emplâtres, liniments et huiles médicinales; isolée, elle constitue un médicament laxatif et vermifuge qui peut être administré sous plusieurs formes. Les potions huileuses et les lavements huileux sont très-utiles dans les em|x>isonnements par les substances végétales, les champignons, par exemple; on doit administrer les médicaments huileux en potion lorsque l'action des vomitifs a été complètement épuisée, et aussi en lavements, pour précipiter la partie de ces substances vénéneuses déjà parvenues dans 1 intestin, de r01ivicr , oka rHrnpœ„ j en entravant leur digestion et eu facilitant méca- (proportions trè»-réduiics). niquement le glissement. L’écorce et les feuilles

de l’Olivier sont amères et astringentes. Les vieux arbres sécrètent des larmes résineuses dont l’odeur se rapproche de celle de la vanille.

OLOPÉTALAIRE ou mieux HOLOPÉTALAIRE. Se dit des fleurs anomales chez lesquelles tous les organes se présentent sous la forme de pétales.

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