ORGANIQUES (CORPS). — ORGANISME VÉGÉTAL
De l'union des fibres et des vaisseaux résultent les faisceaux fibro-ligucux qui forment le bois; le tissu cellulaire forme la moelle, les rayons médullaires et les couches externes de l’écorce; les couches internes de l’écorce (liber) sont principalement formées par du tissu fibreux. Voy. Tissus.
ORGANIQUES ou ORGANISÉS (CORPS). Corps qui se composent d'une réunion d’organes, dont les plus essentiels ont pour but la nutrition de l'individu et la reproduction de l'espèce. Les corps organiqiîes se nourrissent par iutussusccplion, et s’assimilent des substances venues du dehors, tandis que les corps inorganiques ne s’accroissent que par agrégation ou juxtaposition de corps qui se déposent à leur surface. Les corps organiques comprennent le règue animal et le règne végétal. Ces deux règnes se nuancent par des transitions presque insensibles chez les êtres dont l’organisation est la plus simple. Chez ceux dont l’organisation est la plus complexe et la plus développée, les différences sont faciles à saisir. Les caractères essentiels des animaux sont : l’existence d’une cavité digestive (estomac), la faculté de se mouvoir spontanément (locomoiililé), et la faculté d'apprécier les sensations (sensibilité). De ces trois caractères, la présence d'une cavité digestive est le seul qu'on puisse affirmer qui n 'appartienne à aucun végétal. Les caractères essentiels des végétaux sont négatifs de ceux que nous venons d’énumérer chez les animaux. Voy. Régne végétal.
OltGAMSVIt: VÉGÉTAL PASSANT A L'ORGANISME ANIMAL; TRANSITIONS ENTRE les DEUX RÉGNES. Le règne animal se continue par d’insensibles transitions avec le règne végétal; et dans la région intermédiaire qui correspond à ces transitions, dans telle espèce encore végétale, commencent à poindre les caractères de l'animalité ! — Il y a plus d'un siècle déjà, Pallas regardait, à ce point de vue, le règne végétal non comme un règne, mais simplement comme une classe, qu’il plaçait après les zoophytes, à la suite du règne animal ; et les découvertes de la science moderne ont fourni la démonstration de la conception de Pallas.
Qu'un habile et savant naturaliste, comme notre maitre regretté, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, se soit efforcé de toute la puissance de sou talent d’écrivain, de dialecticien, et d'observateur, de poser, en dépit de la nature, une infranchissable barrière entre le règne animal et le règne végétal, où les transitions sont si palpables et, à divers points de vue, si nombreuses, nous ne le comprenons guère. Serait-ce dans l’intérêt de la dignité humaine ? Mais, si le règne animal se prolonge, même à son sens, bon gré, mal gré, jusqu'au polype, jusqu’à l’éponge, jusqu'au protée (.1 miba tiif/l liens), cette gouttelette visqueuse qui se promène, se forme, se déforme et se reforme si capricieusement, en toute liberté, pourquoi le règne animal serait-il offensé de s'attacher, par scs derniers anneaux, au règne végétal, si gracieux, si parfumé, si élégant : où le Mimnsa replie pudiquement ses feuilles; où V anthère s’élance et atteint le stigmate; où \' anthérozoïde s’ébat au sein des eaux; où le sparnzoïde met à profit sa courte mais vagabonde existence animale, pour faire choix du berceau de sa nouvelle existence végétale?
Mais, objecte le savant naturaliste, après avoir lui-même présenté de semblables tableaux, » admettre l'hypothèse qui attribuait à ces plantes des mouve- » ments autonomiques (spontanés), ce serait inévitablement accepter une consé-