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RÈGNE VÉGÉTAL COMPARÉ AO RÈGNE ANIMAL

férenles, sont affectés chacun à un usage physiologique spécial. L'avenir réserve sans doute à nos continuateurs la solution de ces intéressants problèmes (1).

Fonctions de reproduction. — Il semble que la forme embryonnaire de l’individu sc rattache, dans le vaste ensemble des deux régnes organiques, soit au même type primordial, soit à des types nombreux, mais voisins dans leur simplicité, et que les formes embryonnaires ou préembryonnaires de l’individu, dans les ty]>cs actuels, aient en quelque sorte conservé l’empreinte des formes simples propres aux 'ypes primordiaux des créations primitives. Les 'lois de l'analogie me portent 5 admettre que ces types primordiaux ne lurent (même pour les formes qu'une série d’évolutions ont portées à un hant degré de complication organique pendant les temps qui ont précédé l’époque actuelle), ne furent, dis-je, que de très-simples organismes monoceliulaires, analogues, au point de vue de la forme, aux plus simples des microzoaires ou des microphytes, sortes de vésicules préembryonnaires.

Le moins multiple des deux grands types végétal et animal (à l'état où nous les connaissons aujourd’hui), dans ses manifestations morphologiques, parait être le régne animal ; en effet, dans tonte ou presque toute la série animale actuelle, les corpuscules reproducteurs miles (fécondateurs des ovules) sont des animalcules dits spermatozoaires, dont la vie (l'animalité) paraît être ({tendant une certaine durée) assez complète et indépendante. — Dans la plupart des classes dites inférieures du règne végétal (les classes cryptogamiques), la fécondation de l’ovule (ou de l’analogue de l’ovule) s’opère d’uuc manière analogue : par l'action de corpuscules de forme déterminée munis d'appendices réguliers en forme de cils ou de tentacules, petits êtres vivants et indépendants, véritables animalcules dits spermatozoïdes ou anthérozoïdes, et qui paraissent tout à fait analogues aux spermatozoaires du règne animal. — Dans les classes dites supérieures du règne végétal, au contraire, dans les classes phanérogamiques (où la plante est regardée comme parvenant aux plus hautes limites de l’évolution végétale), les spermatozoïdes n’existent pas, ils paraissent être remplacés par les granulations de fovilla du granule pollinique, granulations qui paraissent beaucoup moins annualisées que les anthérozoïdes des Fougères, des Mousses et des Algues, etc. — Tellement que les végétaux regardés comme inférieurs en organisation auraient, au contraire, cette dignité de sc rapprocher le plus possible du règue animal, dans les importantes fonctions de la reproduction, tandis que les végétaux des classes supérieures s'éloigneraient, au contraire, le plus possible, du règne animal, en atteignant au maximum de leur expansion typique.

(1) Nous ne pénétrons pas, relativement, beaucoup plus avant dans la connaissance intime des actes de la physiolbgie animale. Nous savons bien que les glandes salivaires sécrètent la salive, le pancréas le suc pancréatique, le foie la bile, etc., et que ces liquides jouent un rôle important dans la digestion ; nous connaissons, grâce au microscope, l'admirable structure intime de chacun de ces tissus sécréteurs, appareils chimiques des plus compliqués, fonctionnant sous la mystérieuse impulsion de la vie. Mais comment, par quel procédé mécanique, chimique, électro-magnétique, ou autre, les cellules et les vaisseaux ou tubes, dont la forme et 1 arrangement sont si variés dans les divers tissus glandulaires, extraient-ils ces divers produits (sécrétions et excréliuusj d'un meme liquide générateur, le sang?... Nous l'ignorons absolument!

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