‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 347 sur 414 · RÈGNE VÉGÉTAL COMPARÉ AU RÈGNE ANIMAL · texte numérisé non relu

RÈGNE VÉGÉTAL COMPARÉ AU RÈGNE ANIMAL

Un individu complet (autant dans le règne végétai que dans le règue animal) se conqtose très-généralement de deux individus unisexués appartenant à deux sexes distincts, doul l'union est indis[>ensable à la reproduction d'individus semblables à eux; ces individus, partiels ou unisexués (soit isolés, soit groupés eu individualités collectives chez la plupart des végétaux et chez certaines classes inférieures du règne animal), perpétuent, par le produit de leur union, le type spécifique dont ils sont les représentants.

Cette reproduction peut donner lieu à une descendance d’individus dont la forma sont exactement semblabla (à des différences individuelles près) à cella da parents, et pendant un nombre indéterminé de générations; comme aussi, sous certaines influences (la habituda, la nourriture, le climat, l'éducatiou,etc.), da forma différenta dans certaina limita peuvent être produites, et ca formes constituer de uouvella variétés auxquella on doune le nom de races lorsqu'elles se fixent et se perpétuent Ca raca, lorsqu’ella sont très-caractériséa, diffèrent bien peu de ce qu’on nomme de véritables espèces. — J’admets que la diverses cspèca, dans chaque genre, ont été vraisemblablement produita dans la nature par un procédé analogue, c'est-à-dire par déviations de forma dans la descendance d’une seule ou de plusieurs apéca typiqua, la premièra apéca d'un groupe de genra naturels ayant pu provenir ellesmêmes d'un type spécifique unique, type provenu lui-même (par gradatiou dans la générations successives) d’une forme originairement très-simple; eu un mot, d’une cellule primordiale.

- Dans le règne animal, un attrait irrésistible porte la deux individus diversement sexués (ou individus partiels) à s’unir en un être binaire complet ; dans le règne végétal, l’entrainement paraît être (dans certains cas au moins) absolument le même. Cet entrainement est-il accompagné, chez la planta, sinon d’un sentiment, du moins d’une sensation? Je serais tenté de le croire. Quoi qu’il en soit, dans l'un et dans l'autre règne, l'entrainement d’un sexe vers l’autre me parait, au point de vue physique, le résultat de l’état électrique ou électro-magnétique contraire dans les deux êtra unisexués. — Fait bien digne d’attention : de même que, dans le monde animal, la femelle provoque, mais rate passive, tandis que le mâle seul at agressif, de même, dans le monde végétal, c'at aussi l'étamine qui (dans la cas où le filet at contractile) se précipite sur le stigmate.

Dans le règne animal comme dans le règne végétal, le sexe mâle et le sexe femelle contribuent à la production définitive de l'embryon, à la constitution duquel sont indispensables : 1° l’élément fourni par le premier des deux sexa, savoir : cellula de formes spéciales et ordinairement animées d'un mouvement spontané (pout; le règne animal, s//ermato:oaires ; pour le règne végétal, spermatozoïdes ou anthérozoïdes et granules polliniques) ; et 2° l’élément fourni par le deuxième sexe, élément qui; chez la végétaux comme chez les animaux, consiste en un ovule (œuf à l’état jeune) protégé par da téguments, et dans lequel se développe l'embryon entouré da matériaux alimentaira nécessaires à sa croissance. — L'ovule devenu œuf ou graine, la plantule trouve dans le périsperme ou dans la cotylédons le liquide préparé pour sa nourriture, et le jeune

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