‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 348 sur 414 · RÉGULIER · texte numérisé non relu

RÉGULIER

animal trouve ce liquide nourricier (s'il est ovipare) préparé dans l'œuf, ou (s’il est vivipare) dans le sang (nutrition placentaire), puis dans le lait maternel.

Spontanéité d'action, ou mouvements volontaire». — Les especes dont se compose le règne animal doivent, en général, aller à la recherche de leur subsistance ; aussi (à part de rares exceptions, et dans ses degrés les plus inférieurs) l’animal est-il pourvu de la faculté de se mouvoir volontairement et de se transporter d'un lieu dans un autre, en vertu de la fonction dite de locomotion, dont le mouvement de progression (la marche) est le terme le plus élevé. — Les végétaux, au contraire, fixés au sol par leurs racines, attendent que la nourriture arrive à eux; ils ne peuvent pas plus aller au-devant de ce qui leur est utile qu'ils ne peuvent, par la fuite, se soustraire au danger. I)e cette disposition résulte la différence essentielle la plus marquée entre les deux règnes : mouvement de locomotion spontané dans le règne animal; absence de mouvement spontané dans le règne végétal ; — et ce caractère en entraîne, en détermine un second plus essentiel encore : la plante, ne pouvant se soustraire au danger, devait, dans le plan si sage de la nature, n’ètre pas accessible à la douleur; de là, dans le règne végétal, l'absence (généralement presque complète) de la sensibilité, de ce don merveilleux si développé dans les régions supérieures du règne animal. Je dis absence presque complète, et non absence complète de sensibilité chez les végétaux. Les curieux phénomènes désignés sous le nom de sommeil des feuilles et sommeil des fleurs (voy. Sommeil), chez les végétaux de certains types élevés, dénotent dans ces êtres vivants quelque chose de plus que le phénomène physique ou automatique de la contractilité ; peut-être le mot irritabilité (employé généralement) ne dit-il pas assez.

Ën descendant aux degrés inférieurs, aux organismes rudimentaires des deux règues, à mesure que nous voyons chez les animaux la faculté de locomotion, la locomotilité, s’atténuer, être réduite à des mouvements partiels et sur place (à des mouvements presque automatiques de contraction et d’expansion, à un simple frémissement), nous voyons, les yeux armés du microscope, des espèces végétales spontanément osciller, et leurs longs filaments capricieusement onduler (les Oscillatoriées) ; nous les voyons se transporter d’un pointà un autre par des mouvements saccadés et convulsifs (les Diatomées); nous les voyons capricieusement, vivement, rapidement s’agiter et naviguer (certaines individualités transitoires, les zoospores et les anthérozoïdes) ; nous les voyons enfin capricieusement ramper à la manière des annélides, et traverser dans tous les sens, lentement ou rapidement (selon les espèces), le champ du microscope (espèces de la nouvelle famille d’Algues microscopiques des Antbulatoriacées). — A ce niveau de l'échelle organique, les deux règnes n'en font qu'un seul; c’est une souche qui se dispose seulement à sc bifurquer, une branche dont les rameaux ne sout encore que des bourgeons.

RÉGULIER, reyularis. Sc dit d'un verticillc dont toutes les pièces sont semblables par la forme et par les dimensions, line fleur qui se compose de verticilles tous réguliers, est dite régulière. Une fleur peut être irrégulière, elle n’est jamais asymétrique; une feuille, au contraire, peut ne pas être symétrique. Ën d'autres termes, une fleur régulière ou irrégulière peut toujours

REINE-DES-PRÊS. — RENONCDLàCÊES. 1153

éire divisée en deux moitiés semblables; tandis qu'une feuille, un pétale, un sépale, etc., considérés isolément, peuvent ne pas être susceptibles d’étre partagés longitudinalement en deux moitiés semblables.

HEINE- DES- PRÉS ( Spirœa Ulmatio, famille des Rosacées). Sa racine a été recommandée comme vermifuge.

REJET. Rejeton, s urculus. Nom donné aux tiges qui naissent sur la souche des plantes vivaces. Les jeunes rejets (lui ion, turio ) sont en général charnus, blanchâtres et h feuilles squamiformes pendant la première période de leur développement, et avant qu’ils se soient élevés au-dessus du sol.

liemoln.i. Éloigné. Se dit d’objets séparés par un intervalle plus grand que dans les cas les plus habituels. — Remotiusculus. I n peu éloigné.

RÉNI FORME, reni forints. En forme de rein ou rognon ; cette forme est celle d'une graine de haricot. La base de l’organe dit réniforme correspond à l'écliaucrurc. Le limbe de la feuille de l'Asarum europœum est réniforme.

HKNON<:ri. V<:Ki:S(Gg 1 555 à 1570). Famille de plantes dicotylées à {létales libres, à étamines hypogynes ord. en nombre indéfini; carpelles â placentation axile ord. libres entre eux; graines i périsperme épais et de consistance cornée.

Fig 1356. — Coryrabe fructifère du demain Fig. 1357. — Fruit du Myoturus redit. Minimal.

Les Renonculacées sont généralement des herbes annuelles ou vivaces, à feuilles ord. alternes, à pétiole engainant à la base et à limbe souvent découpé ;

CERVAIK (DE ST-PIEI! It t). **

BENONCULACÉES.

quelquefois la feuille est réduite à un pétiole élargi (phvllode). Les fleurs (fig. 1355, 1362, etc.) soûl souvent disposées en corymbes, en grappes; quel-

Fie. 1358. — Diagramme de VHcptUica Fig. 1359. — Diagramme de V Anémone triloba ( Anémone Hepatica). nemorosa (vulg. Sylvie).

quefnis elles sont solitaires et terminales; régulières dans certains genres, irrégulières dansd’autres genres. Le calice est souvent herbacé, quelquefois pétaloide ;

Fie. 1360. — Ellébore noir ( lltlleborus niyrr), proportions réduites.

Fig. 1361. — Fleur d une espèce voisine de YHe/feborus niger (vulg. Rose-de-Noël).

les sépales, ord. au nombre de cinq, sont quelquefois au nombre de trois. Les pétales sont ordinairement en même nombre que les sépales et alternent avec eux; les étamines sont disposées sur plusieurs rangs. Les carpelles sont souvent

RENONCU LACÉES.

disposés en spirale. Le fruit est ord. composé de follicules (ou capsules sèches), ou d'akènes monospermes. L)e nombreuses exceptions aux caractères généraux

Fie. 1362. — Fleur <lu Nigella rlamascena. Fig. 1363. — Fruit du Nigella hispamca.

rendent difficile la détermination de quelques genres. Les genres Thalictrum, Anemone, Caltha, démolis, ont un calice pétaloïde et n’ont pas de corolle. Dans

Fig. 1364. — Sommité florifère du Delphinium Slapliisagria (proportions réduites).

Fig. 1365. — Sommité florifère de lMconitum Sapellus (Aconit), proportions réduites.

le genre Delphinium, la corolle est k (létales soudés en cornet et les carpelles réduits au nombre de 1, 2 ou 5. Dans le genre Myosurns, il n’y a que 5 à 10 étamines. Dans le genre Nigella, il n'y a que 5 carpelles plus ou moins soudés

RENONCULAGÉES.

Fie. 1367. — Fleur de V Aconitum Sa /tel tus. — A, fleur entière; B, dépouillée de son calice pétaloïde , pour montrer la corolle réduite à deux pétales en capuchon.

1366. — Fleur du Pied - d alouette [Delphi» ium Consolida ) .

Fig. 1369. — Fleur de l Ancolic

(Aquileyia vulgaris).

Fig. 1370, — A, fruit de la Pivoine (Prronift offivinnlis)

B; coupe transversale de l’un des carpelles, pour montrer les graines.

Fig. 1368. — Hameau florifère du (înridelta Styelhtstrum.

Page 1