COMPARÉ AU RÉGNE ANIMAL
HESTIACÉES. Famille de plantes monocolylées. les plantes de cette famille appartiennent au cap de Bonnr-Kspérance, à Madagascar et à l’Australie; elles oui l'as|>cct de nos Cypéracées. Ces plantes sont herbacées ou sous-frutescentes, à rhizomes rampants, munis de feuilles squamiformes, et émettant des tiges simples scapiformes ou des tiges rameuses, les feuilles sont disposées en touffes radicales; les caulinaires sont alternes, ortL à base engainante, b gaine
RESTIBILIS. — BHAMNÊES.
ouverte, à limbe linéaire souvent abortif. L’inflorescence est en épis, en grappes ou en panicuies. Les fleurs sont régulières, ord. unisexuées. • — Périanthe à 6 pièces scaricuses (ou glumes), disposées par 3, sur deux rangs. Étamines ord. 3, opposées aux glumes intérieures. Ovaire ord. b 2 ou b 3 loges, composé de 2-3 carpelles soudés entre eux, terminés chacun par un style persistant. Un ovule solitaire dans chaque loge. Fruit ord. capsulaire, triloculairc, à déhiscence loculicide, à loges monospermes. Graine pourvue d'un périsperme. — Les Restiacées comprennent quatorze ou quinze genres : Leplocarpui, Wildenowia , Elegia, etc.
lient ibil in. Synonyme de perennan ♦. Se dit d'une plante !i tiges annuelles, mais à souche vivace. (Inusité.)
Resupinatus. Couché sur le dos, c'cst-ii-dire dont la partie ordinairement supérieure regarde en bas, et l’inférieure en haut; cette direction |>eut être le résultat d'une courbure ou d'une torsion.
RÉTICULÉ, reticulatiis. Qui présente un réseau. Se dit d’une feuille il nervures anastomosées. — Kn forme de réseau.
RËTINACLE, relinaeulum. Extrémité glanduleuse et visqueuse qui termine le caudirule chez certaines masses polliniques des Orchidées.
RÉTINERVES ou RÉTINERVÉES (Feuilles). Dont les nervures sont anastomosées en réseau.
RÉTRACTÉ, retraetus. Qui subit une rétraction, qui se raccourcit en raison de l'élasticité de son tissu.
Retroflexus. Courbé en arrière. — Retrofractus. Plié de dehors en dedans. Ces expressions sont presque synonymes de reflexu* et refrnetus.
Retrorsa (Folia). Feuilles réfléchies et imbriquées de haut en bas.
Retusns. Tronqué; dont l'extrémité est comme coupée brusquement.
RÉVOLUTIVES (Feuilles). Feuilles dont les bords sont enroulés en dessous pendant la préfoliaison.
Revo/utus. Roulé en dehors ou en dessous.
RHAMNÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, il ovaire libre, ou b ovaire adhérent, arborescentes, comprenant un assez grand nombre de genres répartis en six sections, savoir : Paliurêes (ex. genre Pnliitrun), Framiulëes (ex. genre Zizyphus , Rhamnus), Collétiëes (ex. genre Colletia ), Pli I LYCÉES (ex. genre Philyca), Pomaderrées (ex. genre Pomnderris), Gourmées (ex. genre Gouania). — La famille des Rhamnées est assez voisine des Célastrinées cl des llicinées; les espèces qu'elle renferme appartiennent à peu près à toutes les contrées chaudes et tempérées. — Le genre R/ummus fournit à la flore d’Europe le R. cal/iarticus (fig. 1372) (le Nerprun, dont les baies servent ii préparer un sirop purgatif) ; le R. Frangula(\ ulg. Bois-noir), grands buissons de nos bois du Nord ; et un arbuste des collines de la Provence, le R. Atalernus (vulgairement Alaterne), à feuilles coriaces, persistantes, fréquemment planté dans les parcs. la; Paliurus aculeatus est un des arbustes épineux les plus élégants de la région méditerranéenne, où il est planté dans les haies; ses fruits coriaces, bordés d’une aile membraneuse circulaire, retombent élégamment en nombreuses petites clochettes. Le Jujubier ( Zizyphus vulgaris) (lig. 1373)»
RHIZANTHÉF.S.
buisson ou grand arbre épineux, est naturalisé çà et lit en Provence. On connaît les propriétés pectorales de son fruit pulpeux. C’est un arbre à raniuscules articulés, caducs, avant l'aspect de feuilles composées-pennées, à feuilles pourvues de stipules transformées en épines.
Fig. 1372. — Rameau florifère du Nerprun
(Rhamnwt cathnrticvi).
Fig. 1373. — Rameau florifère (proportions réduites} du Jujubier [Xizyphus vulgaris) .
Les caractères essentiels de la famille des Rhamnécs sont les suivants : Arbres ou arbrisseaux inermes ou spinescents, à rameaux dressés ; quelquefois grimpants; rarement plantes herbacées. Feuilles simples, alternes ou opposées, entières ou dentées, quelquefois abortives. — Fleurs hermaphrodites ou unisexuées, souvent verdâtres, axillaires, solitaires, fasciculées, en cymcs ou en glomérules. Calice â tube rampanulé, à limbe 5-fide, libre ou plus ou moins soudé avec l'ovaire; un disque périgync doublant le tube du calice. Corolle â 4-5 pétales, ord. très-petits, insérés sur le disque ; quelquefois nulle. Étamines 4-5, insérées avec les pétales et opposées aux pétales, à filets libres, â anthères versatiles, à lobes quelquefois confluents, s'ouvrant par une fente longitudinale. Ovaire libre entouré du disque, quelquefois adhérent avec le calice ; ord. à 2 carpelles (rarement 3-4); loges à ovules solitaires, rarement bi-ovulées. Ovules dressés, réfléchis. Styles libres ou soudés. Fruit ord. à 2 loges ou à une seule loge par avortement, sec ou drtipacé. Graines ord. solitaires dans chaque loge, dressées, munies ou non d'un périsperme; à embryon droit, à cotylédons charnus.
RHIZANTHÉE. Plante vivant en parasite sur les racines de divers autres végétaux.
Itlll/.WI IIKKS. Classe comprenant les familles suivantes ; Bai.anopho- HfeES, CYTINÊES, Rafflésiac.êes. Plantes herbacées, parasites sur les racines ou les souches de divers végétaux (placées par Endiicher dans son groupe des
RIUZINES. — RHIZOME.
Acrobryés, dont il constitue une cohorte, à la suite des Fougères et Lycopodiacées). L’embryon des plantes de celte classe est formé, en effet, par une petite masse celluleuse à parties peu distinctes ; mais la structure générale de la fleur a fait placer généralement les Khizantliées dans l'embranchement des Phanérogames. Ces plantes, d’une structure bizarre, sont munies de feuilles squamiformes, jamais vertes. Les flenrs, nues ou pourvues d'un périanthe simple, unisexuées ou hermaphrodites, sont souvent groupées en épis. L’ovaire est à une ou plusieurs loges, les graines solitaires dans ciiaque loge.
RHIZIXES. Nom donné aux racines, crampons ou filaments radiciformes qui attachent les Lichens au sol ; l'ensemble de ces fibrilles a été désigné sous le nom d ’hypothalle (hypothallus).
ItlIIZOItOLKES. Famille de plantes dicotvlées dialypétales, à ovaire libre, composée des deux seuls genres Caryocar (Hhizobolus) et Anthndiscus. Grands arbres de l'Amérique tropicale, h feuilles opposées péliolées, composées, digitées, à folioles coriaces, dépourvues de stipules; se rapprochant, d’une part, des Hippocastanées, et, d’autre part, des Anacardiées. Le fruit se compose de 4-5 coques, à péricarpe ligneux, comprimées (de la forme d’uu quartier d’orauge), cohérentes à leur angle interne, renfermant line graine unique volumineuse, sans périsperme, d'une structure toute spéciale. La masse charnue est presque entièrement constituée par la radicule; les cotylédons sont II peine distincts. Cette graine, lorsqu’elle est fraîche, est à chair blanche cassante et d’une saveur très-agréable, qui rap|M>llc celle de la noisette; elle renferme une huile abondante. Ces sortes d’amandes-d'Amérique sont actuellement assez communes sur les marchés de l’Europe.
RHIZOCARPÉES et RH1ZOSPERMÉES. — Vov. Hydroptérhies.
RHIZOCARPIENS (Vêgêtadx). Plantes à souche vivace émettant, chaque année, des tiges herbacées annuelles.
rhizome, rhizoma. On désigne sous ce nom les tiges souterraines qui rampent horizontalement ou obliquement au-dessous de la surface du sol et se terminent eu une lige aérienne, ou émettent de l’aisselle de leurs feuilles (souvent réduites à dos écailles) des rameaux aériens florifères (pédoncules radicaux), ou des rameaux feuillés et florifères (tiges florifères).
Les rhizomes courts (fig. 1374 et 1375), et émettant un grand nombre de tiges rapprochées, sont désignés généralement sous le nom de souches cespiteuses tronquées , pour les distinguer des souches cespitcuses à racine pivotante. Les souches qui émettent de longs rameaux souterrains sont désignées sous le nom de souches à rhizomes rampants.
Les tubercules sont des rhizomes courts, renflés et charnus, ou seulement des extrémités renflées et charnues de rhizomes grêles dans le reste de leur étendue (chez la Pomme-de-terre et le Topinambour, par exemple). Les tubercules constitués par une série d'entre-nœuds renflés isolément (par exemple ceux des Glaïeuls, des Crocus, de V Arrhenatherum dut ins var. bulhosum, etc.) ont été désignés sous le nom de bulbes solides. J’ai donné le nom de cuuto-butbe ou caulosarque ( caulosarcum ) aux renflements tuberculiformes qui occupent la hase de certaines tiges fouillées et florifères, et j'ai donné le nom de turio-
BHIZOMORPIUS,
tarque ( luriosarcum ) (tubercule» proprement dit») aux renflements tuberculiforroes qui occupent l’extrémité d’une lige souterraine et précèdent le développement des feuilles.
On a donné le nom de rhizomes définis 1 ceux dont le bourgeon terminal devient chaque année une tige florifère, et dont les rameaux sc terminent à leur tour de la même manière ; et l'on a désigné sous le nom de rhizomes indéfinis ceux qui semblent s'allonger indéfiniment dans le sol, et dont toutes les liges aériennes sont regardées comme axillaires. Il est souvent fort difficile de déterminer avec certitude le mode de végétation des rhizomes il ce point de vue ; le plus grand nombre des rhizomes que j’ai étudiés à ce sujet, soit chez les Monocotylédones, soit chez les Dicotylédones, m’ont paru appartenir au type défini. — Quel que soit, du reste, son mode de végétation, un rhizome se détruit chaque année par sa base dans uuc certaine étendue, ï mesure qu’il s’allonge par sa partie antérieure.
Fie. 1374. — Fragment du rhizome de l' Asperge-commune {Asparagus officinaUx ).
Fig. 1375. — Plante à rhizome indéfini, le Gingembre [Amomum Zinÿléer).
Les bulbes sont des rhizomes dont l’axe est généralement très-court, et qui sont constitués par une sorte de bourgeon souterrain dont les feuilles ou écailles sont charnues, et émettent à leur aisselle des bourgeons semblables au bulbemère. Certains rhizomes, allongés et ramenx, se terminent à chacune de leurs ramifications par un bourgeon à feuilles charnues, qui est un véritable bulbe. J'ai donné aux bulbes proprement dits le nom de gemmosart/ue ( yemmosarcum ). Voy. Tubercule.
Bhizomorphus. Qui a l’aspect d’une racine ou d’une tige souterraine.
1164 RRIZOPHORÉES.— • RIHKADÊES.
RIIIZOPIIOREES. Famille de plantes dicotylées dialyjvélales, à ovaire adhérent ou semi-adhérent. Arbres ou arbrisseaux des contrées tropicales de l’Asie, de l’Australie et des Iles de l'Océanie, dont ils habitent les plages et les marécages, 4 l’embouchure des rivières.- la graine des Rhizophora (llangliers. Palétuviers) présente un phénomène de végétation très-remarquable : cette graine germe sur l’arbre, dont les branches sont pendantes au voisinage du sol, et, sans que le fruit sc détache du rameau, la radicule s'allonge en une racine fusiforme nu en massue, et descend au contact de l’eau ou du sol marécageux, dans lequel elle pénètre, et où la jeune plante ainsi enracinée continue à végéter.
Les caractères généraux des Rbizophorées sont les suivants: Arbres à feuilles opposées, coriaces, munies de stipules interpétiolaircs caduques. Fleurs hermaphrodites, régulières, en corymbes axillaires ou en fascicules. Calice 4-10-fide, b tube adhérent 4 l'ovaire. Corolle à pétales 4-10. Étamines en même nombre. Ovaire 2-4-loculaire, à loges bi-ovulées. Ovules suspendus, réfléchis. Fruit coriace, ombiliqué, monosperme par avortement. Graine dépourvue de périspertne.
Ithizos, dans les mots comjvosés dérivés du grec, signifie racine, ou tige souterraine ayant l’aspect d'une racine.
RHIZOSPERMÉES. — Voy. llYDROPTÊRIDES.
bhizotaxie. Nom employé par M. Clos pour désigner l'étude de la disposition des parties de la racine (fibres radicales), et qui rappelle la dénomination de phyllotaxie donnée 4 l’étude de la dis|>osition des feuilles sur la lige (M. Clos a publié un mémoire intéressant sur la rkizolaxie) (1).
RIIODORACÉES. Sous-famille ou tribu de la famille des Éricinées, à fleurs quelquefois irrégulières, à fruit à déhiscence septicide, renfermant notamment les genres : Dnbeoria, Azalea, Rhudnra, Rhododendron, Kalmia, Ledinn, etc.
Rkodos, dans les mots com|>osés dérivés du grec, signifie de couleur rose; en latin, roteus.
RIIOEADÉES. Classe comprenant les familles suivantes : Papavéracêes, FUMARIACÊES, CntîCIFfcRES, Cappaiudêes, Rêsêdacées, ÜAT1SCÉES. Ses caractères sont les suivants : Plantes dicotylées diaiypétales. Calice libre, caduc. Corolle b pétales libres, h)[>ogynes, égaux, plus rarement corolle irrégulière. Étamines hypogynes en nombre défini ou indéfini, libres, rarement disposées en deux faisceaux. Ovaire composé de deux ou plusieurs carpelles soudés entre
(I) Les racines étant une sorte de dépendance ou mieux de production des feuilles (et par conséquent des bourgeons), la disposition des ramifications des racines, des radicelles, des racines adventives, etc., est subordonnée à la disposition des feuilles. Il semblerait donc que l’éludo de la plijdlolaxie doive conduire par induction à la connaissance des faits dont l’ensemble constituerait la rhizotaxie. Cela est en effet pour les racines et radicelles d'une plante peu après la période de sa germination ; cela est aussi pour les racines adventives qui naissent nu voisinage immédiat des feuilles, et sont en quelque sorte une production de leur décurrence. Chez la plante adulte à racine pivotante rameuse, les ramifications de la racine sont en rapport, dans certaines limites, avec la disposition et l’importance des branches du végétal (branches qui, en définitive, ont pris naissance à des aisselles de feuilles et indiquent leur situation). C’est ainsi que les racines d'un arbre s'étendent du cété où les branches sout le plus vigoureuses et le plus développées ; il y a solidarité entre les racines, qui nourrissent les branches, et les branches, dont les décurrences augmentent la force des racines.
RHUBARBES.
eux, à une ou deux loges. Ovules plus ou moins nombreux, rarement solitaires. Fruit sec, capsule ou silique, quelquefois charnu. Embryon très-petit, situé à la base d’un périsperme, ou dépourvu de périsperme, et alors courbé.
RHUBARBES. Ks|)èces du genre Rheum, famille tles Polygonées. Ces plantes sont originaires de la Tarlarie, de la Chine, de l’Inde, etc.; elles différent plutôt par la forme des feuilles que par la forme des fleurs. La racine renferme une substance résineuse amère, du tannin, une matière colorante jaune, de l’acide oxalique, du sucre et de la fécule ; ces substances se trouvent en diverses proportions chez les différentes espèces. I.a racine anciennement connue sous
le nom de Rha-barbarum paraît appartenir aux Rheum palmatum (fig. 1376), undulatum, australe (fig. 1377) et compactum. La poudre de cette racine est un des médicaments les plus usités; elle est employée comme tonique et stimulante des organes digestifs, et à plus forte dose comme purgative. La racine de ces mêmes espèces cultivées cil France est d’une qualité très- inférieure il celle de la racine spontanée qui est apportée de l’Asie par le commerce. La racine ancicnnenient connue sous le nom de Rha-Ponticum est celle du R. Rha- /mntirum : elle est douée de propriétés toniques et astringentes. Le R. Ribes, remarquable par l'ampleur de ses feuilles, est spontané en Persc-ct en Syrie; il habite le mont Carmel et le mont Liban : ses pétioles et sa tige renferment un suc acide et astriugeut ; ou ne fait point usage de sa racine. — Le R. hybri-