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RIZ

la classique médecine- noire de la dynastie des Diafoirus; le citrate de magnésie tend à son tour à remplacer avec un égal avantage l’huile de ricin : ainsi la diligence a remplacé la patache, ainsi le chemin-de-fcr a remplacé la diligence. Cette huile est préparée au Brésil, et maintenant aussi en Algérie.

— En Chine, où l’on ne fait rien comme ailleurs, on mange, comme hors-d’œuvre, des petits chiens marinés il l'huile de ricin ; en France, où l’on aime les nouveautés , on commence à servir des nids d’hirondelle (salangane) plus ou moins authentiques ; on n’a pas encore essayé des petits chiens à l’huile de ricin.

f {ictus. Bâillement; écartement d’une ouverture : par exemple du tube d’une corolle.

RIDE, ruga. Pli superficiel. —

Ridé, rugosus.

Rigidiusculus. Diminutif de rigidus, un peu roide.

Rigidus. Roide, rigide; qui ne saurait Cire plié sans se rompre.

Rima. Fente irrégulière, crevasse. — Rimosus. Présentant des crevasses.

R ingens (Corollà). En forme de 137s. — Sommité florifère (proportions bouche ou de gueule ouverte. O11 réduites) et détails de la (leur et du fruit du donne cette épithète aux corolles Ricin (Hianmn ,mmu m.*). labiées et aux corolles personnées, dont l’entrée du tube n’est pas fermée par un palais saillant

Itijiarius. Qui habite les rivages, le bord des eaux (ripa, rivage).

Rivularis. Qui habite les ruisseaux ou le bord des ruisseaux „ „ . . ... .

Fig. 13/9 et 1380. — Graines du Ricin cultive (ri vus, ruisseau ; rivulus, petit fuis- en Amérique et cultive en France,

seau).

RIZ. Espèces du genre Oryza , famille des Graminées. Le Riz commun (O. saliva), cultivé en grand comme plante céréale dans toutes les contrées chaudes et marécageuses, se rencontre subsponlané au voisinage des cultures, en Asie, en Afrique et en Amérique, et même dans le midi de l’Europe (Italie). Plusieurs espèces du genre Oryza paraissent être originaires de la Ghine : O. communissima , glutinosa, montants, mutica, prœcox (plusieurs de ces

HOCOU. — RONCE.

plantes sont probablement des variétés de \'0. saliva). Le Riz est le Froment des pays chauds; il suffit, aux sobres Arabes et aux habitants de l'Inde, pour leur nourriture habituelle, de quelques dattes et d'une pincée de riz. Le pilau est une préparation de riz cuit dans l'eau.

ROCOU [Fixa Orellana) (fig. 1381). Arbuste du Brésil et de Cayenne, de la famille des Bixacécs. On extrait des graines une substance résineuse douée de propriétés purgatives, mais usitée seulement comme matière tinctoriale (couleur rouge-brique). Celte substance était connue des sauvages de l'Amérique, qui s'en servaient pour peindre sur leur peau leur costume de guerre.

ROMARIN ( Rosmarinus officinalis , famille des Labiées) (Gg. 1382 et 1383). Belle plante frutescente, commune dans les collines boisées

Kig. 138t. —Sommité florifère de la région méditerranéenne, et cultivée dans du l\ocou (Bixu Orellana). , . ,. , , . . ,

’ les jardins. Son parfum est celui du camphre.

(Les sommités fleuries, infusées et distillées. dans l'alcool, constituent la préparation officinale connue sous le nom d'eau de la reine de Hongrie). L’essence

Fig. 1382. — Sommité florifère du Romarin ( Hnniinrinus officinalis ) (proportions réduites).

Fig. 1383. — Fleur (grossie) du Romarin.

de Romarin entre aussi dans la composition de l'eau de Cologne, et sert à parfumer le savon.

RONCE. Mûre-dcs-buissons (/lubus fruticosus et espèces voisines, famille des Rosacées). L'infusion de feuilles de Rouce est employée comme gargarisme

RONCINÉ. — ROSACÉES.

légèrement astringent. Les fruits (lig. 1390) (indres-de-Ronce), qui sont recherchés |>ar les enfants, d'abord acidulés, deviennent, il la complète maturité, d'une saveur sucrée mêlée d'une odeur de fourmis : on prétend, dans les campagnes, que leur usage immodéré donne la fièvre. — Le fruit du Kuhus cœsius (Roncebleue), qui est d’un noir glauque tirant sur le bleu, se compose d'akènes moins nombreux, espacés et plus gros ; ils sont, même à la complète maturité, d’une saveur franchement acide. — Le Framboisier ( Jtubus idœus) appartient au genre Ronce.

RONCINÉ, runcinatus. Se dit d'une feuille oblongue et pennatifide, dont les lobes sont aigus et dirigés vers la base : par exemple la feuille du Pissenlit ( Taraxacum Dem-leonis).

Iloridus. Qui est couvert de gouttelettes liquides semblables à celles de la rosée : par exemple les feuilles des üror.era (Rossolis) (de rus, rosée). Ces gouttelettes sont sécrétées par l’extrémité de chaque poil.

ROSACÉES (fig. 1 384 à 1395). Famille de plantes dicolylées dialypétales, à ovaire libre. — Le groupe des Rosiflorcs ( lititll. ), dont la famille des Rosacées présente le type le plus élevé, est un des dons les plus splendides que la nature,

Fig. 1384. — Fleur, ovaire cl coupe du carpelle d’un S/uWrn.

dans son inépuisable munificence, ail accordés aux climats tempérés de notre vieille Europe. Quelle précieuse phalange végétale que celle qui nous offre à la fois les plus charmantes fleurs de nos parterres et les fruits les plus excellents de nos vergers ! Dans la famille des Rosacées, les Spirwa, les Potentilles et les Rosiers. Dans la famille des Pomacées : Poiriers, Cognassiers, Pommiers, Néfliers, etc. Dans la famille des Amygdalées : Amandiers, Pêchers, Pruniers, Abricotiers et Cerisiers.

Ce groupe des Rosiflorcs, si naturel (bien qu'il renferme des plantes à ovaire libre et des plantes à ovaire adhérent), a été partagé, à peu près comme il l'est aujourd'hui, par A.-L de Jussieu, en tribus; seulement ces tribus ont été élevées par Lindley à la dignité de familles, savoir ; Rosacées proprement dites (comprenant les genres à carpelles plus ou moins nombreux , libres entre eux et non adhérents au tube du calice); Pomacées (qui sont des Rosacées dont l'ovaire se compose d’un vcrlicille de carpelles soudés entre eux et avec le tube du calice); Amygdalées (qui sout des Rosacées à un seul carpelle libre).

ROSACÉES

Les Chrysobai.anÊes, petit groupe voisin, composé d’espèces des contrées intcriropicalcs, sont des Rosacées à un seul carpelle adhérent au calice. Les Calycantuéks, autre petit groupe un peu plus éloigné, également composé d'arliuslcs des tropiques, sont, comme les Rosacées proprement dites, 4 plusieurs carpelles libres; mais la fleur, au lieu d’avoir un calice herbacé et une corolle pélaloïdc, offre un périauthe dont les pièces en spirale iudélinie passent de bas en haut, par des nuances insensibles, de la forme du sépale scarieux à la forme de |>élate coloré et plus ou moins charnu.

Fie. 1385. — Fruit composé de plusieurs carpelles libres (polyspermes) d'un ÿpiirea.

Fie. 1386. — Capitule fructifère, carpelle mûr (akène) isolé et carpelle ouvert de la llcuotle Ut ru ni urbnnum).

Revenons à la famille des Rosacées (Lindl. ), telle qu’elle est aujourd’hui délimitée. Ses caractères généraux sont les suivants : Plantes herbacées ou frutescentes, ces dernières à tiges souvent armées d’aiguillons. Feuilles alternes ord. composées-pennées ou digitées, quelquefois à folioles confluentes (feuilles pennatilobées ou pennatiséquées); munies de stipules ord. fuliacées adnées b la base du rachis ou pétiole. Fleurs ord. hermaphrodites, régulières, ord. disposées eu corymbes ou en cymes, blanches, rouges ou jaunes. Calice libre, à tube court en forme de coupe, ou à tube allongé (simulant un ovaire infère), à limbe ord. h 5 divisions, quelquefois à 3-4-9 divisions, souvent précédé de petites bractées disposées en calicule. Corolle à pétales en même nombre que les sépales ou divisions du calice , 4 onglet court inséré à la gorge du calice (périgynes), quelquefois corolle nulle. Étamines insérées au niveau des pétales, ord. en nombre indéGui. Ovaire à carpelles plus ou moins nombreux, disposés en vcrticille au fond du calice, ou s’élevant en faisceau du fond du calice, ou disposés en spirale sur un réceptacle saillant (gynophorc); 4 ovules asceudants ou pendants, réfléchis. Styles libres en même nombre que les carpelles. Fruit ordinairement composé d'akènes indépendants, secs (Fragaria, Patent ilia), plus raremeut succulents {Rubus) , dans les genres Rusa et Atjrimonia renfermés dans le tube du calice, généralement disposés en saillie sur un gynophore sec (Rubus, Putentilla), ou charnu (Frngaria}. — Graine dépourvue de périsperme, 4 embryon droit.

Presque toutes les espèces de la famille des Rosacées appartiennent aux contrées tempérées et même froides de l'hémisphère boréal.

ROSACÉES

Celle belle famille se divise eu plusieurs sous-faiuilles ou tribus, savoir :

La tribu des Spirées, dont le type est le genre Spirœa (lig. 138.'i et 1385), plantes herbacées ou arbrisseaux non épineux; à petites fleurs grou|>écs en coryinbes ou eu panicules; à fruit composé de carpelles |>eu nombreux, disposés en un seul vcrticille, déhiscents par la suture ventrale et contenant chacun plusieurs graines. Deux charmants Spirœa à tige herbacée : S. Filipendula (la Filipendulc), et .S'. Ulmaria (la Reine-des-prés), habitent, le premier les bois sablonneux, le second les bois et les prés marécageux.

La tribu des Rosées ne comprend <pie le genre Rotn (Rosier). Les Rosiers (fig. 1387) sont des arbrisseaux 5 tiges chargées d’aiguillons, 1 feuilles coniposées-pennées; le calice fructifère est à tube nrcéolé, rouge et charnu-pul|>eux h la maturité, ayant l’aspect d'un fruit bacciforme; il renferme plusieurs akènes libres, 5 péricarpe pierreux, indéhiscents, entourés de poils roides. —

Les innombrables variétés de Rosiers qui embellissent et parfument nos jardins sont des variétés il fleurs doubles ou des hybrides perpétués par la greffe, provenant d'un petit nombre d’espèces (Rusa y ail ira, Fglanieria , damascena, indica, Ranksia, etc.).

Ces beaux Rosiers ont plus d’éclat, „ , , , „ ...

mais non plus de grâce que les Ro- (Basa amenas).

siers-sauvages ou Églantiers de nos

haies vives (Itosa canina, tumentosa, rubiginosa, arvensis, etc.), dont les tiges flexibles retombent en arceaux fleuris au printemps et sont chargées de fruits d'un rouge de corail en automne.

La tribu des Potentillées comprend le genre Rubus (Ronce) (fig. 1390), arbrisseaux â liges flexibles hérissées d’aiguillons; à fruits composés de carpelles succulents, monospermes, disposés en tètes sur un prolongement du réceptacle. .Nos baies sont fournies des nombreuses variétés du //. fruticosus, la plus polymorplie des Ronces (des partisans du système de l’invariabilité ou fixité de l'espèce considèrent comme espèces distinctes chacune des formes ou sous-variétés du //. fruticosus). Le R. idœus (Framboisier) se plaît dans les clairières des forêts montueuses; les inurs exposés au nord, de nos jardins potagers, sont masqués par ses liges courbées sous le poids de leurs fruits parfumés. — Le genre Fragaria (Fraisier) (fig. 1391 et 1392) est caractérisé par des carpelles secs ressemblant à de petites graines dures, disposés sur un gynophorc (ou prolongement de l’axe) charnu comestible (fraise). Fraises grossies par les procédés de la culture, vous ne valez pas les fu tiles fraises parfumées, cueillies joyeusement sur les tapis moussus de la lisière des bois ! — Le genre Polentilla (Potentille) et le genre” voisin Coinarum diffèrent du genre Fragaria en ce que le gyuophore est sec et non charnu, et, par conséquent, le fruit non comestible. L’espace nous manque pour faire l’éloge des I’otentilles, gracieuse décoration des terrains marécageux, des clairières des bois et des anfractuosités roche -<s

ROSACÉES

des Alpes. — Les Geum (Benoîte) (ûg. 1386 cl 1388) diffèrent des Potentilln (lig. 1393) par leurs akènes prolongés eu pointes crochues ou genouillées. La Benoîte ((Jcum urbanum) se dresse sous les haies; le Geum rivuk épanouit ses

Fie. 1388. — Coupe verticale de la fleur Fig. 1389. — Coupe verticale de la fleur

d'une Benoîte (Geum). de l’Aigreutoinc (Aÿrtmunia Eu/ut-

v torin).

jolies (leurs dans les buissons des grands bois ; le Geum montnnum, à larges fleurs jaunes, embellit les prairies alpines. Encore plus joli, le Dnjas oclo/>elala , autre

Fig. 1390. — Fruit d’une Ronce (Rubus) (niùrc).

Pclenlillée des hautes Alpes, ovales-crénelées blanches argentées eu pétales.

Fig. 1392. — lardes akènes de la fraiso (grossi), ouvert pour montrer la graine.

Fig. 1391. — Fruit d’un Fraisier ( Froyaria ) (fraise).

Fig. 1393. — l.e même akène de fraise ( Knigaria ), plus fortement grossi.

étale sur le sol ses liges sous-frutescentes, à feuilles dessous, & grandes fleurs blaucbcs à huit

La tribu des AGRIMONIÉES a pour type le genre Agrimonia (lig. 1389 et 139/t) : étamines 12 à 20 seulement ; fruit composé d'un ou deux akènes renfermés dans le tube induré du calice. L’Aigrcmoine (A. I.'u/mtorm) est une jolie plante rustique, à petites fleurs jaunes en longue grappe terminale, en estime chez les herboristes pour scs propriétés antires et astringentes.

ROSACEBS. — ROSIER.

Les plantes de la famille des Rosacées renferment, la plupart, un principe astringent en usage de temps immémorial, et qui n'est pas moins important dans la matière médicale; il s'y joint, chez quelques espèces, un principe rési-

Fie, 1394. — Diagramme d’une fleur d’Aigremoine (Ayrimonia).

Fie. 1305. — Diagramme d'une fleur de Potentille (Potentilln).

neux et une huile volatile; enfin, quelques substances douées d'une certaine Arreté. — I.es fruits charnus de la plupart sont d'une saveur acidulé agréable, eu raison des acides maliquc et citrique qu'ils renferment, unis A une matière mucilagincusc et sucrée; ils ont des propriétés rafraîchissantes et antiscorbutiques. Quelques traces d'acide cyanhydrique qui existent dans les fleurs des espèces de ta tribu des Spiréacécs indiquent la parenté des Rosacées avec les Amygdalées.

Rosaceus. Se dit des Oeurs à corolle dialypétale périgyne, régulière, 3 cinq' pétales, à onglets courts; à étamines périgyncs en nombre indéfini; à carpelles plus ou moins nombreux ou solitaires, libres entre eux ou soudés entre eux; A tube caliciual évasé, ou fermé en cupule réceptaculaire renfermant les carpelles.

ROSÉ, rmeus. De couleur rose.

ROSETTE, rosüla. — Rnsulam. Tendant à constituer une rosette.

rosette (en), rosulatus. Se dit de la disposition en cercles rapprochés de feuilles nombreuses et étalées, dont l'ensemble termine une tige souterraine; la rosette est par conséquent étalée à la surface du sol. Par suite des progrès de la végétation, le bourgeon central de la rosette des plantes annuelles ou bisannuelles s'allonge en une tige florifère dont la rosette occupe la base. — Les rosettes qui terminent des ramuscutes ou des rameaux d’une lige aérienne (chez le Rerberis vulgaris , Épine-vinette, par ex. ) sont désignées plus particulièrement sous le nom de feuilles fascicules ou fascicules.

ROSIER, Roses. Espèces du genre Jtosa (fig. 1396), famille des Rosacées. — Rose-de-Provins (Rasa gallica). Ses pétales renferment un suc astringent; on en fait une préparation connue sous le nom de conserve de roses, et que l'on emploie à l'intérieur comme tonique et stimulant. Les feuilles de ruses infusées dans du vin rouge servent à faire des injections excitantes; infusées dans du vinaigre, on s’en sert en gargarismes dans les cas d'angine chronique; enfin les infusions dans l’eau, le vin et l’eau-de-vie, sont employées A faire des

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