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SALINES. — SALSEPAREILLE

fleurs femelles présentent une ou 2 glandes nectarifères cylindriques (1 étamines abortives dans les fleurs miles, î ovaires abortifs dans les fleurs femelles .

Les es|)èces du genre Populus (Peuplier) sont de grands arbras h feuilles ord. longuement |>éliolées et dentées ; les écailles des chatons sont incisées ou lticilliées; les fleurs mâles (8-12 étamines ou plus) sont insérées sur un disque charnu, tronqué obliquement ; l’ovaire est entouré à sa base par un disque circulaire. Salimu. Salin, de la nature du sel.

SALSEPAREILLE {Smilax Sarsaparilla, famille des Asparaginées). Piaule

Fie. lâ 12. — Hameau fructifère et feuille de ta Salsepareille.

Fie. 1411. — Hameau florifère de la Salsepareille -commune

( Smilax aspera).

Fig. 1 4 1 3. — Coupe transversale (grossie) du rhizome d’un Smilax (Salse* pareille-du-Brésil).

sarmcntcuse grimpante épineuse du Brésil, voisinedu Smilax aspern{ fig. 141 h 1413), espèce d'un |»rl élégant, commune dans les haies de la région méd terrauéenne. Les souches traçantes cl raciucs de la Salsepareille sont employé*

SALSIîPAREILLK-D’àl.LEHAr.NE. — RAT.» INIACf.ES.

en décoction comme diurétiques; l’extrait fait partie d’un sirop très-employé comme dépuratif dans les maladies syphilitiques, les maladies de la peau et les alfections scrofuleuses.

SALSt:i‘.Vlti:iI,l.i;-n’\M.i;M VGM:. Nom donné au Carex arenaria cl au C. hirlu{ fig. l 'i I ?i), Cypéracées communes en France comme en Allemagne, dont les souches traçantes (semblables à celles du Chiendent) ont été comparées à celles de la Salsepareille, et sont également employées (eu Allemagne) en décoction, comme médicament diurétique.

Fie.. 1114. — Salsepareillc-d’ Allemagne (Fausse-Salscparcillc) (Lares arenaria).

SALSIFIS ( Tragnpogon pnrrifolius, famille des Couqiosées-Liguliflorcs [Chicoracées]). Scs racines pivotantes charnues sont alimentaires.

SALVIMACÉES (Salviniaceœ). Famille de plantes acolvlées (cryptogames) acrogèncs, formant, avec les Marsiliacées ou Pilulariécs, la classe des Hydroptérides (llhizocarpécs ou Rhizospermées), caractérisée par des spores attachées au conceptaclc (sporocarpe) sur de véritables placentas. La famille des Salviniacées ne comprend que le seul genre Salvinia. Ce type est caractérisé par un sporocarpe uniloculaire (les lacunes des parois du sporocarpe n’étant pas des loges) et par des feuilles non enroulées dans leur jeunesse. — Les Salvinia sont de petites plantes d’un beau vert, & rhizomes gréli s, radicanls, à feuilles ovales, uninervées, flottant h la surface des eaux dormantes. Les conceptaclcs (Cg. l/i I s) naissent par petites grappes sur les rhizomes; ils sont de consistance membraneuse, de forme globuleuse, à deux parois séparées par un intervalle divisé longitudinalement par de petites cloisons eu lacunes régulières (ou cham-

•SAM MIL. — SANGl'ISORBfcES.

bres à air) qui facilitent la natation de la plante. Les conceptacles femelles (sporocarpesj sont entourés chacun de plusieurs conceptacles mâles (renfermant des anthéridics). Les conceptacles femelles et mâles sont pourvus d'une sorte de

colonne ou placenta central (ressemblant o celui des Primulacées), auquel sont attachées les spores dans les conceptacles femelles, les aulheridies dans les conceptacles mâles. Les spores attachées au placenta central du sporocarpc sont simples selon les uns; selon d'autres, les corps attachés au placenta par un funiculc sont de petit» sacs qui contiendraient chacun plusieurs Kig. 14t r>. — Coupe verticale d’un con- s/iores libres. Dans ce cas, ces petits sacs

ccptacle mâle et d un conceptacte seraient des sporanges (analogues â ceux

femelle du Snliinta mitaim (forte- . '

meut grossis). des fougères), et le sporocarpc serait une

feuille modifiée (jouant le rôle de la feuille, comme support, chez les Fougères). Si les choses sont ainsi, les Hydropiérides, ou du moins les Salviniées, différent plus en apparence qu’en réalité des Filicinées. — I.cs conceptacles mâles renferment de petits granules insérés par des filaments inégaux au placenta central, et dans lesquels on a reconnu de petites aniliéritlies contenant des zoospores. — La germination des s|)orcs (séminules) donne lieu à la production d’un très-petit pruthalle analogue à celui des Fougères (observation de M. Pringshcim et M. Hofmeister) ; au centre du prolhalle naissent 3 ou fi archégones entourés de petites authéridics; un seul archégone se trouve fécondé et produit une spore qui se développe en plante adulte. — Il existe plusieurs espèces de Soi vin ia dans l’ancien et le nouveau monde. L’espèce la plus étudiée est le 6'. ruitans, qui se trouve en France (aux environs de Bordeaux et en Provence), en Italie, en Allemagne, etc.

MAMAKE, samara, pteridium (Gærtn.). Nom qui a été appliqué â certains fruits secs membraneux indéhiscents, â loges monospermes prolongées en ailes meinbraucuses : par ex. le fruit de l’Orme (Uhnus campes! ri s).

SAMYDKFS. Famille de plantes dicolylées dialypétales, â ovaire libre, uniloculaire, â 3-5 carpelles, à placentas pariétaux ; à calice tubuleux 5-fidc, dépourvu de corolle, â étamines plus ou moins nombreuses insérées sur le tube du calice ; â capsule déhiscente loculicide; à embryou entouré d’un périspcrnic. — Les Sam; liées se composent des deux seuls genres Samyda et Casearia, dont les espèces appartiennent â l'Amérique tropicale. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles simples ou pennées, à Heurs blanches ou rosées et axillaires ou disposées en corymbes ou en fascicules.

S.WGUISORIiÊES. Famille de plantes dicotylées apétales, â ovaire libre; considérée avec raison, malgré l'absence de la corolle, comme une tribu de la famille des Rosacées, placée à la suite de la tribu des Agrimoniécs. — Les espèces de la famille des Sauguisorbées sont assez peu nombreuses : elles sont disséminées en Europe et en Amérique ; quelques-unes appartiennent à l'Afrique australe.

SANICt.E. — SANTAI.ACÉES. 1189

Les caractères généraux de cette fninille sont les suivants: Plantes herbacées vivaces ou frutescentes, à feuilles alternes, quelquefois la plupart radicales, souvent palmatilobées ou imparipennées, munies de stipules soudées au |>étiole. Fleurs petites, verdâtres ou rougeâtres, disposées en épis, en cyuies corymbiforines, en fascicules, quelquefois solitaires axillaires, hermaphrodites-polygames ou dioïques. Périanthc à >\ ou 5 sépales soudés en tube, quelquefois muni d’un calicide. Étamines U on moins, quelquefois en nombre indéfini, insérées â la gorge du calice; anthères hilobées, plus rarement uni lobées (Alchimilln). Ovaire libre, â stigmate ord. en goupillon. Fruit constitué par 3-ft akènes renfermés dans le tube induré du calice (cupule réceptaculairc non adhérente). Graine à périsperme nul, renfermant un embryon droit. — Les Sangnisorbées sont, on le voit, des Rosacées â type très-appauvri.

Les genres européens de la famille des Sanguisorbées sont :

Alchimilln : fleurs hermaphrodites disposées en eymes coryinbifères; périantho {calice et ralicule) â 8-10 divisions sur deux rangs, anthères unilobées. Les Alchimilles sont des plantes sub-alpines, â fleurs verdâtres. VA. alpinn a de jolies feuilles soyetiscs-argentécs à limbe palmatipartit. L 'Aphones orcensis est une petite herbe des terrains cultivés, â fleurs en glomérulcs opposés aux feuilles, assez voisine des Alchimilles.

Poterium : fleurs monoïques en épis terminaux, étamines en nombre indéfini. La Pimprcnelle (P. Sanguisorlxi), à feuilles imparipennées, à folioles orbiculaires dentées coriaces, mais d’une saveur agréable (ou l'emploie comme assaisonnement pour la salade), est une plante commune qui croît dans les lieux herbeux de toute l'Europe.

Smif/uisorba : diffère du genre Poterium par la fleur mâle â h étamines seulement. Le 5. officinatis est une plante des marais herbeux ; ses feuilles imparipennées sont â folioles oblongues dentées, elle a l’aspect de la Pimprenelle ; les épis sont d’un pourpre noirâtre.

SA MC. LL ( SaniciUa curopœa , famille des Ombellifères). La Sanicle, si commune dans nos bois, est une plante astringente ; les médecins du moyen âge la mettaient au nombre des médicaments vulnéraires. Ou lui attribuait dans la médecine populaire les propriétés les plus actives et les plus variées.

SAXTALACÉKS. Famille de plantes dicotylécs apétales, présentant quelques analogies avec les Loranthacées et les Olacinées. Nulle part abondantes, elles sont dispersées dans les régions tempérées des deux hémisphères; plusieurs habitent l'Australie et le cap de Bonne-Espérance. Quelques espèces sousfrutescentes ou herbacées sont propres à la région méditerranéenne, et appartiennent â notre flore indigène (genres Thetium et Osi/ris). I.es Santnlum sont des arbres de l’Asie et de l'Australie.

Les Santalacées sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, des arbres ou des arbrisseaux. Leurs feuilles sont entières, coriaces ou un peu charnues, quelquefois réduites à de petites écailles. Fleurs hermaphrodites, polygames ou dioïques; petites, disposées en grappes, en épis ou en panicules, on axillaires, solitaires; munies de bractées. Périanthc tubuleux, coloré â l’intérieur, â tube soudé avec l'ovaire, â limbe ft-5-fide. Disque charnu, émettant des

SANTOLINE. — SAPINOACEES.

prolongements de formes variées. Étamines 4-5, bilobées; les anihères rarement snlxlivisées en 4 loges secondaires. Ovaire infère, uniloculaire, à stigmate capité;

ord. à 3 ovules, rarement 2-4, suspendus 4 un placenta central libre, en forme de colonne et dont un seul se développe. Fruit sec on drupacé, ord. surmonté du périanthe persistant; nionospermc. Graine 4 périspcrme charnu renfermant un embryon droit 4 cotylédons cylindriques.

Les Santalacées indigènes (genre Thesium) ne sont douées d'aucune propriété notable. Plusieurs espèces exotiques du genre Santalum (Gg. 1416) fournissent un bois aromatique très-recherclié en Orient, et auquel les médecins arabes attribuaient d’importantes propriétés. Par la distillation du bois, on obtient une essence dont l'odeur rappelle le parfum de la Uose. Dans l'Inde, on brûle le bois de Santal Fig. tâtr,. — Hameau nurifère comme encens.

.lu Bois- de- Santal (S anlalum SA.\TOI.I\K, Garde-robe (Sanlolim Chu-

mœcy/Mrissus, famille des Composées-Corymbifères). On en prépare une infusion amère et aromatique ; cette plante est douée de propriétés vermifuges. La Santoline est une jolie plante vivace commune sur les côtes de la Bretagne ; ses touffes arrondies sont formées de tiges nombreuses à feuilles d’un blanc grisâtre, chargées de capitules d’un jaune d’or longuement pédonculés. On cultive la Santoline en bordure dans les jardins rustiques.

SAPIDE, sapidus. Qui présente une saveur bonne ou mauvaise. S'oppose à insipide (insipidus), sans saveur. En général, les substances solubles dans l'eau sont sapides.

SAIMA'DACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, 4 ovaire libre. Les Sapindacées sont des arbres ou des arbrisseaux (rarement des plantes herbacées) 4 liges droites ou sarinenteuses grimpantes, appartenant la plupart ans régions tropicales de l'Amérique.

Les caractères de cette famille sont les suivants : Feuilles ord. alternes, ord. enmposées-ternées, imparipennées, bipennées, etc., quelquefois en partie abortives; stipules caduques ou nulles. Fleurs très-petites, ord. disposées en panicules ou en corymbes. Galice 4 5 sépales inégaux, libres ou soudés entre eux. Un disque charnu entourant l’ovaire. Corolle insérée sur le disque, 4 5-4 pétales inégaux, 4 onglet glanduleux, quelquefois munis d'une crête ou d'une écaille charnue droite ou courbée en capuchon. Étamines 10-8, rarement plus; hisériées, à filets égaux ou inégaux. Ovaire libre, central ou excentrique, trilociliaire (rarem. 2-4-loculaire), 4 loges uni-ovulécs ou bi-ovulécs; style indivis, 4 stigmate lobé. Fruit 2-3-4-loculaire, ou uniloculaire par avortement, capsulaire, ligneux ou membraneux, 4 déhiscence sepflcidc ou loculicide, 4 carpelles souvent prolongés en une membrane en forme d’aile. Graines globuleuses ou coin-

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