SARCODE. — SARRASIN
sabcode. Tissu charnu élastique, susceptible d'expansion et de resserrement. Ce tissu est formé de « protoplasma creusé de vacuoles et de canaux où circule un liquide particulier ». — Extrémité glanduleuse (rétinacle) de la masse pollinique des Orchidées.
SARCODEHME, sarcoderma. Nom donné au testa (tunique externe de la graine) qui est charnu ou succulent; dans d'autres cas, le sarcoderme est un arille charnu.
SARMENTEUX, sarmentosus. Se dit des tiges ligneuses qui atteignent une grande longueur relativement à leur diamètre, et constituent des lianes qui trouvent un appui sur les arbres voisins. Ces tiges se soutiennent, soit en s’enroulant ellesmêmes autour des autres tiges (par exemple celles du Chèvrefeuille, Lonicera Pericljmenum), suit au moyen de crampons de diverse nature ( par exemple celles de la Vigne, Vitis vinifera, de la Clématite commune, Clematis Vital ta, et de la Salsepareille, Smilox aspern, etc.
[fig. 1411]).
Harmonium. Tige sarmenteuse, sarment : par exemple les tiges ou branches de la Vigue.
SARRACÉNIACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre, renfermant le seul genre .S'arracenia, voisin mais distinct de la famille des Nymphéacécs. Les Sarrarenia sont de curieuses plantes aquatiques des marais de l’Amérique boréale, qui contribuent h l'ornementation de nos serres. Leurs feuilles pourpres, ou d'un vert rougeâtre, sont à pétiole largement tubuleux ou en entonnoir, terminé par un limbe court orbiculaire (fig. 1419). Les tiges, scapiformes, portent une seule fleur assez grande, penchée, jaune ou rouge. — Les caractères du genre Surracenia sont les suivants : Invo- Flc. 14I9 F j.. lucellc trifoliolé. Calice à 5 pétales persistants; corolle du Sanwnnn jmrii 5 pétales concaves, connivents; étamines en nombre indé- purea. fini, hypogynes. Ovaire libre, à 5 loges, à ovules nombreux réfléchis. Capsule 5-loculaire, il déhiscence loculicide. Graines très-petites, pourvues d’un périsperme.
SARRASIN ( Polygonum Fagopyrum, Fagopyrum esculentum, famille des Polygonées).
Le Polygonum Fagopyrum renferme deux espèces : le Fagopyrum esculentum (fig. 1420 et 1421) et le F. tatariam. Ces plantes, originaires de l’Asie et naturalisées en Europe vers le xv* siècle, sont depuis cette époque l’objet d’une culture importante, sous le nom de Sarrasin ou Blé-noir: leur graine farineuse remplace, jusqu'à un certain point, le blé dans les pays pauvres, où la terre se refuse 4 une plus riche culture; le Sarrasin présente, d'ailleurs, l'avantage de croître et de mûrir rapidement. Dans certains terrains, la récolte de Sarrasin, enfouie dans le sol par un labour, avant la maturité du fruit, constitue un utile
SARRIETTE. — SASSArRAS.
amendement. Dans les contrées oit les céréales abondent, on emploie le sarrasin il la nourriture de la volaille.
Le Polygvnum tinctorium, originaire de la Chine, renferme une matière colorante bleue analogue à celle de l’Indigo; sa culture est essayée par quelques agriculteurs.
FlC. 1 420. — Fleur (grossie) du Sarrasin Fie. 1421. — Fruit (akène bi-carpellé) [Fagopi/i-um esculaitum) du Sarrasin (fortement grossi).
SARRIETTE ( Satureia hortensis). Plante annuelle cultivée dans quelques jardins |»otagcrs. I.es sommités fleuries sont employées comme condiment, c’est l'assaisonnement de la fève; son parfum est analogue à celui du Thym.
SASSAFRAS ( /Murus Sassafras, famille des Laminées) (fig. 1622). Le Sassafras est un Laurier voisin de celui qui produit la Cannelle. C’est un bel arbre
.- xr.
Fie. 1422. — Sassafras ( Laurus Sassafras).
qui croît en Amérique et aux Indes. On emploie le bois de Sassafras ripé: son odeur est aromatique et rappelle celle du Fenouil; sa saveur est piquante. Il agit comme exritant et sudorifique; on l'emploie dans le traitement des affections syphilitiques et les maladies chroniques de la peau. La teinture (extrait alcooliquel de Sassafras est en usage dans la parfumerie, elle entre dans la préparation de parfumerie dite eau athénienne.
SATIVUS, — SAURtJRÊES. 1195
Salivu g. Cultivé dans les jardins ou dans les champs. S’oppose à silveitris et è tpontaneut.
SAUGE (Salriao/fictnalis, famille des Labiées) (fig. 1523). Les feuilles et les sommités d'un grand nombre de Labiées fournissent des infusions excitantes sudorifiques et légèrement toniques, dont on fait un fréquent usage. Une tasse d'infusion de Sauge, 5 jeun, est souvent conseillée comme stimulant des facultés digestives. La Sauge est cultivée dans les jardins rustiques comme plante officinale.
SAULES. Diverses espèces du genre Snlix, famille des Salicinées. L’écorce des Saules renferme, avec de l’acide tannique, un principe extractif amer connu sous le nom de snlicine, doué de propriétés fébrifuges qui seraient précieuses si l’on ne |M>ssédait pas le quinquina. Les Saules chez lesquels la saliciue paraît être dans la proportion la plus abondante, sont les Snlix purpuvea et peiilantlra. Les S. nlba, fmgilis, vitellina, etc., contiennent aussi de la salicinc. On extrait cette substance de l’écorce des rameaux de deux ou trois ans, qu'on récolte avant le développement des feuilles. Les jeunes branches des Saules (Osier) ( Snlix riminalis, S. purpurea, etc.) servent à faire la plupart des ouvrages de vannerie, etc. Les Peupliers (le genre Populut appartient à la même famille que le genre Salix) sont plantés en avenues [Populut fastigiata , P. caroliniana , etc.); la rapidité de leur crois- 1423. — Rameau florifère de la Sauge , , . ... officinale [Salvia officinolit).
sance rend leur culture productive.
SAURURÉES. Famille de plantes dicotylécs apétales, ayant pour type le genre Saurwus, qui comprend des plantes marécageuses de l’Amérique du Nord, à rhizome rampant ; à tiges annuelles, flexueuses, géuiculées ; à feuilles alternes, pétiolées, cordées, nervées; à fleurs disposées en grappes latérales. Le beau genre Aponogelon constitue une section de cette famille, ou même un petit groupe distinct et bien caractérisé. M. J. -B. Planchon en a fait le type d'une famille spéciale, sons le nom d’APONOGÉTÊES. L’A. distnehyus est une charmante plante aquatique acclimatée dans nos bassins, et qui nous vient du Cap de Bonne-Espérance : ses feuilles sont longuement pétiolées, à limbe elliptique
SAUVAGÊSIÉKS. — SAVEUR.
nageant; ses liges, scapiformes, charnues, oiïrcnt normalement le phénomène de la partition ; elles sont bifurquées et chargées de jolies fleurs blanches. — Le genre Ouvirnndra , qui présente des affinités avec les Alisntacées, est rattaché avec doute aux Saururées. I/O. finestralis, plante aquatique, tubéreuse, de Madagascar, est à feuilles radicales pétiolées, à limbe oblong; ce limbe est découpé à jour (par résorption du parenchyme), et réduit, dans sa partie centrale, an réseau des nervures; le scapc, renflé II sa partie moyenne, se termine eu un épi de fleurs roses odorantes.
Les Saururées sont dépourvues de périanthe, mais le périanlhe y est souvent simulé par des bradées colorées pélaloïdes. Étamines en nombre variable. Ovaire (à 3-5 carpelles; 3-5-loculairc, à loges pluri-ovnlées. Ovules ascendants, droits. Fruit sec ou bacciforme, s’ouvrant par la suture ventrale des carpelles. Embryon à 2 cotylédons courts, entouré d’un périsperme.
S A l ! V AG KSIÉES. Famille de plantes dicotvlées dialypélales, h ovaire libre, assez voisine de celle des Violariées, et comprenant le genre Sauragesia , qui ne renferme que des plantes herbacées des régions tropicales de l’Afrique et de l'Amérique, et 1-2 genres de plantes frutescentes du Brésil. Les fleurs sont régulières, il 5 sépales, b 5 pétales, il étamines en nombre défini ou indéfini, à anthères extrorses. Le fruit est à 3 carpelles, uniloculaire ou incomplètement pluriloculaire, b déhiscence septicide.
vxxi.i it. «j por. Impression faite par un corps sapide sur l'organe du goût. Les corps sapides sont généralement ceux qui sont susceptibles de se dissoudre dans un liquide. Les corps absolument insolubles sont généralement insapides (ou insipides) , mais tous les liquides ne sont pas sapides : l’eau pure (eau distillée), qui est le véhicule ordinaire des substances sapides, est parfaitement insapide. Le mot savoureux s'applique 11 une substance dont la saveur est agréable au goût.
Les saveurs sont perçues par la surface de la langue (surtout sa face supérieure), et par les parois buccales cl pharyngiennes (les parois de la bouche, et surtout de l'arrière-bouche ou pharynx), parois dans lesquelles s'épanouissent les filets (anastomosés en réseau) du nerf lingual et du nerf glosso-pbaryngien.
Les substances organiques, et notamment les substances végétales, présentent, comme les substances inorganiques (appartenant au règne minéral), les saveurs les plus variées. les saveurs principales sont désignées sous les noms de saveurs arides, astringentes, âpres et âcres, amères, vireuses, sucrées, salées, aromatiques, etc. La saveur salée, la saveur du sel commun (chlorure de sodium), commune dans le règne minéral, est rare dans le règne végétal. Lorsqu'elle se rencontre dans les produits animaux (le sang, les larmes, |iar exemple), ou chez certaines plantes (la Pariétaire), certaines Cbénopodiées (les Salicomio, les Salsola, etc.), la plupart des plantes marines, etc., cette saveur est due à la présence du chlorure de sodium lui-mëme ou autres sels minéraux (par exemple le nitrate ou azotate de potasse, le salpêtre ou sel-dc-nitrc), qui ont été absorbés en nature, b l’étal de dissolution, par l'individu animal ou végétal. Par contre, la saveur sucrée, fréquente dans le règne végétal, est assez rare dans le règne