SCR0FUI.AR1NÉES
par la beauté tic leurs (leurs. Les unes décorent nos sites les plus champêtres, d'autres font l’ornement de nos jardins; plusieurs espèces indigènes fournissent aussi de précieux médicaments. Citons : la Digitale ( Digitalis pur/mrea (fig. 1433), les Véroniques, la Gratiolc (fig. 1432), les binaires, les Mufliers (Antiirhimim) (fig. 1434, 1435, 1636), les Bouillons-blancs {Verbascum)\ et,
parmi les plantes exotiques cultivées : les Salpiglossis, jolies plantes annuelles, et les Dpddleia, arbustes très-élégants à fleurs odorantes.
La famille des Scrofularinées présente les caractères suivants : Plantes herbacées rarement frutescentes, 5 feuilles simples, opposées, alternes, rarement vcrticillées, dépourvues de stipules. Fleurs hermaphrodites ord. irrégulières, souvent bilahiées, rarement presque régulières ; solitaires ou groupées en épis, en panicules, en cymes, etc. Calice libre, persistant, ord. à 5 sépales, rarem. 4, libres ou souentre eux, souvent inégaux. Corolle hypogyne, à 5 pétales soudés en un
Fig. 1 .1 3 j . — Fruit (capsule poricide) du Muflier (Antirrhùium mnju
Fig, 1436. — Coupe transversale du fruit du Muflier.
dés
tube 4 limbe 5-lobé {ou 4-lobé par la soudure de deux des 5 loties), 4 gorge ouverte ou fer née; souvent bilabiéc, la lèvre supérieure 4 deux lobes, la lèvre
inférieure 4 trois lobes; quelquefois cotolle 4 limbe plan sub-régulier. Étamines insérées sur le tube de la corolle, au nombre de 4 (en raison de l'avortement régulier de l'étamine supérieure quelquefois représentée par un appendice ou filet stérile), ord. inégales par paires ( étamines didynatnes ), les inférieures plus longues; rarement les étamines réduites au nombre de deux; filets droits ou arqués; anthères bilobées, 4 lobes parallèles ou divergents s'ouvrant chacun par une fente longitudinale, souvent confluents en un seul lors de la déhiscence. Ovaire libre, à 2 carpelles soudés constituant deux loges; loges 4 cloison épaissie en une niasse centrale placcntifère. Ovules en nombre indéfini dans chaque luge, réfléchis; style terminal indivis. Capsule sèche, rarement bacciforme, biloculairc (fig. 1435, 1436), ord. bivalve, 4 déhiscence luculicidc, scpticide ou seplifragc, 4 valves quelquefois réduites 4 de petits opercules, de l’écartement desquels résultent des pores (petites ouvertures arrondies) terminaux (fig. 1435). Graines nombreuses, ord. très-fines, quelquefois entourées d’une aile membraneuse, pourvues d’un périsperme renfermant un embryon droit, rarement courbé, 4 cotylédons courts. — Les Scrofularinées comprennent les tribus suivantes : VerbasCêES (tribu élevée par quelques auteurs au rang de famille), HêmimCridêes, Antirriiinêes, Sacpiglossidêes, DlGITALÊES, GnATIOLÊES, BlXllNÊRÊES, BlinnLÊIÊES, VÉROMCÊES, Gérar- DIÊES, RHINANTHÊES.
Scrolifurmis. En forme de sac ou de bourse.
Scutali {Pili). Poils en forme d'écusson.
SCUTATÜS. — SEDUMS.
Srutalus, Srutiformis. En écusson ou en plaque posée à plat, scutiformc.
SCUTELLAIRE, Toque ( Scutellaria galcriculnta, famille des labiées). Jolie plante vivace commune au bord des eaux. Sa saveur est amère; elle a été préconisée comme fébrifuge.
M-1'TKLi.E, scutellum. Sorte A'apoihecÿtm. Voy. ce mot et Lichens.
Scutum. Écusson. — Scutellum. Petit écusson, scutellc.
Scyphus = Cyathus. Coupe ou verre à boire en forme de cône renversé. On* a donné ce nom à des réceptacles qui présentent cette forme chez certains genres de plantes cryptogames, par exemple aux godets qui renferment les btilhilles des Marchantia, et aux processus foliacés en forme d’entonnoir, qui, chez certains Lichens, portent les fructifications. — Ascyphus signifie manquant de l'organe désigné sous le nom de scyphus, et s'oppose 5 scyphifer ou scy phi férus. — Scyphulus. Diminutif de scyphus. — Scyphifer ou scyphiferus. Qui porte des réceptacles en forme de scyphus. — Seyphiformis. En forme de scyphus.
SEC, siccus. Se dit d’une plante ou d’un organe desséché.
Secedens == Solutus, Solubilis. Qui se détache, qui se rompt, qui s'écarte.
SECONiDEVE, tegmen. Nom donné h la tunique de l'ovule située immédiatement sous le testa ou pritninc. Voy. Ovut.E.
SÉCRËTION, secretin. Fonction physiologique en vertu de laquelle certains liquides sont sécrétés. On désigne sous le nom de sécrétions les liquides sécrétés; on leur donne le nom A' excrétions lorsqu'ils sont destinés 5 être rejetés en dehors de l’économie. Les excrétions se concrétent souvent en substance solide. — ha surface des tissus sécréteurs ou glanduleux est quelquefois papilleusc, comme celle des stigmates; c’est quelquefois une surface lisse sans épiderme, ou 5 épiderme très-mince, comme chez les disques ou nectaires qui entourent certains ovaires (organes'abortifs de la fleur) ou appartiennent à la base (à l’onglet ou au fond de la cavité de l’éperon) de certains pétales.
SÉCRÉTOIRES (Glandes). Glandes qui sécrètent à l’extérieur les liquides qu’elles ont élaborés.
SECTION!, seclio. Division ou sous-division dans une classification.
Secundarius. Du second ordre. S’oppose 5 primarius, du premier ordre. — Secundus. Second, deuxième (dans ce sens, aller est préférable). Par exemple, les fleurs de l’épi ou grappe de fleurs du Pirola secundo.
Secundus. Se dit d’organes insérés dans des sens divers, mais déjetés d’un seul côté.
SEDUMS. Espèces du genre Sedum (fig. 1537 à 1539), famille des Crassulacées. Le S. album (fig. 1539), jolie petite plante grasse à fleurs hlauches et à étamines brunes, est commun dans les lieux sablonneux, sur la berge des rivières, sur les murs, etc. Son suc n’a pas l’âcreté de celui du Sedum acre (fig. 1537); il est simplement mucilagineux et un peu astringent. Il était jadis considéré comme résolutif et vulnéraire; de 13 l’ancien nom trivial de Iriquemadamr. — L’épaisseur des feuilles charnues des Crassulacées donne 3 ces plantes une certaine lourdeur qu’elles rachètent par l’élégance de leur port et la délicatesse de leurs fleurs. I.es petites touffes 3 tiges grêles et pendantes de
1206 SEGETALIS. — SÊLAGINÊES.
nos Sedum s’accrochent aux anfracluosilés des anciennes murailles. Qui n’a vu avec plaisir le faîte des chaumières dentelé par les liges fleuries des Jou-
Fic. 1437. — Sedum acre, plante de grandeur naturelle.
Fin. 1438. — Diagramme du Sedum rubeus.
barbes ( Sempervivun tectorum), défiant en délicatesse les crêtes de plomb découpées à grand prix qui couronnent encore ce qui reste des vieux manoirs
et des châteaux !
Se f/et a lis. Qui croît dans les moissons (seges, moisson, terrain cultivé en céréales).
SEGMENT, tegmentum. Se dit d'un article ou partie comprise entre deux articulations; se dit aussi des divisions d'une feuille pennatiséquée.
Segregatus. Disposé en plusieurs groupes éloignés les uns des autres.
Sejuactus — Uisjimrtus. Se dit d’objets de même nature séparés entre eux après avoir été réunis.
SÉI.AGINÉES. Famille de plantes dicotylées gamopétales, à ovaire libre. Ce groupe, voisin des Verbénacécs, se compose de quelques genres comprenant des sous-arbrisseaux du Cap, h feuilles entières, alternes ou fasciculées, sans stipules; il est caractérisé par les quatre étamines à anthère unilobée. — Le calice est tubuleux. La corolle est a tube fendu, uni-
fie. 1439. — Sedum ntbum, plante île grondeur naturelle.
labiée, il 5 lobes. L’ovaire (à 2 carpelles soudés) 4 2 loges monospermes ; à ovules suspendus, réfléchis. Le fruit se compose de deux akènes devenant libres ou restant soudés. La graine est à périsperme charnu renfermant un embryon droit.
SÊLAGINES. — SÉLECTION.
SELAGINES (Classe des). Plantes acolylées (cryptogames) acrogènes (Lycopodiacées et Isoétidécs). Les caractères généraux de cette classe sont les suivants : Conceptacles d’une seule sorte ou de deux sortes, uniloculaires ou divisés par des prolongements placentaires en loges incomplètes (quelquefois divisés en loges distinctes), bivalves, quelquefois trivalves; insérés sur la base et à la face supérieure de la feuille axillanle. Spores de certains conceptacles (dits micrnsporanges) très-fines et très-nombreuses (certaines espèces ne produisent que des microsporanges) ; spores d’antres conceptacles (dits macrosporanges) grosses et peu nombreuses, ord. U. Les plantes présentent généralement ces deux sortes de spores. — Cette classe renferme deux familles : les Lycopodiacées, comprenant les genres Lycopodium etSelaginella, et plusieurs genres fossiles composés d’espèces arborescentes constituant la sous-famille des I.P.pidodendrées (enrichie par les travaux de M. Brongniart), et la famille des Iso6tidP.es (ou Psilotêes), comprenant les genres Psilotum et Tmesipteris, plantes voisines des Lycopodes, mais à conceptacles cloisonnés, et le genre /sortes, trèséloigné des Lycopodes par le port et le mode de végétation.
sélection. M. Darwin [De l'origine des espaces, — De la variation des espèces) a adopté le nom de sélection (1), ou élection naturelle, pour désigner la loi physiologique en vertu (principalement) de laquelle la descendance d’une espèce (végétale ou animale) peut se trouver profondément modifiée dans la forme de scs divers organes ou appareils (et dans leurs fonctions); et, d’écart en écart, présenter des individus dont les caractères spécifiques sont assez différents des caractères spécifiques des premiers parents pour qu’ils puissent être considérés comme constituant des espèces distinctes.
La sélection naturelle s’opère lorsqu'une plante (ou un animal) se trouve placée, pendant une longue série de générations, dans des conditions telles que certaines fonctions se trouvent modifiées (ces conditions sont, par exemple : l'abondance ou la rareté de la nourriture, la qualité des aliments, les circonstances hygrométriques ou atmosphériques, l’exercice exagéré ou presque nul, la lumière vive, ou l’obscurité). — Si une fonction se trouve maintenue dans une activité prédominante, les appareils ou organes de ces fonctions deviennent eux-mêmes prédominants. Si une fonction se trouve très-ralentie ou même suspendue (la vue ou vision chez les animaux, par exemple), alors les appareils de cette fonction tendent à s’atrophier, il y a rétrogradation sous ce rapport dans l'organisme (c'est ainsi que certaines espèces de poissons qui habitent des lacs dans des cavernes obscures ont produit,, par de longues successions de générations, des individus aveugles ; leurs veux sont atrophiés). — Chez les plantes, parmi les individus provenus de graines fournies par des parents modifiés dans un sens ou dans un autre, il en est chez lesquels les caractères, soit d’hypertrophie, soit d'atrophie (d'exagération ou de diminution), sont plus marqués; de génération en génération, l'écart se trouve augmenté, surtout lorsque les graines semées proviennent de ces parenLs chez lesquels les organes se trouvent le plus
(1) Le mot sélection est un mot anglais (du mot latin select io) introduit récemment en France (surtout depuis les publications de M. Darwin) dans le langage des naturalistes et des horticulteurs.
1208 SEMBLABLE. — SEMI-LOCl'LAHIS.
profondément modifiés. — Les horticulteurs et les éleveurs procèdent en cela comme la nature : ils ont recours à une sélection artificielle pour obtenir des variétés nouvelles (plus fortes, plus robustes, plus précoces, plus tardives, à organes plus charnus ou plus volumineux, plus savoureux, etc.). Pour cela, ils choisissent pour chaque nouvelle génération, comme parents reproducteurs (étalons chez les animaux, porte-graines chez les plantes), lesindividus qui offrent au plus haut degré le caractère ou la qualité qu'ils désirent voir s’exagérer dans sa descendance, et parviennent ainsi à créer des races plus ou moins caractérisées et plus ou moins durables.
SEMBLABLE, similis. Qui ne diffère par aucun caractère.
Semen. Graine; dans les mots composés dérivés du rec, spermum.
semence, semen. On comprenait autrefois sous le nom de semence, non-seulement les graines, mais les fruits secs et monospermes ( akènes et caryopses), que l’on considérait, |>ar erreur, comme des graines nues, c'est-à-dire dépourvues rie péricarpe. Le mol semence est maintenant inusité.
8EMEN-COKTRV Les capitules de plusieurs cs|)èces d’Armoises ( Artemisia , famille des Com- Fic, 1440.— Sommité florifère posées-Corymbifères) (fig. Ifi'iO) fournissent le méde V Artemisia Contra. djcament vermifuge connu sous ce nom.
Semi-, Demi ; dans les mots composés dérivés du grec, hemi-,
SEMI-ADHÉRENT, semi-adliwrens = Semi-infère. Se dit d’un ovaire soudé, mais dans sa partie inférieure seulement, à un tube périgyne. Ce tube périgync est regardé comme constituant le tube du calice; j’ai démontré qu’il est une dépendance du système axile. Voy. Calice et Ovaire.
Semi-amplexa [Folia). Feuilles semi-embrassantes. — Semi-ampleetens. Scmi-embrassant. — Semi-amplexicaulis. Semi-amplexicaule.
SEMI-ANATROPE (Ovule). Semi-réfléchi. Se dit d’un ovule parcouru parut» raphédans la moitié seulement de sa longueur. Voy. Réfléchi.
SEMI-ANNULAIRE. Qui constitue un demi-anneau ; certains embryons.
SEMI-DOUBLE (Fleur), semi-plenus. Se dit d’une fleur double dont toutes les étamines et tous les carpelles ne sont point transformés en pétales, et qui, par conséquent, est susceptible de produire des graines.
Semi-floseulus. Demi-fleuron. Voy. FLEURON, flasculus.
SEMI-GAMOPÉTALÉES ( semi-momijiêtalêes , Adr. Juss.). Plantes à corolle non franchement gamo|téiales; de là lenomdese/n!-/?o.scu/cH.«esdonnéauxChicorarécs.
Semi-globosus. Hémisphérique, semi-globuleux.
SEMI-INFÈRE, semi-iu/erus. Se dit d’un ovaire adhérent dans sa moitié inférieure seulement, par exemple celui du Samolns Valerandi.
Semi-locularis. Se dit d’un fruit pluriloculaire dont les cloisons sont incomplètes, et dont les loges communiquent entre elles.