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TABAC

ponrx's propretés imVIiiinalcs. Ce nWgnùre <|u'à parlirdn r^gne de Omis XIII <|ur l'usage de fumer el de priser commença il se répandre.

Aujourd'hui re goût est tellement général chez tous les peuples de la terre,

FiC. 1V.>0. — Fleur du Tabac (Sicotiana Fie. 1101. — Fruit mûr du Tabac Tnitficum ) (grandeur naturelle). (grandeur naturelle..

iptc l'importance commerciale du tabac est comparable à celle des plus utiles substances alimentaires. Le tabac, administré sous la forme de décoction, agit,

colique et corrosive, a été légué par les naturels de l'Amérique à leurs conquérants de l'ancien monde. — C’est vers la fin du xv* siècle (en 1402) que les hardis navigateurs qui (sous la conduite de Christophe Colomb) touchèrent d'abord l'Amérique par I*He de Cuba, virent les premiers, chez île pauvres sauvages, cette pratique qui leur parut de la plus haute extravagance. Les naturels de ces contrées jusqu'alors inconnues roulaient en petits cylindre-: des feuilles sèches, puis ils allumaient le bâton par un bout, plaçaient l'autre bout à leur bouche, et, par un mouvement alternatif non interrompu d’aspiration et d'expiration, ils s'entouraient' d'un nuage de fumée.

Plus lard les nouveaux aventuriers qui voulurent suivre la fortune de l'intrépide Christophe Colomb, et qui abordèrent à plusieurs îles des archipels du nouveau monde et prirent pied sur le littoral même du continent américain, trouvèrent partout cel usage établi chez les naturels de ces contrées; seulement le mode d'emploi variait d'un lieu à un autre. C’est ainsi que les uns aspiraient et rendaient la fumée par la bouche et d’autres par les narines. Ici on se servait de tubes de bois ; là on employait des tubes fabriques en argile, et l'on bouruit ces tubes de feuilles sèches hachées; il en est qui introduisaient dans leur nez de la poudre fie ces feuilles râpées, tandis que d'autres mettaient les feuilles sèches dans leur bouche et s'occupaient continuellement à les mâcher. Leurs devins prédisaient l'avenir par l'inspection de la fumée de la plante brûlée. Aussi cette plante était-elle cultivée partout, dans les jardins et dans les champs.

Cette herbe était en honneur chez les naturels de l’Amérique pour ses vertus sédatives; ils l’employaient pour calmer les douleurs aigues.

La connaissance du tabac parvint d'abord en Portugal ; plus tard elle pénétra en Angleterre, et ne tarda pas à se répandre dans l'Europe entière, et, de proche en proche, dans toutes les contrées habitées de la terre. — Si bien que la pratique inouïe de se bourrer le nez de poudre de tabac et d’avaler de la fumée, introduite dans le principe comme système de médication dans le traitement de diverses maladies, ne tarda guère à passer dons les habitudes quotidiennes de la vie : le tabac devint un luxe, le Ubac devint un besoin, le tabac devint une nécessité, le tabac lit essentiellement partie des délices de l'existence. — Qui ne croirait, en voyant cet usage si universellement répandu, qu’il ne date de la formation des premières sociétés humaines ? Comment penser que fumer soit une invention

TABACINUS. — TALEA.

à faible close, comme émétique et purgatif; à haute dose, il agit comme poison naroolico-âcre. De nombreux accidents ont à peu près fait renoncer à l'emploi de ce dangereux médicament; on n'en fait guère usage que sous la forme de fumigations intestinales, pour rappeler les asphyxiés 5 la vie.

Tabacinus. De couleur brune, couleur de tabac.

Tabes. Dépérissement.

Tabesrens = Abortivus, Se dit d’un organe qui subit un arrêt de développement, et se flétrit ou reste réduit à un état rudimentaire.

Tabescentiu. Phénomène de l'avortement. Ce phénomène peut être normal (et être du domaine de l’organographie), ou anormal (et appartenir à la tératologie).

TABLEAUX ANALYTIQUE**. — Voy. CLEFS DICHOTOMIQUES.

tablier. Oii a désigné sous ce nom le labellc ( labellwn ), ou pièce inférieure du vcrlicillc interne (corolle) du périanthe chez les plantes de la famille des Orchidées. (Inusité.) Voy. Larelle.

TABULAIRE, tabularis , tabulât us. En forme de tablette.

TACHÉ, maculatus. Se dit d’une couleur uniforme sur laquelle diverses autres couleurs forment des taches nettement circonscrites. — Tache, macula.

Tœniœformis = Tœniutus. En forme de ténia, c'est-à-dire en forme de bande plate et allongée : par exemple, la division moyenne du labelle chez le Loro- < flo&sum hircinum.

Talea. Bouture (voy. ce mot).

toute récente, qui date pour nous de la conquête du nouveau monde et qui nous vient des peuplades indigènes de l’Amérique ?

Cette bizarre innovation, dit Moquin-Tandon (Botanique médicale ), fut regardée d’nbord comme dangereuse. En 1604, Jacques 1er, roi d'Angleterre, et en 16*24 le pape Urbain VIII, s'élevèrent avec violence contre la plante américaine et la défendirent sous des peines trèssévères. La même interdiction eut lieu en Turquie et en Perse. Le tabac fut d’autant plus recherché, que son usage rencontrait plus d’obstacles. On ne se contenta pas de le priver, on le fuma et on le mâcha ! — Eli quoi ! «lisait Jacques Iof,le très-élégant et très -docte monarque de lu Grande-Bretagne, on ne peut recevoir un hôte sans lui offrir du tabac ! il n’est de cure que par le tabac ! de réunions recherchées que celles où l’on fume ! Encore serait-cc tolérable si les hommes étaient seuls atteints de cette manie ; mais voici que nos femmes sont elles-mêmes obligées de dépraver leur haleine par le tabac pour pouvoir supporter l’odeur infecte dont leurs maris sont imprégnés !

G’est vers 1558 qu’un moine, Audré Thevet, importa en France le tabac, herbe pat' fumée fort .salubre pour faire distiller et consumer tes humeurs superflues du cerveau , qui fait /tasser ta faim et ta soif\ et dont les chrétiens établis en Amérique sont devenus merveilleusement friands! — Très-peu «le temps après, sous le règne de Henri IV, le tabac fut mis en honneur par Jean Nicot, ambassadeur de France à la cour de Portugal, lequel envoya de Lisbonne, a Marie de MéJicis, une certaine quantité de la nouvelle poudre, qui fut appelée d’abord poudre de la Heine. — Les botanistes ont désigné la plante américaine sous le nom «1e N india a a Tabucum, en l’honneur de Jean Nicot. son inlroducleur [tabac est un mol de. la langue des naturels de l’Amérique; tahu* r.o, mol altéré par les Portugais, était le nom «le la pipe primitive des Américains ; une lie des Petites-Antilles s’appelait Tabayo, une ville du Mexique Tabnsco). — En France, le gouvernement mil nu impôt sur le tabac, puis il en prit le monopole, et le revenu de ce monopole s'est élevé graduellement jusqu'à la somme énorme où il est aujourd’hui. — Eu I7H7, le tabac rapportait au gouvernement français environ ‘2U millions. — Eu 1844, il a donué IU0 millions, dont 75 millions de bénéfice net. — En 1847, le produit ntl a été de 86 millions, et en 1853 de 105 millions. — En 1868, le produit net de l’impêtsur le tabac a été d’environ drus cents initiions .

TAMARIN. — TAMAR1SCINÊES.

TAMARIN. Le Tamnrindus indien (fi". 1A92) (famille des Légumineuses- Cassiées) esl un bel arbre originaire de l’Asie, el importé en Amérique et aux colonies. La pulpe qui conslitue la couche interne de la gousse et entoure les graines (comme dans le fruit de la fiasse [f'nlAailnrni-pus Fi.it itin] et celui du

FlO. 1102. — Rameau florifère et fructifère du Tamarin iTnmarimtwi milita).

Caroubier) est acidule-sucrée et légèrement astringente : en petite quantité, elle esl rafraîchissante; prise plus abondamment, elle constitue un médicament laxatif. — En Provence, on donne par erreur le nom de Tmitnrin au Tamarix gnllica (Tainariscinées).

TAMARISCIXKF.S. Famille de plantes diculj lécs dialypétales, à ovaire libre, ne renfermant guère que le genre Tnmnrix et le genre Wi/ncnrin. Les Tamarisciuées présentent quelques rapports d'organisation avec les Ljllirariées, dont elles diffèrent néanmoins essentiellement par leurs pétales et leurs étamines bypogjnesel leur ovaire libre. — Les espèces (arborescentes ou frutescentes) qui constituent celte famille appartiennent à l’ancien coulincnl ; elles sont étrau-

TANAISIE. — TAXINÉES.

gères à l’Amérique. — Le genre Tamarix est représenté dans la flore d'Europe par quelques jolis arbres (T. gallica, T. africana) répandus sur les côtes du bassin de la Méditerranée. Les Tamarix sont des arbres à rameaux effilés, flexibles, à petites feuilles squamifbrmes, imbriquées; leurs petites fleurs roses sont disposées en épis cylindriques ; ces épis constituent par leur réunion de vastes et élégantes panicules. Le port , le feuillage et l’inflorescence des espèces du genre Myricaria sont à peu près les mômes.

La famille des Tamariscinées présente les caractères suivants : Fleurs hermaphrodites, régidières. Calice libre, persistant, à 5, rarement 4 sépales. Corolle à 5 pétales hypogyncs, marccscents. Étamines en nombre égal ou double, insérées sur un disque hypogyne, réunies par leurs filets en tube à leur base. Ovaire (fig. 1493) libre, ord. trigone, uniloculaire, composé ord. de 3 carpelles soudés par leurs bords, à placentation pariétale. Ovules nombreux, réfléchis. Styles 3, ord. libres. Capsule uniloculaire, 4 3 valves (rarement 2-4), à déhiscence loculicide. Graines présentant une aigrette de poils soyeux au niveau de la rhalaze, dépourvues de périsperme, à embryon droit

TAXAIS1E ( Tanacelum vulgare, famille des Composées-Corymbifères). La Tanaisie (fig. 1494) est douée de propriétés stimulantes et toniques analogues à celles de l’Artemisia vulgaris. On l'emploie quelquefois comme anlhelminthiquc.

TARDIF, (ardus, serotinus. Qui fleurit ou fructifie vers la fin de l’automne.

TAXIXKES. Famille de végétaux gymnospermes de la classe des Conifères ; divisée en deux sous-familles, savoir ; 1° ovule dressé, Taxinées vraies, comprenant les genres Taxas (If), Salisburia (Gingko),

T hyUocladus , Cephatota.vus,e\. Tnrreya; et 2° ovule renversé, Podocarpées : g. Podocarpus, Saxo-Gotluea et Dacrydium.

Ia?s Taxinées sont des arbrisseaux ou de grands arbres à feuilles distiques ou en spirale, linéaires ou membraneuses et en éventail, quelquefois accompagnées de squamules (feuilles en forme de petites écailles). Fleurs unisexuées, dioïques ou monoïques : les fleurs mâles disposées en chatons, les fleurs femelles solitaires, à pédicelle nu ou muni de bractées imbriquées. Étamines (môme structure que dans les Cupressinées et les Abiétinécs) disposées autour de l’axe du chaton, ordinairement bilobées, quelquefois 3-8-lobées. Périanthe nul. Feuille carpellaire? pré-

FiG. 1494. ■ — Sommité florifère (te ta Tanaisie ( Tanncetum vulgare).

Fin. 1 493. — Ovaire (proportions grossies) d’un Tamarix (coupé verticalement pour montrer les ovules).

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