ASCENDANT
groupées en épis, ou disposées sur des réceptarles charnus, lanlôl déprimésurcéolés (rappelant ceux des Figuiers), tantôt globuleux, donnant lieu h des capitules fructifères (rappelant les chatons des Mûriers). — A celle famille appartient le genre Antians, dont certaines espèces contiennent un suc laiteux qui est un des poisons les plus violents du règne végétal ; les naturels de Java s'en servaient pour empoisonner leurs flèches. Aux Irlocarpées appartient également le genre Arlocarput, qui fournit l’Arbrc-à-pain (fig. 70), dont les épis fructifères, très-volumineux, sont comestibles (leur structure est celle d’un chaton de Mûrier). L’Arbre-l-pain, originaire des Iles de l'Océanie, où il nourrit des peuplades entières, est cultivé dans les rT-gions tropicales de l'Asie et de l'Amérique.
ARTORIII/.ÙKS. Classe comprenant les familles des Dioscorinées et des Taccacées. Ses caractères sont les suivants : Plantes monocotylées. Fleurs à ovaire infère, b périanlhc herbacé ou pétaloide à six pièces, surmontant l’ovaire. Ovaire composé de trois carpelles soudés, à trois loges (Dioscorinécs) ou uniloculaire (Taccacées). Ovules peu nombreux, réfléchis ou courbés- réfléchis. Fruit capsulaire ou bacriforme. Fmbryon renfermé dans un périsperme, au voisinage de l'ombilic.
ARUM, Gouet, Piod-de-vcau, Moine ( Amin Maculation, faut, des Aroïdécs). Les rhizomes charnus et féculents de nos Arma indigènes .1. mandatant, A. italicum, et A maniai ndgare) renferment un principe ûcrc; leur saveur est brûlante ; la plante, pilée et appliquée sur la peau, est rubéfiante et constitue un sinapisme. La pulpe de la racine (rhizome), administrée b l'intérieur, même b faible dose, agit comme purgatif drastique, en irritant les voies digestives: c'est un médicament dangereux ; une plus forte dose constituerait un poison Acre. — Voyez la figure de l’.-l. manilalum au mot AroidF.es.
Arrensi.i (de arrum, champ). Qui croit dans les champs.
.\S.\-FŒTII)A [Fendu Amfwtidw. Grande plante de la famille des Ombellifères, spontanée en Perse [fig. 71). Son suc durci estime gomme-résine d'une odeur pénétrante très-désagréable ; on lui a donné le nom de s •terrus diaboli. C'est un médicament usité comme antispasmodique, et stimulant de l'appareil respiratoire.
ASARKT, Cabaret ( Asnnim europauon, faut, des Aristolochiées). L’/lsflnmi (lig. 72) était un médicament important avant la découverte de l'émétique et de l’ipécacuanha. On employait comme vomitif, soit la poudre des feuilles, b h dose de 1 b 2 décigrammes, soit l’infusion préparée atec h grammes de feuilles pour 250 grammes (un quart de litre) d’eau. Ces préparations agissent en même temps comme émétiques et comme purgatives. Aujourd'hui YAsarum n’est plus employé que sons la forme de poudre stcrnulatoire, pour rappeler le flux nasal.
ASCENDANT, tuemdrns. Ftalé ou arqué b la base, puis redressé. Chez les plantes qui croissent en touffe compacte, les tiges de la circonférence, étant rejetées en dehors par celles du centre, se dirigent d'abord obliquement, puis se redressent quand elles ne rencontrent plus d'obstacle ; ces tiges coudées b la base sont dites ascendantes. Chez d’autres plantes, les liges se couchent naturellement sur la terre et ue se redressent que dans leur partie supérieure;
ASCHIUORLASTÊES. — ASCIDIE. 93
tel est le cas pour les tiges de certaines espèces annuelles : une variété du Cbenn/mdium rubrum, du Polygonum Persicaria, etc. — Tous les organes coudés à la base, puis redressés, sont dits ascendants ; les ovules qui naissent au-dessus de la base de la loge qui les renferme, et sont dirigés vers le sommet de cette loge, sont dits ascendants. — Les filets des quatre étamines longues de la fleur des Crucifères sont ascendants ; les filets des deux étamines courtes chez la môme fleur sont droits. — Sève ascendante , liquides absorbés daus le sol par les racines et qui montent dans la tige, les rameaux et les feuilles.
Kir,. 7t. — Asa-fœtida (Feru/u A 'G ftrtUtn) Fie. 72. — Asaret (A earum europceum)
(dimensions réduites). (dimensions réduites).
ASCHIDOIILASTÉKS. Plantes dont la graine est à embryon indivis : par ex. les Orchidées.
ASCIDIE, asridium (de outre). Feuille caulinaire (de la tige) façonnée en urne, en godet, en outre, en cornet, etc. Par suite de la soudure des bords (f un pétiole dilaté en phyllode, l’ascidie a la forme d’une aiguière munie de son couvercle dans les cas où le limbe réduit de la feuille fait l'oflicc d’un ojtercule sur le cornet. — On donne le nom de nectaire ou é/ierwi à certaines feuilles de la lleur dont la forme et la structure sont à peu près les mômes que celles des ascidies foliaires; ces pétales et sépales tubuleux et en éperon sont de véritables ascidies /lorales. — Or, on a peu ou pas signalé l'analogie qui existe entre les ascidies et les nectaires; je me propose ici de mettre ce point de vue en évidence. Pour faire saisir ces analogies, il suffira de donner l'explication des ligures que j’ai groupées, dans cet article, sous les yeux du lecteur.
ASCIDIE
Fig. 73. — Fleuret pétale de VEranthis hiemalis (Renonculacée indigène). La forme tubulcusc-bilabiée de ce (létale résulte de la soudure de ses bords dans une partie de sa longueur.
Fig. 74. — Fleur d'Ancolie ( Aquilegia vuhjaris). Les cinq pétales longuement prolongés au-dessons de leur insertion et roulés eu cornet se terminant en épc-
Fie. 73. — Ascidies florales. Fleur et pétale Fie. 74. — Ascidies florales. Fleur île de 1 ' Kranthis hiemalis. 1 Aymlcgia vttlynns.
ron, ne diffèrent de ceux de VEranthis que par le développement inégal qni les fait dévier et se prolonger au-dessous du niveau de leur insertion.
Fig. 75. — Fleur et pétale de Migella anvnsis. Le pétale est bilabié ; sa lèvre inférieure , biüdc , se prolonge en deux petits sacs. — Dans le Pied-d’alouellc
Kic. 75. — Ascidies florales.
A, fleur complète du Si gel la arvensis; B, pétale isolé.
(genre Delphinium ), le sépale supérieur, seul, est prolongé au-dessous de son insertion en un éperon creux.
Fig. 76. — Dans la Capucine ( Tin/in-uluin majus ), le calice est bilabié, cl sa lèvre supérieure, formée de trois sépales, se prolonge inférieurement eu un éperon creux. Cet éperon (ou ascidie florale) est donc plus complexe que les précédents, puisque trois feuilles entrent daus sa composition.
I,es sépales et les pétales en forme d’éperon ont en outre, comme caractère commun avec les feuilles caulinaires en forme d'ascidie, la propriété de sécréter un liquide (ce liquide est sucré dans les éperons des fleurs [nectar], il est souvent insipide dans les ascidies des feuilles); dans les nectaires connue dans les
ASCIDIE
ascidies, il s’éi»nche de la surface glanduleuse d’une partie de la face interne du sac, et remplit plus ou moins la cavité. Dans les Nepenthes et les Cephalutus, cette petite réserve d’un liquide inoffensif peut servir à désaltérer les oiseaux, et même les voyageurs.
Fig. 77. — Feuille du Sarracenia purpurea. Le pétiole membraneux de la feuille est à bords soudés longitudinalement, ce qui donne lieu à la forme en
l'IG* 76. — Ascidies florales. Coupc de la fleur Fig. 77. — Ascidies foliaires. Feuille
de la Capucine ( Trop<eolum ma jus). — c, pé- en cornet du Sarracenia purpurea. talcs ; .v, sépales ; r. étamines ; />, ovaire ; epry éperon; pnf pédoncule.
cornet; une aile longitudinale marque la ligne de la soudure (qui est congénitale), et est une sorte de pincement. Un léger rétrécissement au sommet du cornet indique le |H>int d'où part le limbe rudimentaire de la feuille.
Fig. 7 8. — Feuille de AV/>e/tMei(plantc de Madagascar;. Le pétiole est largement ailé (transformé en pbyllode) dans la première partie de sa longueur ; puis il se prolonge sons la forme cylindrique, cl enfin reprend le caractère de pbyllode dans sa partie terminale. Dans cette partie, les I tords delà membrane étant soudés entre eux, il prend la forme d'une urne ou d'un sac; puis vient le limbe véritable de la feuille, lequel est réduit à de faibles pro[iorlions (selon la loi de balancement organique, et en raison inverse du développement extraordinaire de la partie pétiolairc de la feuille). Ce limbe joue le rôle de couvercle de l’urne ou de l'aiguière ; l'ensemble constitue la construction la plus élégante qu’il soit possible d’imaginer. Certaines feuilles de Nepenthes ne portent ni urne ni couvercle,
ASCIDIE
ou n’en présentent que des traces; ces organes sont alors avortés : dans ce cas, le pétiole, après son premier élargissement membraneux, se prolonge simplement par sa nervure dorsale, qui se termine en vrille et sert à la plante à se cramponner.
Fie. 78. — A<ri,lir< fnlinire t. Feuille en aiguière munie de son couvercle du Sepentkes ampu/faria.
Fig. 79. — Feuilles de Ccp/talotus fnUiaUnrv * (l'une plane, l’autre en forme d 'ascidie). — La fig. 80 représente la plante entière du Cephnlotu* (les dimensions réduites;. Dans cette curieuse plante de l'Australie, le pétiole de l'ascidie est cylindrique, et se termine brusquement en une vaste expansion bilabiéc : la lèvre inférieure (qui peut être considérée comme une dilatation du pétiole analogue ii celle du Ae/ienf//esj est prolongée (comme l'éperon de l'Ancnlie) en un sac profond, orné de côtes ailées membraneuses; cette lèvre est rculléc à l'ouverture du sac en un bourrelet à nervures saillantes; la lèvre supérieure est en forme de couvercle ou d’ojiercule. — Dans le genre Durlingtonia, l'ascidie (également péliolairc) est surmontée d’un couvercle ou opercule (litnbaire) profondément bifide.
ASCIDIE
Fig. 81. — Fragment trime feuille d’ Ulricularia vutgaris chargée de petites ascidies. — Fig. 82, une des ascidies grossie. — Fig. 83, la même, coupée ver-
Fio. 79. — Ascidies foliaires. Feuille en aiguière, f". munie de son couvercle, / ', du Cephalotus follicularis ; /, feuille plane.
ticalement. — Dans cette jolie plante de uos marais tourbeux, la nature, pour rendre la plante plus légère et flottante sur l’eau, à l’époque de la floraison, a
Fie. 80. — Cephalotus, piaule entière (dimensions réduites). — a, une ascidie; op, son appendice ; f, f, feuilles planes.
pourvu les feuilles, ntultiséquécs à segments linéaires, d’une multitude de petites
Fie. 81. . — Ascidies faliolaires. Fragment Fie. 82. — Ascidie Fie. 83. — Coupe
de feuille d’une lilrtculaire ( Vtricularia grossie. verticale de la
vulguris). môme.
ascidies constituées charune par un petit lobule de la feuille, lequel est dilaté— membraneux, à membrane inégalement développée (le plus grand côté est celui
CERNAIS (DE ST'PlERHEj . 7
ASCIDIGÈHË. — ASCLÉPIADÉES.
de la nervure dorsale, le côté de la suture des bords est courtj; l’ouverture de cette petite urne est ornée de cils rameux (qui sont le prolongement à l’état libre de ses nervures'. — Dans l’Utriculaire, les divisions d’une même feuille qui constituent un nombre indéfini d'ascidies peuvent être comparées aux divisions de la feuille staminalc du Ricin [I licinus Palma-Christi), qui constituent autant d’anthères. — Les excellentes ligures qui accompagnent cet article sont empruntées à rinqxirtani ouvrage de M. P. Duchartre (Éléments de botanique). — La question des ascidies a été successivement élucidée, mais traitée à des points de vue divers, par MM. Bischoff, Schlciden, Gœppert, Scbacht et Duchartre.
ASCI DIGÈRE. Qui porte une ascidie on des ascidies. Voy. l’article ci-dessus.
ASCIGÈRE. Qui |x>rte un asqtie (asc us) ou thèque, ou des asques (asci). = Endosporé = Thécasporé.
ASCLÉPIADÉES. Famille de plantes dicotylées, gamopétales, h ovaire libre. Les Asclépiadées sont très-voisines des Apocynécs, dont elles diffèrent cependant essentiellement par la structure singulière de l'appareil staminal, qui rappelle celui des Orchidées. Les Asclépiadées comprennent un assez grand
nombre de genres. Comme les Apocynécs, elles habitent généralement les régions tropicales (dans la direction australe pour l'ancien monde, dans la direction boréale pour l’Amérique); très-peu d’espèces sont propres aux climats tempérés : la Hure indigène nous offre le Vincetoxicum officinale (vulg. Dompte-venin), plante vivace de nos bois; YAtclejna* syriaca (A. Cnrnuti), plante d'Amérique, est presque naturalisé dans les jardins rusLiqucs.
Le suc laiteux des Asclépiadées est âcre, amer, émétique, mais moins vénéneux que celui de la plupart des Apocynécs.
— Les Asclépiadées sont des arbrisseaux à suc lactescent, souvent volubiles; plus rarement, des plantes herbacées vivaces (fig. HA), quelquefois à liges charnues prismatiques, à feuilles abortives (ex.:
genre Stnpclia, plantes grasses ayant le port de certaines Euphorbiacécs ou de certaines Cactées). Feuilles ordinairement opposées, à stipules milles ou réduites à des glandes ou il des cils. Fleurs
Fie. 84. — t'inceloxicum officinale. . . ... , ... , . „
" hermaphrodites, regulieres, a inflores-
cence ord. inlcrpéliolairc (par la soudure à la lige d'un |iédonculc axillaire inférieur), souvent disposées en fausses ombelles, ou en cymcs. Calice à à divisions. Corolle bypogy ne, gamopétale, caduque, 5-lide, rulacéeou campauuléc-urcéolée,
ASCLÊP1ADES. — ASPARAGINÉES.
à gorge munie (t'écailles nectarifères, à lobes séparés par une dent; ordinaireineui à préfloraison contournée. Étamines 5, insérées au fond de la corolle, et alternant avec ses lobes ; fdets ordinairement soudés en un tube qui entoure ('ovaire, et munis chacun, au sommet, d'un appendice en forme de cornet recouvrant l'anthère correspondante. Anthères ordinairement soudées elles-mêmes en un tube qui entoure le style et le stigmate; ordinairement surmontées d’un prolongement membraneux du connectif; à lobes quelquefois divisés en deux loges; pollen ordinairement réuni en masses solitaires dans chaque loge de l'anthère, les masses polliuiques étant fixées, par paires, à un stigmate pclté, par des appendices filiformes glanduleux; rarement pollen à grains réunis par quatre. Ovaire à 2 carpelles pédicellés indé|iendants, souvent un seul, par avortement de l’autre. Ovules nombreux dans chaque carpelle, insérés sur plusieurs rangs à la suture ventrale, pendants, réfléchis; stigmates soudés en une masse épaisse à 5 angles. Graines nombreuses, comprimées-lenticulaires ; présentant, au niveau du micropyle, une aigrette soyeuse dirigée vers le sommet du carpelle ; pourvue d’un périsperme minet- entourant un embryon droit. — Les Asclépiadéesontété divisées en trois sous-familles : Périplocées, Sécamonêes et Asclépiadées proprement dites, comprenant elles-mêmes plusieurs tribus, auxquelles appartiennent les genres f'ynanchum, Vinceloxicum, Asrle/iias, Stapelia, etc. •
Les Asclépiadées doivent leurs propriétés à un suc laiteux âcre et amer, et à diverses substances extractives; ce suc est doué de propriétés émétiques énergiques et vénéneuses à forte dose. Quelques csjièces exotiques ont été employées comme succédanées de l’Ipécacuanha, d'autres comme purgatives, stimulantes, ou anthclmintbiqucs. Les aigrettes soyeuses des Asclepias peuvent être ûlées, mêlées à la laine et à la soie.
ASCI.ÉPIADKS Espèces du genre Asclepias, famille des Asclépiadées.
ASCOPHORE (État). État dans lequel le Champignon présente une forme bien déterminée, et a pour fructifications, tantôt des s/iores renfermées, ordinairement par 8, dans des cellules-mères allongées ou t /tapies ( asci ), tantôt des s/xn es nues, mais portées sur des busides. Le mot ascophore s'oppose aux mots spermatoplwre et cunidifire; pour être parallèle à ces mots, il devrait être : sporophore.
Atcta. Sac renfermant plusieurs spores ; sorte de sporange. — Ascigerus. Qui porte des sacs sporifères.
Ascgpltus. — Voy. Scythes.
ASPARAGINÉES. Famille de plantes monneotylées, comprenant le groupe des Smii.acÉes et le groupe des ASPABAGÉES. Cette famille est très-voisine de celle des Liliacées; les caractères donnés à l’une s'appliquent presque exactement il l’autre (voy. Liliacées). S'il s’agissait seulement des plantes d'Europe, le fruit capsulaire chez les Liliacées, et charnu bacciforme dans les Asparaginées, distinguerait ces deux familles l'une de l'autre ; mais il n’eu est pas ainsi pour l’ensemble des plantes des diverses parties du globe qui viennent s’y grouper (certaines espèces ayant des fruits d'une consistance intermédiaire entre les deux types); la couleur et la nature du tégument de la graine ne fournissent pas un meilleur caractère distinctif.
ASPARAGINÉES.
Les Asparaginées sont des plantes vivaces ou sous-frutescentes, a solicite ordinairement rampante, souvent fort élégantes, d’un aspect quelquefois bizarre, et t d'une structure anomale (relativement à la lige], A ce grou|>e appartiennent : le genre Asparagus (Asperge), dont les derniers ramuscules stériles ressemblent à des feuilles en aiguille (lig. 8Û), et dont lesvéritables feuilles sont réduites à de petites
Fie. 85. — Fragment de rameau d'Aspergc Fie. 86. — Sommité fleurie de Petil- {Asporaçus officina/is). Faisceaux de cia- Houx (Ruscusacuieaiiu), Rameaux en dodea lUi formes à Faisselle de feuilles squa- forme de feuilles piquantes , portant miformes}, chacun une fleur.
écailles; le genre Rusent Petit-lloux), dont les feuilles sont également squatniformes et dont les ramuscules aplatis ovales-aigus, ayant l’aspect de feuilles coriaces (fig. 86), portent la fleur ou le fruit vers le milieu de leur face inférieure.
— Le Smilnx aspera embellit de scs guirlandes épineuses, et de ses grappes de fruits rouges, les bail» de la Provence. le Paris guadri folia présente, au sommet d’une tige scapiforme, quatre feuilles ovales-aigues, entre lesquelles s'épanouit une fleur solitaire. Le Sceau-de-Salomon ( Pulygnnatum culyare), le Muguet (Convallaria maialis ), parure printanière des Ixtis, appartiennent à la famille des Asparaginécs.
Plusieurs petits groupes (de plantes exotiques) se rangent près de la famille des Asparaginées ; Aspidistrées, Ophiopogonées, Herrériécs, Ériosjiermées, Philésiées, Roxburghiacérs.
Les racines et les tiges souterraines des Asparaginées contiennent une substance mucilagineuse ordinairement amère et douée d'une certaine âcreté. La racine de l'Asperge commune (Asparagus nffieinaUs) faisait partie des cinq racines apéritives majeures; les baies et les graines passaient pour diurétiques.
— Les racines du Petit-lloux ( Rusent ueukatus) sont douées des mêmes propriétés que l'Asperge ; ses graines grillées ont été essayées comme succédanées du café. — Le rhizome du Sceau-de-Salomon (/'n/gginialiim vulgare, Desf. , et P. inult i/lurum, Desf.) est mucilugincux; sa saveur est douceâtre. Ou l’eni-
ASPER.