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ASSOLEMENTS

plov.iit jadis comme vulnéraire ;'on en Taisait également usage comme diurétique ; scs baies ont une saveur nauséeuse, et sont douées de propriétés purgatives et émétiques. — La souche rampante du Muguet { Convallaria maialù) était jadis odicinalc; son extrait agit comine purgatif drastique. — Chez le Paris qundrifnlia, toutes les parties de la plante sont douées de qualités narcoticoàcres; cette espèce a cessé depuis longtemps d’étre considérée comme officinale. — le Smilax Sassapnrilla (la Salsepareille) croit dans l'Europe australe; c'est un des médicaments dépuratifs les plus usités. — Il suffit de mentionner l'usage alimentaire des turions de l’Asperge; les qualités diurétiques de cet aliment sont constatées par l’odeur particulière qu'il communiqué au produit de la sécrétion urinaire.

Asper. Apre, rude. — Aspendus. Un peu rude.

ASPERGE (Asparagus officinalit, F. des Asparaginées). L’Asperge est spontanée dans les bois sablonneux des environs de Paris : à l’état sauvage, ses jeunes tiges sont minces comme des lils; les variétés & pousses épaisses et charnues sont un produit de la culture. L'Asperge est à la fois alimentaire et diurétique; c'est un des aliments végétaux les plus avantageux b la santé.

ASPERGILLIFORME, aspergillifnrmis. En forme de goupillon ou de pinceau h poils divergents. Il est plus clair de se servir de l’expression en goupillon.

Aspergilhu, goupillon. Organe ressemblant à un goupillon, faisceau de poils divergents porté à l'extrémité d’un corps cylindrique.

Asperies, aspérité.

Aspersns, parsemé (de poils, de taches, etc.).

ASPÉRULE et CAILLE-LAIT, plantes indigènes de la famille des ltnbiacées. Les Caille-lait ( Galium verum, Mollugn, Aparine, et Cruciata) étaient employés autrefois comme médicaments astringents; on se servait aussi de YAsperula qdorata, plante amère et astringente, dans le traitement de l’hydropisie, et de l’A. cgnanchica (Herbe-à-l’esquinancie). Ces plantes sont depuis longtemps à peu près tombées dans l'oubli.

AMQl’E. Sac renfermant plusieurs spores.

ASSA-FOETIDA. — Voy. Asa-FOETIDA.

awsimii. vnov, assimiktio. Phénomène physiologique se produisant chez tous les corps vivants, animaux ou végétaux, et force en vertu de laquelle des substances puisées & l'extérieur, après avoir été modifiées par l'action des organes du corps vivant, entrent dans sa composition. La nutrition et l’accroissement du corps sont le résultat de l’action de l'assimilation.

ASSOLEMEVrs. Les plantes qui font l'objet de la grande culture, étant réparties dans des familles diverses, n'empruntent pas toutes au sol les mêmes éléments constitutifs. De là la pratique agricole connue sous le nom d 'assolements, et qui consiste à faire succéder dans un même terrain des récoltes différentes, dont la production, au lieu d’épuiser le sol, lui donne le temps de réparer ses pertes. Le système des assolements a généralement remplacé le système des jachères, qui consistait à laisser pendant des intervalles plus ou moins longs le sol se reposer, improductif, après chaque récolte. — Les botanistes, et aussi les poêles, trouvaient seuls les jachères riches en bonnes ou en belles plantes, mauvaises

ASTOME. — ATAVISME.

herbes pour le cultivateur. L'assolement tend à détruire ces bonnes ou mauvaises herbes : la terre u'est plus libre un instant, la végétation spontanée se trouve désorientée, la nature n'a plus le temps de s’y reconnaître! '

ASTOME, aslomiis. Qui lie présente |mint de stnma (bouche). Voy. Stoma. ASTRAGAI.K (Aslragatus). Genre de plantes appartenant à la famille des Papilionacécs. — La gominc-adragant, employée en pharmacie dans la préparation des loochs et des pilules, est le suc desséché qui s'échappe naturellement

Fie. 87. — Astrngahis Trngncanthn. Fragment île la plante florifère.

delà tige de plusieurs espèces du genre Astrngn/us ( 1. gumtuifer, A. crrlimt, A. verus, A. Tnignnintlin) (Gg. 87). — Les feuilles de IM sfr. glgcg/j/iyllas, plante commune aux environs de Paris, ont une saveur douceâtre et nauséeuse ; il parait que leur infusion était employée autrefois contre la dysurie. — LM. cxscnpiis, piaule alpine, a été compté au nombre des médicaments diaphorétiques.

ASTRINGENT, nutringnm , ( vhtringem . La saveur astringente, ou stvptique, resserre en quelque sorte les parois de la bouche et provoque l’émission du produit des glandes salivaires (celle de plusieurs fruits avant leur maturité, le fruit mûr du Prunellier, etc.). Les substances astringentes, en resserrant les tissus, agissent comme médicaments antidysentériques et antihémorrhagiques. La Rosé-dc- Provins, l’écorce-dc-Ghéne, la noix-de-galle, l'écorce-dc-Ralanhia (■ Krameria trianrh a , Polygalées), sont des médicaments astringents.

Astij/iis. Qui est dépourvu de style. Se dit d'un ovaire dont le stigmate est scssile.

ATAVISME (de at'inis, parent ou ancêtre). Tendance des hybrides à retourner à la forme, soit de l’un, soit de l’autre des deux parents (soit de la mère, qui a fourni l’ovule ; soit du père, qui a fourni le |»llen). Généralement ce retour à l’un des

ATER. — ATTACHÉ.

déni types normaux a lien par des transitions ou formes graduées, et demande, pour être complet, une suite de plusieurs générations. De mes observations personnelles (sur l'hybridation dans le genre Lagenaria ), il résulte que les plantes hybrides ayant ordinairement des ovaires fertiles et des étamines stériles, c’està-dire des ovules bien conformés et du pollen mal conformé, la fécondation des hybrides ne peut avoir lieu qite par une espèce normale (l’hybride ne peut se féconder lui-méme); — or, le retour a lieu naturellement vers l’espèce qui fournit le pollen (que ce soit le père primitif, ou la mère primitive de l’hybride). Si c’est l’espèce-mèrequi fournit le pollen, le retour vers ce type est rapide, puisque l’cspèce-mère a déjà sa part d'action par le maintien des ovules féconds et puisque l’empreinte du mâle tend à s’effacer dans l’hybride par la production incomplète du pollen. — Si la fécondation a lieu indéfiniment par l’espèce-père primitive, l'hybride, après quelques générations, finit par retourner au type paternel; mais ce cas est le plus rare. — Très-fréquemment le produit hybride ne donne ni |iollcn, ni ovules bien conformés, et il s’éteint sans postérité. — Dans aucun cas, la forme hybride ne parait (dans les conditions actuelles) pouvoir se fixer. — Si l'espèce est vivace, l'individu hybride vit naturellement comme vivrait un individu normal ; on peut le propager par éclats, par boutures, par greffe, mais c'est le même individu fractionné qui s’étend ; la plante s'est divisée, elle n’a pas multiplié. Je crois avoir constaté qu’au bout d'une période d’années plus ou moins longue, les végétaux qui ne sont reproduits que de boutures tendent à s’appauvrir : tel me semble aujourd’hui le cas du Populus fastiyiata (le Peuplierpyramidal) et du Saule-pleureur (dont nous ne possédons du premier que le sexe mâle ; du second, que le sexe femelle). Je suis assez porté à regarder ces deux arbres, le premier surtout, non comme des espèces distinctes, mais comme des formes accidentelles obtenues par hasard et propagées par la culture. Le P. fa.itigiata pourrait ii'èlrc qu’une déformation à tige fastigiée du P. nigra (c’est aussi l’opinion de M. Spach), et le Saule-pleureur ( Salix babylonien) n’est peut-être qu'une variété à rameaux pendants et à fruits plus petits du Salix tilha ou fragilis. Le fait d’un seul sexe connu chez chacun de ces arbres monoïques vient à l’appui de cette opinion.

Ater, noir. — A trains. Qui semble noirci, d’un brun tirant sur le noir.

ATROPE, atropus — Hnmotrope = Orlhotrope. — Ovule atrope, celui qui n’a pas tourné ou basculé; l’ouufe droit, dont le micropyle occupe l’extrémité diamétralement opposée au hile. Voy. Ovule.

atrophie, atrophia. Phénomène en vertu duquel un organe subit un arrêt de développement, et est réduit, soit à un très-petit volume, soit à une partie seulement des pièces qui le constituent à l’état normal, soit même à une masse amorphe qui ne rappelle en rien son organisation : dans ce ras, on ne reconnaît l'organe que par la situation qu’il occupe.

ATROPHIÉ, atrophia. Qui est le siège d'une atrophie.

Atropurpurcus . D'un pourpre noir. — Atmmbens. D'un pourpre ou rouge moins foncé.

Atrovirens. D’un vert foncé, d’un vert sombre ou noirâtre.

ATTACHÉ, adne.rus = A ffixus = Alligatus.

ATTÉNUÉ. — AUCTUS.

1«ft

ATTÉNUÉ, ntteminlm. Insensiblement rétréci ou aminci. Les feuilles de la Pâquerette ( liet/is perennis) sont atténuées â la base, c’est-à-dire qu’elles se rétrécissent graduellement en pétiole.

ATTIER ( Annnasquamosa , Pommier-Cannelle, et .1 ruina muricala , Coros- SOl). Voy. POMME-CANNELLE et COROSSOL.

ATTRAPE-MOUCIIE (Dionœa musripuln; F. des Droséracées). Curieuse |>ctite plante des marais de l’Amérique du Nord, dont les Dro&era de nos tourbières nous donnent une idée. Les feuilles du Dionœa sont disposées en rosette radicale. La feuille se composp d'un pétiole élargi, terminé par un limbe dont chaque moitié longitudinale est solx>rhiculairc (on petit se figurer, en grand, une étamine didyme à loges ouvertes : le filet serait le pétiole, l'anthère serait

Fig. 88. — Feuillet d’Allrape-mouche (Diontea muscipu/n).

le limbe, les deux moitiés étant unies par le connectif, nervure du limbe de la feuille) ; ce limite est cilié ou frangé de longs et robustes |xiils roides et piquants ; au plus léger contact, ses deux moitiés se précipitent l’une sur l'autre. Il en résulte que lorsqu’une mouche ou autre petit insecte vient à se poser sur ce limbe, il se trouve instantanément emprisonné, et d’autant plus étroitement, qu'il fait plus d’elTorls pour sortir de sa prison. — Ce phénomène curieux présenté par le Dionœa offre beaucoup d'analogie, au point de vue physiologique, avec le phénomène d'irritabilité que nous observons dans les feuilles et les folioles de la Sensitive (Mimosa pudicà).

Ali/pirus. Se dit d'une forme plus ou moins éloignée du type normal.

AUBÉPINE ( Cratœgus Oxj/acanlha , F. des Pomacées). La floraison de l’Aubépine est le signal du printemps : «... ]psa Spina-alba saisi i eus fruicx cl frurlu fere inuiilis, floribus nobilis est. » (Kndl. }

A CHIER, alburnum. Couche ligneuse qui, dans les plantes ligneuses de l’embranchement des Dicotylédones, s’est formée dans le courant de l'année précédente, et qui n'a pas encore acquis la dureté des couches formées antérieurement. L'aubier est en général d’une couleur moins foncée que les couches plus anciennes.

And us. Dont le volume est augmenté par suite de l'accroissement.

AURANTIACÉES.

AURAXTI VOKES. Famille île piaules dicolylées, dialypétales, à ovaire libre, composée d’arbres et d'arbrisseaux d'une souveraine beanlé : feuillage lustré, odorant; fleurs parfumées, de forme étoilée, ordinairement blanches ou d’un blanc rosé ; fruits délicieux, de couleur d’or, charment à la fois tous les sens. Aussi les Orangers, originaires de l’Asie, berceau de notre race, figurent-ils dans les légendes des temps les plus reculés : le Pommier du paradis terrestre était sans doute un Oranger; le jardin des Hcspérides était un jardin d'Orangers; la pomme d'or adjugée h la plus belle était le fruit de l'Oranger; et après tant de siècles écoulés, la fleur de l’Oranger, symbole de la pureté, couronne le front des nouvelles mariées. — Les fruits des diverses espèces ou variétés : limons ou citrons, cédrats, oranges, etc. , prodigués dans les repas et les fêtes, sont et

Fig. 89. — Hameau fleuri et fruit de l’Oranger Bigarade (Citrus vulgai'ù var. Biga radia) (proportions réduites).

seront toujours en honneur, en dépit de leur abondance et de leur actuelle vulgarité. — Ces beaux arbres, cultivés en plein air et presque naturalisés sur les bords de la Méditerranée, embellissent nos demeures dans le Nord, à la condition d’être préservés des rigueurs de l’hiver (ftg. 89).

La famille des Aurantiacées a des affinités avec les Méliacées et les Humiriacées ; elle présente aussi certains rapports avec les Rutacées, les Xantlioxylées, les Térébinthacées et les Amyridées. Les caractères généraux des Aurantiacées sont les suivants : Arbres ou arbrisseaux renfermant dans les feuilles, les fleurs et l'écorce du fruit une huile essentielle très-odorante ; glabres, h ramnscnles axillaires dégénérant souvent en fortes épines. Feuilles alternes imparipenuées, Il plusieurs paires de folioles, ou trifoliolées, ou II une seule foliole terminale articulée avec le sommet du rachis, rachis souvent ailé, membraneux (g. Citrus, Oranger); stipulas milles. Fleurs régulières, en grappes ou en corymbes. Calice court, urcéolé,J/i-5 dents. Corolle à ft-5 pétales, rarement 3, libres ou cohérents.

AÜRANTIAC.tlS.

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