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BUTER

BLANC-IIES-IUONES. Mucédinée (classe des Champignons) filamenteuse du genre Bhizophila. Cette végétation parasite constitue un réseau de couleur blanche, qui s’attache aux racines des arbustes et arbfes cultivés, et les fait rapidement périr. Les arbustes attaqués doivent être arrachés (leurs racines malades enlevées ou lavées), et être replantés ailleurs.

bodfastetk (mot allemand). M. Loger a réparti les plantes en trois catégories relativement aux terrains où elles végètent : bodenstete, propres il des terrains déterminés; bodenholde, préférant un terrain i un autre; bodenvagt, indifférentes sur la nature du terrain.

BOMBACÊES. Famille de plantes dicotvlées dialvpétales (pour la classification), eu réalité gamopétales, détachée de celle des Malvacées. C'est au groupe des Bombacées qu’appartient le genre Adansonia (les Baobabs, arbres du Sénégal, célèbres par leurs dimensions énormes). Voy. Baobab.

BORGNE (terme de jardinage). Plante privée de son bourgeon terminal. Un chou borgne ne peut pommer.

bota\omêtrie. Synonyme inusité de Phyllotaxie. Voy. ce mot.

Botrys. Grappe. — Botryoides. De la nature de la grappe (ex. : Muscari botryoides, Muscari à fleurs en grappe; Teuerium Botrys, Tcucrium à inflorescence en grappe).

boursen (terme de jardinage, arboriculture). Chez le Poirier et le Pommier, si les boulons 3 fleur s'allongent et durent plusieurs années (fleurissant une année sur deux), ils prennent le nom de bourses. « On se contente de rafraîchir leur extrémité, si l’on veut avoir des fruits. » [Le Bon Jardinier.)

BOlTOVi-A FRl IT. Cliez les Poiriers et les Pommiers, ces boutons ou bourgeons mettent un î quatre ans à se développer. V ébourgeonnement (voy. ce mot), fait avec habileté, détermine le développement des boutons-à-fruit. Un ébourgeonnement trop complet peut déterminer le boulon-à-fruit à se transformer en branche-à-bois ; un ébourgeonnement insuffisant laisse subsister des bourgeons-i-bois qui affament le bouton II fruit et le font avorter.

brakube-a-FRITTS (terme de jardinage, arboriculture). Les branches à fruits proprement dites présentent des fleurs dans toute leur longueur. Elles ne développent pas de sous-bourgeons comme les branchcs-à-bois et les gourmands. I,es lambourdes (voy. ce mot, Suppl.) sont des branches à fruits courtes qui ne présentent de boutons à fleur que vers leur sommet.

BRAN. Mot employé en horticulture pour désigner les branches. On ne laisse qu’un certain nombre de Irras aux Melons cultivés sur couche, on supprime les autres.

BRETONIC-DE-L’INDE, Bonnet-carré. Le Barringtonia speciosa.

BRiviui.l i: « Branche à fruits, mince et courte. ■ [Le Bon Jardinier.)

BUTER (terme de jardinage). Amonceler la terre en pyramide autour d’une plante, soit pour la préserver du froid pendant l’hiver, soit (tour la faire blanchir, soit pour lui faire produire des rejets.

CALAMINA1RE. — CAULOSARQIÏE.

CALAMI NAIRE. Se dit de plantes croissant dans des terrains contenant de l'iuin. Ex. : Viola enluminons , Thlaspi ealaminare (plantes des environs d’Aix-la-Chapelle).

cai.yue. Voy. Calice. — ialuile. Voy. Calicule.

CAMARA-FAIJX-THÉ (Ixintana l‘seudothea , famille des Verhénacées). Plante dont les feuilles sont employées au Brésil comme succédanées du Thé.

CAPRIER [CapjMiris spmosa, famille des Capparidées). Voy. CapparioEes.

CARAMBOI.IER ( Averrhoa Carambola). Arhre de l'Inde à fruit charnubacciforme comestible ; on le cultive dans les régions chaudes du globe, en Cochinchine, etc.

Les Averrhoa sont des arbres de la famille des Oxalidées, à feuilles imparipennées, à grappes disposées en panicules terminales. Endlicher a partagé le genre Averrhoa en deux sous-genres : — Bilimbi (dont VA. Bilimbi est le type) : étamines toutes fertiles, baies à angles obtus, graines sans arille ; — et Carambola (dont IM. Carambola est le type) : étamines du rang opposé aux pétales stériles, baies à angles aigus, graines pourvues d’un arille. — Le fruit charnu-comestible, acide et sucré des Averrhoa résulte d’un ovaire à cinq carpelles fermés (ovaire 5-loculaire), à placentation axile, à ovules nombreux, réfléchis, pendants. — Le fruit du Carambolier est sucré-acidule et se mange cru ou cuit ; le fruit du Bilimbi est très-acide, il entre dans quelques préparations culinaires.

CASSA VE. Dans les régions tropicales, on prépare sons le nom de painde-Cassave, avec la farine de Manioc (Jatropha Manihot, famille des Eupliorbiacées) (voy. ce mot), un pain d’une saveur agréable. Ce pain, qui manque de gluten, ne lève pas; il est lourd et indigeste. C’est avec la farine de Manioc qu'on prépare le tapioca.

fAOLOSARQiE ou CAUI.OBtII.BE. J'ai proposé cette dénomination pour désigner d’une manière générale les renflements tubériformes, tuberculiformes ou bulbiformes, que présentent certaines tiges, surtout certaines tiges hypogées ou souterraines (rhizomes). — Je divise les caulosarques en deux sections principales : première section : tiges renflées avant l’é|>oquc de la floraison; et DEUXIEME section : tiges renflées après l'époque de la floraison. — Je citerai comme exemples de caulosarques de la première section : le Banunculus fmlbosus, la variété du Chou cultivé dite Chou-navet (dans le Chou-rave, le renflement est situé au-dessous des feuilles, et appartient, partie h la tige, partie b la racine), l 'Alisma Plantngo, V Avenu precatoria. — Je citerai comme exemples de tiges ou rhizomes à caulosarques de la deuxième section : V Orobus tubeiosus, le Géranium tuberosum ; les Iridées (dites ît bulbe solide). Crocus, Gladiolus, Ixia, Antholiza, etc., le genre Colchicum, et les Orchidées dites épiphvtes, dont le renflement charnu est souvent désigné sous le nom exact de pseudobulbe. Quelques Orchidées indigènes présentent des pseudo-bulbes ; le Malaxis paludosa, le Liparis Læselii, VEpipogium Gmelini (Epipogon aphgllus). Chez ces deux dernières, le renflement charnu est situé sur la tige aérienne.

CIlAMf.CERISIF.R. — r.OPAI„

Les tubercules proprement dits sont le résultat de rhizomes brusquement renflés à leur extrémité en un bourgeon charnu ; je désigne ces tubercules sous le nom de turiosarques ou turiobulbe s (voy. ï'untos.vHyuE, Suppl.) : tel est le tubercule de la Pomme-de-terre.

CIIAMÉc.ERisiKR, Chamêrisier et Camêhisieh ( Lonicera Xylosleum, famille des Caprifoliacées) (voy. CAHÊRISIER). On donne quelquefois aussi le nom de Chamérisier au Symphoricarpos racemosa, arbuste exotique 4 baies blanches, fréquemment planté dans les parcs, et appartenant également à la famille des Caprifoliacées.

( UEVII.I.ER (terme de jardinage). Multiplier par boutures.

CHLAMYDÉ. J’ai attribué cette qualification aux fruits qui résultent d’un ovaire contenu dans une cupule réceptaculaire (tube accrcsceut du calice), soit libre, soit adhérente.

CIILOHIDÉES. Division de la classe des Algues.

CIIORITOSPORÉES. Division de la classe des Algues.

CIIOIJ-CARAÏBE (Cnladium sagitlifolium). I.es feuilles et les racines de cette plante, comestibles après la coction, sont en lisage dans les pays chauds.

CLAIR-BASSIN. Diverses espèces de Renoncules à fleurs jaunes, cl notamment les llanunculus aivis et H. bulbosus, jolies plantes communes aux environs de Paris, dans les lieux herbeux, et dont le suc est âcre et presque caustique. Elles fleurissent au premier printemps, en même temps que le Ranunculus répéta (Bouton-d'or) (voy. ce mol), es|>èce qui habite les lieux herbeux humides. Voy. Renoncules.

COCA. Erytbroxylon Caca (le genre Eythroxylon est voisin des Malpighiacées, il constitue la famille des Érythroxylées), arbrisseau du Pérou. On prétend que les feuilles du Coca (mêlées aux cendres du Chenopodium Quinoa), mâchées en petite quantité, permettent de supporter la soif cl la faim pendant un certain temps; eu trop grande quantité, ce masticatoire détermine l’ivresse.

COIGNASSIER (voy. COGNASSIER). Le Cydonia vulgaris. Selon quelques érudits, la potnme-d'or des légendes fabuleuses (le chrysomelum ou pomumaureum) était le coing.

COINMJ. Fruit du Cognassier (voy. ce mot), le Cydonia vulgaris. Ce finit mûr a une odeur aromatique agréable ; sa chair est dure et cassante, et d'une saveur à la fois âpre et sucrée. Cuit, il constitue un aliment agréable, mais un peu astringent. On en prépare des pâtes sucrées, une gelée, un sirop. Les pépins du coing sont entourés d'un mucilage adoucissant.

COLOMBO (C acculas palmatus, F. des Ménispermées). Plante de l’Afrique orientale et de Madagascar. La racine de Colombo est officinale, sa saveur est fortement amère. C’est un médicament stimulant et tonique employé sous la forme de poudre et de teinture contre la dyssenterie, la cholérine, les indigestions, etc.

t'OPAi,. Résine qui entre dans la composition de certains vernis. Le copaldur ou copal-d’Orienl provient de VHymentra rerrucosa , Courbaril-verruq ueux, arbre de la famille des légumineuses-! .ésalpi niées. Le copal-tcndre-de- Nnbic provient d’un arbre voisin des Noyers, l' Engelhardtia spicaia , famille lies Juglandées.

COURONNÉ. — DÉCURTATION,

COURONNÉ (terme d'arboriculture). Se dit d'un arbre dont la partie supérieure, la tête, |>érit par suite d'accident (brisure, gélivure, attaques des insectes, etc.), par suite d’épuisetnent (lorsque l'arbre végète dans un terrain infertile), ou par suite des progrès de l'âge.

coi:rso\ (terme d’arboriculture). Dans la taille du Pêcher, les scions destinés à porter fruits doivent être taillés très-court (sur l’un des yeux les plus bas, le plus voisins de la branche-mère); les scions ainsi rabattus prennent le nom de coursons.

CRESCENTIÉES. Petit groupe placé par Kndlicher à la suite des Gi.sni':rac.Èes (voy. ce mot), comprenant les genres Crescentia (arbrisseaux de l’Amérique tropicale), Tanaèciuui (arbrisseau des Antilles), et Tripirmaria.

ntossuni:. Bouture faite avec un rameau de deux ou trois ans. Ce genre de bouture convient au bouturage de la Vigne, du Groseillier, des Rosiers.

CYCAS CIIU IWI IS (famille des Cycadécs, voy. ce mot). On prépare avec la moelle des Cycas, comme avec celle de certains Palmiers (le Sagouticr, Sagus Raphia), une fécule alimentaire, le sagou, à laquelle on donne une forme granulée par un procédé de préparation. Voy. Cycadéacêes.

CYCLOCARPE. J’ai désigné par cette qualification les fruits composés de carjielles plus ou moins nombreux (deux ou plusieurs) disposés en un seul verticille. Les fruits cyclocarpes sont à carpelles libres ou à carpelles soudés entre eux, et dans ce cas, ou les carpelles sont fermés et donnent lieu à un fruit pluriloculaire, ou ils sont ouverts et soudés bord il bord, et donnent lieu à un fruit polycarpellé uniloculaire. H n'est pas toujours facile de reconnaître chez, les fruits cyclocarpes uniloculaires le nombre des carpelles ; ce nombre est cependant, en général, reconnaissable au nombre des styles ou des stigmates.

CYPRÈS (Cuprestus semptrviretu, famille des Cupressinées), Les cônes globuleux ou galbules du Cyprès contiennent du tannin; avant leur maturité, unies emploie comme médicament asiriugent. Get arbre est ornemental et funéraire.

dard (terme d’arboriculture). Chez les arbres fruitiers, scions ou rameaux restant courts et portant une rosette de feuilles. Le dard se termine (tondant plusieurs années par un mit (bourgeon-à-bois); il finit, après quelques années, par se terminer par un œil plus volumineux et arrondi (bouton), qui produit un ■bouquet de fleurs. En nourrissant les fruits qui proviennent de ces fleurs, le dard se gonfle, se tuméfie, et prend alors le nom de bourse. Les yeux (bourgeons inférieurs, restés jusque-là à l'état latent) de la bourse donnent lieu par leur développement à des dards secondaires qui ont reçu le nom de lambourdes. La lambourde se conduit comme le dard, elle reste souvent plusieurs années sans produire de fleurs; lorsqu’elle a produit (leurs et fruits, elle devient bourse à son tour. Voy. Lambourde (Suppl.).

DÉCCHTATIOX (terme d'arboriculture). Étftcmcnt, retranchement de la partie supérieure d’un arbre. On pratique la décurtation chez les Saules, pour |es transformer en têtards, afin de favoriser la production de nouveaux scions

DÉDOSSER. — ÉROUTILLER.

ou jeunes branches qui, chez les espèces à bois flexible, servent à fabriquer les ouvrages de vannerie, etc.

dédohmer (terme de jardinage). « Diviser une grosse toulle de racines vivaces en plusieurs petites touffes. Quand on ne sépare que les œilletons, c’est œilletonner. »

DENDROIDE, dendroideus (Jtvipcv, arbre). Se dit d’une plante herbacée qui a en petit la forme d’un arbre : certaines Mousses du genre Ifg/mum, par exemple.

DIALYCARPELLÉ (voy. Fruit). J’ai désigné par cette qualification les fruits composés de carpelles plus ou moins nombreux (deux ou plusieurs), libres entre eux (et par conséquent libres aussi de toute adhérence extérieure). Les fruits dialrcarpellés peuvent être cyclocarpes ou spirocarpes chlamydés (sans adhérence à la cupule réceptaculaire), ou (état plus fréquent) achlamydés. Voy. ces mots et Fruit.

DICTAMK-DE-CRKTK (Origanum Dictamnus, famille des Labiées), plante de la Grèce. Son infusion est amère et aromatique; elle est douée de propriétés toniques et stimulantes, analogues à celles de la Sauge. On l’employait comme stomachique, apérilivccl digestive.

diosviose et osnost Synonymes inutiles et non admis des mots exosmose et endosmose créés par Dutrochet. Voy. Endosmose.

Divulsus. Écarté. Se dit d’objets qui semblent avoir été séparés violemment (ex. Carex divulsa : les épillets sont irrégulièrement écartés sur l’axe de l’épi).

DORSALE (Déhiscence). Je désigne par l’épithète de dorsale la déhiscence qui s’opère par la rupture de la nervure dorsale des carpelles; l’expression déhiscence dorsale étant plus précise que l’expression déhiscence loculicide, qui indique vaguement l’ouverture de la loge, et que je propose d’abandonner. Voy. Déhiscence.

DH ACOCÉPHALE, Dracocéphalc de-Moldavie ( Dracocephalum austriacum, famille des Labiées). Plante de l’Orient. Son infusion est usitée en Turquie comme cordiale.

Dl’iio. Nom indien du fruit des Câpriers. Malgré leur saveur âcre, ces fruits plaisent aux Indiens. On en retire une huile analogue à l 'huile de Cajeput.

ÉBORGAEMEvr. Enlèvement d’un œil ou bourgeon pour favoriser le développement d’un autre. — . fi bourgeonnement. — Vescionnement, enlèvement des bourgeons déjà développés en scions, se pratique dans un but analogue.

£ bourg EONtA'EViENJT (terme de jardinage, arboriculture). Opération qui consiste â supprimer les bourgeons superflus (quand ils ont 1 ou 2 centimètres de longueur) chez les arbres fruitiers, surtout chez les espaliers dont on règle le nombre et la direction des branches, notamment chez les Pêchers. Vébourgeimnernent-à-sec, ou éborgnement, est celui qui se fait lorsque les bourgeons sont â peine développés; on préfère \'ébourgennnement-i)-ocil- poussant afin d’être sûr des bourgeons qu’on tient à conserver.

éboutu.i.er. Retrancher l’extrémité des branches de la Vigne entre

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