C.ïRULEUS. — CAFÉIER
cées du nos climats, les feuilles péliolées sont susceptibles de se détacher spontanément, mais plus ordinairement elles sont détruites en même temps que les liges par les premiers froids de l'hiver. C’est parmi les plantes à tiges herbacées que nous observons des feuilles décurrentcs, comme si la nature eût regardé comme indifférent que ces feuilles ne fussent pas susceptibles de se désarticuler, puisque la tige qui les porte est destinée à périr en même temps qu’elles.
Fats organes appendiculaires qui constituent la fleur ne sont pas tons également caducs ; le calice reste souvent persistant autour du fruit (chez les plantes à ovaires libres) ou au-dessus du fruit (chez les plantes il ovaires adhérents), qu'il se dessèche (calice marccscent) ou qu’il continue à végéter et même à s’accroître (calice accresccnt); quelquefois aussi il est caduc. Il va sans dire que si le calice est gamosépale, il se détache tout d’une pièce; il en est de même pour les corolles gamopétales ; lorsque les étamines sont insérées snr ces corolles, il va sans dire aussi qu’elles sont liées à leur sort, et qu’elles tombent tout d’une pièce avec elles. — Les fruits mûrs se détachent souvent du pédicelle, qu’ils soient le résultat de carpelles libres ou de carpelles soudés entre eux.
I. 'instant où un organe se détache en se désarticulant peut être considéré comme l'instant de sa maturité, ou du moins l’iustant où il est arrivé !i un état tel qu'il ne lui reste plus de fonctions il remplir : c'est ainsi qu'on voit se détacher les fruits mûrs, les fruits abortifs qui ne peuvent parvenir à la maturité, les fleurs mâles après la floraison, les feuilles des arbres avant l'hiver, etc. On remarquera que ces divers organes, même les fruits abortifs et les feuilles, passent, avant de tomber, de la couleur verte à une teinte jaune ou rougeâtre qui caractérise l'état de maturité chez un grand nombre de fruits. — Certains organes appendiculaires sont peu ou point caducs; ex. ; les feuilles qui ont la forme d'épines palmées chez le Berberi» vulyaris (Épine-vinette), épines à l’aisselle desquelles naissent les rosettes de feuilles foliacées; telles sont aussi les stipules qui ont la forme d’épines chez l’Acacia ( Robinia Pseudacacia).
Camdeus. lie couleur bleue. — Ctemlescen s. Qui a une légère teinte bleue.
Cœsiv*. D’un bleu qui tend au gris cendre, et qui résulte d’une couleur noire ou d'un pourpre noir vu par transparence sous la couche légère d’une efflorescence blanchâtre ; ex. : les fruits du Prunier-épineux, du Babas cas tus, le raisin noir, etc.
Coupes, gazon. Souche de plante vivace, formant une masse compacte de bases de liges et de rejets pressés les uns contre les autres. — Ccespitosus. Cespiteux, ayant l'aspect d’une touffe de gazon.
CAFÉIER (Coffea arabica, famille des llubiacées). Cet arbre ou arbuste (üg. 138) paraît être originaire de l'Arabie, où il est cultivé depuis des temps reculés. Vers la lin du xvir siècle, les Portugais le rapportèrent de Moka, et en établirent des plantations dans les Indes. Un pied provenant de ces plantations fut envoyé d’Amsterdam à Paris, et de là (en 1720) trans|>orté à la Martinique, où il est devenu la souche des nombreuses plantations de Caféier qui prospèrent maintenant dans le nouveau monde. Il est inutile de rap|>cler ici les propriétés Ioniques, digestives et légèrement excitantes du café ; on l'a employé quelquefois avec succès |Kiur combattre les fièvres intermittentes, mais son GtlUIMS (OS ST-l'ltUKt) 12