‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 22Chapitre 13 sur 61 · FON · texte numérisé non relu

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qui lui conféra la haute dignité sénatoriale de castellan de Gracovie. Il mourut en 1763. Noua avons de lui un ouvrage intitulé : Bemarques d'un seigneur polonais sur l'histoire de Charles Xir, par roltaire (la Haye, 1741).

Ce fut son fils aine, ST^iviSLiks II Adoustb, ambassadeur de Pologne à Saint-Pétersbourg, et favori de Timpératrice Catherine II, qui dut à la protection de la Russie la couronne de Pologne, le 7 septembre 1764. Il était un des hommes les plus instruits et les plus aimables de son temps, spirituel, éloquent, plein de courage et de noblesse. Allié à la famille Curtoryski par sa mère, il était d^ailleurs soutenu par un parti puissant. Cependant les temps étaient trop difficiles; la question des dissidents agitait encore tout le pays. Des mécontentements éclatèrent. Une première confédération fut dispersée, il est vrai, par les troupes russes ; mais il s'en reforma bientôt de nouvelles à Bar, à Halicz et à Lublin. Il s'ensuivit une horrible guerre civile. Les confédérés déclarèrent le trône vacant, et, dans la nuit du 3 novembre 1771, quelques conjurés enlevèrent le roi au moment où il retournait dans son palais après avoir soupe chez son oncle le prince Czartoryski. Conduit dans une fbrél sous la surveillance de Koczinski, qui avait ordre de le tuer en cas d'alerte, il sut émouvoir son gardien; rendu à la liberté, il rentra à Varsovie, tandis que le maréchal Pulawski, chef de la conspiration, s'enfuyait en Amérique. Mais l'entrée des Autrichiens et des Prussiens en Pologne détacha de lui la plupart des nobles, et le partage de 1773 acheva de lui aliéner tous les cœurs. Les magnats obtinrent de Frédéric-Guillaume II la promesse d'être appuyés par lui dans leurs projets de réforme ; ce prince approuva en effet la constitution du 3 mai 1791 , déjà acceptée par le roi Stanislas, qui, dans cette circonstance, montra tant de sagesse et de noblesse qu'il regagna l'estime et l'affection de ses sujets. En revanche, il perdit la faveur de Catherine. U parut d'abord tout disposé à braver sa colère ; cependant lorsqu'il vit la Prusse se retirer de son alliance, la minorité de la diète poursuivre A Vienne et à Pétersbourg, l'abolition de la nouvelle constitution, la confédération de Targowlça s'appuyer sur la Russie , il sentit s'évanouir tout son courage. Il se crut obligé d'entrer dans cette confédération, le 35 juillet 1793, démarche qui souleva la nation contre lui, sans réconcilier la Russie. Dès 1793, après le second partage de son

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royaume, Catherine II le fit transporter à GrodD# et le força non-seulement à signer, en 1794, le troisième partage de la Pologne, mais encore à abdiquer le trône, le 35 novembre 1795. Retiré à Saint-Pétersbourg, U y vécut comme simple particulier d'une pension du gouvernement russe, jusqu'à sa mort arrivée le 13 février 1798.

Son frère Anaat l'avait depuis longtemps pré^ cédé dans la tombe. Staroste de Polangen, il avait obtenu l'indigénat en Rohème , avait été élevé, en 1756, au rang de prince de l'Empire, et était mort à Vienne , le 3 mars 1773, lieuto* nant général de l'artillerie autrichienne, en laissant un fils, âgé, de 13 ans, qui fut le célèbre Joseph - AivToiNB, prince Poniatowski. Né le 7 mai 1763, il montra de bonne lieure une grande activité et un ardent patriotisme ; mais l'influence du roi son oncle paralysa souvent aes courageuses résolutions. Dans la campagne de 1793, où il commanda en qualité de major général , il déploya d'abord beaucoup de zèle et de prudence , mais il se laissa ensuite décourager par la conduite de la cour. Lorsque le roi entra dans la confédération de Targowlça, il donna sa démission avec la plupart des meilleurs officiers; mais quand la Pologne se souleva en 1794, il reprit du service comme simple votontaire. 8a loyauté lui gagna l'estime et raffeciion des Polonais. Kosciuszko lui confia le commandenent d'une division à la tête de laquelle il rendit des services essentiels pendant les deux sièges de Varsovie. Bientôt après la reddition de cette capitale, Poniatowski partit pour Vienne. U re^ fusa les offres brillantes de Catherine et de Panl et se retira dans ses terres. L'érection du duché de Varsovie, ayant rendu leurs espérances tan. patriotes polonais, le prince Joseph accepta le portefeuille de la guerre. En 1809, il ceounanda l'armée polonaise contre les troupes fort supérieures en nombre du due Ferdinand, qu'il lopça à la retraUe avant l'arrivée des Russes, et qu'il poursuivit jusqu'à Cracovie ' . Après oette campagne honorable, il reprit son portefeuille, qu'il quitta de nouveau eb 1813, lorsque la guerre de la France contre la Russie éclata. A la tète de l'armée polonaise, il prit une part active à tous les événements importants de cette campagne qui se termina pour )ui dans les plaines de Leipzig, le 19 octobre 1813. Les nombreuses preuves de bravoure et de talents qu'il donna pendant la bataille, lui valurent le bâton de maréchal de France. Chargé par Napoléon de couvrir la re-

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