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eklé qu^en effat ellM devaient être eomptéei > | rélecteur, et qu^aiiui eUee eonféraient le droit | d*électioD. Tsolit*
PKÉSUU. On donne ce nom au lait quis^eit coagulé dans rettomac ou dans une partie de Testomac (la caillette) dei Jeunes yeaux, La pré* sure est employée à la préparation des fromages. Pour Tobtenir et la conserver) on ouvre Testo* mac du veau* auquel on a fait avaler à cet effet une assez grande quantité de lait; on retrouve ce lait sous la forme de grumeaux; on enlève ces grumeaux qu*on lave soigneusement ainsi que la caillette d'oO on les a ôtés, on les sale, puis on les rétablit dans la caillette, dont on forme une sorte de sac que Ton suspend à Tair libre où le tout se desiédie, pour servir au be^ soin. DR..S.
PrIt, contrat par lequel Tune des parties li*- ^vre une chose à Tautre, h condition de la rendre après s*€n être servie.
Il y a deux sortes de prêt ; le prêt à usage et le prêt de consommation, Ut prê$ à u$age, ou commodat, est un contrat par lequel Tune des parties livre gratuitement à Tautre une chose non fongible, à la charge de la rendre après s*en être servie. lAprêi de camommaiion (en droit romain muiuum) est un contrat par lequel Tune des parties livre à Tautre une certaine quantité de choses fongibles, à la charge d*en rendre autant de même espèce et qualité.
Dans le prêt h usage, Teroprunteur est soumis à deux obligations principales. B*abord, il doit veiller, en bon père de ftimille, à la garde et I la conservation de hi chose prêtée, et ne s*en servir qu*à Tusage déterminé par la convention ou par la nature de la chose. Sniuite« il doit rendre la chose prêtée au terme convenu ou, I défaut de convention, après qu*eUe a servi à Tusage pour lequel elle a été empruntée, 11 ne pourrait la retenir par compensation de ce que le prêteur lui doit. Si Ui même chose a été prêtée à plusieurs, ils sont tous solidairement responsables. De son c6té, le prêteur est tenu de restituer à Temprunteur les dépenses qu*il a faites pour la conserva" tion de la chose; mais il faut que ces dépenses aient été extraordinaires, nécessaires et asseï urgentes pour que la prêteur n'ait pu être prévenu de Tévénement qui les a nécessitées.
Le commodat ne transfère à Temprunteur que Tusage de la chose prêtée, dont le préteur con-' serve la propriété. Au contraire, dans le prêt de consommation» qnt n*a lieu que pour les choses fongibles dont on ne peut se servir sans les con* sommer, Temprunteur devient propriétaire de la chose prêtée, et c'est pour lui qu'elle périt, de
queUiua manière que la perte arrive. 81, par évé« nement, Il lui est impossible de rendre les choeei prêtées en mêmes quantité et qualité, il ut alori tenu d*en payer Ja valeur, eu égard au temps el au lieu où les choses doivent être rendues dV près la convention ou, à défaut de conventioBt au prix du temps et du lieu où Temprunt a été lait.
Il est de la nature, nais non de l^essenee du prêt de consommation, d*être gratuit On peut donc stipuler des intérêts pour un simple prêt, soit de denrées, soit d*argent. L'intérêt est légal on conventionnel. L'intérêt légal est celui dont le taux est fixé par la loi. U a lieu principalement en cas de retard dans le payement d'une somma d'argent. L'intérêt conventionnel est celui dont le taux est convenu entre les parties. Il doit être fixé par écrit, et peut excéder l'intérêt légal| toutes les fols que la loi ne le défend pas* La loi du 5 sept. 1807 a fixé le maximum de l'intérêt conventionnel au taux de l'intérêt 1^1» c'esta^lire a 6 p. «/o en matière civile, et 6 p. «/• en matière de commerce. yçyeM IifTâttr et RxiiTi. 9. lUMm^nn.
PKÈT HIUTAIM. Solde fournie aux troupes par les soins de l'administration des corps. Cette dénomination dérive du mot prêlêr, parce que le prêt ut payé par anticipation.*^L*origine du mot prêt est |a même que celle du mot $olâ§, que l'on fait remonter au règne de Philippe^ Au^ guste, à l'an 110). Alors, on fut obligé d'en foire l'avance à la troupe pour qu'elle pût se procure? tes aliments néeeisaires à sa subsistance Jouma«* lière t on ignore pour quel temps cette solde était avancée. La première ordonnance qui isit mention du mot pré$ est du tO juillet loèo. On y voit que, dès cette époque, il était fait tous les cinq Jours par lu sergents, «-Vue autre ordon* naoce du l«r juillet 1797 eondamnait è mort ou aux galères perpétuelles, suivant lu eiroonstan^^ eu, le soldat qui avait volé le prêt de son eama'» rade. -^ La solde se divise aujourd'hui en trois parties : la première, destinée è alimenUr la massa dite de linge 9$ ehaummre, reste en ré* serre dans la caisse du 'corps i la deuxième es| consacrée aux dépensu de l'of^^iiaffe ; la trot» sième, fiermaqt le surplus du prêt» ut remise individuellement è chaque homme comme centimea de poche, — Les deux demièru font distribuéu à l'avancct sous le titre de prêt. Cette distribution se ftiit de cinq jours en cinq jours, aux hommu présents sous lu armu, les W, S, U, ta, il et 9S de chaque mois^^Lu adjudants soufkofficiers et lu enlants de troupe, n'ayant point de masse de linge etehausaure* reçoivent
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la totalité de leur solde.— La distribution du prêt se fait d'après les états dressés parles capitaines. Ces états doivent présenter la situation de Teffectif par grade , les mutations survenues d'un prêt à l'autre, avec la balance des gains et pertes. Les hautes payes sont comprises pour le mois entier dans Tétat de prêt du 36 ; elles sont acquittées en même temps que les centimes ou détnerê de poche du dernier prêt. Ces états sont quittancés par les sergents-majors et les maréchaux des logis chefs : ils sont yisés par les officiers de semaine. Les feuilles de prêt dupe/tï ètat-mojor sont dressées par Tadjudant-major, et quittancées par l'adjudant sous-officier. — Le prêt est distribué à la troupe par les sergentsmajors et les maréchaux des logis chef^, en présence des officiers de semaine.—Les centimes de poche sont distribués aux sous-officiers et soldats en même temps que le prêt, et il ne peut, sous aucun prétexte que ce soit, être foit dessus aucune retenue. On dit payer le prêt^ recevoir le prêt y toucher le prêt, --Les puissances militaires de l'Europe suivent, à quelques légères e\t;eptions près, le même mode de payement. Les modificatibns qu'on y apporte sont subordonnées au système d'organisation militaire de chacune d'elles. Sicaro.
PRÉTENDANT. Dans l'acception la plus générale, ce mot signifie un homme qui croit avoir droit à une chose ; dans un sens plus restreint, il s'applique aux princes qui aspirent à une couronne dont ils sont dépossédés. Les révolutions créent presque toujours des prétendants, dont les efiFbrts pour parvenir au trône suscitent souvent des guerres civiles et étrangères. Les prétendants plus particulièrement connus sous ce nom sont ceux de la famille des Stuarts {voy,). En ce moment même, plusieurs États ont des prétendants : la Suède maintient dans l'exil le prince de Wasa, fils de Gustave lY (vo/.); don Carlos et don Miguel {vqy, ces noms) ont soutenu leurs prétentions les armes à la main en Espagne et en Portugal; deux familles {vqy. BooRBons, Bonaparte) aspirent encore aujourd'hui à la couronne de France {vcy. duc </e Bordeaux, Louis-Napoléon); tous ces prétendants peuvent avoir leur parti, mais l'intérêt dynastique ne prévaut plus aujourd'hui sur le vœu national. X.
PRÉTE-NOM, celui qui prête son nom à autrui, en se présentant comme intéressé apparent dans une affaire où il n*a en réalité aucun intérêt, parce qu'il agit pour le compte d'un tiers. Les prête-nofns sont toujours vus défavorablement : il est à présumer en effet qu'il y a quelque
chose de déloyal dans une position qui n*ose se produire au grand jour, et qui a besoin de s^entourer de toutes ces précautions que la fraude seule appelle ordinairement à son aide. Il feutà celui qui se sert d'un prête-nom des actes secrets ou contre-lettres qui le rassurent lui-même contre l'abus que Ton pourrait faire du mandat quUl a donné, même lorsque ce mandat ne présente rien que de légitime; car s'il s'agit d'un acte prohibé par le législateur, comme par exemple lorsque le prête-nom est institué pour couvrir une interposition de personnes, afin d'arriver à réaliser une stipulation défendue, nulle précaution ne peut garantir une position prise en fraude de la loi. Dans ce cas, l'action de répression du dol ou de la firaude est ouverte contre le prête-nom qui s'en est rendu complice aussi bien que contre l'auteur principal du fait reprochable. Il est cependant quelques circonstances ' où l'emploi d'un prête-nom n'a rien que de licite, comme cela a lieu notamment dans tous les cas où la loi admet une déclaration de com" mand'y car celui qfti s'est rendu adjudicataire en son nom propre, sous faculté de déclarer cornmand, n'est qu'un prête-nom qui agit en réalité pour le compte d'autrul. — Le prête-nom, n'étant en définitive que le représentant d'une autre personne, oblige cette personne par ses actes, comme si elle avait agi elle-même , car il y a alors exercice d'un mandat exprès ; mais pour arriver à cette conséquence, il faut établir qu'en effet le mandat a été donné, ce qui est quelquefois hien difficile : c'est au juge qu'il appartient de découvrir et de punir la fraude, en laissant de cùUVhomme de paille qui n'a fait que prêter son nom, et eu ordonnant la mise en cause du véritable intéressé, sur lequel seul doivent tomber les condamnations sérieuses, s'il y en a quelques-unes à prononcer. Teulbt.
PRÉTENTION, certitude où l'on est qu'on possède certains talents, certains avantages ; qu'on est digne d'être promu à telle ou telle dignité importante, que l'Injustice ou le passe-droit vous enlèvent. Il résulte de cette définition que, juge dans sa propre cause, on s'accorde tout : la société ou le pouvoir refusent-ils de ratifier l'arrêt, on tombe dans une irritation sans bornes; en d'autres termes, c'est un long désespoir qui trouble la vie entière. Les hommes doivent, pour leur bonheur, veiller avec soin sur le nombre et l'étendue de leurs prétentions; la quantité dans ce genre est mortelle, car c'est une sorte de guerre déclarée à l'amour-propre des autres; ils se rallient : il faut donc succomber tôt ou tard, puisqu'on a contre soi la majorité. Si un
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|>areil sorl est réservé aux prétentions lés plus justes, des douleurs encore plus amëres attendent les prétentions futiles qui ne reposent sur aucune base solide ; elles deviennent le texte de moqueries intarissables, et quelquefois font tache au milieu du génie le plus élevé. Maintenant, voici Tavantage des prétentions qui se cachent; elles n*inspirent aucune inquiétude, puisqu*ou ne les connaît pas. Une occasion fovorable se présente, elles la saisissent et triomphent, aucun ennemi n^embarrassant la route. Il y a des gens plus habiles encore : ceux qui découvrent un nouveau genre de flatterie pour les prétentions des supérieurs dont leur fortune dépend ; ils exercent sur eiix un. genre de puissance incontestable, car ils les rendent heureux à volonté. Ce n*est pas tout, on ne veut point tenir dans la médiocrité des esprits assez éclairés pour avoir senti toute la profondeur de notre mérite; on les place très-haut; c*est une manière de se relever soi-même. Les femmes, si adroites pour sentir le côté faible de nos prétentions, succombent toutes à un piège que lilir tend Tamourpropre; elles veulent rester Jeunes en dépit des années qui les envahissent. On remonte alors aux dates, et, de crainte de se tromper , on les fait toujours un peu plus vieilles qu'elles ne sont. Placée entre deux mensonges, la société préfère celui qui amuse sa malignité, et les femmes, pour n'avoir pas voulu être Sincères, perdent jusqu'aux privilèges de la simple vérité. Saiht-Piospir. PRÉTÉRIT , temps du verbe, qui s'applique à une action faite, à un événement passé , ainsi que l'exprime le mot latin prœteritum, dont il off^e l'exacte traduction. On distingue plusieurs prétérits, lesprétériiê définis et \ts prétérits tni/é/Zftis. Ces derniers comprennent, suivant quelques grçmmairiens anciens, le prétérit actuel, le prétérit antérieur et le prétérit postérieur. Ces distinctions ne nous semblent pas d'une extrême clarté. Nous ne voyons pas non plus pour quelle raison on a assez généralement substitué le mot parfait, dans beaucoup de grammaires, au moi prétérit, qui porte pourtant avec lui sa signification, et qui fonde son droit, nonseulement sur son ancienneté, mais encore sur sa valeur réelle , car rien n'exprime mieux tout ce qui est du domaine du passé que ce mot prétérit. Quoi qu'il en soit, parfait doit être regardé comme l'équivalent de prétérit, et réciproquement, ceci soit dit pour prévenir toute confusion. TAchons maintenant d'éclaircir la théorie des prétérits. Ce temps secondaire du verbe se manifeste, avec des fonctions et des formes différentes,, dans trois des modes de la con-
jugaison , rindioatif , le subjonctif et rinfinitif. Dans l'indicaUf , il y a le prétérit défini, qui marque qu'une chose a été faite dans un temps déterminé qui est entièrement écoulé, comme f aimai, je rendis, eiCyle prétérit indéfini, qui marque qu'une chose a été foite dans un temps qui n'est pas déterminé, ou qui, s'il est déterminé, n'est pas entièrement écoulé, comme j'ai aimé, j'ai rendu, etc. ; le prétérit antérieur, qui marque qu'une chose a été faite avant une autre dans un temps passé, comme /'eus atmé, j'eus rendu, etc. Dans le subjonctif, le prétérit marque ordinairement un passé à l'égard du verbe, avec lequel 11 entre en concordance, comme dans gue j'aie aimé, que j'aie rendu, etc.; enfin, il y a le prétérit de l'infinitif, qui exprime aussi une action faite, mais sans nombre ni personne, comme quand on ditaroiV* aimé, avoir rendu, etc. Encore un mot au sujet du prétérit du subjonctif. On n'emploie ce temps que quand on veut parler d'une chose passée et accomplie par rapport au temps du verbe qui précède la conjonction. Exemple : Je doute qu'aucun philosophe ait jamais bien cofifit* l'origine des vents ; je n'entreprendrai rien que je n'aie consulté des personnes sages. f^c^r, Passé et Plusqob-paipait. Champaoiiac. PRÉTÉRITION ou PitTiRMissiON , nom que les rhéteurs ont donné à une des figures de pensées par fiction, au moyen de laquelle on feint de passer sous silence ou de ne toucher que légèrement des choses sur lesquelles on appuie cependant avec force. Cette figure a un double avantage; elle ne diminue en rien la valeur de ce qu'on a l'air d'écarter, et fortifie beaucoup le point sur lequel on insiste. Hassillon nous donne un bel exemple de la prétention dans ce fragment : « Vous vous figurez des amertumes dans le parti de la vertu. Mais, sans parler des divines consohitions que Dieu prépare lui-même à ceux qui l'aiment, sans parler de celte paix intérieure, fruit de la bonne conscience, qu'on peut appeler en même temps, et un avant-goût et un gage de la félicité qui est réservée dans le ciel aux âmes fidèles ; sans vous dire avec l'apôtre que tout ce qu'on peut souffjrir sur la terre n'est point digne d'être comparé avec la récompense qui Vous attend ; si vous étiez de bonne foi, et que vous voulussiez nous exposer ici naïvement tous les désagréments qui accompagnent la vie du siècle, que ne diriez-vous pas, et que ne dit-on pas tous les jours là-dessus dans le siècle? » Prélérition est dérivé du latin prœierire (passer outre), et prétermission de prœtermitlere (envoyer au
delà). ClAMPAOIlAC.
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