‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 22Chapitre 29 sur 61 · PR · texte numérisé non relu

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Catl es raliOQ ée toutat ces oacapiti4NM dvilet et lortout Judiciairei, qu*il ne leur était pu permis 4e g^absenter de Rome plus de dix jours. Bans radministration de la justice, leur pouvoir se résumait en trois mots i do^ dico, addieo, c*est-à-dire qu^ils donnaient la formule de Tacte pour qu*on examinât la plainte et les juges qui devaient en connaître; qu^ils prononçaient la sentence I enfin qu*ils adjugeaient Tolùet en litige. D'après ce système et par la constitution d*un ou de plusieurs juges ou arbitres pour chaque alfôire, deux magistrats suffisaient k tous les besoins de Tadministratration de la justice. Avant d'entrer en exercice, chaque préteur publiait un édit : c'était un exposé des règles qu'il se proposait de suivre dans radministration de sa charge* Par cet édit, il suppléait à la loi, lorsqu'elle était muette 9 11 l'expliquait lorsqu'elle était obscure; il pouvait même tempérer et corriger la sévérité de la loi par Véquité que, pour cette raison, on oppose, en droit romain, au/us oivile, au etrictumjua* Cette jurisprudence prétorienne qui facilita , qui régularisa la transfusion du droit d'équité dans le droit de rigueur, fut un immense bienfait et a mérité l'admiration des jurisconsultes. F. Dukovs*

PRÉTEXTE. C'est tout moUf feint ou dissimulé qui sert d'excuse ou de mobile apparent h une action. De là , deux locutions diverses qui ont exercé la sagacité des philologues : sur le préteste, sous le prétemte. ie P. Rouhours prétend que l'emploi de ces expressions est indifférent et synonyme t ce qu'il confirme par des exem* pies. Roubaud établit distinctement leur spécia* lité i « Ainsi, dit-il, on agit, on fonde, on appuie sur un préteste ; on cache, on dissimule ses desseins, sa conduite sous un préteste; façon de parler plus en harmonie, dit-il, avec la signification du mot latin, prcetesere (mettre dessous, étendre un voile sur). » Cette dernière raison est, ce nous semble, de peu de valeur, ou alors cette locution , fondée sur un préteste, serait également incorrecte. Quoi qu'il en soit, l'Académie à consacré cette distinction, qui embrasse toutes les applications du mot préteste, DnrAiLLT.

PRÉTEXTE (ROBx), La robe préteste, ou simplement la préleste (prietexia), dont l'invention, suivant Pline, remonle à Tullus Hostilius, était une robe longue et blanche aux bords ornés et comme tissus (testi) de pourpre. Elle était la marque disUnctive des jeunes gens de qualité; les filles la portaient jusqu'à l'époque de leur mariage, et les garçons la prenaient vers l'âge de 15 ans environ pour l'échanger deux ans plus tard centre la robe virile, appelée pura et /^

hera, La prétêste donnait à eeuz*ci libre entrée aux assemblées publiques, et même au sénat; aussi , les jours où Ils s'en revêtaient pour la première fOis, était-il un grand jour de fête et de réjouissance dans leur fkmille. Les magistrats, les augures, les prêtres, les préteurs et les sénateurs, se paraient également de la préieste dans les solennités ; mais le préteur la quittait toutes les fbis qu'il devait prononcer une condamnation contre quelqu'un, et il ne conservait alors qu'une robe de deuil, de couleur noire ou gris de fer, connue sous le nom de puUa toga. X.

PRETI (Hathias), connu sous le nom du Ca^ labreee, naquit, en 1615, à Taverne, dans la Calabre. Élève de son frère Gr^orio et du Guerohln, il fit un voyage dans toutes les capitales de l'Europe pour étudier les phis belles productions de chaque école de peinture. A son retour en Italie, il exécuta un Christ devant Piiate, et une Pénélope ohaseant ses amante du palais d'U(x»»e, Admis dans l'ordre de Halle, et obligé de quitter Rome, il peignit dans cette lie pour le grand maître Une décollation saint Jean, Une aventure le força de nouveau de passer en Espagne ; il était à peine revenu à Rome, où il avait obtenu la continuation des peintures du Dominiquin à 8an-Andrea délia Valie, lorsqu'un duel lui fit chercher un refuge à Maples. Là, de nouveaux méfaits lui valurent des démêlés avec la justice, et il n'échappa à un jugement sévère qu'en consentant à peindre les huit saints protecteurs de Naples sur les portes de celte ville Les religieux de 8an-Pietro à M^jella lui comman*» dèrent plusieurs tableaux tirés de la vie de sainte Catherine. Il revint ensuite à Halte où il fut chargé des peintures de la cathédrale qu'H mit treixeans à terminer. Ce magnifique travail lui valut la commanderie de Syracuse avec une pension considérable. Le Calabrese mourut à Halte, en 16i^^ Il laissa une grande quantité de compositions qui toutes sont estimées. Le musée du Louvre possède deux tableaux de lui : le Martyre de saint Jndré, et saint Jn^ toinê, aM, visitant dans le désert saint Paul, ermite, DiADit.

PRÉTOIRE (du latin prmtorium), signifiait dans l'origine la tente du général : elle était placée ordinairement au milieu du camp. Ce mot signifiait aussi le lieu où le préteur rendait la justice : c'était encore le palais qu'il habitait, A'or. l'article PaÉrxT w ratToiii.

PRÉTORIENS. L'empereur Auguste, ayant 11cencié sa garde espagnole après sa victoire sur Antoine, et sa garde allemande après la défaite de Varus (Suétope» ^ug.f 40), créa le oorps des

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(Nrétorieni pour la garde de Ba penonne, sur le modèle des compagnies d*élite que Scipion TAfricain organisa le premier (Festus), que depuis maintinrent les généraux romains {prœiores), dont elles prirent le nom. Ce corps, dont le chef s'appelait ;;ré/'e/ du prétoire (w^, Tarticle), fut composé de 0 cohortes (Tacite, Ann,^ IV, 5) ; de 10, au rapport de Dion Cassius qui les appelle 9M/caT0fûAaxe«, gardée du carpe. Dans chaque cohorte, il f avait 100 hommes de pied et 100 cavaliers. L'empereur Yitellius eut 16 cohortes prétoriennes, dont 4 furent chargées de la garde de Rome {cohortes urbanœ). Sévère donna une nouvelle organisation aux prétoriens et quadrupla leur nombre primitif (Hérodien, III, 44). 11 composa leurs cohortes de soldats tirés de toutes les légions des frontières. Constantin, au iv« siècle, supprima entièrement cette garde et fit détruire les fortifications du camp prétorien, situé au dehors de Kome, entre les portes Yiminale et Ësquiline. C*est là que plus d*une fois les prétoriens disposèrent de Fempire, qu'une fois même il fut mis par eux à Tencan, et acheté par Dldius Julianus (l'an 103 de J. C). F. DufeQUi.

PRÊTRE. Le mol prêtre vient du grec preêbitê (vieillard) ; il fait comprendre que pour obtenir les fonctions du ministre de la Divinité 11 faut être arrivé à un point convenable d'Age et de sagesse. En ce sens, Tapplication du mot presbuteroê, comparatif de presbus, est particulière à la religion chrétienne. Les Grecs euxmêmes désignaient les ministres des divinités par le mot tereus, qui se traduisait exactement par le latin gacerdoe, et n'a pas d'autre signification que celle-ci : homme des choses sacrées. Les langues allemande et anglaise (celle-ci tout au moins dans quelques composés) ont adopté, en en modifiant la forme et la prononciation, de manière à se rapprocher de la forme française, ce mot presbuteros, employé dyis ce sens. — Chez tous les peuples, et dès les temps les plus anciens, des hommes, des familles, des castes à part, furent chargés d'une manière toute spéciale de la partie la plus sainte, la plus mystérieuse, et de la direction générale du culte divin. A l'article ÉoTm {ancienne), au paragraphe relatif à la religion, on a suffisamment parlé de collèges de prêtres de cette fameuse contrée, de leur pouvoir, de leur influence et de leur science. Nous ajouterons seulement ici, coniradictoirement à l'opinion de quelques savants, que ce pouvoir et cette influence n'ont pas été aussi illimités qu'on l'a supposé; que plus d'une fols les prêtres trouvèrent un contre-poids salutaire dans la caste des guerriers et dans l'esprit

indépendant des rois, surtout sous les dernières dynasties; qu'enfin, leur science, essentiellement stationnaire, développée probablement par les communications avec les Grecs , seulement depuis le ti* siècle avant Jésus-Christ, était loin d'être aussi étendue que l'ont représentée les amateurs de romans et d'hypothèses historiques. Nous regrettons que la nature du présent article nous empêche d'y discuter et d'y prouver notre opinion. A l'article LtviTis, on a parlé des prétrès Juifs, à l'article Rrahmis ou Brâhhihis, des sages ou prêtres indiens; à Tarticle Druidbs, des prêtres gaulois ; il est donc inutile d'y revenir ici. Chez les Grecs*, les princes feisaient la plupart des fonctions de sacrifices ; c'est pour cela qu'ils portaient toujours un couteau dans un étui, près» de l'épée, lequel servait seul à cet usage, mais Jamais l'épée. Outre les princes, il y avait encore des prêtres proprement dits, qui faisaient les principales fonctions du sacerdoce, et que l'on appelait néocores. Il y avait aussi des familles entières à qui appartenaient le soin et l'intendance des sacrifices et du culte de certaines divinités. Ces familles, grftce à cette prérogative, occupaient un rang extrêmement distingué. A Athènes, par exemple, c'était la famille des Lycomédiens qui avaient la direction des sacrifices que l'on faisait à Cérès et aux grandes déesses. Les Grecs avaient de plus une classe particulière appelées porte-torches : ils portaient de longs cheveux; leur tête était ceinte d'un bandeau pareil au diadème des rois ; ils étaient admis aux mystères les plus secrets de la religion, et on les environnait du plus grand respect. Nul n'était admis dans aucune fonction du sacerdoce qu'il n'eût prêté serment d'en remplir tous les devoirs. Les prêtres, chez toutes les nations, étaient la plupart vêtus de blanc; chez les Romains, Us ne formaient pas une caste à part : tous les citoyens étaient propres, chez ce peuple, aux fonctions religieuses comme aux fonctions civiles. Les prêtres, même des dieux d'un ordre inférieur, étaient généralement choisis parmi les citoyens les plus distingués par leurs emplois et leurs dignités. On accordait quelquefois cet honneur à des Jeunes gens d'illustre famille, dès qu'ils avaient pris b robe virile. L'institution des prêtres chez les Romains était aussi ancienne que celle du culte des dieux, etRomulus choisit dans chaque curie deux personnes qu'on honora du sacerdoce. Numa, qui augmenta le nombre des dieux, augmenta aussi le nombre de ceux qui étaient consacrés à leur service. D*a- I bord, on ne confia ces fonctions qu'A des patriciens; mais, avec le temps, on y admit également

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les plébéiens. Dans le principe, les préiret furent élus par le collège dans lequel ils entraient^ et dans la suite le tribun Licinius Crassinus entreprit de transporter ce droit au peuple, mais sans succès; Domttius Ahenobarbus fut plus beureui. Le peuple eut donc le droit d*élire, et les collèges ne conservèrent que celui d*agréer le récipiendaire. Sylla rétablit les choses dans leur premier état; mais ce ne fut pas pour longtemps. Le tribun Atius Labienus fit revivre la loi Domitia, que Marc-Antoine anéantit de nouveau; et, enfin, Jes empereurs s'emparèrent du droit que le peuple et les pontifes s'étaient disputé (vqr. PoifTiri). Les préires romains avaient plusieurs privilèges; ils ne pouvaient être dépouillés de leur dignité; ils étaient exempta de ta milice, et de toute autre fonction attachée à la personne des citoyens. Le sacerdoce se maintint pendant quelque temps sous les empereurs chrétiens ; il ne fut aboli entièrement que du temps de Théodose, qui chassa de Rome les prêtres de tout genre et de tout sexe.— Il faut disUnguer les prêtres romains en deux cfasses. Les uns n'étaient attachés à aucun dieu en particulier, mais à tous les dieux en général : tels étaient les pontifes, les augures, les quindécemvirs, qu'on nommait ëoeriê faciendis, les aruspices, les fratres arvoies, les curions, les septemvirs, nommés epulones, les féciaux; d'autres, à qui on donnait le nom de sodales iitienses, et le roi des sacrifices {res sacriflculuê). Les autres prêtres avaient chacun leurs divinités particulières : c'étaient les flamines, les saliens, les luperci, lespinarii, les poiiiii pour Hercule; d'autres nommés aussi gain pour Cybèle, les vestales, etc. Les prêtres avalent des ministres pour les servir dans les sacrifices. Les camilli et les camûlœ étaient des jeunes gens libres des deux sexes, qui servaient dans les cérémonies religieuses ; ils avaient été institués par Romulus, et les prêtres qui n'avaient pas d'enfànta étaient obligés d'en prendre. Les jeunes garçons devaient servir jusqu'à l'âge de puberté, et les jeunes filles jusqu'à leur martage. Leiflaminii et Uêflaminiœ servaient le flamine de Jupiter : ces jeunes gens devaient avoir leur père et leur mère. Les quindécemvirs avaient aussi des ministres qui leur servaient de . secrétaires. Les mditui ou œdiiumi avaient soin de tenir les temples en bon état. Les joueurs de flûte étaient aussi d*un grand usage chez les Romains, dans les sacrifices, les jeux, les funérailles. On se servait encore, dans les sacrifices, de trompettes {voX' SACRiriou). hespopœ et les victimaru étaient chargés de lier les victimes; ils se couronnaient.de laurier, étaient à demi

nus, et conduisaient les victimes à l'autel, ap* prêtaient l'eau et les choses nécessaires pour les sacrifices , frappaient les victimes et les égorgeaient. D'autres s'appelaient fictores, parce qu'ils représentaient les victimes avec du pain et de la cire; car les sacrifices simulés passaient ^ur de vrais sacrifices. Il y avait de plus les ministres du flamine de Jupiter, appelés prœclamiiore$; les licteurs des vestales, les scribes des pontifes et des quindécemvirs, et les aides des auspices; ajoutez les pullarii, qui avaient soin despouleta sacrés. Enfin, les prêtres avaient des hérauta qu'on appelait kalaiores,— Les prêtres des anciens peuples du Nord étaient nommés drolks. On les appelait souvent aussi prophètes, hommes sages, hommes divins. A Upsal, chacune des trois grandes divinités qui se partageaient le Walhalla avec Odin avait ses prêtres particuliers, dont les principaux, au nombre de douze, étaient les chefs des sacrifices , et exerçaient une autorité sans bornes sur tout ce qui leur paraissait avoir rapport à la religion. On leur rendait un respect proportionné à cette autorité. Le sacerdoce avait été de tout temps , presque exclusivement, réservé à une famille qui se vantait d'avoir Dieu même pour auteur, et qui l'avait persuadé au peuple. Souvent les membres de cette femille réunissaient le sacerdoce à l'empire, et ce fut par une suite de cette coutume que, dans les temps plus récenU, les rois faisaient encore quelquefois les fonctions de pontifes, ou qu'ils destinaient leurs enfants à un état si révéré. La déesse Frigga était ordinairement servie par des filles de roi, qu'on nommait prophétesses et déesses. Elles rendaient des oracles, se vouaient à une éternelle virginité, et entretenaient le feu sacré dans le temple de Frigga. Ces prêtres avaient tellement subjugué la crédulité du peuple, ils avaient poussé la fourberie et l'audace si loin, que l'on vit souvent de prétendus interprètes de la volonté du Ciel demander au nom des dieux le sang des rois euxmêmes , et Tobtenlr ; et pendant que le prince étaitégorgésurun autel, les autres autels étaient couverte des offrandes que l'on portait de tous côtés à leurs ministres. ~ Si dans l'antiquité, toutes les religions eurent des prêtres, il serait difficile d'en citer une qui n'ait pas eu des prêtresses. Les savants ont discuté longtemps pour décider si les Égyptiens eurent des prêtresses, ou s'ils réservèrent exclusivement aux hommes les fonctions sacerdotales. Quelques indications semblent prouver jusqu'à l'évidence que si des fonctions importantes ne furent pas confiées aux femmes dans les temples, elles furent du

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moins cbargéet quelquefois en Egypte de fonc* lions religieuses d*un ordre Inférieur. ^ Quant aux Grecs, les règles qu*i]s obserraient dans le ehoix des prêtresses n*étaient pas uniformes : en Gertains lieux, on prenait des Jeunes filles qui n*a?aient contracté aucun engagement : telles étaient la prétresse du temple de Neptune, dans 111e de Galaurie; celle du temple de Diane k Égire en Achale, et celle de Minerve à Tégée en Arcadie. Ailleurs, comme dans le temple de Junon en Messénie, on revêtait du sacerdoce des femmes mariées. Dans un temple de Ludne, situé près du mont Cronius en Élide, outre la prétresse principale, on voyait des femmes et des filles at; tachées au service du temple, et occupées tantôt à chanter le génie tutéiaire de TÉlide, tantôt à brûler des parfums en son honneur. Denys d'Halicamasse foit observer auai que les temples de Junon, dans la ville de Phalère en Italie, et dans le territoire d*Argo8, étaient desservis par une prétresse vierge, nommée kanéphora, qui faisait les premières cérémonies des sacrifices, et par des chœurs de femmes qui chantaient des hymnes en Thonneur de cette déesse. L*or^ dre des prétresses d*Apollon Amycléen était vraisemblablement fornié sur le même plan que celui des prétresses de Junon à Phalère et k Argos : c*élait une espèce de société où les fonctions du ministère se trouvaient partagées entre plusieurs personnes. Celle qui était k la tête des autres prenait le titre de mère; elle en avait une sous ses ordres à qui l*on donnait le titre de ftUe ou de vierge, et après cela venaient peut-être toutes les prêtresses subalternes dont les noms isolés paraissent dans quelques inscriptions. Les Eonuins ont eu aussi des prêtresses, les inscriptions recueillies par Muratori en offrent mille preuves {w^. du reste Tarticle. Yistalis). — On a prétendu assez souvent qne dans les premiers temps de TÉglise chrétienne il n*y avait ni hiérarchie ni distinction entre les ministres de la religion et les laïques; que les prêtres étaient simplement les anciens ou les hommes les plus distingués par leur mérite et leur rang dans la «ociété ; et que le changement de discipline sur ce point vint plus lard. Mous ne reviendrons pas sur ce qui a été dit à ce sujet aux art. Évèqui, HiÉâABcnii, CLiacÉ, GATBOLicisn. — On appelle prêtrise Tun des trois ordres nu^urs dans le sacerdoce catholique; et c*est le premier après répiscopat. Les théologiens le définissent : « ordre sacré qui donne le pouvoir de eonsacrer le corps et le sang de J. CU, de Toffrir en sacrifice, et de remettre les péchés » {vqjr, Oinui atimi, Or»u, DisciiLiiiii etc., etc.). A* SAVAMna.

Il existe dans certaines églises des curés ayant prééminence sur d'autres curés, ce son t des archù' prêtreê. Lors de la révolution flrançaise, en 1790, quand fUt décrétée la constitution dvile du clergé, il y eut des prêtres qui ractieptèrrat, d'autres qui refusèrent le serment, d'autres encore qui, après l'avoir accepté, se rétraotaient.Lci premiers étaient dits a$$ermenté$, les seconds inêermentéê ou inêoumiê, et le84lerniers, répraciaires. ^ Dans l'Ëglise orientale, les prêtres reçoivent le nom de papa$ ou papeg (pères). Les É^^ses protestantes, k proprement parler, n'ont point de prêtres, mais simplement des poêieuns et des miniêireê. Pourtant l'Église anglicane a gardé la hiérarchie ecclésiastique; il en est de même, Jusqu'à un certain degré, de l'igUse des trois royaumes du Nord, laquelle est demenrée épiscopale. Quelques sectes n'admettent ni prêtres, ni pasteurs , ni ministres ) on les nommie en Russie beMpapofêchina»

PRÉTURI. Pour ce qui oonoeme la préiure romaine, on peut consulter l'article PaÉnvm ci-dessus; mais cette institution fut, sous l'empereur Napoléon, appliquée à l'administration intérieure du sénat. Le sénat avait deux préteurs, un chancelier et un trésorier, pris dans son sein. Us étaient nommés pour six ans par l'empereur, sur la présentation du sénat, qui, pour chaque place , désignait trois sujets. Les préteurs étalent chargés de tous les détails relatif k la garde du sénat, à la police et à l'entretien de son palais, de ses jardins et an cérésaonial. Ilsavaient sous leurs ordres deux messagers, six huissiers et six brigades de garde pour la poliee du palais et des jardins du sénat. — Les préteurs du sénat étident le duc de Dantzig (maréchal Lefébvre) et le comte Clément de Els^ Le local de la préture était établi dans le palais du Petit-Luxembourg, occupé ai^ourd'hui par le chancelier, prétideut de la chambre des pairs. Ce titre républicain de préiure, qui était ane vraie dérision sous le despotisme de Napoléon, ne pouvait convenir davantage à la restauration : aussi Louis XTIIf, en créant la pairie, s'empressa-Ml de supprimer la préture; et les fonctions des deux préteurs, du chancelier et da trésorier du sénat, furent et sont encore altri^ buées au grand référeBdaire de la haute cbam^ bre. Gn. »f Roaoïa.

PEIUYI, du mot latin probùtio, qui a la mêoie signification : c'est un terme général qui embrasse tout ce qui peut tendre, soit directement, soit indirectement à établir la vérité. La preuve est la conséquence quel'afli tire d'un raiaonnament plus ou mois» logique; en règle rigoa-

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reufe, elle doit reposer sur des primlseï tdle> mentcerUinetquela coodusioii ii*eo puisse être mise eo doute. Toute preuTe sera donc une démonstration complète d*une vérité incontestable; mais mallieureusement il n^est pas moins difficile d'apprécier la preuve que la vérité elle-même, en sorte que trop souvent après Teiamen le plus consciencieui, et avec la bonne foi la plus entière on arrive, sinon à une né|{atiou absolue, tout au moins è une irrésolution complète. La recherche de la vérité est sans doute la plus beUe fin que Thomme qui pense doive se proposer j mais où la trouver? à quels signes la reconnaître? et quel est celui qui peut dire, après avoir passé toute sa vie dans cette étude i Je ne me êuiê poê irampé. La philosophie a entrepris cette recherche , qui est Tobjet constant de tous ses travaux, et il n'est pas un philosophe qui ne se soit présenté dans Tarène avec un système complet, toujours appuyé de preuves irrécuttbles : et cependant, que de systèmes contradictoires î chacun d'eux a eu son règne, ce qui a fait dire, non sans quelque apparence de raison, que tout avait été prouvé, que tout éUit susceptible de preuves. Dans cette impuissance d*apprécier et de juger, le raisonnement n'est bientôt devenu, pour ainsi dire, qu'un simple jeu d'esprit; et l'on a vu s'élever dans l'antiquité une école célèbre qui, se tondant sur celte maxime que le doute convient bien è la faiblesse de l'organisation de l'homme, a entrepris de prouver à son tour qu'il était impossible de rien prouver. Plus logique dans son scepticisme, le sage Montaigne a voulu soigneusement s'abstenir de rien affirmer, de rien nier , et, procédant lui-même par voie interrogative, il a écrit sur sa bannière : Que êaiê'Je ? IX faut bien reconnaître en effet que la preuve des vérités abstraites, c'est-à-dire de celles qui ne toanbent pas directement sous nos sens, est d'une appréciation teUement difficile que le meilleur esprit peut hésiter à se décider. Nos sens eux-mêmes ne sont pas toujours des guides bien certains , même lorsqu'il s'agit de vérifier des faits matériels, car ils ont besoin, pour ne pas faire fausse route, de se rectifier l'un l'autre, et souvent encore U faut que le jugement vienne modifier leur décision.

81 r«u foiriiê M bftioa, I

«B «iprlt It La Fo«TAnia.

Ilyadoncdiversdegrés dans la preuve, comme il y a aussi des preuves de miUe natures différentes, et l'esprit 4e l'homme est ainsi fait que oe qui sera preuve pour l'un ne le sera pas, toujours pour l'autre. C'est la justification de tous

ceux qui, ne pouvant, ne voulant ou n*osant faire office de leur propre raison , ont pris le parti de juger de tout sur la foi d'autrui. — En jurisprudence, le mot preuve a une signification plus précise^ parce qu'il ne S'agit plus alors de rechercher ou d'établir une vérité absolue, mais amplement une vérité légale. Tout ce que la loi peut demander au juge, c'est une décision rendue de bonne toi d'ap^ les règles établies par le droit à l'aide des preuves qui sont mises sous ses yeux. Il ne peut pas, comme le philosophe, dire qu'il s'abstiendra de prononcer, parce qu'il y a doute : la loi loi fait une obligation de se décider, il est tenu de rendre jugement, et, par une fiction de droit nécessaire è la conservation de l'ordre public, sa sentence, quelle qu'elle soit, sera réputée comme étant la vérité même. Plus son pouvoir est absolu, plus est rigoureuse l'obligation où il se trouve d'apprécier sainement la valeur des preuves qui lui sont soumises, et il doit faire cette appréciation, non pas comme le philosophe, avec les seules lumières de son esprit et la toute-puisunce de sa raison, mais avec les lumières de la loi et la raison du législateur. Il n'est en effet qu'un mandataire délégué par l'autorité commune pour fiiire application des règles du droit aux contestations qui sont poKées devant lui; il n'est pas le juge de la loi, il ne lui est pas permis d'en discuter les motife, et le texte qu'il désapprouve doit avoir à ses yeux la même torce que celui auquel il donne tout son suffrage. La preuve légale a donc son caractère tout particulier , c'est ceUe qui est admise par la loi pour établir certain fait, de telle sorte qu'elle se produit d'elle-mêmci et que la vérité se reconnaît alors à un signe certain. U ne reste au juge, suivant un adage de palais, qu'à dire droit aux parties. — La première de toutes les règles de procédure, c'est que le juge n'est pas obligé d'aller lui-même à la recherche des preuves; c'est aux parties en cause de les produire, et même, à leur égard, les obligations changent suivant le rùle que chacune d'elles est appelée à remplir. Sn règle générale, la charge de la preuve, c'est-à-dire l'obligation de la fournir complète , tombe tout entière sur le demandeur, QCtoriineumbU onusprobandi, disait la loi romaine. Il faut donc que celui qui sollicite justice, soit au civil, soit au criminel, se présente armé de toutes ses preuves; s'il ne les toumit pas, U doit être déclaré non recevable faute de justification; le juge n'a pas, même dans ce cas, à examiner si la demande est juste, si elle pourrait être fondée, s'il n'existe pas des motifs raisonnables de l'accueUlir, il doit se bor-

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