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ten dures et précieuses étaient les matériaux de son palais. On lui consacrait le buis, le narcisse, radiante , le cyprès. Des victimes noires lui étaient sacrifiées. On le représentait coiffé du casque d^invisibilité, tenant pour sceptre une fourche à deux dents, assis avec Proserpine sur un trône d*ébène ou dans un sombre char attelé de noirs coursiers. L. Delgasso.
PLUTUS (altération du nom de Pluton, vqjr. Part, préc.), dieu de la richesse, était fils de Jasion et de Cérès. Cette origine explique le sens de Tallégorie qui se rapporte à ce dieu et qui signifie que le travail de Tagriculture donne la richesse. Dans les premiers temps, Plutusr n*était pas aveugle; mais comme il n^accordait ses dons qu*aux hommes vertueux, Jupiter le priva de la Yue afin quUl répartit sans distinction la richesse entre les bons et les méchants. Sa demeure était dans les entrailles de la terre. Il était faible, impuissant et boiteux, quand il venait chez quelqu^un ; mais il se retirait avec rapidité et semblait alors avoir des ailes. La Fortune Çtùxn) le portait sur ses bras ; il se trouvait aussi à la suite de Minerve. On ignore quels étaient précisément les attributs de Phitus, mais on le représente ordinairement sous les traits d*un vieillard, ayant les yeux bandés, tenant une bourse à la main. X.
PLUYIERS. Ces oiseaux appartiennent à la première famille de Tordre des gralles; ils ont pour caractères : un bec plus court que la tête, grêle, droit, comprimé; des narines placées de chaque côté, près de sa base, dans un sillon nasal, prolongé sur les deux tiers de sa longueur, entaillées, longitudinalement fendues au milieu d'une grande membrane qui recouvre le sillon; des pieds longs ou de moyenne longueur, grêles; trois doigts dirigés en avant et un en arrière réuni à Tintermédiaire par une courte membrane; une queue faiblement arrondie ou carrée. Les pluviers, qui ont avec les vanneaux les rapports les plus immédiats, sans néanmoins qu'il soit tnéthodiquement possible de pouvoir réunir les deux genres, habitent les bords fangeux des fleuves et des rivières, les marais et même assez généralement les côtes couvertes d'algues et de fucus. Ils sont essentiellement voyageurs, vivent en société et couvent assez près les uns des autres, dans le sable nu ou sur le gravier, quelquefois au milieu des grèves fournies d'herbes aquatiques, où la femelle dépose dans un petit creux trois à cinq œnfè trèsgros, relativement au volume de l'oiseau, d'une teinte olivâtre, pointillés et rayés de brun. L'instinct social dont ils sont animés les tient
toujours rassemblés, soit qu'ils prennent leurs repas, soit qu'ils se livrent au sommeil ; on a remarqué qu'ils avaient la précaution, dans l'un et l'autre cas, de placer autour d'eux des sentinelles, qui, au moindre bruit, donnaient l'alarme à toute la bande et lui faisaient prendre l'essor. Ils s'éloignent rapidement, et conservent dans leur fuite le même ordre que dans leurs émigrations périodiques ; c'est-à-dire qu'ils présentent dans les airs plusieurs rangées de front, formant des lignes transversales ; c'est ainsi qu'ils suivent la direction du vent et qu'ils s'abattent dans les plaines pour y prendre du repos et se livrer à la recherche des mollusques, dont ils font leur unique nourriture. On met les pluviers au nombre des meilleurs gibiers; aussi ne manque-t-on pas de les chasser et de leur tendre des pièges nombreux, à chacun de leurs deux passages annuels. La mue est simple ou double , suivant les espèces, et les différences de livrées sont très-remarquables. On trouve des pluviers dans toutes les parties connues du globe. DR..K.
PLUVIOSE. C'était le nom qu'on avait donné au cinquième mois de l'année de la république, française. Ce mois, qui avait SO jours comme les autres, commençait le 30 janvier et finissait le 18 février ; mais , dans l'année qui suivait immédiatement l'année sextile, il commençait le 21 janvier et finissait le premier février.
PLTHOUTH. Par le 6» environ de longueur occidentale, la côte méridionale d'Angleterre forme une vaste baie ou sound qui s'ouvre au midi sur la Manche et que de hautes terres environnent des trois autres côtés, de manière à lui donner la forme vague d'un rectangle. Au fond, à droite et à gauche, on voit deux entrées : ce sont les embouchures de la Plym et de la Tamar, deux petites rivières qui forment avant d'entrer dans la baie deux bassins, l'un, celui de la Plym, appelé Caiwater, le second, celui de la Tamar, nommé Hamoaze. Celui-ci, beaucoup plus étendu que l'autre, a près de 8 kilom. de longueur sur 2 de largeur moyenne, et peut recevoir facilement 100 bâtiments de guerre. Le Catwater n'est guère à plus de 4 kilom. du Hamoaze; dans cet espace, au bord des eaux, se dressent 3 villes distinctes dont l'ensemble forme ce que l'on appelle Plymouth : il y a d'abord Plymouth proprement dit, à l'est, puis à l'opposite Dock'$'Toum, et entre les deux mais plus près de la seconde que de la première, Stone^ houêe.
Plymouth proprement dit est une vieille cité, irrégulière, mal bâtie, que les Saxons appelaient