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rélère par Ui eonUmpIttiOR de loo être Jusque principe d*Qfi sont éomiiéi lee nobles attributs, et lui eipHque la destinée où ils Tap** pellenti Qa*en réfléobisse que la psycbologle donne naissanoe à tous les préceptes qui doivent guider Tentendement daitt les routes diverses qu'il peut pareeurir, qu^eUe sert de point de dé^ part à tout système d*éducation, à toute ibéprie d'esthétique, mais qu'on pense surtout qu'elle seule est la base véritable de la morale, et l*on comprendra aisément qu'elle est |a Kience vrai* ment civilisatrice, et que, de même que les sciences physiques soumettent ft notre pouvoir les forces de la nature extérieure, de même il appartient à la psychologie d'explorer et de gour vemer le monde moral, et de diriger les indi«vidns et les sociétés dans les routes qu^aura indiquées la connaissance de la nature et de la destinée humaine. C M. ^Arri.
PSTLLIS. Hérodote (IV, 178) fait des Psylles un peuple qui, pour se venger du vept dn midi qui avait tari les dttmes, déclara la guerre à ce vent ftineste, et marcha contre luii Quand il eut pénétré dans le désert, ee même vent souQa violemment et l'engloutit sous les sables, 11 y a U up apologue plutôt que de l'histoire* Pline (VII, 9) attribue aux Psylles une propriété non moins làbulease i Todeur qu'ils exhalaient endormait les serpents, et si un serpent les mordait, ils n'en éprouvaient aucun mal, et le serpent mourait. Ce peuple, aJoute-t-U, qui habitait la I.iby e au sud de la grande Syrte, fut pres<pie entièrement détruit par ses voisins. Ceux qui survécurent utilisèrent les connaissances que la nécessité sans doute leur avait ftiit acquérir, des préservatif et des remèdes contre les morsures des serpents; et leur habiteté à en neutraliser le venin était si généralement reconnue que Caion d'UtiquOt guerroyant en Libye, ne négligea pas d*emmener des Psylles à la suite de son arpnée (Plut., in Fiia Cai.y 64). F. DxntqDi.
PTitOPB. PUrppuë. Mammifèras carnassiors, de la femilte des chéiroptères. La plupart des chauves -souris frugivores ont été Jusqu^à ces derniers temps réunies dans un sepl genre auquel irisson avait donné le nom de pteropuê {pieds aièéê)^ et auquel les auteurs ftangais donnent le nom moins convenable encore de roussette ) nom emprunté à iuffen qui l'avait appliqué spéeialament è l'une deê espèces du genre, à cause des couleurs de son pelage. Aujourd'hui, plusieurs groupes nouveaux ayant été établis, on ne place plus dans le genre pi€r0pu$ que les ehauvesrsouris ftpvgivoree, qui présontantleseamctèms suivants : tète longue, étroite, conique ;
mnsean in • terminé par un ninfle Mf lee c6téi duquel s'ouvrent les narinei i Inciiives vertim cales et au nombre de quatre ^ chaque mècboiret comme chez les singes; canines a^se^ fortes et au nombre de devY i chaque mAohoire, comme chex la plupart des cbauvestseuris; molaires aii nombre de cinq en haut et de ùtl ep bai, de chaque côtéi la première de toutes étant trèspetite, principalement à la mAcboire supérieure; nombre total des dents, trente^quatre, quelque^ fois cependant trepte^eux, parce que la pre» mière molaire supéneurei qui est toujours fort petite et sani encan usage, vient quelquefois à manquer entièrement (ce qui n'établit qu'unq différence en sol (rèstpeu importante); membrane interfémorale trèsrpeu étendue, et ne formant le plus ordinairement qu'une bordure le long du cOté interne de la cuiese et de la jambe; ailes conformées cpmme celle« de la plupart ie$ chauves-souris ftrugivoree, c'est- è-dire ayant |ç second doigt onguiculé, Ouelques ptéropee ont une petite quene, d'autres font entièrement privés du prolongement caudal ( et il est è remarquer que les premiers sont tous très-petits ou d'une taille moyenne, quand lei seconds sont au contraire très-grands» On trouve, en effet, parmi les pléropes sans queue, une espèce qui, à Tétat adulte, a Jusqu'à cinq pieds d'enyer(;ure. (}uant aux organes des send, les ywx et les oreilles ne présentent rien de particulier ; mai» les narines font un peu tubuleuses; la langue est, principalement à fa partie antérieure, hérissée de papilles dures, dirigées en arrière, et de différentes Cormes ; les plus grandes, placées j^ la partie moyenne de la langue, ont trots pointes, et peqr vent être comparées k des tridents; les autres, plus petites et placées autour des premières, sont elles-mêmes de deux sortes, les unes ayant quatre, cinq, six, et même Jusqu'à douze pointes, et les autres n'en ayant qu'une seule. Bu^ fOn et Baubenton ont décrit avec soin cette orlianisation remarquable, et représenté, dans|e tome X de VU Moire naturelle, lee détails les plus remarquables étudiés à la loupe et au microscope. Ces illustres naturallst^f ont même cherché à expliquer, par la conformation et la disposition des papilles linguales, les récits de plusieurs voyageurs qui attestent qua, dans certaines contrées, il existe de grandes chauves-souris qui, pendant la nuit, sucent le sang des hommes et des animaux endormis, sans lenr causer assez de douleur pour lef éveiller. Maif on sait aujourd'hui que ces récits doivent être appliqués seulement A certaines chauves«'Souris de l'Amérique méridionale (vçy. VAnriaas), et non aux ptéropes,
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qui appartiennent tons à Tancien monde, qui sont tous des animaux firugivores et par conséquent entièrement inoffensift à l^égard de lliomme et des animaux. C'est ce que savent fort bien les habitants des pays où vivent les ptéropes; et s'ils font la guerre à ces cbauvessouris , ce n>st point du tout qu'ils les redoutent pour eux-mêmes, mais à cause du tort qu'elles leur causent en dévorant leurs meilleurs fruits. Dans plusieurs contrées, et, par exemple, à rtle de France , à Madagascar, à Timor, aux Mariannes, au Halabar, on recherche aussi les ptéropes pour s'en nourrir, malgré l'odeur fétide que répandent ces animaux. Leur chair, principalement celle des Jeunes individus, a une saveur assez agréable que quelques voyageurs ont comparée à celle du lièvre. Buffon rapporte qu'on se les procure en les enivrant, et que, pour cela, on place à portée de leur retraite des vases remplis de vin de palmier. Da..z.
PTÉROPODES. Pteropoda. Dénomination employée par Cuvier, pour désigner une famille ou une classe de mollusques céphalés , dont le caractère principal est de se mouvoir à l'aide d'une paire d'appendices alifôrmes et latéraux. Les genres qu'il place dans cette classe sont les suivants : clio,cléodore, cymbulie, limacine, pneumoderme, dans un premier ordre, pourvu de tête, ethyale,dans un second, sans tète distincte. D..z.
PTOLÉHAIDE, fille de Ptolémée - Soter et d'Eurydice, mariée àDemetrius, et mère d'un autre Demetrius , qui régna à Cyrène. Cétait aussi le nom de quatre villes : 1» Ptolèmàide ou PiolémaU^ ville et port de Phénicie, au sud de Tyr, à Tembouchure du Belus, nommée d'abord jtcco ou jicé, par on ne sait quel Ptolémée, puis devenue colonie romaine sous l'empereur Claude, enfin connue par les croisés et durant notre campagne d'Egypte sous le nom de Saint-Jean-d'Acre (vqy. Acm); 3* PMémaîde, aujourd'hui Tolometa, anciennce ville maritime d'Afrique, dans la Cyrénaïque, entre Daplundis et Tauchira; ^Piotèmoide, aujourd'hui Menchie, ancienne ville importante de la Thébaïde, sur la rive gauche du Nil, au sud de Panopolis, fondée par Ptolémée Philadelphe, et surnommée Hermu, à cause du culte qu'on y rendait à Hermès ou Mercure ; 4» enfin, Plolématde, aujourd'hui Ras-Ahehas, ville de la haute ithiopie, sur une pointe qui s'avançait dans la mer, surnommée Ferarum ou Epi- Feras ^ à cause du grand nombre de bètes féroces qui infestaient ses environs. X.
PTOLÉMAIS, ancien nom de Saintaeand'Acrc. rox» AcBi et PTOLtHAYoï.
PTOLÉMiS, nom patronymique des 15 vois grecs de l'Egypte qui régnèrent dans ce pays depuis la mort d'Alexandre le Grand jusqu'à sa réduction en province romaine, c'est-à-dire pendant environ 200 ans. On les appelle aussi avec plus de justesse d'expression , puisqu*ils n'ont pas tous porté le nom de Ptolémée, les Laçides^ de Lagus, fondateur de la dynastie. Les trots premiers sont les plus célèbres : ils ont surtout acquis des droits à la reconnaissance de la postérité par la protection qu'ils accordèrent aux lettres. Le premier, ProLtiÉi Laous, était fils naturel de Philippe de Macédoine. Sa mère Arsinoé était enceinte de lui lorsqu'elle épousa Lagus, A la mort d'Alexandre, 593 ans av. J. C, il obtint le gouvernement de l'Egypte, établit sa résidence à Alexandrie qu'il embellit beaucoup, et y fonda une belle et riche bibliothèque. Le secours qu'il accorda aux Rhodiens lui fit décerner le surnom de Soiêr ou Sauveur. Umonrat, l'an S84, peu de temps après avoir remis les rênes du gouvernement à son fils atné, PtolA- ■ii II Philadelphe, prince magnifique, qui régna de 284 à 247. Ce fut lui, dit-on, qui fit bâtir Ptolémals (octf . Acbe) et plusieurs autres vflles, ainsi que le phare d'Alexandrie, dont d*autres attribuent la construction à son père, n laissa son royaume dans un état florissant à son fils, PTOLtHtE III tvEBOÈTB, époux de Bérénice, prince guerrier et conquérant, qui gouverna l*Égypte de 247 à 221. Cette famille, à laquelle appartenait aussi Cléopàtre, s'éteignit au milieu des troubles et des meurtres les plus horribles. ro£r Champollion-Figeac,^itiialesil8s Lapides, Paris, 1819, 2 vol. in-S». Corv. Lbx.
PTOLÉMÉE (Claude), le plus célèbre, sinoo le plus grand astronome de l'antiquité , et le père de la géographie mathématique, au moins |k>v nous. Il était, selon toute apparence. Grec d'origine, et naquit probablement en Egypte, peutêtre à Ptolématt de la Thébaïde, nullement à Péluse, comme on l'a cru longtemps d'après une méprise des traducteurs latins, trompés par une mauvaise lecture de la transcription du prénom de Ciaude par les Arabes. Il passa 40 années à Alexandrie, dans cette ftuneuse école dont il tut une des gloires ; c'est sous le parallèle de cette ville qu'il fit ses observations astronomiques, selon son propre témoignage, et non pas à Canope, comme on l'a pensé. L'époque de sa naissance est inconnue aussi bien que celle de sa mort ; on sait cependant quli florlssait au milieu du n* siècle de notre ère, sous Antonin le Pieux , et que la composition de sa Géographie dut suivre celle de son Jlntageête, qui l'annonce, et oà la der-
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nière observation répond à Tan 141 de J. C. On peut voir 9 à Part. AuiAGBSTiy Torigine de ce nom biiarre que porte encore dans Tusage la Sxntase, grande $ynta»e, ou le corps d*astromonie spbérique et théorique de Ptolémée, renfermant son système du monde, l»science de son temps et celle des temps antérieurs. Cet ouvrage est le principal titre de Pauteur à Tadmiration de la postérité, qui certes ne lui a pas ftiit défaut. A VMmagesie se rattachent, comme autant de corollaires, divers traités plus ou moins techniques , entre lesquels nous mentionnerons les Tables manuelles {Hp^x'^poi xet)f^i) dressées pour feciliter les calculs ou les combinaisons astronomiques aux faiseurs d'^lmanad^s, et que Théon d'Alexandrie a commentées ainsi que le grand ouvrage célèbre Canon des règnes,déiBr ché de bonne heure et tant de fois publié avant les Tables, en faisait originairement partie ; canon, du reste, destiné aux astronomes plutôt qu'aux historiens, qui a donné naissance à Tère fameuse de Nabonassar, son point de départ en 747 av. J. C, et qui fut continué, après Ptolémée et le r^ne d'Antonin, jusqu'à la prise de Constantinople. Sans insister sur une autre table intitulée, Jpparilians des étoiles fixes ei leurs significalions, qui est un parapegme ou une espèce d'almanacb, encore moins sur le Tetrabible ou les quatre livres de prédictions, dans lesquels Ptolémée sacrifia à la fèlie si accréditée de Tastrologie judiciaire , en évitant toutefois de la confondre avec l'astronomie, nous citerons, comme un monument précieux de la physique des anciens, son Traité d'optique, malheureusement perdu en original, et dont il n'existe qu'une traduction latine, inédite et incomplète, faite d'après la version arabe. Ptolémée y présente, de la réfraction de la lumière, l'idée la plus avancée que Ton ait eue jusqu'au temps de Kœpler. Un autre traité, qui tient à la fèis aux mathématiques et à la musique, ce sont les Harmoniques ou Éléments d'harmonie , en III Uvres, que nous avons et qui ont été savamment publiés par Wallis. Enfin Ptolémée, poursuivant ainsi toutes les grandes applications du calcul , semble avoir préludé à sa réforme de la géographie , sur laquelle nous nous étendrons davantage, par les deux traités des projections qui portent son nom et que^nous n'avons plus, comme VOptique, que dansiies traductions latines ftiites sur l'arabe. L'un est intitulé de VAnalemme ou du Cadran solaire.
L'auteur y expose deux projections différentes de la sphère sur un plan, l'une nommée aujourd'hui gmmoniquef où les arcs sont représentés
par leurs tangentes, l'autre orthographique, où ils sont figurés par leurs sinus verses. Cet ouvrage renferme toute la théorie gnomonique des Grecs. L'antre, encore plus important, mais dont il faut probablement, avec Synésius, reporter l'honneur jusqu'au vieil Bipparque, a pour titre précis : Développement de la surface de ta sphère, autrement dit Planisphère. C'est un traité de la projection que l'on appelle aujourd'hui stéréographique ou de l'art de représenter sur un plan tous les cercles de la sphère, d'observer et de rendre sensibles aux yeux tous les mouvements diurnes, de trouver l'heure sans calcul , soit par le soleil , soit par les étoiles. Cette projection est celle dont nous nous servons encore pour tracer les mappemondes sur le plan d'un grand cercle quelconque, et par les procédés du premier inventeur ; elle sert également pour les cartes partielles , quelque grande ou quelque petite qu'en soit l'étendue. Il est donc à croire que les vraies bases de la construction des cartes avaient été déià jetées par Hipparque, aussi bien que celles de la description des lieux qu'il voulut fonder, avant tout, sur les observations astronomiques, sur la détermination des latitudes et des longitudes, seul moyen de fixer exactement les positions. Le grand astronome de Nicée, qui, plus tard, eût été aussi un grand géographe, fut suivi dans cette voie, avec moins de génie mais plus de ressources, par Marin de Tyr d'abord, et puis par Ptolém^, venus deux à trois siècles après lui. Nous ne connaissons la géographie, malheureusement perdue, de Marin que par celle de Ptolémée, qui lui emprunta le fond de son plan , profita des riches matériaux qu'il avait recueillis de toute part, et n'eut guère pour but que de le rectifier en le complétant dans l'ensemble et dans les détails. En effet, Marin, combinant les résultats des observations astronomiques avec ceux que lui fournissait la comparaison de nombreux itinéraires, s'était proposé de mettre un terme à l'incertitude qui régnait sur la position des pays et des villes, en assignant à chaque localité ses degrés réels ou présumés de latitude ou de longitude. Il avait joint à ses descriptions des cartes couvertes d'un réseau de parallèles et de méridiens, se coupant à angles droits, et sous lesquels venaient s'orienter réciproquement les lieux, d'après les distances et les directions. Mais la projection dont il s'était servi éUit encore extrêmement imparfeite, et la première cliose que Ptolémée eut à faire fut de la réformer pour la mettre en accord avec la figure spbérique de la terre. Il lui fallut par cela même entreprendre une révision générale
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des positions et des mesures données par son prédécessenr^ et soumettre à un système de réduction les étaluatiofls des distances qu*il atait presque toujours etagérées sur la fOi des Toyageurs et des nayi^ateurs. G*est dans lel*» livre de son Introduction à lu géogrtiphU, ou^ Si l*on veut, de son Instiiutton géû^rapMquw rtwy^dtfod» t'^y^rnvd), qui en renferme Vlll, que l^tolémée expose les principes de la scienee) les conditions qui lui sont imposées par la na^ ture diverse des documents dont elle fait usage, la méiliode ft suivre pour dresser une bonne carte de la terre ; c*éèt lA aussi qu*ll critique avee étendue les travauk de HaHn, et quni en montra la valeur tout en en corrigeant les résulUts. Les livres suivants, y compHs la plus grande partie du VII«, ne sont, ft Vrai dire, que des tables géo* graphiques, uniquement formées île noms de UeuK, avec rindication de la longitude et de la latitude pour chacun, et destinées évidemment à réclaircissement des cartes paKiculléres dans lesquelles Ptolémée décomposait a carte gêné» raie. Ce qui le prouve, c^t que le VU* livre se termine par une notice sur celie«ci, suivie d*une description abrégée de la sphère. Quant au YIIIS il comprend la réoapitulaUon des précédente , avec une instruction pour représenter la terre entière sur un atlas de 86 cartes (10 pour l*Europe, 4'pour TAfrique et 19 pour rAsie), rapidetten t décrites selon Tordre même qu'avaient déjà présenté les tables. Attssi les 96 carUM accompa^gnées d*une 97«) qui est la earU générale de la terre et , comme nous dirions aigourd*bui| une mappemonde, se retrouvent*elies, quoique modifiées , dans quelques-uns des meilleurs manu*scriU de la géographie de Ptolémée, avec la remarque expresse qu'elles ont été dressées (les originaux s*entend) par Agathodémon d'Alexandrie, mécanicien 9 profondément inconnu d'aUleurSi
L'Mée que Ton doit concevoir de la Géographie de Ptolémée, du livra qui régna sur cette icience, aussi bien quq VâlimagtsiB sur Tastronomle, pendant 14siècies, c'est-à-dira jusqu'à Colomb et Copernic, est donc celle d'une théorie purement mathématique de la description de la terre et du tracé des cartes , avec des tableaux détaillés qui en Contiennent les applications. Toutes les positions y aont déterminées , direc^ lement ou indirectement, d'après les observatione astronomiques, toutes les distances évaluées en degrés, d'après la mesura de la terre, et rapportéet, en latitude et en longitude, à l'é^ quateur et à un pramier méridien, soit celui des lies Fortunées, soit celui d'Alexandrie. Malheur
rausement la premièra de toutes les kiramw» celle de la terra, se trouva fausse, et las noyew de fixer les longitudes , fondées uniquement sar l'observation des éclipses de lune et sur des relevés de distances qui, le plus souvent, n'avaient rien de géométrique, étaient très^éfèctueux. De là , et du besoin d'assujettir à une projecUmi constante des éléments variables, les deux causas capitales des erraura géographiques de Ptolémét, plus considérables è quelquea égards qtte c4llas mêmes de ses prédécesseura, depuis iratosthèna* Renonçant àla mesura de ce dernler,qul avaiiexa^ géréde^ le degré du grand cerole terrestre en le porUnt a 700 sUdes, il leréduisit, d'aprèaPoaido» nius, à 1(00, par conséquent de | en moins, tandis qu'il fallait prendra le milieu, le degré étant réellement de 600 stades. Pranant ensuite la longueur de la terre habitée, entra le méridien de Thin» a l'est et celui des Iles Fortunées è l'ouest , sur le parallèle de Rhodes, oft le degré eit« selon lui, de 400 sUdes (réellement de 460)5 è 66» au nord de l'équateur, il évalua oette longueur a la moitié du périmètra de la terre , c'est-à-dire à laO'» qui donnent, à la hauteur dont U a'agit, 79,000 sUdeSi Quant à la largeur, il la poru à 80* environ du grand cerole, ou 40,000 stades, entre 16» ^>, de latitude sud et le parallèle de Thulé , à 68» de ladtude nord. L'erreur est ki peu de chose en comparaison de celle de la longitude, qu'il faut réduire d'un quart au oioina, soit pour la mesure trop courte du degré, soit pour la somme trop forte des distances itinéraires, si l^on veut la ramener à l'éundue probable des terres connues de Ptolémée d'est en ouest , ou à 155« environ. Erreur féooude, au reste, comme on Ta très^bien dit, et dont nous devons nous féliciter, puisqu'elle a eu en grande partie pour résultat la découverte de l'Amérique. Si Colomb, qui la partageait , et qui cfaerohalt par IVmest une route nouvelle aux indes orientales, avait su que cette route embrasse près des deux tiers de la circooféranœ du globe, sur une mer alors inexplorée, il eût certainement reculé devant l'idée de sa grande enlraprise. Chex Ptdimée, les disunces intermédiaires en longitiHie sont souvent plus erronées encore ; elles le sont, en général, toujours davantage, à mesure qu'el* les s*éloighent à l'est de la région de la Héditerranée, centra des oonnaisuoces comme de la civilisation des anciens. La réduction d'un tiers, qu'il appliquait systémaiiquement aux évaluations des itinéraires, soit'de terre, soit de mer, pour les ramener à la ligne droite et les convertir en degrés , est iusufllsante dans un i^and nombre de cas. Touufols,leseiagéraUottsde
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Ptolémée en fait de mesures nous pinissent àToir été à leur tour ftréquemment exagérées par les modernes, aussi bien que la difficulté de rétablir les noms propres et les chifiEres, si multipliés et souvent, il est vrai, si altérés du texte de son outrage. Le YIII* litre, quoique très-corrompu lui-même, est pour cela une précieuse ressource, due à la prévoyance de Tauteur, la récapitulation quUl renferme servant d*autant mieux de contrôle aux précédents, que les positions en tongitude y sont données dans un autre ordre et non plus par degrés, mais par les heures du jour. L*étendue des connaissances historiques de Ptolémée en géographie, n*a pas été moins méconnue dans plusieurs points essentiels, et les tices de son système, la construction défiectneuse de sa carte, ont fait à cet égard plus d'une illusion aux critiques. Cette carte, avec tous ses déftiuts, est de beaucoup la plus large, la plus riche, et relativement la plus exacte que rantiquité ait possédée. C*est le tableau complet de la géographie ancienne à son plus haut point de développement. L^urope , dans son ensemble, y est tracé avec plus de détail, de régularité, de netteté, que chez aucun des prédécesseurs de Ptolémée; les parties septentrionales y sont mieux connues, quoique trop élevées en latitude et beaucoup trop inclinées à TE. L*Irlande (louemia) y esta TO., non plus au N. de la 0rande*Bretagne; mais Thulé s'y rapproche des côtes de celle-ci au point de faire croire qu'elle ne saurait plus être la Thulé lointaine et ténébreuse de Pythéas et d'Ératosth^e. La Chersonèse cimbrique est entièrement dessinée; les lies danoises sont mentionnées, et la côte N. de la Germanie prolongée le long de la mer Baltique Jusqu'au Chesines, sans doute la Duna, quoique la nature de cette mer soit encore ignorée et que la Scandia ou Scandinavie figure toujours comme une Ile dont le nom seul est connu. Les fabuleux Rhipées et les monts Hyperboréens usurpent encore .la place de l'Ouml aux frontières de l'Europe et de TAsie, au delà de la Sarmalie; mais le Rha ou Yolga s'en va de rintérieurde cette vaste contrée déboucher au 6. dans la mer Caspienne, rétablie comme méditerranée, selon la notion d'Hérodote et d'Ailstote, mais toujours mal orientée ainsi qu'elle resta Jusqu'au xvin* siècle. L'Asie, du reste, s'ouvre pour la première fois chez Ptolémée, au N. et à l'E., dans des profondeurs illimitées, à ce point quil n'ose plus admettre ni l'Océan septentrional, ni l'Océan oriental des géographes antérieurs, faute de connaissances positives de ces mers. Celles des terres, en revanche, se sont
prodigieusement étendues et éelaircies, grftoe aux relations des voyageurs qui aUaient cher* cher la soie par delà le Taurus et l'Inde, à tra« vers l'Asie centrale, jusqu'à la capitale des Sères, sur le revers N. E. des monts Emodus (Kouen** Loun). De là la notion toute nouvelle, et retrouvée seulement de nos Jours, de l'embranchement N. de r/maiKs (Himalaya), c'est-à-dire de la chaîne méridienne du Bolour, divisant la Scythie asiatique en deux parts, l'une en deçà, l'autre au delà de llmatls (la grande et la petite Boukharie). La Sérique ou le pays de la soie, à l'E. de celle-ci, n'est autre chose, selon toute apparaice, que le N. 0. de la Chine, avec le Tangout et la Mongolie voisine. Quant au pays des Sinœ, que Ptolémée semble surtout connaître par les rapports des navigateurs de l'océan Indien, et quil porte infiniment trop au S., ainsi que sa capitale Thinœ, que ses prédécesseurs avaient placée plus Justement à l'extrémité E. de la chaîne du Taurus et non loin des bords de l'ooéan Oriental, c'est sans aucun doute la Chine propre et prin* cipalement U Chine méridionale. Ptolémée sup* posant un prolongement indéfini des terres à l'E. comme auN.de l'Asie, et n'admettant qu'une suite de golfes au S. E., entre ces terres qui, selon lui et d'après l'hypothèse d'Hipparque, embrassaient dans un bassin intérieur la mer des Indes, pour aller rejoindre au S. 0. le proloB* gement opposé de l'Afrique, a contourné au midi toute la côte orientale de la Chine, et bouleversé les positions de Thinœ et de CatUgwn, portées l'une et Tautre au S. de l'équateur, par une erreur de plus de trente degrés. Quoiqu'il abaisse ainsi trop au 8. toutes les côtes méridionales de l'Asie , sauf celles de la presqu'île dt riade, qu'ils étrangement défigurée, en exagéran t non moins étrangement Taprobane (Ceylan), il n'en a pas moins, par le Journal du hardi marin Alexandre, qui s'était aventuré Jusqu'au grand port commerçant de Cattigara (peut-être Canton avec une terminaison indienne), les notions entièrement neuves des golfes de Tonkûa et de Siam, de la Chersonèse d'Or ou de la près*qu'Ile de Malacea, et même de Sumatra, de Java {Jabadiu, l'île de l'Orge, en sanscrit), peut-être même de Bornéo et de Manille, sans parler du golfe de Bengale. L'Inde, à part sa figure, lui est mieux connue topographiquement qu'à aucun de ses devanciers, et il sait l'existence des innombrables Laquedives et Maldives dans son voisinage. Il connaît la côte orientale de l'Afri* que Jusqu'au promontoire Praêum <le cap Delr gado), qu'il place sous 16o de lat. S., en fece de l'iie de MenuihiWf Comore plutôtque Zanzibar,
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selon nous, mais point encore Madagascar. Sa mauvaise graduation lui a fait beaucoup trop resserrer FËgypte en latitude, ainsi que tout Tespace entre Syène et Téquateur, remonté lui-même de 5» environ trop au N. Mais 1* Afrique centrale se révèle à lui avec une étendue et une clarté que nos découvertes modernes n*ont point encore atteintes à quelques égards, notamment pour la région du Nil, dont il sait les affluents, les embranchements, et dont il indique les sources dans de grands lacs intérieurs , non point au S. 0., mais plutôt au S. et au S. E., non point au nord, mais au midi de la ligne, où sont repoussées les montagnes de ta Lune, qui semblent fuir en e£Fet dans ces directions devant les explorateurs actuels. Par delà le pays des Garamantes ou le Fézzan d*auJourd*hui, il montre de nouveaux lacs et des fleuves qui s*y jettent et tout ce qui annonce la région du Soudan ; par delà encore, et sur les pas des dernières expéditions romaines, à trois mois de route au S. de Garama, il nous conduit jusqu*à la contrée reculée et montagneuse d^Jgùfjrmba, suivant lui au midi de réquateur, pour nous au N., mais dans le cœur même de TÉthiopie ou du pays des nègres. A plus forte raison marque-t-il, dans PO., le cours supérieur du Niger, couvert de villes, dirigé vers 1*E., mais contraint par une chaîne de montagnes (vers Sakatou) de se détourner au S. Il (race également, dans un sens opposé, le cours des fleuves de la Sénégambie, quoique ses notions sur la côte occidentale de PAfrique ne dépassent pas la limite de celles d*Hannon, de Scylax, de Polybe, et les montagnes de Sierra-Leone.
Telle est Pesquisse fidèle, nous le croyons, quoique trop rapide , de la géographie historique de Pt^émée. Son système du monde a passé sans retour, ses travaux astronomiques et mathématiques n'appartiennent plus qu*à l'histoire de la science; mais sa Géographie demeure, elle fait partie de la science même; chaque jour, elle est consultée avec fruit, aussi bien pour connaître Pétat ancien de la terre que pour étudier les idées que s'en formaient les Grecs et les Romains , à Pépoque où leur point de vue fut le plus vaste et le plus lumineux sous Pun et Pautre rapport. Ptolémée a donc mérité le double honneur d'avoir été le maître des Arabes, qui le traduisirent de bonne heure et qui s'approprièrent une grande partie de ses connaissances, et d'avoir présidé à la restauration de la géographie en Kurope, aux xv« et xvi* siècles, lorsque des disciples plus indépendants, les Donis, les Munster, les Ortelius, les Mercator, se formèrent une seconde fois à son école. Après |
Pinvention de l'imprimerie, son ouvrage psfot d'abord en latin, dans la traduction de lamicl Chrysoloras et de Jac. Angelo, à Yioenee, a 1475, traduction plusieurs fois rééditée, Botasment par Nie. Donis et avec ses cartes, à Uln, en 1483. La première édition du texte grec fut faite par le célèbre Érasme de Rotterdam et pabliée à Bàle, chez Froben, en 1555, in-4o, réimprimée à Paris chez Wechel, en 1546. Pi Hoitanus donna à Francfort et à Amsterdam; ei 1605, in-folio, une nouvelle édition du texte d'Érasme avec une traduction latine et des cartel dressées par G. Mercator. Une troisième et dttnière réimpression du même texte, mal corrigé, et accompagné des cartes de Séb. Munster, est due à P. Bertius, qui en forma le premier tone de son Tfieatrum geographiœ Mierû, Amsterdam, 1618, in-fèl. Aucune édition de b Géo^ phieée Ptolémée n*avait paru depuis cette épsque, lorsque Pabbé Halma publia à Paris, en 1828, le texte du 1« livre, peu soigneusement revu, et accompagné d'une traduction françaiie qui [laisse beaucoup à désirer. Snfin,M.Wilbeif et |)ientdt avec lui M. Grashof , son digne collaborateur, ont entrepris une édition complète et vraiment critique du texte de la Géograpkii, dont il a déjà paru quatre fascicules, petit in-foL, renfermant les IV premiers livres, avec une traduction latine refaite, les variantes d'un graad nombre de manuscrits, recueillies en partie fou les auspices du savant Hase, des obsemtioBS considérables et des planches, Essen, 18S8 et sulv. M. Nobbe a également promis une ootvelle recension critique de Ptolémée; mais bobs ne connaissons jusqu'ici que le premier folue du texte seul dans la petite collection de Taochnitz. GoifiRUVT'
PUBERTÉ, terme dérivé du latin pube$,pMt léger duvet ou poil f611et qui orne les joues pudibondes d'un adolescent à l'époque de sa floraison. — La nature, dans l'enfance des végétaox comme des animaux, ne présente encore que de« individus et non des espèces, car l'être ne fit alors que pour soi-même ; il est renfermé daai son égoïsme et pour ainsi dire sans sexe (agami)i ses facultés n'aspirent qu'à se rendre complètes. Cela est si vrai que les fonctions nutritives dominent presque exclusivement, et que la végétation ou la croissance est l'unique intérêt de cet âge , comme on l'observe dans l'état de larf e des insectes, des batraciens, etc. Les premièrei feuilles radicales des plantes, les premières eaveloppes, plumes, carapaces , etc., des jeinci animaux sont pâles, décolorées, et diffèrentbeaocoup de celles qui se déploient avec luxedans la
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saison des noces {$ponsalia) pour les fleurs comme pour les espèces animales.— Çest donc une révolution générale de l'être organique qui se manifeste dans la puberté, la nubilité, la capacité de se reproduire. L*enfànce, Tadolescence, dépouillent ces premiers langes de la vie, ces timides enseignes de mollesse, de froideur, d^humidité, qui prédominaient, comme les dernières tuniques ftetales, pour mettre à nu la virilité de chaque sexe. — En e£Fet, bien que la puberté, chez les femelles, ne revête Jamais des caractères aussi tranchés que chez les mÂles, leur métamorphose organique n*est pas moins essentielle, et leur développement est le même chez les plantes que chez les animaux. Ce développement résulte du transport de la nutrition sur les organes encore endormis et atrophiés pendant le jeune Age. La puberté est hAtée par une alimentation abondante aidée par la chaleur, comme le prouve la précocité {voy.), et cette hftte de floraison est un présage de courte vie, comme si Ton s*empressait d*atteindre le terme de sa carrière. — La puberté d'ailleurs est un développement de la vie extérieure, éminemment ardent, excitateur. Le pouls constate par sa vélocité une circulation presque fébrile; les maladies, surtout celles de la poitrine, prennent un caractère inflammatoire et bilieux ; le tempéramentdevient plus irascible; la femme même est moins craintive ; ses langueurs disparaissent chez la mère de famille laborieuse pour ses enfants. L*homme adulte ne saurait se défendre d^an surcroît d'activité qui Tentralne dans des carrières périlleuses : la chasse , la guerre , les tourments de Tambition. Honteux de sa nullité, le jeune amant de la gloire aspire alors à tout ce qu'il y a de grand sur cette terre, comme Alexandre, qui ne se réserve que l'espérance. On a même remarqué quepersonhe ne devenait fou avant cet âge, et que l'idiotisme de naissance pouvait au contraire se guérir par cette suscitalion cérébrale. — A cette brillante époque, vers la seconde semaine d'années, dans nos climats, Tenfent perd sa nullité ; son sexe lui révèle le secret de l'avenir. L'être pubère n'est plus isolé dans la nature, 11 devient en quelque sorte citoyen de la postérité, et grandit pour représenter son espèce. L'âge de la production est tout selon l'ordre naturel ; pour lui seul sont réunis la force, la santé, le plaisir ,^ la beauté et l'amour; c'est à cette période qu'éclatent l'intelligence et l'éneit^ie de l'âme. Non-seulement le degré de température des contrées, la quantité et la qualité des nourritures, le développement des focnllés morales, l'ardeur des complexions,
hâtent la puberté, mais encore la nature de chaque race humaine' l'accélère ou la retarde. — Nous avons les premiers remarqué que plus les races d'hommes étaient blanches, comme la caucasienne (et spécialement les tribus blondes germaniques ) , plus la puberté chez elles devient tardive; car la race brune et courte des Lapons, des Esquimaux et Samoièdes, se montre précoce malgré la froidure de son climat circompolâire. Le nègre, même sous des cieux rigoureux, n'est pas tardif comme le blanc. — En France, la menstruation commence vers 14 ou 15 ans dans les départements du nord, et même à 13 dans le midi. La puberté, chez les hommes, n'apparaît guère qu'une année plus tard ; nous ne citons pas les exceptions dues à une foule de circonstances particulières, comme chez les danseurs, les comédiens, etc. — Les préludes de la puberté impriment aux idées une teinte de sensibilité inconnue, et sèment une inquiétude secrète dans l'âme. Elle s'agite d'un sentiment de douleur et de plaisir tendre, se plonçe dans des illusions ou des rêveries de félicité. Les occupations ordinaires deviennent à charge aux Jeunes filles; bientôt la société les fatigue; cette triste mélancolie qui s'insinue dans leur cœur les attire au fond des solitudes, où leurs désirs errent dans toute la nature sans pouvoir se fixer. Plusieurs courent s'ensevelir dans des couvents, où bientôt elles ne rencontrent que le désenchantement. Les combats de la nature et de la pudeur, les idées religieuses, confondues avec tout ce qui foit le charme de la vie ; enfin, ce vertige de la raison dans des âmes neuves et innocentes, ont de tout temps peuplé les monastères de jeunes prosélytes dévouées au service des autels ou à une existence de sacrifices dans les hôpitaux. Cette période orageuse est encore plus durable chez les vierges que chez les garçons, parce qu'elles ont le système nerveux plus mobile et plus sensible. C'est le temps de plusieurs afiPections convulsives : la mélancolie hystérique, le somnambulisme, la catalepsie, les spasmes épileptiques, etc. Alors aussi la musique opère parfois avec magie, et les distractions, telles que -la danse, le chant, la marche ou le sommeil prolongé, «ont nécessaires. Ainsi, le premier efiPet de la. puberté ou du délire de l'amour est le désir de vivre dans la chasteté : contraste singulier qui devient pourtant la source de l'amour moral. On se figure aimer avec tant de désintéressement qu'on donnerait son sang et sa vie pour l'objet que l'on idolâtre. Son nom seul fait tressaillir le cœur, sa présence trouble, déconcerte la raison, altère la voix; le seul toucher de son
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Yètement fàil bouillonner le sang dang les veines, et Ton a yu des Jeunes gens surpris alors d*liémorragie. L*idée de la Jouissance semble souiller la personne qui possède toute Totre vie. En effet, après la Jouissance, le charme est brisé ; on ne voit plus la femme que comme un instrument de Volupté* Ce prestige une fois évanoui ne revient plus le même. Jamais un second amour n*égale le premier, qu*on regarde comme une folie romanesque lorsqu^ob est désenchanté. «- Aussi, les jeunes gens qui s*abandonnent de bonne heure aux excès ne connaissent que la lie de la volupté ; ils deviennent presque toujours des débauchés sans cceur et sans âme. U en est de môme des filles, quoique bien plus réservées que les garçons; mais plus elles sont sensibles, plus elles cherchent à fuir, en laissant apparaître toutefois quelques marques de leur amour.
Et fagit ad lalicct, et m copit antè Tidcri.
—Lorsque cette période ne s*accomplit qu*impa^ foitement, ou quHme organisation lente et molle retarde Télan de la puberté, Véphèbe tombe dans la chlorose et végète quelque temps dans une morne apathie. Alors, les secousses d*une vie active, les voyages, la chasse, les armes, impriment plus de ton àréconomie,avec remploi dV liments stimulants et fortifiants. La gymnastique devient même indispensable chez œs Jeunes per* sonnes trop sédentaires des villes, végétant à Tombre dans des chambres mal aérées, serrées encore dans des sortes de cuirasses ou corsets gênant la taille et comprimant les poumons. — A regard de la Jeune flUe éphèbe, son premier amour n*est pas celui des sens, car on commence toujours par le platonisme; mais elle s*attache beaucoup plus à Thomme que Thomme ne s*attache à la fomme. Tel est Tordre de la nature : le plus ftiible, ayant besoin de protection, doit se rapprocher davantage du plus fort. Ainsi, U nature elle-même réprouve, chei les simples barbares, froids et chastes, le commerce prématuré entre les sexes, parce qu'elle tend à la pcr^ focUon des races et fait toujours préférer les individus les plus beaux, les plus robustes à tout autre. — Souvent on voit les Jeunes gens grandir tout à coup dans cette secousse de la puberté; la- poitrine s*élargit, la respiration devient plus étendue et augmente Tardeur vitale, mais quelquefois aussi vicieusement, car elle développe le germe de la phthisie avec une prédominance d*énergie reproductive trop précoce. —Quoique la puberté se déclare vers 15 à 16 ans parmi nous, elle ne se complète qu*avec la croissance parfoite du corps en hauteur et réruptfon de la
barbe vers f 1 ans. C*esi aussi le temps fixé pmt la majorité légale ou le ooaiplémeni de n&tel* ligence. En effet, la vie extérieure ou de relatioli n*est entièrement développée qu*après cet Age* Ainsi, la vie de nutrition et d'assimilation, qui prédominait dansrenfance,arrondis8ait ses contours, faisait préférer les sensualités de la gom^ mandise à tout autre, cesse à mesure que Vént^ gie se transporte sur les organes musculaires et sensitift. *-- Le caractère parUculier aa sexe mâle se prononce surtout par la puberté. CtA alors le premier Jet des grandes pensées : les individus les plus bruts acquièrent une vivacité dMntellect d'autant plus marquée que leur puberté est plus vigoureuse. On a dit qu'alors l'esprit vient aux filles. •— Si la 1 est destinée par la nature ft la vie intérieure, I engendrer et nourrir sa fimille, la vie matcutiBe s'épanouit au contraire essentiellement en eflbrts eten énergie. Ghes les peuples barbares, qui n'estiment que les avantages corpords, c'est la vigueur, la vaOlance guerrière, l'adresse à la chasse, etc., qui deviennent son apanage et son premier mérite. Chez les nation! civilisées, qei connaissent le prix de l'industrie et des talenls, les différents dons de l'intelligence et de rhabileté réclament leurs droits au plus haut rang. Toute supériorité, en quelque genre q«e eesoit, est donc le but auquel doit aspirer l'honsM. Ce concours universel, source inévitable derivalMés ou de combats par les armes ou le génie, appartient à notre espèce : OpUmoê mortaUmm semper aliiêêima eupere^ dit Tâdte. Or cd instinct naturel est surtout fovorisé par la puberté: tandis que la gloire de la femme fut toujours de s'immoler pour le bonbeor etrcKlstence de sa famille, la vraie grandeur de rhesime consiste dans le déploiement le plus vaste de ses facultés, la vertu et le génie. — Cest en ces deux sens opposés ou polarisés que la p«berté feit éclater le caractère propre à < sexe. Phis ils paraissent contraires, plus Us i dignes de s'attirer et de s'unir par leur pertetion correspondante. — « Heureux qulêeiiqne n'a point prodigué pendant son adolescence, aa sein d'une volupté honteuse, les trésors de sa santé , dit le poète allemand Burger; cein-ià peut se dire avec la fierté d'un héros... Je sais homme. » J. J. Tibbt.
PUBLIC, un des mots les plus usités de notre langue, et l'un des plus difltelles à définir. Qu'est-ce que le public? Tunlversallté des citoyens? un choix parmi eux? les lecteurs de tel Journal? les claqueurs de td drame? l'auditntee de tel orateur ? les prôneurs de td Médecin? les
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détracteuH d* tel artiste? Deminderom^notts i?ec un iBodtrne combien fàut-il de lOts pour fftire un public? L^appelleronê-noui aYec un ftnoien t f^om Dêi?hÊi yoIk de Dieu I Le publie ne fut-il pai personnifié pat* les anciens sauê le nom de la Renommée, aussi empressée à tenir pour le menionge et la calomnie qu*à répandre la vérité? Tout yeut^ tout oreilles» tout lances, que TOit'il? qu*entend^il? que dit^il? 81 l'on écoute, mille bruits incohérents s*éléTent Devant un hilt quelconque, le public dit blanc, le public dit noir; U nie, il affirme ;.il blâme, il approuve. Demande! un avis au philosophe, il vous conseillera de mépriser le public, et vous le surprendre! bientôt après gueusant des voii et mendiant des admirateurs I
Si vous vous mélei à la foule, si Vous passe! d*un groupe à Tautre, vous ne tarderei pas à re^ connaître que le public se fractionne en publics d*opinions diverses, et que ces publics n*en font pourtant qu'un. Grâce au Jeu des passions hu^ maines, le monde est le plus étrange des spec^ tacles. Péle-méle de prétentions audacieuses et d'acquiescements faciles, il a des enthousiasmes ridicules et des mépris immérités ; théâtre d'une lutte éternelle entre les vanités, il est l'une des plus frappantes images du beau absolu» si le beau n'est, comme on l'a dit, que la variété dans l'unité» Quelle variété piquante, en eièt, que ces publics de toute nature, de tout étage, de toute dimension I public dé l'antichambre et public de la rue ; public du parlement et public des tavernes; public qui caresse et rampe; public qui a sa cour et ses flatteurs; public ingrat et trompé, défiant et crédule, despote et victime ; public qui a tout oe qui est dans son élément(rbomme), une raison qui commande et des passions qui la font obéir, raison souveraine, quelque peu ressemblante aux rois constitutionnels dont la volonté plie au gréées chambres : elle aussi règne et ne gouverne pas.
Que si nous consultions l'histoire» nous verrions le public naître et grandir avec la civilisatlon,parlout présenter un fonds semblable» partout recevoir des empreintes diverses dans les divers climats, partout avoir entre les traits qui les différencient un trait spécial, l'aptitude â être dupe. De là ses travers» son inconstance» ses caprices, sa faiblesse, ses antipathies» ses adoratfons; de là ses croyances aveugles et ses émancipations réactionnaires» ses respects absurdes et ses émotions fécondes en ruine; de iâ et son abjection dans le servilisme» et ses transports dans le triomphe» et les directions étranges qu'il subit ; dt là enfin l'inconséquence de ses révolu-
tions, qui tendent à le mettre en poisèislon de là vérité et qui le montrent sans oesse dans de nouvelles phases de l'erreur. Curieuse comédie, que le spectacle incessant donné par le public! car toujours il est en scène, et» s'il en faut croire Oxenstiern, t les hasards composent la pièce, la fortune distribue les rôles, les théologiens go»- Vèment les machines et les seges sont les spectateurs; les riches occupent les loges, les puissanu l'amphithéâtre, et le parterre est pour les malheureux; les femmes portent les rafratchls*sements alentour, et les disgraciés de la fortune mouchent les chandelles; les folles composent le concert, et le temps tire le rideau; la pièce a pour titre : MunauêpuHdecipiideoipiaHir/ » Bn sera-Ml toujours ainsi? Nous ne le croyons point. Non» certains rôles ne seront pas toujours l'objet de tabrigue; des pygmées ne tiendront pas toujours la plaoede géants; les coulisses ne recèleront pas toujours d'odieux secrets; le public ne sera pas toujours oe docile automate dont le charlatanisme tire en tous sens les molles ficelles. Telle est l'espérance» telle est la foi des sa^ ges, qui» dès à présent, se rangent parmi le peuple de ceue épigramme :
Cê iimbJ«<1 B*Mt q«'«ii« «ntr« tonlqvt 04 chtMa fidi Mt c^Im dUMNtttt.
Ut, «or la «CMM, en b«Ut 4rMnUqM, Brillent préUu, mlolMrct, conqn^ranlfc Par non*, yU p«aple, MtU ans dcmlcn ranga, Troopa fatlia et des graodg rebat^ Par nons d'an bas la place «t Icont^; Mais non» payona, ntllea spectatanr*, Bt, ^fuwA la httè tal Mal rapr^ntde, Pww nmre acfwt nooiaiCSona las aatanrt,
(J. B. Rovaanav,)
J. Ti4vns« PUBLICâlN» nom que l'on donnait à Rome aux receveurs des impôts* Comme les Juifs ne supportaient qu'avec répugnance le Joug det Romains, et ne leur payaient tribut qu'à leur corps défendant, ils avaient horreur de cette profession. Us regardaient» en général, les publicains comme des hommes sans honneur, et les mettaient au même rang que les païens : Sit iibi êieutetknieuê et publùsanus^ dit saint Matthieu (c. xvin, V. 17). 11 y en avait cependant plusieurs qui étaient Juifs, entre autres Zachée, qui est appelé ckefileipubUcaini, et saint Matthieu lui-même, qui renonça à sa profession pour suivre J. C. Aussi les Juifs reprochaient-ils au fils de Dieu de vivre avec ces hommes-lâ, de boire et de manger à leur table : ils l'appelaient
I l'ami des publicains et des pécheurs. Jésus leur répondit , selon saint Luc (c. v, v. S9) : « Je ne suis point venu appeler les Justes, mais les pé-
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cheure à la pénitence. > C'est à tort que Grotius a prétendu qu*il n'était pas permis aux publicains d'entrer dans le temple ou dans les synagogues , et que leurs ofiFrandes étaient rejetées comme celles des prostituées. Pour se convaincre du contraire, il suffit de lire saint Luc (c. xvni, ▼. 10) : on y verra un publicain priant avec humilité dans le temple. -- Le nom de publicatm ou pohlicains fut aussi donné, en France et en Angleterre, aux albfgeoiê (vox-). lia été enfin appliqué, chez les modernes, aux traitants, aux financiers, à ceux qui se chargent de percevoir les revenus publics, et alors, on le prend toujours en mauvaise part : d'avides pif6/fcatfM. X. PUBLICATION, PcBLiciTt. Ces deux mots emportent l'idée d'une chose qui est portée à la connaissance de tout le monde, afin, comme on le dit en droit, que personne, par la suite, n'en puisse prétexter. ignorance. Chacun de ces termes qui, sous plusieurs rapports, sont synonymes, a cependant son application particulière. La publicité est le simple fait de la production d'une chose au grand jour. La publication a un caractère plus solennel, et, pour ainsi dire, plus officiel : ce mot s'applique aux actes de l'autorité publique , qui , pour être exécutoires , ont besoin d'être connus, c'est-à-dire publiée; on dira donc la publication de la loi, des ordon^ nancesy des règlements. La publication comprend en effet toutes les formalités que l'on a jugées nécessaires pour assurer que la loi, les ordonnances ou les règlements ont été réellement portés à la connaissance des citoyens, soit que Pon en ait fait lecture à haute voix sur la place publique, après avoir assemblé le peuple au tintement des cloches, au bruit du tambour, à son de trompe, etc., soit que l'on ait placardé des exemplaires sur les murs dans des lieux accessibles au public, soit que l'on en fait le dépôt dans des bureaux qui lui sont ouverts. La publicité n'est alors qu'une conséquence de la publication, parce qu'il y a dans la publication un acte nécessaire qui sert de caractère pour déterminer que la publicité a eu lieu. Dans les autres cas, la publicité se produit d!elle-méme; il n'y a plus de fiction légale à consulter; les deux faits de publication'et de publicité se confondent, ils constatent également une notoriété certaine qui a été évidente pour tous les yeux. Ce mot publication est donc le terme légal qui s'emploiera toujours pour désigner les actes qui, dans les relations publiques ou privées, doivent emporter avec eux un caractère suffisant de notoriété. En droit public, on dit la publication de la guerre, la publication de la pais; en droit
politique, la publication des ordonnances, et mieux la promulgation de la loi, expressien qui emporte l'idée d'une ptifr^tca/ton plus solennelle encore (tM>r* Prohulgatior)^ en droit privé , on dit la publication d'un mariage, là. publication d'un acte de société, Eelativement aux associations, c'est au mot Socitri que nous devons renvoyer pour connaître les formalités à remplir pour assurer la validité du contrat; mais en ce qui concerne le mariage, il faut remarquer ici la signification particulière qu'a reçue le mot publication, qui ne se rapporte plus à un fait consommé , mais au contraire à un simple projet que l'on porte à la connaissance de tous, afin de savoir si personne ne s'oppose à son exécution (vciy. UkUkQt), — Comme dans l'origiiie les bans, c'est-à-dire les formalités par lesqudles on appelait le ban et Varrière-ban aux armes ou sous les bannières , assuraient nécessairement le meilleur mode de publicité, on a dû appliquer ce mot à tous les actes que l'on voulait rendre publics, et il est devenu synonyme absolu de publication. On dit encore ban de mariage, de moisson, de vendanges, pour désigner Taete par lequel l'autorité publique annonce qu'U va y avoir mariage et que les tiers sont mis en mesure d'y former opposition; que le temps des moissons ou des vendanges est venu et qu'il f^t procéder à l'enlèvement des récoltes. Dans les relations privées, le mot publication s'applique spécialement aux œuvres de la presse, qui offre en effet le meilleur et le plus sûr moyen de pur blicilé. On dit la publication (Pun livre, la publication d'un journal. Le fait de ces publications doit être précédé de certaines formalités qui sont indiquées par des règlements particuliers ou des lois spéciales ; en général, elles doivent être précédées d'une déclaration faite à l'autorité publique et du dépôt d'un certain nombre d'exemplaires entre ses mains ; à regard des journaux politiques, les formalités ont été mulUpliées à l'excès : il s'agit de toute une législation. — Le mot publicité, qui exprime la notoriété publique elle-même, est spécialement consacré pour les débats judiciaires. La publicité des audiences estrune des plus bdks conquêtes de la révolution; il faut que le sanctuaire de hi justice soit ouvert à tous, et que le juge sur son siège soit toujours prêt à rendre compte de ses actions. Au moment où le juge s'assied, l'huissier de service ouvre les deux battants de la porte du palais, et, par une pubUeortion solennelle, il appelle le peuple à assister au jugement. Le public est aussitôt admis dans le sanctuaire de la justice, où tout doit se frire
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et se produire au grand Jour. Les portes doi- ?ent rester ouvertes pendant tout le temps que que les juges sont en séance, depuis Tappel de la cause jusqu^au prononcé du Jugement; il est seulement permis aux Juges de se retirer dans la chambre du conseil pour se livrer entre eux à la discussion et arrêter leur sentence. La règle qui prescrit la publicité des audiences n*est pas •cependant tellement absolue qu*elie ne puisse souffrir quelque exception dans certains cas. Outre la Juridiction qu'ils exercent dans la chambre du conseil, en certaines circonstances, et notamment en matière disciplinaire , les juges ont quelquefois la bculté d'ordonner encore que les portes de Taudience seront momentanément formées , c*est-à-d ire le huis clos jmsis cette décision doit être rigoureusement restreinte à certaines parties du débat; il n'est jamais permis de l'étendre au jugement. En matière civile, le tribunal peut ordonner que les plaidoiries se foront à huis clos si la discussion publique devait entraîner du scandale ou des inconvénients graves; mais c'est en matière criminelle que la garantie donnée par la publicité des audiences était nécessaire; aussi se trouve-t-elle consacrée de la manière la plus formelle par l'art. S5 de la charte, qui n'admet qu^une seule exception : « Les débats seront publics en matière criminelle, à moins que cette publicité ne soit dangereuse pour l'ordre et les moeurs ; et, dans ce cas, le tribunal le déclare par un jugement. » Tkulet.
PUBLICISTE. On désigne ainsi les auteurs qui écrivent sur le droit naturel, le droit public, le droit international ou des gens , la diplomatie , la politique.
Le nombre de ces auteurs est très-considérable. Dans l'antiquité, Platon, Aristote, Cicéron doivent être placés au rang des publicistes; car leurs traités De la République étaient des ou- Trages consacrés à la science des gouvernements et à l'exposé des notions de droit public, tel qu'il existait alors. Les deux premiers de ces philosophes furent longuement commentés pendant le moyen âgcf mais leurs ouvrages de métaphysique devinrent plutôt le texte des élucubrations des scoliastes , que leurs traités de politique. A la renaissance des lettres, on se mit à écrire sur le droit public. Depuis lors, les principaux publicistes qui ont répandu le plus de lumières sur cette branche des sciences morales et politiques, quoiqueappartenant^des écoles fort différentes, noua paraissent être : BUchiavel, François Hotman, Bodin, Bacon, Grotius, Hobbes, Pufontlorf, LockO) Burlamaqui, Montesquieu, Yattel ,
J. J. Rousseau, Voltaire, Hably, Sièyes, Kluber, Martens, de Bonald, Chateaubriand , Desiutt de Tracy, Daunou, Benjamin Constant, Guizot, etc. La science du publiciste demande de grandes connaissances en politique, en histoire, en législation et en littérature. 11 ne peut y avoir aujourd'hui de bons publicistes que ceux qui prennent pour base de leurs théories , la morale, et qui enseignent les vrais principes de l'organisation sociale. Ils peuvent différer sur la forme des gouvernements ; ils doivent tous être d'accord sur ce point que le bonheur du plus grand nombre est la véritable fin des sociétés humaines, et que le respect des droits individuels est le meilleur moyen d'y parvenir.
Il existe plusieurs ouvrages qui traiteut spécialement des connaissances propres au publi* ciste, ou qui offrent des documents destinés à éviter de nombreuses recherches à ceux qui aspirent à ce titre. Nous nous contenterons de mentionner ici la Bibliothèque de l'homme public, misé au jour au commencement de la révolution par Condorcet, Peyssonnel et le Chapelier (Paris, 1790-1792,28 vol. in-8«),et la Science du jmbliciste, par Fritot (Paris, 1819-1820, 11 vol. in-8o). A. Taiixardier.
PUBLICOLA (P. YALnics), fot collègue de Brutus dans le consulat, après que Tarquin Collatin se fut démis (509 avant J. C), fit partager entre les citoyens pauvres les richesses des Tarquins , acheva la défeite des ennemis après la mort de Brutus, et rentra dans Rome triomphalement ; il fut un instant suspect au peuple par sa puissance, mais il réussit à dissiper les nuages, et devint l'idole de Rome, d'où le surnom de i>ablicola (ami du peuple). Il fot encore trois fois consul, battit les Sabins,et mourut si pauvre que l'État se chargea de ses fonérailles. Bodillet. PUBLIUS STRUS , naquit dans l'esclavage.
Le premier nom qu'on lui donna fut celui de Sjrrus, parce qu'il vit le jour en Syrie : c'était dans l'antiquité un usage à peu près général de donner aux esclaves un nom dérivé celui de leur patrie. Syrus, encore en font, conduit chez le patron de son maître, le charma autant par la grâce de sa figure que par la vivacité de son esprit. On lui donna une éducation très-soignée, on l'affranchit, et ce fut alors qu'il dut prendre le nom de Publius, que, sans douie, portait son maître. C'était, en effet, un usage chez les esclaves affranchis d'ajouter à leur nom celui du maître qui leur donnait hi liberté. — On a peu de détails sur la vie de ce poète. Publius Syrus s'appliqua à la composition des mimes, espèce de comédie burlesque que les Latins aimaient
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b^auQOvp. Aprfts «voir obienu 4e grands «ucc^t ûàus le« Yilles dUtalie, il yint à Aoiqe pepdaiH les fêtes quf donnait Jules^'Gésar, et provoqua h un combat littéraire les portes qui travaillaient alors pour les jeux scéniques. Tous acceptèrent le dé^ , et tous furent vaincus. '^ Parmi les auteurs qui parurent dans le concours, était ce Laberius, clievalier romain, partisan déclaré de le république, que le dictateur, à force de caresses, détermina à monter sur le théâtre, et h jouer lui-même dans les mimes de sa composi-* tion* Obligé de consentir, car, selon la réflexion de Macrobe, Potenloê, mm $olikm ai inûiiei, êed 0t 9i9uppl((iat, cogit (Saturnin, 7[rauto^ rite contraint, non-seulement quand elle invite, mais même quand elle supplie]), Laberius déplora rbumiliante nécessité h laquelle sa vieil* ïesse était réduite dans un prologue admirable, regardé avec raison comme un des plus beaux monuments de la langue latine.— Après la mort de Laberius, qui suivitdeprès celle deGésar,Pu* blius Syrus régna sur la scène ; Bima êcenam tenet^ dit saint Jérôme dans sa cbronlque. — Ces mimes, dont à Texemple de Laberius, il avait tempéré la licence par des traits nombreux de morale, n*eiistent plus aujourd*bui en corps d*ouvrage; et cette perte doit exciter nos regrets.* Quand Publius,dit 9énèque (rrainr., 9), veut abandonner ses farces ineptes, bonnes tout au plus pour les spectateurs des derniers rangs, il a plus d*énergie que tous les poètes tragiques et comiques. Bans une feule de pensées, il s*élève, non-seulement au-dessus de la scène mimique, mais du cotburne même. « Le grave philosophe répète cet éloge dans sa 9« lettre : «Que de vers,dit-il, et des plus éloquents, gisent avilis dans les mimes! que de sentences dans Publius qui devraient être prononcées, pon par des bateleurs sans souliers, mais par des tragédiens en cothurnes ! « Les fragments qui nous restent de lui justifient pleinement Tenthousiasme de 8énèque. Ils consistent en pensées morales, exprimées chacune avec une précision très-remarquable, dans un seul vers iambique ou troehaïque.^ Hais, parmi des fragments qni nous ont été conservés, ^ que Ton retrouve ordinairement A la suite du dernier livre des Fuble$ de Phèdre, on a intercalé des sentences qui n*apparUennent point à Publius Sjrrus, mais à Sénèque, à Laberius, et à d'autres mimographes. Parmi toutes ces sentences, il en est d*obscures, d*altérées, de mal exprimées ( le bon goût en demandait la suppression, -^ Après avoir Mit les plus pefsévérantesrecliercb#s pour retouver toutes ceUesde PubUusdans leur intégrité, et las sé-
parer des fragments des autres mimognplie9« j'en ai donné une édition et une traduction, ao* compagnéesde notes explicatives, dans le genre de celles qui avaient été précédemment publiées par Jean Bond. Hon texte est conforme à celui deGruterusetde Tillustre Sigebert Havercamp. Une autre édition sans traduction a été mise au nombre des livres classiques adoptés par Tunîversité pour renseignement des coUé^ royaux et communaux, Fraucis LivAsasiia»
PUCE. Ce nom a acquis une telle notoriété publique qu'en vérité nous serions bien coupable de passer sous silence Tinsecte qu'il sert à désigner. Après en être venu aux prises avec lui, ce qui, sans doute, est arrivé à chacun de nos lec^ leurs, on serait naturellement disposé à le raih ger parmi les buveurs de sang ou ba^malopotes: ou h choisirait même pour type d'une Mnâille de sauteurs, en voyant ses bonds, bien autres que ceux des saltimbanques qui appartiennent à notre orgueilleuse espèce. Quelle admirable agilité dans la puce! A l'aide de six pattes analogues à des ressorts , elle franchit d*un seul bond une espace qui dépasse de plus de 50 fois la hauteur de son corps i avec un tel don , on comprend qu'elle n*avaitpas besoin d*ailes. Les naturalistes, mus par d'autres considérations, fort intéressantes dans un livre d'entomologie, mais peu importantes ici, ont classé la puce parmi les suceurs : personne ne bUmera cetteclassification,et n'aura besoin d'un microscope pour s'assurer que la bouche de cet animal est admirablement eonférmée pour mordre et pour sucer. ^ Si on eonnalt généralement la puce h l'état partit, pbisieafs ignorent ses métamorphoses. Cette maudite engeance se compose d'un mâle et d'une femelle qui s'accouplent è la manière inverse des autres animaux ; la ponte est d'une dooxaine d'euifs à peu près blancs, visqueux et ellipsoKdes : on conçoit que, vu leur petitesse, Ils échappent a notre vue, et d'autant mieux que la mère les cache soigneusement, dirigée par cet instinct dont la nature a doué les femelles pour parvenir à son but, la propagation des espèces. On ne peut guère lef observer que dans les nids de pigeons, où ils se rencontrent en grande abondance. L'édosioB de ces oBufl s'effectue promptement , et il en sort des larves petites, allongto, vermiformes, trèsvives, et dont l'allure est serpentante; apris avoir passé 13 jours sous cette fiorme, elles se libriquent une coque soyeuse, où elles se tmferment en qualité de nyoïphes, et aoquièrept la dignité d'insecte parCsit, celle de piiee, ania, telle que le vulgaire la sait. C'est surtout aux enCuits, aux fSemmes, qu'elles s'adressent pour
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assouvir leur soif de sang : elles troublent le sommeil, et leur piqûre, chez des individus trèsexcitables, est accompagnée quelquefois d*une irritation assez douloureuse, mais qui se calme promptement. Mal leur avient de s*adresier de préférence aux personnes du beau sexe, car celles^i, en récompense, sont douées aussi naturellement d'un tact tout particulier pour saisir ees ennemies; malgré leur agilité, il est rare qu'elles puissent échapper à la dextérité des doigts féminins, tant la Providence est toujours admirable dans içs ceuvres. Ces insectes, qu*à bon droit on peut considérer comme des para-» sites, attaquent encore plus certaines bétes, telles que les chats et les chiens ; et ces pauvres anl* maux domestiques sont encore plus maltraités que leurs maîtres. ^ Comme les puces en agissent trés-lestement ayec des créatures aussi distinguées que les mammifères dans réehelle animale, il est bien permis à Thomme de s'amuser aussi à leur dépens. Avec une habileté des plus patientes, le chef-d'oouvre de la création est parvenu à dresser ces animaux à des exercices extraordinaires : on leur fait traîner de petits canons chargés de poudre qui ont 80 f6is le poids de leur corps , et on les habitue à les entendre détoner. On en a vu traîner de petits carrosses montés par des individus de leur espèce en guise de maîtres, de cocher et de laquais. Charboriiiik.
PUCELLS D'ORLÉANS. F. JlAiiiTS b'Abq.
PUC&LER (QOKTBS pi), famille très-ancienne qui, du nom de son domaine de Yieux-Bechlarn, situé sur les bords du Danube près de Marbach, 8*appela d'abord ^ec/i/am,dontonaCait successivement Pecklam, Pœcklar^ et depuis 1500, Pûchler* Cette maison florissait en Autriche dès le X* siècle, époque à laquelle l'histoire mentionne plusieurs de ses membres comme revêtus de hautes dignités, et en signale un comme poète allemand. On sait qu'il est question dans les Nibelunçen (vqjr,) d'un margrave Rttdiger de Bechlam. Dans le xi« siècle, Jiar et Doumom Pdcklie, pour échapper à l'oppression de leurs parents, se sauvèrent en Silésie et s'établirent dans le cercle de Brieg (près de Breslau). ia branche autrichienne s'éteignit, en 1245, dans la personne de Rudigxe de PUckler, évéque de Passau. Les membres de la branche silésienne devinrent, en 1055, barons de l'Empire, en 1600 comtes de llmpire, et se divisèrent plus Urd en deux Ugaes, celle de Franconie et celle de laisaee,
• CtMcoaS B«B lai fitit é'vm wlgMwto ri^éàtmm ((tthh a«EodMbo«f), i|^ co^cni 7 tUl»g« MM UM popalvtkm iê
La lign0 de Fmnconiê, fondée par CaARi.is«' Fbahçois, appelée Puckler'limpurg, fut admise dans le collège des comtes de ce cercle, dans la personne de CHRisTiAif-GoiLuuaa- Chablbs, en attendant que ses possessions de Burg-Farrnbacb, Brunn et autres, fussent éri* gées en comtés. Par son mariage avec la fille et héritière du comte de Limbourg, le comte Fat- Dtetc-PiiupPK-CnABLis obtint, avec une partie du comté de Limbourg, voix et séance dans le collège des comtes. En 1906, cette maison fut médiatisée, comme tant d'autres, et passa sous la souveraineté de la Bavière et du Wurtemberg. La ligne de Lu$ave, qui doit son origine à Erbiârh, né en 1685 et^ décédé en 1749, fut élevée, en 1839, par le roi de Prusse à la dignité princière suivant le droit de primogéniture. Le chef actuel de cette ligne est HaaaARii-Loiiis- HsnBi, prince PUcklerJe Mtukau S à qui nous devons une notice plus étendue, X.
Célèbre comme écrivain, il est né à Muskau, le 50 oct, 1785. Sa première éducation fut confiée aux frères moraves ; puis on l'envoya au peda* gogium de HaU. De 1800 è 1805, il fit son droit à Leipzig; et, lorsqu'il eut fini ses études, il entra dans les gardes du corps à Dresde. A peine avait-il obtenu le grade de capitaine qu'il prit son congé ; il parcourut alors en touriste la France et l'Italie. Pendant cette tournée, il se trouva, dit-on, plus d'une fois dans de graves embarras pécuniaires ; car, brouillé avec ses parents, il était obligé de se suffire à lui-même. Cette existence précaire cessa bientôt. De retour en Allemagne, il hérita, par la mort de son père, du chÂteau et de la principauté médiatisée de Muskau, et s'appliqua dès lors à embellir sa résidence. Des goûts d'artiste s'étaient développés en lui pendant ses voyages.
En 1815, il reprit du service, mais cette fois dans l'armée russe, comme aide de camp du duc de Saxe-Weimar, et fit avec distinction la guerre dans les Pays-Bas, Après la paix continentale, il visita l'Angleterre en observateur attentif. Puis, revenu à Huskau, vers 1816, il se rendit à Berlin où il fit une ascension aérostatique dont il livra la description au public^
Vers celte époque, il épousa la fille dv prince de Hardenberg; mais inconstant et amateur d'une existence agitée, il n'était pas fait pour la vie réglée du mariage : aussi divorça-t-il huit ans plus Urd.
L*ABgleterreatiini le prince une seconde fois:
1^ ^mn, ft fp'il a nniioBS dt tbalcrs.
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il y passa lesannées 1828 et 1820, et à peine fut-il de retour de ce voyage qui s^étendit en outre à llrlande et à la France, qu*il en publia, en langue allemande, le journal fragmentaire sous le titre ambitieux de Lettrée d'un trépassé (Munich, 1830, 2 vol.). Cet ouvrage fut bientôt suivi de deux autres vol. ( 1831 ), qui embrassaient la première portion de son séjour en Angleterre. Le succès de cette double publication fut immense ; le voile de Panonyme ne tarda pas à être soulevé, et le nom du prince déjà connu dans les salons de quelques capitales, se répandit rapidement par des traductions de son ouvrage* dans toutes les parties ^e TEurope. Ce succès est mérité au point de vue littéraire; mais devant le tribunal de la morale, Fauteur doit s*attendre à plus d*un reproche. Avec un art infini, le prince touriste a su mêler aux tableaux de la nature morte des scènes de la nature animée. Les hommes, et les femmes surtout, tiennent une grande place dans ce journal : la vie des salons y offre un intérêt encore plus grand que les paysages tantôt suaves, tantôt grandioses, qu'il fait passer sous nos yeux. Le prince PUckler est le peintre exact du high-lipB, de cette fleur d'aristocratie, qui embaume les palais de Londres, et que convoite, avec un sentiment d'impuissante jalousie et de dépit concentré, le monde des bourgeois. Voilà ce qui a valu au prince sa renommée d'écrivain. Mieux que tous les romanciers anglais qui ont essayé de décrire ces mœurs exceptionnelles , le prince Pttckler- Muskau a crayonné avec grâce et avec méchanceté les duchesses, les comtesses et les lions du West-End de Londres. Quelques scènes d'intérieurs, quelques accidents scabreux, racontés par lui avec une malice qui ne se dément pas, lui ont valu cette foule de lecteurs séduits par le scandale bien plus que par les descriptions des ruines historiques ou des massifs pittoresques des parcs séculaires. Le vice devient aimable, séduisant, dans ces pages, écrites avec une légèreté voltairienne ; car c'est encore là un des grands charnues du prince : il écrit avec une nonchalance inimitable. Au reste, il n'est pas uniquement le peintre des salons : il se mêle aussi à la vie du peuple, à celle des auberges et des cabarets.
Les œuvres que le prince PUckler-Muskau a publiées depuis sont loin de valoir ce brillant début. Tutti frutti (Stuttg., 1834, 6 vol.; trad. en franc, par M.Gohen, Paris,1834-1835,4 vol. in-8o) est une espèce de pot-pourri, dans lequel l'auteur
* n y en • me CD frui^tb, pw M. Gohed (PwU, 1882> 1833,3 vol. lo-So).
a jeté les fragments d'un voyage en France et en Allemagne, des réflexions, son voyage aérostatique, eic.L'avant-demier voyage de Semilatso (ibid,, 1835, 3 vol.) est le récit de son s^our en Algérie ; et Les pèlerinages d'un jeune homww racontent une tournée en Italie. Il y a peu d'années, le prince a visité TÉgypte et la Nubie; la Gasette d'jéugsbourg publiait les lettres du voyageur fàshionable, à mesure qu'il avançait dans ce lointain pèlerinage. Une jeune et belle Abyssinienne ramenée par lui en Europe, est venue s'éteindre sous le ciel brumeux de l'Allemagne : elle est enterrée dans le parc de Muskan. Hais le propriétaire, créateur de ce beau séjour, l'a quitté en ce moment, tout occupé qu'il est à courir le monde et à foire mentir le pseudonyme de SemiUaBso^ capricieusement adopté par bii pour l'un de ses ouvrages. L. Spati.
PUDDING ou PocDiNGCB , sorte de mets composé de mie de pain, de moelle de bœuf, de raisins de C^rinlhe, et autres ingrédients, que Ton arrose ordinairement de rhum auquel on met le feu. Ce mets, d'origine anglaise, ainsi que «n nom l'indique, était peu connu en France an commencement de ce siècle. Le s^our des Anglais à Paris en 1814 et en 1815 l'a mis aussi rapidement à la mode que le rostbeaf et le beafsleak. Le plum-pudding est de la même fomille. BÉAiAt.
VVBBLkG^^puddlingprocess.{Technologie.) C'est l'opération suivie en Angleterre pour convertir la fonte, ou le /Sue métal, en fér malléable. Le puddlage n'est donc autre chose que l'affinage proprement dit; mais exécuté dans des fours particuliers dits à puddler, et au moyen d'appareils décompression et d'étirage dits(a«•^ noirs, dont on trouve les dessins et la description dans les planches de ce nouveau Dictionnaire.
Le puddlage consiste à faire fondre la fonte sur la sole du fbur à puddler, et à la brasser an contact de la flammeavec ou sans réactif jusqu'à ce qu'elle ait perdu son carbone. Après quoi on forme avec le fer affiné des balles d'enviroo 40 kilog. appelées loupes ou lumps, que fou soumet au squeezers et aux cylindres du lanînoir.
Lepuddlage exigeant plusou moins detenpSi suivant la nature de la fbnte, on mêle ordinairement les fùntes et l'on s'arrange de manière que le nombre de fournées dans un jour soit tel qu'on le désire. Par ce moyen on parvient à régulariser la marche de l'usine. La première condition de ce mélange, qu'on fait par tâtonnement, doit être la qualité du fer que Ton