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d*aulre8 Ton répété après lui, sans être plus heureux. Cet outrage a dou&é lieu à uiae tire controverse entre leS publicistes allemands. Publié â Genève (in-19, 1667), U avait paru d*al)ord sous le pseudonyme Setetini de Monsabano i Vnten*dorf n*a nkis son nom qu*à la seconde édition. U a été traduit en français par Savinlen Alquier en 1669, sous la rubrique d*Amsterdam. 7*» i?ecuefi latin de dissertations académiques (in-8o, 1698), publié après la mort de Tauteur. La Description historique des papes en allemand, traduite en latin et en flamand, publiée d*abord séparément, a été insérée dans Touvrage suivant. 8» Introduction à Vhistoire des principauâf États de l'Europe, en allemand, 1682, avec une suite en 1686, et une addition en 1687 : cette dernière partie est une excellente réhitation de Yarillas. cet ouvrage, Tun des plus remat^ables de Pufendorf, a été d'abord traduit en français par ftouxel. Cette traduction eut un succès de vogue, comme Toriglnal. On ne la lit plus aujourd'hui. Celle de ftruzen de la llartinière, publiée en 1791, 1^ foit oublier. le nouveau traducteur en a publié une seconde édition en 1731, beaucoup plus correcte , avec de nombreuses et bonnes annulations, et il a continué le texte jusqu'à répoque de cette dernière publication. Pufendorf avait écrit Sous llnfluence de ses opi* nions poliUques et religieuses : il s'était montré plus que sévère à l'égard de la f rance. Le savant traducteur a etfacé plusieurs passages; il aurait dû se borner à les annoter. De Grâce a suivi le même plan, et a continué la narration Jusqu'en 1750. L'ouvrage a plus que doublé sous sa plume, puisqu'il comprend huit volumes in-8o (Paris, 1755 à 1799). 9* De Jure naturali gentium et civHt (Traité du droit naturel et des gens), publié pour la première fois en allemand (Leyde, 1679). n a eu plusieurs éditions. Cet ouvrage, vanté par tous les publicistes allemands, a été traduit en français par Jean Barbeyrac^ avec des notes (Amsterdam, S vol. in-4», 1734). Le Judicieux et savant Lenglet-Dufk'esnoy trouve l'ouvrage de Puftodorf inférieur à celui de Grotius, De Jure belli et pacis. Pufendorf a approfèndi son st^et, mais à la manière des péripatéticiens, dont l'obscurité et la technologie affectée ouvrent un vaste champ à la controverse. Il a trop resserré certaines parties, et donné trop de développements à d'autres» Ces doctrines, d'un autre âge, ont perdu de leur importance : il s'est opéré de grands changements dans les théories gouvernementales; et cependant l'ouvrage de Pufendorf a conservé , comme celui de Grotius, un intérêt d*«ctttaitté, car U est des principes
qui appartiennent à tous les lieux et à toutes les époques. •-* Pufendorf a publié un abrégé de son traité sous le titre de Devoirs de l'homme et du cUoxen. Il a été traduit de Pallemand en lathi à Edimbourg, et J. Barbeyrac l'a traduit en français (f vol. in-8«, 1718).La publication du Traité du droit naturel et des gens a soulevé eontre l'auteur une violente opposition; les défenseurs ne lui ont pas manqué; il est entré lui-même dans la lice et il a publié à ce sujet plusieurs mémoires. Toutes les pièces de ce conflit littéraire et scientifique ont été recueillies dans on miscellanée, publié à Francfort, en 1686, soui le titre de frfstfcafuftco (querelle Scandinave). 9.
PirFFENBORP (iSÂlk), f^re du précédent, commença , comme lui , par le préceptorat. La protection du chancelier Oxenstient lui ouvrit la carrière des ambassades. Il fut chancelier et ambassadeur du roi de Danemark à Eatiabonne. On lui doit de savantes recherches sur les IMi* des, et une histoire sécrète de Charles XI| roi de 8uède< 0um.
PUFF, mot anglais qui signifie au propte bouffie de vent, au figuré, ewagéraHon^ et qui est passé dans notre langue avec une aceeptlM qui en dérive, eeUedInvention destinée à tromperie public. Le puff prend mille fbrmea, selon le génie du charlatan qui s'en sert, ou du mystificateur qui le met en œuvre. Tantôt il revi^ comme ft Londres, le costume épiaodiqoe, et, s'emparant de Inattention du lecteur par une histoire intéressante, il aboutit aune annonce; tantôt, ressource de Timpudenoe indigente qui Vit de ses hardis mensonges, il est la monnaie de ceux qui, n'en ayant pas d'autre ^ savent la flrapper à un coin qui impose ; tantôt, sans antre besoin que celui de se moquer du pnbllc, il invente un conte qui retentit dans tous les Joar> naux. J. TiAVus.
PUGATSCHEF. Voy, PotJGàTCiV.
PUGET (PixaBK-PÂUL), illustre statuaire, naquit à Marseille^ le 81 oct. 1699. Son père« qni était architecte, lui fit étudier les beaux-arts, mais d*une manière très-imparfaite, et mounit Jeune en lui laissant un faible héritage. Piaeé chex un constructeur de galères, à l'âge de 14 ans, Puget y apprit la sculpture en lK>i8, et, après 3 ans de rudes travaux, il partit pour l'Italie, où il eut grand*peine ft subsister, Jusqa*an moment où il put entrer dans l'atelier du Cortone, à Rome. Ce grand maître le prit en affietion, et, après avoir réformé ses premières études en peinture; il remmena avec lui à Fin* rence pour exécuter des plafands dans le pnlais Pitti. Hais le désir de revoir sa patrie et aa i
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ramena le Puget à Marseille, en 1645, et bientôt aprdi le duc de Bréié, amiral de France, remploya dans le dessin et Texécution des vaisseaux de guerre.
Un second royage que it le Puget en Italie (1646-1055) développa en lui le sentiment de Par^ chiteoture et de la sculpture. Cependant, à son retour, il reprit son pinceau et peignit un grand nombre de tableaux d*église pour les villes de Marseille, d*Aix, de Toulon, etc. Ce ne fut qu*à la suite d*une maladie grave (1655) qu*il aban^ donna la peinture pour la sculpture en marbre. Il débuta par la porte et le balcon de rb6tel de ville de Toulon , en 1656. Peu après, il vint à Paris, et tout d*abord, il se cbargea des sculptures que Fouquet voulait faire exécuter à son célèbre cbâteau de Yaux-le-Vicomte. En vain Mazarin et Colbert voulurent-ils se ^attacher : il s*était voué au service du surintendant, et, malgré les offres les plus brillantes, il partit pour Carrare, en 1660, afin d*aller choisir les marbres nécessaires à ses travaux. Il était à Oénes lorsque survint la disgrftce de Fouquet, et cet événement le décida à s*y txer. Il enricbit cette ville dHine foule de productions. Mais Colbert, averti par la renommée de la manière dont Puget Illustrait sa patrie à Tétninger, le rappela en France, et lui donna la direction de la décoration des vaisseaux à Toulon.
Arrivé en 1660, Il exécuta la décoration du vaisseau le Magnifique, que le duc de Beanfort monta dans la malheureuse expédition où ilp^ rit avec lui» Le tea ayant pris aux premiers travaux d*un arsenal qu^il avait résolu de construire, Pugttt crut voir dans cet accident une main Ja* louse, et se retira dans sa tille natale, où il se mit à élever une maison pour lui et les siens, puis une halle au poisson, ce qui ne Tempéchait pas de donner une partie de son temps à la sculpture. En 1675, il exécuta, à Marseille, le groupe colossal de MUon de Crotonê^ que Louis XIY fit venir à Versailles en 1686, et qui passe a bon droit pour le che^d*cMivre de la sculpture française. En 1665, il envoya, pour servir de pendant à Milon, son groupe d^Ândro* fnède, qui valut à son fils ces royales paroles i « Votre père est grand et illustre; il n*y a personne dans l*Europe qui le puisse égaler» » En 1685, un passe-droit qui lui fut ftiit par la ville de Marseille, pour rexécution d*une statue éques* tre de Louis XIV, le décida a aMer a Paris im* plorer la protection do roi* Mais, après 6 mol» de s^our, U repartit pour MarseUle sans avoir rien obtenu que des caresses etdes oompUmenla. Dès lors, il ne consacra phis son ciseau qu*A
rembdlissement de sa ville de prédilection, et H travaillait encore à un admirable bas-relief, connu sous le nom ûéPêête de Milan^ lorsque la mort vint le surprendre, le 2 décembre
Les ouvrages do Pugel sont si considérables que leur énumératlon ne saurait trouver place ici. Ou^il nous suffise de dter, parmi ses tableaux, une Sainte Famille^ une Jnnonoùtitùnei une Adoration du bergère, que Ton a pu admirer à Paris au commencement de ce siècle. Parmi ses ouvrages de sculpture, nous citerons, outre ceux dont nous avons parlé, un portrait de Louis XI y tu médaillon, une statue de Faune, une tète du Sauoeur, un bas-relief de eaint Jean-Baptiete enfant, etc. Plusieurs cabinets d*amateurs et le cabinet des dessins du Louvre possèdent des esquisses du Puget, surtout en fait de marine. La vaHété de ses UlenU Ta fiait surnommer, par la grande majorité de ses admirateurs, le Michel' Ange de ia France; d*autres, n*appréciant que le génie du statuaire , Tout appelé le Rubem de la eeulpture. En 1807 , la ville de Marseille a fait élever à sa mémoire une colonne surmontée de son buste, avec cette inscription : à Pierre Pnget, eeulpieur, peinire ei arehittete, MareeUle, ea pairie, qu'il e$nbel* lU et honora^ etc. DtàMÉ.
PU0ILAT, pugilaiue, mot sans doute dérivé dé pugnue^ le poing. C*est eâ effet un combat à coups de poing où la main était armée du ceste« Nous en avons parié à ce dernier mot; vogr. aussi Gymnâstiocx et ATULtri ; et pour le pugilat moderne, Boxim.
PUI8AED. (OoneirucUon,) On entend par oa mot tout endroit souterrain où viennent se rendre les eitux Inutiles d'une maison ou d*une usine, et d*où elles se perdent, soit sur le Uea même, soit par un aqueduc qui les conduit au loin. Quelquefois, Il désigne aussi le conduit qui amène les eaux dans le puisard. Ces tuyaux ou conduits sont de plomb ou de fonte. On les pratique ordinairement en dehors des constructions pour la fticillté des réparations. Le puisard destiné à recevoir les eaux est une sorte de puits bétl à pierres sèches, qu'on recouvred*une pierre trouée. — Le puieard d'aquedue est un trou qtt*on pratique dans la voûte d*un aqueduc pour y pénétrer ou en Aiire sortir les eaux lorsque le besoin le demande. Les puieards de souroe oni la fUrme générale du puisard, et servent à conduire les eaux d*une source dans le sein de la terre. Ce que Ton nomme puieard de mine n*eit autre chose que le puisard ordinaire, dont on fait usage dans les exploitations minéralea*
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Les eaux qui sV amaMent sont ensuite épuisées par d^ pompes à feu. X..
PUISATE (J0SKPH9 comte de), général royaliste, né en 1754 à Mortagne, de femille noble, était en 1789 officier dans les Cent-Suisses. U siégea à rassemblée constituante, y défendit les idées nouvelles, et devint en 1791 maréchal de camp; mais en 1798 il prit parti contre la Convention, et se mit à la tête de Tannée départementale de l*Eure. Vaincu à Pacy, il se réfugia en. Bretagne, y réorganisa la chouannerie, puis alla en Angleterre pour préparer Texpédition de Quiberon ; mais ayant échoué devant Thabileté de Hoche, il donna sa démission : on Taocusa de trahison. Il obtint des ministres anglais un établissement au Canada, et Suit par se foire naturaliser anglais. Il mourut fort pauvre en 1837 à Hammersmith, près de Londres. Il a publié des Mémoires justificatif^, Lond., 1803. Bouillbt.
PUISSANCE. Posséder les moyens nécessaires à Taccomplissement d^une tâche, d'une œuvre déterminée , c'est être doué de puissance d*une manière relative au but qu'on veut atteindre. En ce sens, le mot puiBtance est pris comme synonyme de celui de faculté; il comprend, il désigne les moyens de faire, de déterminer un résultat voulu. Considérée abstractivement, la puissance f c'est le pouvoir de rallier à sa cause, à sa volonté tout ce qui nous entoure, hommes et choses. Tel est le privilège des ftmes fortes : cet attribut suppose en effet de grandes facultés ou moyens d'action, et, ce qui est plus rare, une volonté que rien ne surprend, que rien ne peut abattre. — La volonté est à la puissance ce que la vie et l'impulsion sont à la matière; c'est par die que la pensée acquiert le degré d'énergie et d'activité nécessaire. Dans les choses humaines, la volonté, c^est le moteur par lequel tout marche vers le but indiqué, tout se soutient et se fortifie en route; agent infatigable, sans lequel les grandes facultés ne sont que des instruments privée de vertu. ^ Si la puissance physique a ses bornes, en revanche, l'empire moral de l'homme s'étend loin et parait à peu près sans limites. — Il faut reconnaître, toutefois, que peu d'individus sont doués de puissance. Cela vient de ce qu'il en est peu dont la volonté soit développée à l'égal des hautes facultés qui d'ailleurs les distinguent. Or, le manque de volonté est la marque d'un être incomplet; ce défaut atteste ordinairement chez l'homme l'absence de développement du sens intime, c'est-à-dire l'ignorance où l'on est de ce que sont les hommes en général, et de ce qu'on est soi-même. Aussi remarque-t-on que les individus doués de
volonté connaissent le fort et le faible de ce qid les entoure. Ainsi, le point de départ de toute volonté, c'est l'appréciation de ce qui est possible relativement. La volonté, ce n'est pas en quelque sorte le gage d'un succès assuré, nuis cet élément de la puissance qui, sur la foi du sens intime admirablemrat développé, pousse toutes les forces, toutes les facultés de l'homme vers ce qui est possible, et qui tient en haleine les agents qu'un sage examen a Jugé convenable de mettre en mouvement. En ce sens, l'on peut dire que vouloir^ c'est savoir; et c'est de là qu'on est parti lorsqu'on a dit et répété que vouloir, c'est pouvoir; pensée qui se trouve au surplus admirablement rendue par ce vers du grand Corneille:
Une ToIoBttf Corta eofiinta 6m nlrtdet.
— U arrive trop souvent que la volonté a pour mobile un intérêt personnel qui ne tient nul compte des droits d'autrui : c'est alors qu*elie maintient les facultés humaines dans une direction faUle, et qu'elle détermine l'étrange abus de ces facultés . C'est ainsi que plusieurs honunes distingués par la puissance de leur organisation font servira des fins déplorables la connaissance qu'ils ont de leur rare aptitude. — Le chancelier Bacon fut un homme puissant par la pensé^ mais il mit la possession de l'argent au-dessus de l'amour de la justice et du témoignage d*vne bonne conscience. Magistrat, on le vit trafiquer ouvertement des décisions judiciaires ; ami du comte d'Esse!, qui lui avait servi de constant protecteur, il se fit, pour complaire à la reine d'Angleterre, le lâche et^perfide accusateur du favori tombé en disgrâce. Déplorables égarements chez un homme dont les oeuvres attestent le génie puissant!... Poussant nos recherches dans les temps antiques, nous voyons chaque pas qu'il fait dans la conquête des Gaules, montrer dans César l'homme, le guerrier puissant parle bras et par la pensée. C'est le grand politique, c'est l'homme fort qui se décide à passer le Rabicon, certain qu'il va agiter jusqu'en ses fondements la maîtresse du monde. Il hésite un moment, toutefois, avant que de porter la guerre civile au sein de la mère patrte dans l'intérêt de son ambition personnelle; mais ses hésitations ne sont pas longues, et il ne s'arrête que lorsque sa volonté puissante tombe sous les coups des derniers défenseurs de la liberté romaine. — Dans les temps modernes, l'Angleterre fournit un rare exemplede puissance individuelle. Après avoir, par une intuition profonde, Jugé ce que valait la société de son tçmps, Olivier CronweU