‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 22Chapitre 54 sur 61 · PU · texte numérisé non relu

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voir roeours à des prêtres appelés pharmaques, ifiii liisaient sur lut des aspersions de sang, le ftDltaient avec de Toignon, et lui passaient au eou un eollier de figues* Il ne pouvait revenir au temple ni assister à aucun sacrifice que iep^armaque ne Teût déclaré purifié. Cbei certains peuples, on était tenu de se purifier après s^étre approché d*un étranger, après avoir respiré son haleine, après avoir mangé avec lui. -— La matière 1^ plus généralement employée dans les purifications ordinaires était Peau commune, celle de la mer préférablement à toute autre, et, à défout seulement, celle de rivière ou de fontaine. On avait soin d*y Jeter du sel, quelquefoll du aottft^. On consacrait cette eau en plongeant un brandon tiré de Tautel dans le vase périrhanterium qui la contenait. Qn faisait aussi des purifications avec de bi cendre, le sang deê victimes, de la salive, du miel, de Torge, du feu, des fiambeaux, des plantes odoriférantes.

PuiinGATioif oBii LBS ciitTiiHS. Ccst Taotion que le prêtre accomplit à la messe lorsque après avoir pris le sang de Notre-fieigneor, immédiatement avant Tablution , il verse du vin dans le calice. On appelle purificatoire le linge dont il se sert pour essuyer le calice après la communion.—U y a un instinct de purifieaiion, QOU'Seulementdans toutes les religions, mais encore dans tous les peuples^ et, à ce propos, nous nous garderons bien de bUmer la coutume établie parmi les classes, même les plus grossières, et parmi les gens de la campagne, de se laver, de se tenir plus propres les Jours de fête, afin d*assister au service divin : o*est un respect pour les devoirs et les assemblées de religion dont il est bon d^entretenir Tbabitude. On a prétendu que cette propreté extérieure détournait Tesprlt de plus graves obligations. On a eu tort. Les protestants ont conservé cet usage, et ils en portent Tobservation bien plus loin que nous. Il ne faut pas blâmer non plus la coutume qu*à Tezemple des femmes Juives nos femmes ealbollques ont conservée, dans certaines localités, de se présenter à réglise en relevant de leurs couches , d*y recevoir la bénédiction du prêtre, et d*y faire une légère offhinde. Ce n'est ni pour se purifier ni pour racheter leur enfant , mais pour foire hommage à Dieu de ce dépôt, pour le remercier de ce qu*il a daigné le conserver et Tadopter par le baptême, et pour lui demander la grâce de le bien élever. Cette cérémonie n'a rien que d'édifiant, quoiqu'elle ne soit ordonnée par aucune loi rdiglMise;

PvmiriGATioii il LA YUROB , fête que l'Église catholique solenalfe le t février, et que le peu- 1

pie appelle communément ia ChandekwTf pane qu'U porte ce jour-là dans l'église des dergu bénits. C'est la célébration du jour où Maris viot offrir au Seigneur l'enfont Jésus dans le tenple de Jérusalem, selon la loi de ]lol[se,quariBte jours après sa naissance, et présenta pour sa ptrification deux tourterelles ou deux pigeom, comme les pauvres femmes. Les Grecs nonment cette fête Hypapante^ c'est-à-dire reaGonUe, parce que le vieillard Siméon et la propbétsiie Anne se rencontrèrent ce Jour-là dans le temple avec Marie. Quelques écrivains en attribueat l'institution au pape Gélase, qui vivait eaétt. Il l'aurait substituée, disent-ils, aux lustrationi que les Romains célébraient au commencesHBt de février en Tbonneur de la déesse Febroa,it aux courses nocturnes qui avaient lien venh même époque, avec des flambeaux^ pour hooirer Cérès, qui avait longtemps cherché n flik. Le pontife aurait voulu, par l'esprit cbràici delapun/lca^'oii, détourner le peuple decd fêtes païennes. Mais cette solennité est beaucoop plus ancienne, puisque saint Grégoire de Hyue» moK en 306, a fait un sermon de OeewmDè' mini, dans lequel il dit positivement qu'Es célèbre à cette époque le Jour où le Saufev et sa mère allèrent au temple, et y porterait la victime prescrite par la loi. Il existe un wt gnifique tableau de la purifiMiian par Ubons. L'abbé 1. 1.

PURISME, PuiiSTi. L'aflfectaUon, ea tsattf choses, est la ridicule singerie de la ^ce. Cette manie, ce travers d'esprit, quand il a pourolvet la pureté minutieuse du langage, se nonBe^ risme, et ceux qui en sont atteinU sontéei puriêies. Il est sans doute louable de s'attseber raisonnablement à n'employer, soit en pirlastf soit en écrivant, que des expressions eoBveaiblés , que des phrases conformes aia règleiée la syntaxe. Mais, si l'on pèse puérilement totf ses mots les uns après les autres, si l'on le eoastitue censeur impitoyable de tous les temei fià se croisent dans un entretien , si l'on épilogse sur les moindres paroles, on tombe daos le p^ risme, maladie qui tue les idées ; car l'attentios exclusive qu'on donne aux mots doit néoenii' rement être pr^udiciable aux opérations de l'esprit : aussi Voltaire dit-il que le pufitei^ est toujours pauvre. Cela doit être une eonti' quence forcée de l'effroi despuritêês pour tootei les hardiesses du langage, qui leur sânblentsotant de témérités presque sacrilèges. Le p^n^ est, en général, plus scandalisé d*nn terme impropre que d'un raisonnement foux$ U r^^*^ comme rien le défout de sens eoBum», •!><

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