‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 22Chapitre 55 sur 61 · PUS · texte numérisé non relu

PUS

PUT

Murait pardonner un soléoismei il duitterait] yolontien sa serfanU, comme PiiilaminU dos F&mmêê êùwaniei t

A eaoM qa'dl* mmqvt à pulcr YavgdM.

nie 8'écrierait aoMi» pdar justiaer cette mesure de rigueur :

nb • ^«M hwolwtt, à nih n^ê pi Aprit trwM U9O110, loMlii MM «ndb Pw riaproprMt^ d'u moi iravcft «t bM Qo'n tcra« d^ebifj», <— d— — ¥Mg«b«.

Voilà le puriêtê dans toute la ferreur de M dévotion grammaticale; il est, relativement au langage, ce que le pédant est par rapport à la science : en un mot , c*est un personnage fort ennuy^n. Écoutons la Bruyère, ce grand historien des travers et des ridicules du monde ! « Ces sortes de gens, dit*ii en parlant de ceux qui affectent sans cesse une excessive pureté de langage, ont une ftide attention à ce quHls disent, et Ton souffire avec eux , dans la conversation , de tout le travail de leur esprit ; ils sont comme pétris de phrases et de petits tours d*ex» pression, concertés dans leurs gestes et dans tout leur maintien \ ils ne hasardent pas le moindre mot, quand il devrait feire le plus bel effet du monde; rien d*heureux ne leur échappe; rien chef eux ne coule de source et avec liberté; Us parlent proprement et ennuyensement : ils sont puristes. » Cia»A6IIAG.

PUniTAIN, PeiiTAinsn, noms donnés aux presbytériens {vpy») rigides d*Ang1eterre, qui se piquaient de suivre la religion la plus pure, et à cette secte elle-même. Ils se distinguaient par un langage austère et par une extrême simplicité de vêtement. X.

PUS (du grec %(m on ir^.) C*est un produit d*un mode particulier de terminaison de Tiniammation, qui s*appelie suppuration. Lorsque ce mode de terminaison survient dans Tinflammation qui frappe le tissu cellulaire, le pus est un liquide qui présente les caractères suivants t il est opaque, d*un blanc jaunfttre, d*une odeur douceâtre, et il a consistance de la crème. La phlegmasie qui frappe les autres tissus entraine aussi des modifications profondes dans les liquides qu'ils sécrètent à i*état normal : ces liquides se rapprochent alors plus ou moins du pus proprement dit, mais conservent des caraotères spéciaux. M. Snioii.

PUSILLANIMITÉ, excessive timidité, manque de courage, faiblesse, lâcheté. Fay. rartide

GOVAftUSt.

PUSTULB, nom fOrt usité en médecine pour désigner divers lésions morbides. Dans la patho-

logie cutanée, on désigne par là de petites tumeurs faisant saillie au-dessus du niveau de la peau, et contenant du pus, ou une humeur non séreuse. Le nom de- pustule s'applique encore à une phlegmasie gangreneuse, très>grave, contagieuse, et dont les principaux caractères consistent dans une tumeur dure, circonscrite, surmontée dès son origine d*une vésicule s^ reuse à base livide, et qui plus tard se parsème de phlyctènee remplies de sérosité roussâtre. C*est là la lésion qu*on désigne sous le nom de pnslti/e maligne ou charbon ( voy. ce mot). H. Snoir.

PUTBU8 (Le prince de), seigneur du château du même nom, et de celui de Spiker, dans Ttle de lugen, descendait de Borante, neveu du prince de lugen, Stoislawl, lequel avait reçu en apa* nage le château de Putbus, 15 hameaux et la péninsule de Jasmund. Le comte Malte de Putbus fut nommé prince par Gustave IV Adolphe, en 1800, et confirmé dans cette dignité par le roi de Prusse quand cette province lui fut vefr> due, en 1815. Le prince de Putbus est gouverneur de la Poméranieci-devaBtsuédoiseetderile de Rugen. Il est de plus chancelier de l^université de Greifrwalde. Comme il a perdu son fils unique, sa famille s'éteindra avec lui. ^ Putbos est un des plus Jolis sites du nord de rAlleaM-» gne. Ses bains de mer, son château magnifique, ses alentours rianU et pittoresques, y attirent chaque année de nombreux étrangers. Un bateau à vapeur fait, durant la belle saison, le tra* Jet entre Stettin et Putbus. X.

PUTEAirUS(EaTGnis), OU Hmii Vah niPum, naquit en 1574 à Venloo, dans la province de Limbourg. Depuis son Jeune âge, il s'appliqua à la culture des lettres et de la philologie. Élève de Juste Lipse, il chercha à se modeler complètement sur ce maître. Pendant un voyage qu'U fit en ItaUe, il s'arrêU â MiUn et accepU en cette ville une chaire d'éloquence. Mais la repu- Ution qu'il s'était acquise le fit bientôt choisir pour historiographe d'Espagne par le roi Phi* lippe III, et l'archiduc Albert le rappela dans les Pays-Bas où il obtint la place de professeur, laissée vacante par Juste Lipse, le gouvernement de la citadelle de Louvain et un brevet de conseiller d'État. Puteanus mourut â Louvain en 1646, après avoir passé quarante ans à enseigner les belles-lettres.

Parmi le nombre considérable d'ouvrages que Puteanus a laissés sur l'histoire, sur les anttquités, sur la rhétorique, sur les mathémattques, on distingue surtout les suivants : Bistoria imuitricaf pour laquelle Fauteur reçut en ré-

PUT

PUT

compense un collier d'or de rarchidachesse Isabelle, gouyemante des Pays-Bas; Statera heUi et paciSf sorte de plaidoyer en faveur de la pacification des Pays-Bas §n 1635; Theatrum heroicum imperaéorum Austriacorum; Cornus, seu de Lusu, que Nicolas Pelloquin traduisit en français sous le tkre de : Cornus, ou le Banquet disêolu des Cimmériens. V. H.

PUTIPHAR , un des principaux officiers de la cour de Pharaon, était, selon la Vulgate, général en chef de ses troupes, mais, selon le texte hébreu chef de ses cuisiniers. Il fut le maître de Joseph, que ses frères avaient vendu, et le plaça comme intendant à la tète de sa maison ; mais ensuite il le fil jeter en prison sur les fausses accusations de sa femme, qui, n*ayant pu séduire le jeune Israélite, sMmagina de Taccuser d'une tentative de séduction sur sa personne {Genèse, c. xxxvii, v. 36). f'(^. l'article Jo- 8IPH. X.

PUTRÉFACTION. On donne ce nom à la décomposition qu'éprouvent les corps organiques 80US certaines conditions quand ils ont perdu la vie. Cette décomposition donne lieu à de nouvelles substances et à des gaz d'une fétidité remarquable. Le résidu porte le nom de terreau. Il est des chimistes qui réservent le nom de putréfaction à la décomposition des substances animales, et celle de fermentation putride à la décomposition des substances végétales. Cependant, dans les unes comme dans les autres, ce sont les affinités chimiques qui opèrent la décomposition des principes immédiats dont la f6rmation avait eu lieu sous Tinfluence de la vie : ainsi , la nature de ce phénomène parait être identique. — La putréfaction se développe plus vite dans les substances animales, et parcourt avec plus de rapidité ses diverses périodes. Si elles sont solides, elles commencent par seramoUir, deviennent bleuâtres, et donnent un liquide diversement coloré. Insensiblement, la matière se boursoufle, se dissout, s'afifoisse, prend une couleur plus foncée, diminue de volume par révaporation des liquides et le dégagement des gaz qui se produisent, et le terreau animal est le dernier degré de cette décomposition. — Les liquides animaux en se putréfiant se troublent et déposent une infinité de flocons. Ses couleurs varient à Tinfini, et il se développe les mêmes odeurs et les mêmes gaz. Quant aux parties molles, elles se convertissent en une espèce de matière gélatineuse, putride, qui se boursoufle, et présente les mêmes phénomènes que les substances animales solides. Il est bon de faire observer que, quoique presque toutes les ma-

tières animales donnent, par la potréfsetimi, les mêmes produits, elles ne suivent pas exactement les mêmes lois , et n'offrent pas des phénomènes tous analogues; ils sont souvent dépendants de la quantité différente de leurs principes et de leur nature. — La putréfaction ne saurait avoir lieu sous l'influence de la vie : aussi est-elle le cachet indubitable de la mort; rigoureusement parlant, seule elle en est le signe caractéristiqae. — Une température de 10<» à 15», le contact de l'air et un peu d'humidité , favorisent la putréfaction; si cette dernière est trop grande, elle s'y oppose. En effet, les corps plongés dans Teso ou enfouis dans un terrain humide tournent ao gras, et l'on sait que, dans les terres trèssèches, les cadavres ne se putréfient qu'après od temps considérable.— Les produits gazeux de la putréfaction sont le gaz hydrogène carboné, et quelquefois phosphore; l'azote, l'acide hydrosulfurique, l'ammoniaque, l'acide carbonique, l'eau, l'acétate et le carbonate d'anunoniaque.- Le terreau animal donne à l'analyse chimique, outre divers sels alcalins et terreux, une substance grasse charbonneuse, une huile roussitre, des phosphates salis par le carbone, etc. Le terreau animal, ainsi que le terreau végétal, jouissent de la propriété d'absorber J'oxygèoe atmosphérique. On peut préserver les substances animales de la putrétection en les tenant dans le vide, par leur dessiccation, par l'alcool concentré, les acides affaiblis, les solutions de deutochlorure de mercure, de persulfatede fer, de sel marin , d'alun, d'arsenic, et d'un trèsgrand nombre de substances salines, moyeas connus depuis très-longtemps, et surtout d'après l'ouvrage du traducteur de Shaw. Visf^ sion de moutarde noire, l'ail pilé, les végélaui aromatiques et leurs produits, sont aussi ui fort bon moyen. Julua dk Fohtuiils.

PUTRIDES (haladiis). Ce mot a joué un grand r61e dans l'ancien humorisme : on appelait putrides toutes les maladies dans lesquelles on supposait, pour se rendre compte des symptômes observés, que les humeurs et principal^ ment le sang avait subi une profonde décomposition. Plus tard, lorsqu'on s'attacha uniquement aux lésions rencontrées dans les solides, on rejeta bien loin cette hypothèse : aigourdliui que la chimie, l'observation microscopique» permettent de faire, en partie au moins, i'anstomie des liquides, il est reconnu de tous les médecins observateurs que ce caractère des ma* ladies désigné par les anciens sous le nom de putridité, correspond ^ une altération réelle des liquides animaux, mais dont l'influence sur les

PUT

PUT

fonctions et la vie en général n'est pas encore nettement déterminée. — Pour la fièvre putride, vojr. f itTRE. M. Simon.

PUT-DE DOME, montagne du département de ce nom en France, feisant partie d*une chaîne Tolcanisée qui, ayant pour point de départ les Cévennes, s'étend sur un espace de 8 lieues dans la direction du S. E. au N. 0. Cette chaîne, à base granitique, forme un plateau d'une hauteur moyenne de 830», et sur lequel s'élèvent divers pics , dont le principal est celui qui donne son nom à toute la chaîne, ayant 638» de plus que le plateau, et 1,465» au-dessus du niveau de la mer. Ce pic ou puy, ayant une forme sphérique, ce qui lui a valu le nom de dâtne, se compose de roches d'une espèce particulière que l'on désigne sous le nom de domiies, et qui paraissent avoir subi l'action violente des feux souterrains. L'état calciné et poreux de ces roches feit qu'ils absorbent les eaux pluviales et entretiennent une humidité favorable aux pâturages qui recouvrent tout le Puy, quoique l'on aperçoive peu <le grandes sources jaillir sur ses hauteurs. Au haut du Puy, partout accessible aux voyageurs, on jouit d'un coup d'œil magnifique sur toute la chaîne, dans laquelle on reconnaît plusieurs cratères qui doivent être éteints depuis une haute antiquité. On sait que c'est sur le Puyde-Dôme que Pascal fit ses expériences sur la pesanteur de l'air, ^oir Vltinérairç de Cler^ mont au Puy-de-Dôme, par le Coq, Clermont, in -S». DiPPiNfi.

PUT-DE-DOME (dépabteh. »€). Fox.'FRkncE.

PUTLAURENS (Ant. de LAGE, duc de), d'une famille noble du Languedoc, fut le favori de Gaston, duc d'Orléans, frère de Louis XIII, le suivit dans ses deux retraites à Bruxelles et en Lorraine, puis, gagné par Richelieu, travailla à réconcilier Gaston avec le roi. Richelieu, en récompense, lui donna la seigneurie d'Aiguillon, qui fut érigée en duché-pairie sous le titre de Puylaurens, et lui fit épouser une de ses cousines (Marguerite-Philippine de Coislin), en 1634. Puylaurens n'en fut pas moins conduit à Yincennes l'année suivante, comme entretenant la dissension entre les deux frères ; il mourut en prison en 1635. Bodillbt.

PUTSÉGUR (lis). Leur maison estune des plus anciennes de la Guienne ; nous n'en ferons pas ici la généalogie, et nous nous contenterons de citer ceux qui rendirent leur nom historique.— Jacques DE Chastxnbt, vicomte de Puy6égur,né en 1600, et qui vécut 89 ans, en passa 45 au service de l'État, sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIY. Il était le septième des 14 enfants

de Jean de Chastenet, qui, ainsi que ses pères, avait joui d'une haute faveur à la cour des rois de Navarre. Page d'abord du duc de Guise (car les grands seigneurs en avaient alors, ce qui, jusqu'à la révolution, ne s'était conservé que dans la maison de Brissac), il entra, à 17 ans, dans les gardes françaises ; fut, en 1639, conseiller maître d'h6tel du roi, colonel du régiment de Piémont , devint lieutenant général et gouverneur de Berg, commanda un moment l'armée française en 1648 ; et, durant sa longue carrière, ayant pris part à 30 combats et à 120 sièges, ne fut pourtant jamais blessé, malgré son ardente intrépidité. Toujours fidèle à son maître, quoique souvent l'ami de tel ou tel qui se révoltait contre lui, et probe autant que fidèle, il refusa 100,000 écus, qui forment aujourd'hui un million, pour laisser évader le maréchal d'Ornano, remis à sa garde; imité en cela par son frère, qui fut aussi chargé de garder, au château de Lectoure , le maréchal de Montmorency^ pris à la bataille de Castehiaudary. Montmorency était pourtant adoré généralement, et de ceux-là mêmes qui l'avaient fait prisonnier. Aussi, ne saurait-on lire sans le plus vif intérêt ce que Jacques de Chastenet dit, dans ses Mémoires, sur le procès de cet homme, amèrement pleuré par les juges mêmes qui le condamnèrent. Ce fut dans cette circonstance que Puységuer donna une preuve de désintéressementqui mérite d'être citée. On sollicitait de toute part, àcette époque, les biens confisqués des rebelles ; Puységur demanda vivement ceux de d'Alzo , qu'il n'obtint qu'à la condition de les vendre pour son propre compte, et il les vendit à d'Alzo lui-même au prix d'une blanche levrette, croyant satisfaire ainsi, et à l'engagement qu'il avait pris, et à l'impérieuse voix de Thonneur. On a de lui, outre ses Mémoires, des Instructions militaires, le premier des ouvrages français publié sur le grand art qu'il professa; et, s'il n'obtint pas le bâton de maréchal, que, plus que tout autre, il avait mérité, c'est que nullement courtisan, il ne s'humilia jamais devant le cardinal Mazarin, pour lequel il manifestait un profond mépris.— jACQCBS-FftAivcois, fils du vicomte de Puységur, qui fut fait maréchal de France en 1734, et mourut en 1743, âgé de 88 ans, avait hérité des talents de son père. Né en 1655, il était entré d'abord dans le régiment du roi, infanterie, corps formé et favorisé par Louis XIY, qui s'en était personnellement déclaré le colonel, et de 1677 à 1704 il était parvenu au grade de lieutenant général; il fut plus tard «nommé gentilhomme de la manche du duc de Bourgogne. Son ancien

Page 1