BAD
BAU
dinde et les moyens d*en faire du pain ; sur la conservation des blés, sont d^immenses services rendus à Tagriculture. Enfin Tart du teinturier, du doreur, du fabricant de savon, lui sont redevables de procédés plus économiques et plus sûrs dans leurs résultats.
Aux talents éminents qui le distinguèrent, Baume Joignit de hautes vertus; il fut Tami des hommes célèbres de son temps et le maître d*un grand nombre de savants de notre époque. F. Ratiie.
BAUMGARTSN (ALncàiiDKi-THtOFBiLB), un des plus profonds penseurs sortis de Técole de Wolf, naquit à Berlin en 1714 et mourut en 1769 à Francfort sur TOder où il professait la philosophie. On peut le regarder comme le créateur de Testhétique en tant que science systématique, et comme Tinventeur du nom de cette science. Baumgarten comprit rinsuflSsance et la confusion des règles déduites de certaines productions littéraires ou des arts et de Peffèt que ces productions ont produit. Il chercha k fonder sur une base scientifique la théorie du beau dans les arts, théorie dont les résultats devaient ainsi acquérir un plus haut degré de certitude. Il pensait qu*il fallait remonter à des principes généraux puisés dans la nature de Tintelligence humaine, pour arriver à une véritable philosophie du goût. Baumgarten distingue la perfection logique de la perfection esthétique : celle-là lui semblait clairement démontrée, celle-ci au contraire obscure et incertaine; et il en conclut que nos idées sur le beau sont encore ensevelies dans le vague. Ses idées sur reslhétique furent d*abord exposées dans un écrit académique : De nonnulUê ad poema periineniibut, Halle, 1735, in-4o. Quelques années après il fut désigné pour les professer publiquement. Ses leçons inspirèrent à Georges-François Meier Fouvrage intitulé : jlnfangsgrunde aller schœnen ff^iisenschaften, en 3 volumes (Halle, 1748-1750).Ce fut huit ans plus tard que Baumgarten publia son grand ouvrage £tlhelica (Francfort sur l'Oder, 1760- 1758, 2 volumes), que la mort Tempécha d'achever. Il n'y a de complet que l'introduction qui contient le plan de l'ouvrage. Du reste, il est Jusle de reconnaître qu'il apporUit dans ses leçons publiques une haute philosophie. •— On trouve une appréciation fort exacte des principes de Baumgarten dans un ouvrage, de Heydenreich, Sjrstem der £$thetik. Les autres écriu de Baumgarten sont moins célèbres. Son disciple Meier a écrit sa biographie (Halle, 1763), Cokv.Lex.
BAUSSET (Louis-FiàRçois, cardinal u). Dès
1310 un des seigneurs de la chàtellenie de Bausset, GeofiFroy, avait déjà fondé la chapelle et croix d*Aubagne, dont ses descendants conservèrent le droit de nommer le recteur; tt cette famille, sans occuper des postes éminents, en remplit toujours d'honorables.
Né en 1748 à Pondichéry, dont son père, le marquis de Bausset, était grand voyer, Louis- François fut, à l'âge de 12 ans, envoyé en France, où son oncle, évéque de Béziers,lui fit commencer ses études chez les Jésuites , qui dirigeaient le collège de la Flèche. Il les termina au séminaire de SaintSuIptce , dont j^ sortit pour devenir le grand-vicaire et l'ami de l'archevêque d'Aix, Boisgelin, dont l'esprit et l'aimable caractère ont Ulssé de si doux souvenirs. Gomme sim- : pie adminietrateur, M. de Bausset pacifia les troubles qui affligeaient le diocèse de Digne, et. Jouissant de l'estime générale, il fut sacré évéque d'Alais, en 1784. En cette qualité il assista aux états de Languedoc, qui le nommèrent un des députés chargés de présenter au roi le cahier de ces états. La correction et l'élégance des discours qu'il adressa à la famille royale lui valurent de grands éloges, et Ton regarda comme des modèles en ce genre ceux qu'il débita devant Bl"« Elisabeth et M. le comte d'AKois (voy. le Conservateur de 1787, t. II.) Membre de l'assemblée des notables, en 1787 et 1788, il ne le fut point des états généraux, qui supprimèrent son évèché, et lui fournirent Toccasion d'écrire aux habitants d'Abis une lettre fort touchante, dans UqueUe il leur déclarait que ce déorel ne pourrait rom^ pre leê liens qui runiseaient à son église, VExposition des principes sur la constitution civile du clergé^ ayant été rédigée par M. de Boisgelin et les autres évèques députés, M. de Bausset y adhéra et publia à ce sujet divers écrits, qui ont été recueillis par les jour-, naux du temps. Il passa en Suisse, vers la fin de 1791, et n'en revint, peu de mois après, que pour être enfermé au couvent de Port-Royal, transformé en prison par le gouvernement de l'époque. Libre après le 9 thermidor, il consacra son temps à rétude dans la retraite que lui offrit à Tillemaison, près de Loogjumeau, It*^ de Bassompierre. Ainsi que la majeure partie des évèques de France, M. de Bausset envoya sa démission à Pie Vil, lorsque ce pontife la demanda. Cette soumission et le crédit du comte de Bausset son neveu, chambellan et préfet du palais de l'empereur, lui obtinrent un des canonicats de l'église de Saint-I^nis. Ce fut pendant les loisirs que lui ménageait cette dignité qu'ayant reçu de M. Émery, svpérietir du séminaire de Saint-fiul-
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