BEI
Le ftilt domioani dans cet observations, c^est la résolution et la persévérance des sujets : on en volt un qui, à forée de pratiquer les exercices prescrits, éprouve de vives douleurs dans la langue et la mâchoire , et un autre qui travaillait nuit et Jour indistinctement. Le succès a été en raison bien plus de Tactivité des malades que du peu d*intensité de la maladie. Ainsi, des bègues presque inintelligibles pnt guéri, tandis, que d^autres, n*ayaot pas suivi la méthode, ont conservé leur infirmité.
Voici d'ailleurs en peu de mots les principes et les procédés de la méthode. Il s'agit de rompre complètement les habitudes acquises et d'en contracter de nouvelles; pour cela on conseille de condamner les malades à un silence absolu hors le temps des exercices, et de les contraindre à exprimer leurs besoins par signes ou par éerit. Cette condition est d'une haute importance pour les exercices qui doivent être fréquemment renouvelés ( une heure de repos et une heure de travail ) ; ils doivent consister dans upe lecture faite lentement et pendant laquelle on fait prononcer le malade, en tenant sa langue appliquée contre le palais, le plus exactement et le plus constamment possible. D'abord l'articulation des sons est confuse et embarrassée et le snjet éprouve une fatigue douloureuse; mais peu à peu les difficultés s'aplanissent et il est récompensé de ses efforts par une entière guértson. On réussit également bien de cette manière quelle que soit la forme particulière du bégaiement; et non-seulement on n'observe pas de récidive, mais même les sujets guéris ne conservent rien qui puisse leur rappeler qu'ils ont aé bègues.
La méthode américaine, outre qu'elle* est sanctionnée par l'expérience, est satisfaisante sous le rapport théorique , en ce qu'elle repose sur -l'observation exacte du mécanisme de la parole ebex les bègues ; elle est préférable à l'introduction des cailloux et autres corps étrangers dans la bouche , en ce que le sujet étant plus constamment actif contracte l'habitude de comflunder à ses organes. Il est à remarquer d'ailleurs qu'en plaçant un corps étranger sous la langue , on l'empêche de rester constamment à la partie inférieure de la bouche. X.
BÉGUINS et BtefljkRas, et, s'il est question de femmes, Bteouiis et Béoqttks, Ce mot signifie qui demuinile, quiprie^ du mot beggen, demander. On donne ces noms à des personnes qui, sans avoir prononoé des vœux monastiques et ssms s'être astreintes aux règles d'un ordre, se sont réunies pour faire des exercices de piété
et de bienfaisance, et ont formé des sociétés dans des maisons ôïieB'Béguinerieê ou Béguinages, souvent richement dotées, -et otli, vivant en commun , elleç se distinguent par l'activité, la piété, la retraite, et par les soins donnés à l'éducation de la Jeunesse. II y a eu de ces sociétés en Allemagne et dans les Pays-Bas, dans le xiP et dans le xiri« siècle. C'étaient les piétistes du moyen âge. On les a quelquefois confondus avec les lolhards.L^ béguines se conservèrent longtemps en Allemagne, où, à l'époque de la réforme, elles étaient appelées Seelenweiber, femmes des âmes, parce qu'en effet elles avaient soin de l'âme des personnes de leur sexe. Dans les Pays-Bas ii s'en trouvait encore vers la fin du XVIII* siècle. Les repentants et les repentantes, vivant en commun sans autorisation du pape et sans institutions fixes , peuvent être ccfmptés parmi les béguins et les béguines. Les repentants {Beuer) parcoururent l'Allemagne comme pénitents, dans le xii« et dans le xin« siècle. Les fratioelles ou frérotes, restes des tertiaires de l'ordre de Saint^François, éteints depuis 1360, rentrent dans la même catégorie. Il y a encore en Allemagne des maisons béguines : ce sont des institutions pieuses où des personnes du sexe trouvent, comme célibataires, le logement et quelquefois d'autres avantaj^es. Conv. Lex.
BEHAIM (HARTiir), célèbre astronome et voyageur auquel quelques-uns ont attribué la première idée de l'existence de l'Amérique, dont il aurait fait part à son ami C. Colomb. Maximilien l'honorait comme le plus grand voyageur de l'Empire,
Il appartenaifâ la famille bohème deSchwarzbach et naquit à Nuremberg vers 1450. Il se voua au commerce, et c'est dans des intérêts mercantiles qu'il fit ses premiers voyages. Mais comme il avait fait de bonnes études nautiques et mathématiques , il se laissa entraîner à Lisbonne, eu 1480, par l'enthousiasme des grands voyagesqui s'étaient emparés de tous les esprits. U accompagna Diego Cano, fit, dit-on, plusieurs découvertes, et contribua à celles des Açores. A son retour il fut armé chevalier par Jean II, et alla ensuite visiter sa ville naiale. On montre encore à Nuremberg le globe qu'il fit à la prière de quelques amis; c'est un monument de l'ignorance du temps sur la véritable configuration de la terre. Après avoir fait quelques autres voyages Martin Behaim, mourut à Lisbonne, en 1506. SciFimLKR.
BEHRING. For- BkliiiG.
BBIBA. yor* PORTUOÀL.
B8IRAKTAR (MosTàPHA)». grand vizir de la