‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 2 sur 63 · BAK · texte numérisé non relu

BAK

mer k Hafou a )• Utre ()d juêêà (ol^itatfMtf ) 4U« rbiiteire a attaché à sob nom. Bani toute ratent due de respire, lea Barméeidei furent arrètéi et OQ eonfliqua leun bieni; une leule branebe de leur famille tat exempte de ee désastre. £a veufe de Qièfar, ignominieusement ehassée du palais, mourut dans la misère | le malbeureui fruit de son amour fut précipité dans un puits que le calife fit combler aussitôt.

Les vertus et la gloire de cette ftimille ont été célébrées par presque tous les poètes et tous les bistoriens musulmans, quoique Haroun eût poussé la démence Jusque défendre, sous peine de mort, de publier leurs louanges et de prononcer leur nom. La Harpe est l^utour dhine tragé* die médiocre intitulée i les Barmieides. Foir le sa?ant artide de M. Kosegarten dans l*EneycIopédie allemande d*Brsch et Gruber. Sataghir.

BAUNÂBi (saiht), eollaboratour des apôtres, est bonoré lui-même du titre dHipétre par le plus ancien des bistoriens de l^iglise, saint Luc, quoi* quMl ne fût pas l*un des douie disciples de Jésus* Christ, auxquels ce nom se donne exdusiTement. Il était né dans Plie de Chypre, au sein de la tribu de Léyi. Son premier nom était José ou Joêeph. Les apôtres lui donnèrent celui de Bar^ nabé, susceptible de deux intorprétations également honorables , enfant de prophète et enftint de consolation. Barnabe, qui était Tenu l*un des premiers leur oArlr, pour les pauvres, le produit de la vente de ses biens, leur était cher. Il avait reçu une éducation distinguée à l*école de Gamaliel, le plus pieux et le plus tolérant des Pharisiens de son temps. Sous ee maître, 11 avait été le condisciple de saint Paul. Aussi, quand le plus ardent persécutour de la nouvelle religion, ftrappé de ^enthousiasme qu'elle inspirait à ses maKyrs, Teut subitoment embrassée lui-même, ee fut saint Barnabe, déjà chrétien , qui le présenta à rÉglise naissante et qui se fit le garant de sa foi. Celle de Barnabe était entière, mais n*exohiall pas la tolérance. Il le pronva dans l^eoom^sement des missions lés plus délicates. Les chrétiens d'Antioche, les uns sortis du paganisme, les autres du Judaltaae , étalent divisés sur la question de savoir jusquMi quel point il fallait observer dans la religion nouvelle les cérémonies de la loi ancienne. Cette division sHinnon- §ait aussi ailleurs. Bile devait se présenter partout où se trouvaient des chrétiens soKIs des deux cultes différents. Il importait par conséquent de députor aux chrétiens d'Antiocbe un missionnaire habile. Barnabe s*acquilta si bien de sa tâche que, bientôt après, Téglise mère, celle de Jérusalem, renvoya avec saint Paul dans di-

varaes régleois de la Syrie» de TAsie Mineure et de la Grèce , où ils obtinrent les mêmes succès. On attribue principalement oes résultats aux prédications de saint Paul. Cependant Barnabe ne fut pas toujours le compagnon de Tapôtre. Avec son parent saint Harc, il se rendit dans Tlle de Chypre. Mais ici cessent les renseignements de saint Luc , et à Phistoire succède la légende. S*il est certain que Barnabe vivait encore Tan 50, il est douteux quHl ait prêché Tivangile à Milan, qu^l soit mort martyr en 63, dans Tlle de Salamine, et qu*on y ait retrouvé son tombeau en 4S8. — Saint Barnabe ne nous a laissé qu'un seul écrit, une épltre sur la convenance de renoncer à lV>bservation des rites et des cérémonies mosaïques, par suite de l'établissement du christianisme. Cette épltre, citée par saint Clément d*Alexandrie,publiéedans les collections de Bachery, de Cotolier, de le Moyne et ailleurs, est sans doute authentique. Mais les aeieê et JSwangilei que l'antiquité cbrétienne a publiés sous le nom de Barnabe ne sont que de pieuses légen* des. Mattir.

BAINAYB (ARTonri-PimB-Josira-MABii) naquit à Grenoble, en 1701, au sein de la religion protestante. Fils d'un procureur habile et d'une femme renommée par son esprit et ses qualités aimables, il dut à la double influence qu^erça sur ses premières années une si heureuse origine le développement de ces talents et de ce mâle caractère qui lui acquirent une Juste célébrité à une époque et dans une assemblée où brillèrent à la fois tant d'hommes célèbres. Adoré de sa ftimlUe, il se livra avec ardeur, sous ses yeux, à des études sérieuses, qui ne l'empêchèrent pourtant pas de trouver dans les arts, dans la peintore surtout qull cultiva avec succès, les plus doux délassements. La bonté de son âme, IVirdeur de son courage, se révélèrent loraqu'à peine âgé de dix-sept ans il prit, l'épée à la main, la défense d'un frère plus Jeune que lui, et reçut pour cette cause sacrée nneblessure*qui mit ses Jours en péril. A 19 ans il était reçu comme avocat au parlement de Grenoble et choisi par le barreau pour parler au nom de cet ordre, il prononça un discours sur la Nécessité de im division des pouvoirs dans les corps pomiques.

Une grande lutte entre le peuple et la monarchie allait être engagée; déjà les Idées nouvelles se disaient Jour de toutes parts et minaient sourdement l'écbafsudage qui soutenait encore ce trône dont mille abus avalent détruit le prestige aux yeux du peuple. Après avoir longtemps souffert en silence, celui-ci éleva sa voix, récla-

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