‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 22 sur 63 · BET · texte numérisé non relu

BET

daosPlutarque, Pline, Sénèque, etc. La Bétique, habitée par les Turdules, qui paraissent être le même peuple que les Turdétains, par les Bastedani et les Celtid, était bornée au sud par la Méditerranée, au nord et à Touest par PAnas, et n*aYait pas de limites certaines du côté de Test. J. H. SciiaTZLBi.

BÉTIS. f^Cr. BÉTIQUB.

BiTON, espèce de mortier composé avec des recoupes de pierre, du cailloutage et de la chaux, et qui s*empioie ordinairement dans les travaux hydrauliques. Les anciennes voies romaines sont en parties ftiites avec ce mortier; elles étaient composées de 4 couches. La première était formée par un ou deux ran^s de pierres plates posées à bain de mortier; la deuxième d'une maçonnerie de blocage bien battue. Sur cette maçonnerie on étendait une troisième couche faite avec du gravier bien broyé et de la chaux nouvellement éteinte. On posait ensuite sur cette dernière couche le pavé, que Ton enfonçait en le battant. Les chemins dont la superficie n*était pas pavée en grandes pierres étaient terminés par une couche de béton, composé de gravier brojé avec de la chaux; on réservait les cailloux les plus gros, qu^on enfonçait ensuite dans ce béton, pour former la surface supérieure. Dans les travaux hydrauliques on compose le béton de 19 parties de pouzzolane et de 0 parties de sable non terreux ; après les avoir mêlées, on forme une brodure circulaire de cinq à six pieds de diamètre ; on remplit Tintérieur de neuf parties de chaux vive bien cuite, concassée avec une masse de fer, pour qu*elle s'éteigne plus vite, ce qui se fait en jetant peu à peu de Peau de mer dans les travaux maritimes ; on peut employer Peau douce en y faisant séjourner, pendant quelque temps, de vieilles ferrailles. Dès que la chaux est réduite en pâte on y incorpore la pouzzolane et le sable. Le tout étant bien mêlé, Pon y jette 13 parties de recoupes de pierre et S de mâchefer concassé, lorsqu'on est à portée d'en avoir; ou bien on se contente d'employer 16 parties au lieu de 15 de recoupes et de blocailles de pierre, ou de cailloux, dont ki grosseur ne doit point excéder celle d'un œuf*

ycijr, MOtTlBl. PiailOT.

BÉTTLES. f^C(jr. BÉTETUS.

BETTEEAYB. Pkinte du genre beia; sa racine charnue offire un très-bon aliment à divers animaux et surtout aux vaches dont elle peut améliorer le lait en augmentant sa quantité; ses feuilles servent aussià lanoorriture des bestiaux; une portion de leurs débris reste sur le soi et contribue à le féconder. Harcgrave, le premier,

fit voir, par des expériences multipliées, que la racine de la betterave contient une quantité considérable de sucre, dont l'extraction est peu coûteuse et facile à opérer. Plus tard , Achard, de Berlin , sut tirer habUement parti de la découverte de Man^rave, et fit connaître les procédés au moyen desquels on pouvait opérer en grand Pextraction du sucre de betterave. Une pareille découverte ne pouvait pas rester indifférente pour la France, à une époque où, privée par les suites de la guerre continentale et maritime, de toute communication avec ses colonies, la politique de ce pays voulait interdire à PAngleterre Pentrée des denrées coloniales dans aucun des ports du continent. Aussi le gouverne* ment français protégea-t-il, par tous les moyens en son pouvoir, l'introduction en France de cette nouvelle source de richesses.

La racine de betterave présente trois sousvariétés relatives à sa couleur qui est tantôt rouge, tantôt blanche et tantôt jaune. Cette dernière est celle que Pon préfère généralement pour Pextraction du sucre. C'est dans les quinze premiers jours du mois d'octobre que l'on doit récolter les racines de betterave; passé cette époque , les matériaux du sucre se décomposent et ces racines ne contiennent plus que du nitrate de potasse. — Voici en peu de mots les procédés mis en usage pour extraire et fabriquer le sucre de betterave : l» on lave les racines et on les racle superficiellement pour en séparer la terre et les autres ordures ; on coupe le collet et les fibrilles ; 9o on les réduit en pulpe au moyen de râpes mues par une roue d'engrenage; S* on soumet immédiatement cette pulpe â kl presse afin d'en exprimer le suc, avant que la fermentation ait pu s'y établir ; 4» ce suc est ensuite versé successivement dans trois chaudières. On le despume dans la première; on le clarifie et on l'amène â la consistance d'un sirop épais , dans la seconde, et il finit de cuire dans la troisième; 5<» lorsqu'il est bien cuit, on le verse dans des formes coniques où il se cristallisse en masse irrégulière et laisse écouler ki mélasse; 6» enfin on le raffine par les mêmes procédés que le sucre de canne. — Lorsqu'il a été bien raffiné , le sucre de betterave est entièrement identique avec le sucre de canne, au point qu'il est impossible de les distinguer l'un de l'autre. Cette identité existe également dans leurs caractères chimiques et leurs propriétés. C'est en vain que l'ignorance et ki prévention ont cherché à jeter quelque défaveur sur le sucre indigène, en le faisant passer pour inférieur en qualité au sucre des colonies; les connais-

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