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encore sur lâ route. So La bibliothèque de là doctrine chrétienne, fondée par Miron, docteur en théologie, rut ouverte au public en 1718.
On comptait encore à Paris, parmi les bibliothèques monastiques les plus considérablis, celle des Jésuites du noviciat et de la maison professe, qui furent vendues aux enchères en 1764) celle du monastère de Saint-Martin des Champs, où les livres les plus précieux étaient enchaînés; celledes réeollets qui contenait plus de 60,000 volumes; celle des Jacobins réformés oùron voyait rorfginal du Cathéohiêmê deê Jéêuiteê ^ com* posé par Sstienne.Pasquier et écrit de sa main; celles des augustins de la place des Victoires, des célestins, des minimes (f4,000 volumes); dea petits augustins , des carmes de la place Maubert, des picpus à qui le cardinal du Perron avait donné en partie sa bibliothèque de Bagnolet.
Une des bibliothèques les plus célèbres était celle de la Sorbonne, fondée dans le xiii* siècle. Elle contenait çuviron 60,000 volumes et 5,000 manuscrits hébraïques, syriaques, arabes, turcs et persans. La bibliothèque de Navarre était riche en manuscrits anciens ; celle de Téglise de Paris était curieuse : on y voyait Toriginal des enquêtes qui forent teiies pour la canonisation de saint Yincent de Paule et qui durèrent plus de 9 ans. Une copie de ces procès-verbaux fol seule envoyée à Rome. L'original appartient maintenant à Tauteur de cet article. La bibliothèque du séminaire de Saint-Sulpice se composait de 60,000 volumes; on y trouvait la collection la plus complète connue de toutes les pièces en prose et en vers burlesques qui furent publiées pendant la guerre de la Fronde (1649- 1659), et qui sont connues sous le nom de Ma- Marinades*. Ce même séminaire a recomposé sa bibliothèque et possède aujourd'hui une collection qui a beaucoup plus de prix , celle de tous les manuscrits de Fénelon. Paris avait encore la bibliothèque des avocats, fondée par de Eiparfond^ célèbre Jurisconiuite, et ouverte au public depuis 1708; la bibliothèque de la faculté de médecine ouverte tous les Jeudis ; celle de TAcadémie royahî d'architecture, etc.
On porte à 800,000 le nombre des volumes que renfermaient les bibliothèques monastiques
* La c«ll«cii<m tomjpkim d« « la BiblloUi^M dm roU
* f^oér 1« Limm^'n, ptf . 8 tt mdf, à» U BMiêtMifttê pr»tjrffrmphiqat, m Likrmirit tUs /tl$ ém roi Jtmm, Ckmrlê» F» Jtmm ê* Btrri, PJuUpp* de Bourgogmê et tês tittu (par J. Barrais. Pwb, 1830, ln.4o, ches TrMUd «t Wârts). m U rlckeM Ktt^ nirt, 7 t$%4l diU, truMOM à ChuUê V, vomm Writf» du
à Paris et dans le département de la Seine. On peut après cela Juger quelle immense quantité de livres contenaient les bibliothèques des couvents répandus en si grand nombre dans toute la France; la seule ville de Betz en avait une douzaine, avec des bibliothèques pluf ou moins considérables. Autrefois on regardait un mo« nastère qui n'aurait pas eu de bibliothèque comme un foK ou un camp dépourvu de ce qui lai était le plus nécessaire pour sa défense: dauêirum sine armario, quaêi caairum êine armamêntario (Encfclap. de Diderot). U serait impossible de calculer aujourd'hui tout ce qui a péri par Tincurie administrative de l^époque, par ventes à Tépicier, par dilapidation. La célèbre bibliothèque du comte de Mac-Carthy, vendue à Paris, en 1785, et si riche en éditions princeps, en livres rares et précieux, avait été formée à Toulouse, en grande partie avec les livres des couvents supprimés et dont le dépôt remplissait la grande église des cordeliers.
L*histoire et la description de la Bibliothèque du roi serait à peine contenue en un volume. Celui que le Prince a publié , sous le titre d'Eaaai hiêtorigue (1789, in-19), est devenu rare et parait aujourd'hui très-incomplet. On peut dire que la bibliothèque du roi est la première de toutes les bibliothèques , par sa richesse et son immensité. L'histoire de ses premiers temps est asset obscure, et il serait difficile de déterminer A quel roi elle dut sa fondation. Les petites bibliothèques formées successivementpar Louis IX et par ses successeurs forent souvent dispersées après leur mort. Le saint roi, qui avait établi la sienne dans la Sainte-Chapelle, la légua, par portions égales, aux Jacobins et aux cordeliers de Paris, à l'abbaye de Royaumont et aux dominicains de Compiègne. Cet usage fot suivi par Philir»pe le Bel et par ses trois fils. Les rois transmettaient seulement à leurs successeurs les livres liturgiques de leur chapelle. La plupart des historiens regardent Charles V comme le fondateur de la bibliothèque du roi *. Ce prince , qui aimait l'étude, éUit parvenue réunir, ce qui était difficile, vu la grande rareté des livres dans le xiv« siècle, 910 volumes qu*il plaça dans . une des tours du Louvre, qui fot dès lors appelée Tour de la Ubrarie^\ et afin que les savants
tr*M, tPMlitiit m a» yûvmmX m La MUIecUi|M in 9êmin dU Namnr, bIm m ttat* •■ 1410, M cMnpMalt â» hm't yo* loiBfs. J. B.S.
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pnsMnt y travailler de Jour et de nuit , il avait fait suspendre à la voûte 30 petits cliandeliers et une lampe d*argent. Mais Cliarles V et Cliarles YI, son fils, firent souvent porter dans leurs maisons royales des volumes tirés de la Tour de la librairie, et qui , la plupart, n'y rentrèrent plus. Enfin toute cette petite bibliothèque fut dissipée sous le règne de Charles YII, et il ne parut plus en rester aucun vestige. On croit que le duc de Bedfbrd en avait enlevé la plus grande partie et qu^il Tavait fait passer en Angleterre ' . Louis XI s*occupa du soin de rechercher les débris de cette bibliothèque, et il s*en ferma une qu*il augmenta depuis des livres de Charles de France , son frère, et probablement aussi de la bibliothèque des ducs de Bourgogne à Dijon *, quand il eut réuni le duché à sa couronne. Charles YIII augmenta cette collection d'une grande partie de la bibliothèque de Naples dont ii avait fait la conquête. Lorsque Louis XII fut monté sur le trône, la bibliothèque que Charles d'Orléans son père avait formée à Blois fut conservée dans cette ville où on porta les livres de Louis XI et de Charles YIII ; et quand le roi se fut emparé du Kilanais, il fit aussi transporter à Blois une partie des livres qui avaient appartenu à Pétrarque, et les bibliothèques que les Ylsconti et les Sforce avaient dans la ville dePavie. Car, c'est une chose remarquable que, dans les guerres, chez les anciens et chez les modernes, les premiers et les plus nobles fruits de la conquête ont souvent été l'enlèvement des riches monuments de l'esprit humain et des arts. François I<r, après avoir augmenté la bibliothèque de Blois, dont on parlait d^à en Italie et en France comme d'une merveille, la fit transférer, en 1 544, au château de Fontainebleau; et cependant, quoiqu'il l'eût enrichie de manuscrits achetés par ses ambassadeurs, à Rome et à Yenise, cette bibliothèque royale ne se composait encore que d'à peu près 400 volumes; 40 ma • nuscrits orientaux, et 70 volumes imprimés depuis les premiers temps, encore peu éloignés, de la découverte de l'imprimerie. Elle reçut peu d'accroissement sous Henri II et sous ses trois fils François II, Charles IX et Henri III. Henri lY, voulant que les savants fussent plus a portée de profiter de cette bibliothèque, la fit transporter de Fontainebleau à Paris, en 1595, et elle fut placée rue Saint-Jacques, dans le collège de Clermont, après l'expulsion des Jésuites. C'est alors qu'elle fut enrichie de la grande Bible de Charles le Chauve, qui avait été conservée dans
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Tabbaye de Saint-Denis, et par Tacquisition de la bibliothèque de Catherine de Hédicis, composée de plus de 800 manuscrits grecs et latins. En 1604, après le rétablissement des Jésuites, la bibliothèque royale fut transférée du collège de Clermont chez les confeliers, où elle resta quelques années en dépôt sous la garde de Casaubon, et d'où elle fut retirée, sous le règne de Louis Xm, pour être placée dans une grande maison qui appartenait à ces religieux, rue de la Harpe. Elle ne se composait encore que d'environ 16,740 volumes imprimés ou manuscrits.
La bibliothèque royale reçut peu d'accroissements sous le règne de Louis XIII : le cardinal de Richelieu avait porté toute son attention sur la sienne qu'il légua à la Sorbonne. Les principales acquisitions furent celle d'environ 418 volumes manuscrits de Philippe Hurault, évèque de Chartres, et celle de 110 beaux manuscrits syriaques , arabes, turcs et persans qui avaient appartenu à de Brèves, ambassadeur à Constantinople.
Ce fut sous le règne de Louis XIY et sous Padministration de Colbert que la bibliothèque du roi prit l'empreinte de ki grandeur de cette époque. Jacques du Puy, qui avait été garde de la librairie, et qui eut pour successeur Nicolas Colbert, frère du ministre, légua au roi sa bibliothèque (1657); le comte de Béthune lui fit don de 1,933 volumes manuscrits, fonds précieux pour l'histoire de France et la plupart remplis de lettres autographes et de pièces originales. Colbert fit acheter les manuscrits de Brienne (340 volumes) sur les affaires d'État. D'antres acquisitions importantes et multipliées furent faites encore. On en trouve le détail curieux dans le mémoire historique sur la bibliothèque du roi, placé en tète du catalogue dont l'impression fut commencée en 1739.
Déjà cette bibliothèque était devenue trop considérable pour pouvoir rester dans la grande maison de la rue de la Harpe. Colbert la fit transporter, en 1666, dans deux maisons qui lui appartenaient, rue Yivienne. La bibliothèque du surintendant Fouquet avait été saisie et vendue après sa disgrâce; plus de 1,300 volumes et le recueil de l'histoire d'Italie furent achetés à cette vente pour la bibliothèque du roi. Tous les manuscrits de la bibliothèque du cardinal Mazarin, au nombre de 9,151, furent acquis en 1668. L'année précédente, le cabinet des médailles et le cabinet d'estampes fermés par l'abbé de Marolles furent retirés du Louvre et réunis à la biblio-
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thèqoe dont ils ont continué de faire partie. Parmi les acquisitions qui furent faites, on distingue celle d*une grande partie des livres du sarant Jacques GoUuÎb, à Leyde, et celle de plus de 1,200 TOlumes, manuscrits ou imprimés, de rorientalisteGauImin.Enfln des correspondances établies dans toute TEurope et des recherches faites dans le Levant firent entrer dans la bibliothèque du roi les meiUeurs manuscrits anciens en grec, en arabe, en persan et autres langues orientales, et des trésors littéraires de tout genre.
Lorsque le grand Colbert mourut (1683), la bibliothèque du roi se composait d^environ 40,000 volumes imprimés et de 11,000 manuscrits. Louvois, successeur de ColbeK dans la direction de la bibliothèque, fit faire, en Europe, des recherches et des achats considérables de livres et de manuscrits qui arrivèrent de toutes parts. Bom Habillon, qui voyageait en Italie avec une mission spéciale, rapporta plus de 4,000 volumes. Après la mort du ministre, Tabbé de Louvois lui succéda avec les titres de maître de la librairie, intendaniet garde du cabinet dee livres, manuscrits, médailles, etc., et garde, de la bibliothèque nuxale, sous t autorité de SaMajesté seulement. En 1697, le père Bouvet, missionnaire, enrichit de 49 volumes ch'mois la bibliothèque qui n*en avait alors que 4, et qui se sont depuis prodigieusement accrus. En 1700, Tarchevèque de Eeims (le Tellier) fit don de 500 manuscrits hébreux, grecs, latins et français. En 1711, le riche cabinet de Gaignières ; en 1715, 100 vohimes ou portefeuilles de manuscrits arabes, turcs et persans de rorientaliste Galland, et 14 portefeuilles de livres tâtars vinrent ajouter encore aux richesses de la bibliothèque royale, et quand Louis XIY mourut, elle était composée de plus de 70,000 volumes; elle n*en contenait que 16,746 à son avènement au trône.
C*est en 1721 que la bibliothèque fut transférée de la rueTivienne à la rue Richelieu, dans les bâtiments qu*elle occupe encore aujourd'hui sur remplacement du palais du cardinal Hazarin. Il avait été question , à cette époque, de la placer dans la galerie du Louvre, mais Tarrivée de Tinfante d^pagne (elle devait occuper le Louvre et fut bientôt renvoyée) avait fait renoncer à ce projet, qui, presque un siècle plus tard, vint occuper la pensée de Napoléon et ne parait pas encore abandonné. La bibliothèque a reçu, sous le règne de Louis XY, des accroissements considérables. Le magnifique cabinet d'estampes du marquis de Beringhem, composé de plus de 60,000 pièces reliées en près de 600 volumes;
80 volumes d'estampes du majpéchal dUxelles; la riche collection de portraits et de gravures historiques de Fevret de f ontette ; une partie du cabinet de Pierre Mariette, qui fut payée 50,000 livres , et d'autres recueils réunis k la grande collection de l'abbé de HaroUes, ont ftiit du cabinet d'estampes de la bibliothèque du roi le plus vaste et le plus riche dépôt qu'U y ait en ce genre. La collection des livres chinois, tâtars et indous, donnée par l'abbé Bignon, nommé bibliothécaire en 1728, à la mort de l'abbé de Louvois ; racquisition des manuscrits de la Marre et de Baluze, formant plus de 1,000 volumes ; un pareil nombre acquis à la vente de la bibliothèque Colbert, plus de 600 manuscrits envoyés de Constantinople, un très-grand nombre d'autres achetés dans llndoustan, les manuscrits de saint Martial de Limoges, ceux du président de Mesmes, la collection si précieuse des manuscrits de Cangé, une feule d'autres acquisitions dont le détail serait trop long, et enfin l'accroissement prodigieux, procuré, depuis 1790, par la suppression des ordres monastiques, ont fait de la bibliothèque du roi la première bibliothèque du monde. La victoire y avait fait entrer et la victoire en a fait sortir les manuscrits de la bibliothèque du Vatican , ce que contenaient de plus précieux les bibliothèques de Saint-Marc de Venise, de Bologne, de Milan, de Munich et d'autres villes d'Italie et d'Allemagne. Mais elle conserve les riches collections de manuscrits de Saint-Victor, de la Sorbonne, de Saint-Germain des Prés, etc.
La partie des manuscrits est divisée en fonds du roi, de du Puy, de Béthune, cfe Brienne, de Mesmes, de Gaignières, de Colbert, de Lancelot, de Baluze, de Cangé, de SériUy, de Fontanieu, etc. Peut-être serait-il utile de supprimer ces divisions et d'en former une collection générale, unique, et par ordre des matières. Déjà l'académicien bibliothécaire Mellot a publié la description d'une grande partie de ces manuscrits, formant les quatre premiers volumes du Cata'logue de la bibliothèque du roi, Paris, impr. roy., 17591765, 10 vol. in-fol. Il a paru (1787- 1810) 10 vol. in-4o de Notices et extraits de ces mêmes manuscrits. MM. Al. Hamilton et Langlès ont donné, en 1807, le Catalogue des manuscrits sanscrits ; et M. Abel Rémusat a ftiit imprimer, en 1818, un Mémoire sur les livres chinois de la bibliothèque du roi. Mais il serait à désirer que ce qui a été fait pour les bibliothèques du Vatican, de Vienne, de l'Escurial, et pour d'autres encore , fût courageusement entrepris pour la bibliothèque du roi, c*est-à-dire
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Fimpression du catalogue , non des livres imprimés, ce qui pourrait paraître un travail immense et trop dispendieux, mais le catalogue systématique et général des manuscrits, ouvrage qui serait sans doute volumineux , mais dont la publication honorerait un règne, et dont la trèsgrande utilité ne peut être contestée.
On peut résumer ainsi Thistoire des accroissements de la bibliothèque du roi : sous le roi Jean (xiv« siècle), 6 à 8 volumes ; sous François I*", 1,890; sous Louis XIII, 16,746; sous Louis XI Y, en 1 683, à la mort de Colbert, 50,542 ; sous Louis XVI, avant la révolution, environ 300,000, et à répoque actuelle 450,000 imprimés, environ 100,000 manuscrits et plus de 400,000 pièces fugitives placées dans des carions. On dit que la bibliothèque royale s*accrolt tous les ans d*environ 6,000 ouvrages français et 3,000 étrangers ', et, suivant cette progression, le nombre des volumes actuel se trouverait doublé dans 50 ans.
A la bibliothèque est joint le cabinet de médailles et d*antiquités , commencé par François I«r, augmenté par Henri II, de la riche collection apportée de Florence par eatberine de Médicis ; par Charles IX, delà collection de Jean Grollier. Ce roi poète, élève et ami de Ronsard, avait placé le cabinet des médailles au Louvre. Louis XIV le réunit, en 1667, à la bibliothèque qui était alors rue Vivienne. Sous son règne, il fut augmenté de la belle collection de Gaston, duc d*Orléans; Colbert chargea le célèbre antiquaire Vaillant de voyager en Italie, dans la Grèce, puis sur les cOtes d*Afrique et enfin en Egypte et en Perse, pour y rechercher et acheter des médailles. La même mission fut donnée au célèbre voyageur Paui Lucas. Les orientalistes Galland et Petls de la Croix, Tambassadeur de France à Constantinople (de Nointel ) d'autres encore, furent chargés de faire des achats. Des cabinets entiers vinrent enrichir celui du roi qui, h la mort de Colbert, excitait déjà Tadmiration de TSurope ; les recherches continuèrent sous Louvois, et le catalogue qui fut rédigé par son ordre formait déjà 6 vol. in-fol. Bans le x vu* siècle, le cabinet s*accrut presque du double, sous la garde de Tacadémicien de Boxe, mort en 1754. L*abbé Barthélémy, qui lui succéda, fit un voyage d^exploratlon en Italie et en rapporta une ample et riche moisson. Le cabinet de Tantiquaire Pellerin, contenant plus de 11,000 mé-
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dailles, fut acheté en 1776. Et enfin, digne delà bibliothèque dont il fait partie, le cabinet du roi, malgré le vol quMl a souffert dans ces derniers temps (1831), est le plus vaste et le plus précieux monument consacré à la numismatique. Avant ce vol il comptait plus de 100,000 pièces, tant en or, qu*en argent et en bronxe.
Parmi les antiquités, on distingue deux grands boucliers votifft en argent, dits fort mal à propos boucliers de Scipion et d*Annibal ; Pagatheonyx représentant Tapothéose d'Auguste, U collection des pierres gravées , etc. Parmi les curiosités, le fauteuil du roi Dagobert, Tarmure de François !•', etc. A. L. Cointreau a fait imprimer, en 1800, une Hiêioi^e abrégée du cabinet des médaillée et antiques de U» bibliotlîè» que nationale, in-8<>.
Le cabinet des estampes contient environ 1,300,000 pièces disposées en plus de 600 portefeuilles ou volumes. L'ordre qui s'y trouve établi doit beaucoup au zèle intelligent de H. Bachesne, qui a publié une description curieuse de ce magnifique dépôt.
D'après la nouvelle organisation de la bibliothèque du roi, l'administration actuelle est ainsi composée : un président quinquennal du conservatoire; dans le déparlement des livres im^ primés, deux conservateurs, trois employés à la rédaction du catalogue et douze autres employés et auxiliaires ou surnuméraires. Bans le département des manuscrits, trois conservateurs, plusieurs conservateurs adjoints et employés. Déparlement des médailles, deux conservateurs , plusieurs conservateurs adjoints et employés. Département des estampes, un coït* servateur, un conservateur adjoint et un employé. Département des cartes géographiques et plans (nouvellement créé), un conservateur.
La bibliothèque de Monsieur ou de V Arsenal fut créée par le marquis de Paulmy d'Argenson, qui acheta celles de Barbazan, de Sainte- Palaye et autres ; ses héritiers la vendirent (vers 1786) au comte d'Artois ; on y réunit, en 1787, la seconde partie de la bibliothèque du duc de la Vallière, dont le catalogue, rédigé par Nyon, ferme 6 gros vol. ln-8«. Cette bibliothèque doit des accroissements considérables à l'historien Ameilhon, qui en fut longtemps bibliothécaire.
La bibliothèque Maxarine, fondée par le cardinal Mazarin, en 1648, formée par les soins de Gabriel Naudé, fut léguée au collège dit des Quatre-Nations , en 1661 , et transférée de la rue Richelieu dans son local actuel, en 1668 1 son bibliothécaire administrateur, 1. Petit-Radel, a publié, en 1819, de savantes Recherches
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$ur les bibliothèques et particulièrement sur la bibliothèque Hazarine.
LabibliotbèquedeS'at'nto-Genei^iétwn^existait pas encore en 1623. Les savants génovéfains Fronteau et Lallemand en furent les fondateurs; du Molinet, Pingre et Mercier, abbé de Saint-Léger, contribuèrent à son agrandissement. L^archeyéque de Reims, le Tellier, lui avait légué sa riche collection de livres. La galerie où elle est placée a 53 toises de longueur et la forme d*une croix grecque, mais dont les côtés sont inégaux.
La bibliothèque de la ville fut ouverte au public en 1763. H. Bailly a publié, en 1828, in-8o, des Notices historiques sur les bibliothèques, ouvrage curieux dans lequel on trouve Tbistoire de kl bibliothèque de la ville.
Enfin la bibliothèque de VInstituty dont la création est moderne, contient près de 80,000 volumes, des collections précieuses et beaucoup de livres envoyés par les Académies et les savants étrangers.
n nous reste à faire connaître les principales bibliothèques des départements. La plui considérable, celle de Lxon^ qui contient 117,000 Tolumes, a été successivement enrichie par Henri III, Henri lY, Louis XIII et Louis XIV. Xlle a compté parmi ses bibliothécaires les savants jésuites Labbe, Ménestrier, de Golonia. Cette bibliothèque fut en partie détruite par un incendie, en 1644 ; un grand nombre de livres périrent encore dans le bombardement de 1793, et après la prise de la ville, par le logement d'un bataillon de volontaires. Bientôt après, 14 caisses de manuscrits, choisis par des commissaires du comité de salut public, furent expédiées pour la bibliothèque nationale de Paris, et n*arrivèrent pas toutes à leur destination. Ces pertes ont été réparées par la réunion de la bibliothèque des avocats, de celles de P. Adamoli, du séminaire dé Saint-Irénée, des cordeliers, des carmes, des dominicains, des augustins, des minimes, des couvents de Picpus et de Saint-Jean. Un savant catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Lyon a été publié par Delandine, 181â, 5 vol. in-8«. Le vaisseau de la bibliothèque est remarquable par sa beauté : il a 150 pieds de longueur sur 33 de largeur et 40 de hauteur, avec une terrasse de 70 pas, d*où la vue est magnifique. — La bibliothèque de BordeoMS contient plus de 100,000 volumes. — Celle d'Jis, placée dans les salles supérieures de Thôtel de ville, en compte plus de 80,000 depuis la réunion de 1» belle bibliothèque du marquis de Méjanes, léguée à la ville, en 1786. Les manuscrits sont au nomt>re de plus de 1 ,000; presque tous ceux
qui concernent la ville d*Aix ou le parlement de Provence viennent de M. de Saint-Vincent, d*autres appartenaient à Peiresç. Le bibliothécaire actuel, M. Rouard, a publié sur ce riche dépôt un ouvrage intitulé : Notice sur la bibliothèque d'Jis, dite de M^anes, préc^èe d'un Essai sur l'histoire littéraire de cette ville, sur ses anciennes bibliothèques publiques, etc., Paris et Aix, 1831, in-8*. —La bibliothèque publique de Strasbourg, dont la fondation remonte à Tan 1531 et est due, ainsi que d'autres institutions utiles, au patriotisme de Jean Sturm, ne consistait d'abord qu'en 700 volumes ; elle en compte at^ourd'hui près de 80,000. Marcus Otto lui légua sa riche collection de livres, en 1609; le célèbre professeur Daniel Schœpflin lui fit, en 177â, le magnifique legs de ses livres, de ses manuscrits et de son cabinet d'antiques et de médailles. MM. Winkler et Garus lui donnèrent leurs manuscrits en 1783, et la même année la précieuse collection de Silbermann, sur l'histoire et sur les antiquités de Strasbourg et de l'Alsace, fut réunie à la bibliothèque. La révolution enrichit cette collection de celles d'un grand nombre de monastères; en 1839 fut faite l'acquisition de*toute la partie théologique (environ 10,000 vol.) de la bibliothèque de l'éloquent docteur HafiPner. On y trouve un grand nombre de livres rares, des manuscrits relalifl à la province d'Alsace et à la poésie allemande et chevaleresque du moyen Age, et beaucoup d'incunables. On distingue, parmi les portraits qui ornent la bibliothèque, celui de Jean Guttenberg, qui trouva le levier du monde, et cehii de Schœpflin qui a si bien su se servir de cette découverte dans l'école la plus célèbre des temps modernes pour la science de l'histoire et de l'économie politique. II faut y ajouter ceux des deux Sturm. Belgique et Pats-Bas. La bibliothèque de l'université de Leyde fUt fondée, en 1586, par Guillaume l^^ prince d'Orange, enrichie par Joseph Scaliger de tous ses manuscrits hébraïques, chaldéens, syriaques, persans, grecs, af^méniens, etc., par la réunion de la bibliothèque d^Isaac Vossius, qui contenait un grand nombre de manuscrits ayant fait partie du cabinet de la reine Christine; par celle de Ruhnken à laquelle sont restés Joints les papiers de ce célèbre philologue. On y compte maintenant 40,000 imprimés et 10,000 manuscrits dont 2,000 orientaux. Pierre Bertius, Frédéric Spanheim, Jacques Gronovius et d'autres savants ont publié des catalogues de cette bibliothèque. M. Hamaker a fait Imprimer, en 1890, ln-8«, le catalogue des manMsôrits orientaux. — On a aussi des cata-
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logues imprimés des bibliothèques publiques d'Amsterdam, de la Haye, de Harlem, de Delft, de Gouda, de Grœningue, d'Utrecht, etc. Yalère André, savant bibliothécaire de Louvain, et Yan de Putte, connu sous le nom d*£rycius Puteanus, ont public, Tun Thistoire (priniordia), Tautre le catalogue de la bibliothèque de Louyain, 1638-1039, â Tol. in^*". Ant. Sander a feit imprimer, en 3 vol. in-4o (Lille, 1641-1644), la Bibliofheca Belgica manuscripta; c'est un catalogue des manuscrits qui étaient encore cachés {adhuc lateniium) dans les abbayes de Flandre, du Brabant, du Hainaut et du pays de Liège.
On voit à Bruxelles la célèbre bibliothèque dite de Bourgogne, parce qU*eIle a appartenu aux ducs de Bourgogne '. Elle se compose d'un grand nombre de manuscrits précieux, la plupart magnifiqu^ent exécutés. Ce trésor a été successivement confié à la garde de Jean Holinet, Jean le Maire, Yiglius, Aubert le Mire. Une traduction de la Cyropédie, que la bibliothèque de Bourgogne avait perdue depuis plus de trois siècles et qui fut trouvée, dit-on, dans les bagages de Charles le Téméraire, tué en 1477, lui a été donnée par la reine des Belges. Un savant Mémoire sur cette bibliothèque a été publié, en 1809, par de la Sema Sanlander (grand in-8«, Bruxelles). D'autres auteurs tels qu'Ant. Sander, Yan der Yynckt, Duclercq, Hsnel, Mone, Becker, Beving, Pertz, le baron de Beiffènberg, Yan Hasselt, Yoisin, J. B. Barrois et Yan Praet, dans ses Notices sur Colard Mansion et Jean de Gruthuse, ont feit connaître les richesses de la bibliothèque de Bourgogne.
ALLEHàGiiB. C*est de toutes les contrées de l'Europe celle où le nombre des bibliothèques est le plus grand, et peut-être celle où plusieurs de ces bibliothèques o£Frent le plus de collections spéciales remarquables, sur les diverses parties des connaissances humaines. On compte dans 50 villes d'Allemagne environ 4 millions d'ouvrages ou volumes imprimés, non compris les dissertations, les discours académiques, les brochures politiques et les pamphlets. Le nombre des manuscrits s'élève à plus de 150,000. Les bibliothèques lés plus célèbres de l'Allemagne sont celles de Yienne, de Berlin, de Munich, de Dresde, de Wolfenbuttel et de Stuttgard.
jiutriche avec la Bohème, la Hongrie, etc. Il y a dans Vienne 8 bibliothèques publiques. La bibliothèque impériale, fondée en 1480 par l'empereur Maximilien, et à laquelle fut réunie
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celle de Mathias Corvin, roi de Hongrie, contenait, en 1666, plus de 80,000 volumes; leur nombre dépasse aujourd'hui 300,000. On y voit une vaste collection (lâ,000) de manuscrits hébreux, arabes, grecs, latins, turcs, etc. On y remarque le célèbre senatus-consuUum sur les bacchanales, ^crit sur bronze, donné l'an 186 avant J. C, et dont parle Tite-Live dans sa 4« décade, liv. IX : ce monument a été trouvé en Calabre; un manuscrit de Tite-Live qu'on croit du y siècle ; un manuscrit mexicain écrit sur peau humaine, avec des figures coloriées; les cinq livres de Moïse, le Deutéronome, l'Ecclésiaste, le Canti- . que des cantiques, ks livres de Ruth et d'Esther, écrits par un Juif sur le recto d'une seule feuille de 8 pouces de hauteur sur 6 et un peu plus de largeur, sans abréviations (la ligne comprend en français plus de 300 lettres) et qu'on peut lire sans le secours d'une loupe ; le manuscrit des Assises de Jérusalem qui avait appartenu à la bibliothèque de Saint-Marc de Yenise, que les conquêtes de l'armée d'Italie firent passer dans la bibliothèque nationale de Paris, et que les tristes événements de 1815 ont fait retourner en Autriche. Tarmi les imprimés, on remarque un des deux seuls exemplaires connus du livre de Servet, Christianismi restitutio, imprimé en 1565, in-8o; et dans la collection d'estampes en 700 grands vol., un recueil unique de portraits en 917 vol. Cette magnifique bibliothèque occupe une ancienne église avec 8 grandes salles; une neuvième salle est consacrée aux médailles et aux monuments. On y voit le talisman du célèbre et trop crédule Wallenstein, etc. Richard a écrit en latin l'histoire de la bibliothèque Césarienne (léna, 171â, in-S»). M. Léon a donné un précis historique sur cette même bibliothèque, 1820, in-8o. P. Lambécius en a rédigé le catalogue, (Yienne, 1665-1679, 8 vol. in-fol., fig.; nouv. éd., 1768-1686, 8 vol. in-fol.); de Nessd a publié, avec des notes et des figures, un recensement spécial des manuscrits grecs et orientaux (Yienne, 1690, 6 parties reliées ordinairement en 9 vol. in-f6l.),qui fait suite au catalogue de Lambécius. Reimman a fait imprimer, en 1712, in-S», un abrégé des catalogues de Lambécius et de Nessel. Michel Denis a décrit les manuscrits de théologie en 5 parties ou 3 vol. in-fol. (Yienne, 1793 et ann. suiv.). A. F. KoUar a fait imprimer un premier livre ée supplément au catalogue de Lambécius (Yienne, 1790, in-fèl.). Il n'a paru aussi qu'une première partie de la riche description des bâtiments de la bibliothèque Césarienne et de ses monuments dessinés par Sai. Kleineri et grayés par Jér. Jacques
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Seddmayr, avec texte latin et allemand, Vienne, 1737,in-f. M. J. deHammer a décrit les manuscrits arabes, persans et turcs ( Vienne, 1830, in-fol.)'
La bibliothèque de Tuniversité de Vienne, formée en 1777 avec celles des jésuites et de plusieurs couvents supprimés, renferme plus de 90,000 volumes. La bibliothèque de TAcadémie thérésienne, fermée aussi en partie des livres de couvents supprimés et d^aoquisitions" faites depuis 1707, se compose d'environ 30,000 volumes.
La bibliothèque de Prague contient 150,000 volumes et environ 8,000 manuscrits. Parmi ceux-ci sont : une bulle pontificale de Tan 1 145. La signature des cardinaux est une croix; leurs noms se remarquent écrits tous de la même main : mais les croix appartiennent à des mains diverses, d'où suit la preuve que ces cardinaux ne savaient pas écrire; une Tabie des logoriihtnes^ autographe de Tycho-Brahé; un livre malabare écrit sur des feuilles de palmier; le Concile de Ckmêiance, manuscrit d'après lequel a été feite la première édition ; une Bible b<h kême, avec des lettres glagolitiques (ro^.) et qu'on croit du xn« ou du commencement du xiii« siècle; les Statuts synodaux de l'archev. de Prague, premier livre imprimé en Bohème, à Pilsen, 1476, etc.
La bibliothèque de GrœtM en Styrie a plus de 100,000 vol.; celle de Neubourg n'en compte que 25,000.
La bibliothèque de Presbourg, donnée par le comte de Szecheny, qui en avait fait rédiger le catalogue en 1799 et ann. suiv. (7 vol. in-8»,), s'est accrue encore de nouvelles acquisitions feites par le même comte, de 1800 à 1807. Celle de l'université de/>es<y^^ fondée en 1772, a 50,000 volumes.
Prusse, Berlin possède 7 bibliothèques publiques. La principale est la bibliothèque du roi; elle fut fondée par Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg, et a été considérablement augmentée pjr celle du savant Spanheim. Elle contient 900,000 vol. et 3,000 manuscrits dont quelques-uns du temps de Charlemagne. Veirière la Crozea publié dans les Misceilanea BeroUnenêia une notice sur les manuscrits chinois de cette bibliothèque. Il à feit aussi connaître les raretés qu'elle contient, dans un livre imprimé à Berlin sous ce titre : De scribendâ historié bibL regiœ Berolinensis, 1735, in-4o. Alrich a publié une notice sur cette bibliothèque {Entipurf einer Gesch. d, k, BibL jsu Berlin, B., 1753, in-8«); mais la plus importante est celle de M. WUken, biliothécaire en chef (Gesch. d. k. Bibl. MU BerUn, B.» 1838, in-8o).
La bibliothèque de l'université de Ualle, fondée en 1694, compte maintenant près de 60,000 vol., et a une belle collection de gravures. — Celle de Cologne contient beaucoup de manuscrits dont le catalogue historico-critique a été imprimé en 1753, in -40. On peut consulter la Bibliotheca coloniensis, publiée par le jésuite Gos. Hartzheim, 1747, in-fol.
Bavière, La bibliothèque de Munich, fondée par Albert V au commencement du xvi« siècle, contient au moins 500,000 vol., dont 13,000 incunables; 131 impressions sur vélin, et 9,000 manuscrits. On remarque un de ces derniers sur papyrus, que le pape Pie VI fit copier pendant son voyage à Vienne ( 1783). On imprima, en 1603, le catalogue des manuscrits ; on lit dans l'avertissement que la bibliothèque n'était ouverte qu'aux catholiques. Le baron d'Arétin et Ignace Hardt ont publié avec des notes le catalogue des manuscrits grecs de la bibliothèque de Munich, 1806-1813, 5 voL in-4o.
La bibliothèque d'Jugsbourg fut fondée, en 1537, par Xystus Betuleïus. Le sénat fit acheter à Venise, vers 1545, les manuscrits grecs d'Ant. Eparchus, arch. de Corfôu, et la collection de Welser y fut jointe ensuite. D. Hœschelius fit imprimer, en 1595, in-4o, un savant catalogue des manuscrits de cette bibliothèque. Ant. Beiser a donné, en 1 675, in-8o, un second catalogue des mêmes manuscrits; d'autres catalogues des livres de cette bibliothèque ont été publiés par George Henischius, 1600, in-fol., et par Elle Ehinger, 1633, in-fbl.
La bibliothèque de Nuremberg a 30,000 vol. Jean Saubert en a écrit l'histoire, 1643, io-13; Leibnitz a fait connaître, sous le titre de Meniorabilia (1674, in-4o), ce qu'elle offre de plus remarquable. Solger, bibliothécaire de l'ancienne république de Nuremberg, a donné, en 3 vol. in-8> (1700-1761), le catalogue de ses livres les plus rares et de ses manuscrits. Ghr.-Th. de Hurr a décrit aussi, sous le titre de Metnorabi" lia, les objets les plus importants quise trouvent dans les bibliothèques publiques de Nuremberg et de l'université d'Altdorf, 1786, 3 vol. in-80, fig.
Saxe. Dresde, Auguste Beyer a fait paraître, de 1731 à 1788, quatre écrits in-4o et in-80 sur les bibliothèques publiques et particulières de cette ville. La bibliothèque royale, placée dans le palais japonais, est une des plus belles qu'il y ait dans le nord de l'Europe. Elle fut fondée, en 1556, par l'électeur Auguste, et contient 330,000 vol. dont 1,600 incunables, 63 impressions sur parchemin, et 3,700 manuscrits. Un de ces derniers a été écrit dans le Mexique sur peau