‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 27 sur 63 · BI · texte numérisé non relu

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bumaine : c*68t un calendrier avec quelques fragments de Thistoire des Incas. Oti conserve, dans cette bibliothèque^ un bel esemplaire du Coran, qu*on dit avoir appartenu à Ëajazet II, et qui fut pris au dernier siège de Vienne par un (Officier saxon; les Béûerfes du maréchal de Sa0e, manuscrit original feit sous les yeux du vainqueur de Fontenoy. La bibliothèque royale est riche en livres rares^ en premières éditions du xv« siècle. On y trouve 600 éditiohs des Aides. M. Adolphe Ibert, directeur de cette bibliothèque, en a donné une description détaillée sous ce titre : GescMchlè und Beschreibung dwr kœn. œfpsntlichen Bibiiolhek iu Drenden.

Leipx.^ 16tt.

Leipzig a deux bibliothèques connues sous 4esnora8 de Poulina et Thomana, La première, qui est celle de l*univeriité, renferme 50,000 im- •primés et 9,000 manuscrits) Tautre, celle du conseil municipal, a 40,000 Imprimés et 9,000 manuscrits. J« Ghr. Gottsched fit imprimer, en 1740, une notice des plus rares manuscrits de là bfbliothèque Pauline. Feller donna» en 1676 et 1066, les catalogues des deux bibliothèques.

La bibliothèque de ff^éimar contient 05,000 voL; H. J. Gerdesen publia le catalogue, en 1703, ln-f6l. Schurrfleisch fit imprimer en 1711, une notice in-fioL sur cette même bibliothèque.

L'histoire de la bibliothèque de Gotha a été publiée par 6od. Yockerodt, 1714, in-4o» On y trouve une collection de manuscrits chimiques qui ont été Tobjet d*une dissertation de Th. Reinesius, imprimée dans le catalogue des manuscrits de Golha,Leipi]g, 1714, in-4o.

HeèM» La bibliothèque de Caêiel contient 60,000 vol.; celle de Tuniversité de Marbourg renferme 56,000 imprimés et quelques manuscrits; celle de Darmstadi, 50,000 vol.; celle de Mayenoe 90,000; celle de IHiniversité de Gieaieny 94,000. Un spécimen des livres rares de cette deniière II été publié, dans cette ville, par C. F. Ayrniann, 1755, in-4o«

ff'uriemberg. La bibliothèque de Sluttgérd contient 160,000 vol, Ille est renommée par sa 4X)llection uniqae de 9,000 Bibles; mais lien ftiudrait plus de 5,000 encore pour la compléter. te bâtiment de cette grande bibliothèque, où Ton volt plus de 9,000 impressions du xv« siècle, est construit en bols et pourrait devenir facilement la proie des flammes.

Hanovre. J. Em« Hausmann fit paraître, en 1794, in4% une notice sur l*origine, sur les aocroiseements et sur les principales richesses des bibliothèques publiques de ce royaume. Bn 1797

8* Frédéric Hahn a donné une descrlpuon in-'fôl. de la bibliothèque royale.

La bibliothèque de Tuniverslté de GWlHngeH, se compose de 900,000 Vol., de 1 10,000 dissertations et discours académiques, et de 5,000 manuscrits. Slle a un catalogue, imprimé dans cette vUle, en 1790, in^.

Bade. La blbUothèquederunlversité de Hefdelberg, fondée en 1590 et réorganisée en 1709, possède 45,000 imprimés. Ses précieux manu^ scrits, relatif aux premiers siècléé de la littérature allemande^ transportés à Rome dans le xviT* siècle, lui ont été restitués en 1816.

Brunêwick* La bibliothèque ducale de ff^olfènbmtel, fondée en 1604 et enrichie de celles de Marquard Freher et de Joach. Gluten, contient 190,000 vol., 40,000 dissertaUons, et 4,509 manuscrits hébreux, grecs et lattns, Jacq. Burokardt a écrit, en 19 livres, Thistolre de cette magnifique bibliothèque, et fait connaître ses principales richesses, Leipzig, 1744-1746, 5 volumes in-4o.

raie$ libres. La bibliothèque de Hambourg fondée en 1599, renferme 50,000 voh, et ceUe de Franc/brf^ur-le-Mein 40^000. J« J. Lucius en a donné le catalogue, divisé en dix sectioni, 1798, 9 vol. in-4o.

80IQ6B. 8a plus riche bibliothèque est celle de Bâle (50,000 vol.). Oh y voit beaucoup d*anciennes éditions du xv« et du xv« siècle, un manuscrit du Nouveau Testament en lettres d'or, dont Érasme s'est servi pour corriger la veraloii de ce livre sacré ; d'autres manuscrits dont les plus anciens remontent au ix« siècle ; plusieurs tableaux et beaucoup de dessins originaux d'Holbein. «- La bibliothèque de Berne contient 30,000 vol., des manuscrits curieux, et une collection de médailles et anciennes monnaies, de Suisse. Le savant bibliothécai|*e Sinner a donné le catalogue des manuscrits de cette bibliotlièque, 1760, 5 vol. in-8o.— La bibliothèque de Zn^ rich, dont le catalogue a été publié en 1744,3 toI. in-8o, renferme environ 40,000 vol. On y montre les manuscrits autographes du célèbre réf6rni«teur Zwingle; trois lettres autographes de Jeanne Gray écrites à BvUinger en 1551, 1559, 1563, et contenant des notes hébraïques et grecques, qui annoncent qu'elle était versée dans cas deux langues; l'ancien manuscrit de Quintilien, trouvé dans la bibliothèque de Saint-Gaii, et d'après lequel a été donnée l'édition prinoepê de ce célèbre rhéteur; les psaumes en grec, écrits sur vélin violet en lettres d'dr, le corps complet des Chroniques de la Suisse, etc. — U bibliotbèqtie de Genève (50,000 vol.) est rkbe en maouacrils

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euHtut, oHentdtii, latins, fnnçite^ italleni et Mpagnols. Le savant bibliothécaire Senebier en a publié le catalogue, en 1778, in-8*. On oonserte dans cette bibliothèque un bouclier votif trouvé dans TArve. •» La bibliothèque publique de SaiHi^Oall, fondée dans le ivi* siècle par Wadian, théologien , poète et géographe, contient, parmi ses mille manuscrits anciens et pré« deui, un Virgile, dont les moines ont rempli les marges de cantiques; un JHtéHnl, un SU Ifus^imiituê, un aeéron, un SainUAngHêtîH tofflplet, un recueil de OapfMéir^ qui a été consulté par Balufe, un bon manuscrit des Ni>^ beiungê, etc. On remarque, dans les manuscrits modernes, la correspondance originale de Vfû* dlan avec les réft)rmateurs du xvi« siècle, reliée en 15 vol. iu-fôl. '

OtANBi-BattiioNt. L^Angleterre et rirlande avaient déjà, dans le tiit« siècle, de nombreuses bibliothèques qui furent détruites pendant les incursions des peuples du Nord. La grande bibliothèque d*Tork , Tèndée par farchevèque Bgbert, et dont Alcuin, appelé ptès de Charlemagne, pavie dans son épttreà FÊglise d^Angle^ terre, fut brûlée parles Danois. La bibliothèque également célèbre du monastère de Saint'-Alban fut détruite par les mêmes pirates. Hichard de Burjr, évèque de Durham, chancelier d'Angle* terre dans le xtit« siècle, et auteur du PhilobU hlion^ traité du choii des livres et de la manière de fermer une bibliothèque ', avait établi dans sa ville éptscopale une bibliothèque qui eut aussi une grande célébrité, et qui n'existe plus.

Aujourd'hui les plus grandes bibliothèques de r Angleterre sont :

1* Celle d'Oxférd, dite Bodléiênne^ parce qu'elle eut pour commencement la bibliothèque de sir Thomas Bodley, ambassadeur d'Elisabeth dans plusieurs cours de l'Europe; elle se com* pose de 800,000 vol. imprimés et de 25,000 ma« tiuscrits. On y reçoit un exemplaire de (ous les ouvrages qui sont imprimés en Angleterre; son revenu, qu} est de 8,000 liv» sterl. (76,000 fr.), lui a permis d'acheter à Venise, pour le prix de 160,000 francs, 3,040 manuscrits hébreux, grecs et latins, dont un savant Hongrois, J. Uri, avait rédigé le catalogue descriptif dans un travail de dnq années. La bibliothèque d'Oxfbrd commença à é(re publique en 1619. Thomas Hyde a imbllé son catalogue en 1674» fn-foi. J. Bowles, Eab. Fischer et S. Langford, en ont donné une édition augmentée en 1788, 3 vol. in-f61io.

^UPhitêlAit'M fat tnprlB^ pour la prcnl^ fob, k Sptrè M 148S. Cm (mtra(« tA amUtal p»r ttltHdu mi «oIin tloMloh

If A Londres, la bibliothèque du Muêéum briiûnniqut, dont hi fondation ne remonte qu'à 1755, contient environ 900,000 vol. et 80,000 manuscrits. Feu de temps après son avéneaient, George lY réunit à cette bibliothèque celle que George tll avait formée à grands frais pour son usage, et qui se composait de 170,000 vol. C'était la première bibliothèque qu'un roi d'Angleterre eût eue en propriété. George III avait acheté^ en 1769, celle de Jos; Smith, consul à Venise, pour la somme de 10,000 Uv. st. (950,000 fr.) ; eHe s'était annuelUment augmentée de tous les ouvrages offerts au roi et de l'acquisition de livres Alite tous les ans pour la fomme de 50,000 fr. On remarque dans la bibliothèque du Britiêh Muêëum un magnifique manuscrit in^fbh ayant appartenu aux anciens sophis de Perse et qui a été acheté dans l'Inde 1,500 liv. st. (86,000 fc.)i vers la fin du xvim siècle; on f voit aussi une collection curieuse de 99,000 petits écrits et pam«> phlets, publiés depuis 1564 Jusqu'en 1660^ et re« liés en 9,000 volumes.

8» La bibliothèque du collège de la Trinité^ A Cambridge, renferme environ 100,000 volumes; on y trouvé sur toutes les séries des sciences des collections à peu près Complètes»

4« La bibliothèque de l'université d'Èdim^ bourg (50,000 voL) , fondée par Clément LitUe i on 7 conserve 105 sceaux des princes de BO'* héme, avec l'original de la protestation des Bo» hémiens contre le concile de Constance, qui fit brûler Jean Httss, en 1415, et Jérôme de Prague, en 1416. -- La bibliothèque de Glasgow, cellM de Saint •«Andrevrs, du collège d'Aberdeen, de KorfUlk, méritent d'être citées. ^ La bibliothè* que dli collège de la Triuité, à Dublin, renferme 50,000 vol. imprimés et environ 1,900 manu* scrits hébreux, persans, arabes, grecs, latins, anglais, etc»

L'Angleterre a aussi un grand nombre de bi** bliothèques particulières riches «t curieuses.

Sdèdb et NOAWÉot. La bibliothèque royale a été fondée A Stockholm par la reine Christine. On y montre, l*' une des premières copies du Coran, et quelques auteurs n'ont pas craint d'avancer que cette copie était l'original même qu'un sultan aurait envoyé à un des empereurs d'Allemagne» 9» le Codew g^ntêus, qui a deux aunes suédoises de longueur et une de largeur t on l'appelle aussi Btblê du Ditibie. C'est une espèce de bibliothèque historique, terminée par un Traité de Magie orné d'une figure diabolique. Le savant abbé Dobrowski fit, en 1799, le voyagé de Stockholm pour voir ce manuscrit géant, qu'on croitécritsurdespeiuxd'Ane«Oo montre, parmi

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les livres imprimés, la Vulgate dont s^est servi Lotber et qu*il a chargée de notes écrites de sa main. M. Bailly, dans ses Notices historiques, donne à la bibliothèque royale de Stockholm S50,000 volumes imprimés et 5,000 manuscrits; c*est peut-être trop; mais H. Peignot,dans son Dict, de Bibliologie, réduit le nombre des volumes à 30,000, et celui des manuscrits à 500; c^est sans doute trop peu '.

Une des plus célèbres bibliothèques est celle de Tuniversité d*Upsal ; Olatts Telsius en a écrit Thistoire, 1746, in-8«. Le chancelier Magnus-Gabriel de la Gardie lui légua sa riche collection de livres, de manuscrits et de monuments concernant rhistoire et les antiquités des trois royaumes du Nord (1673). J. J. Biœmstael lui fit don de ses manuscrits chaldaYques, hébreux, grecs et arabes, dont le catalogue a été imprimé en 1785. Jean -Gabriel Sparwenfèld lui avait donné en 1705 ses manuscrits arabes, persans, turcs, grecs, latins et espagnols, dont le catalogue, rédigé par Péringer-Lilienblad, fut imprfmé en 1706, in'4o. Cette bibliothèque contient plus de 80,000 vol. On y montre le premier livre imprimé en Suède : Diaiogus creaturarum moralxsatus (Stockholm, 1483, in-f61.), e( le premier ouvrage imprimé à Upsal, en 1515 : c*est un commentaire latin sur les Psaumes. Parmi )es manuscrits les plus anciens on remarque les Lois d'Islande, Edda et Scalda, en islandais, et surtout le Codex argenteus, contenant les quatre ÉvangUes, traduits de la langue des Goths et écrits en caractères gothiques, par Ulphilas, évéque des Goths (370), à qui est attribuée Tinvention des caractères gothiques. Ce manuscrit, précieux par son antiquité, est écrit sur vélin, en lettres d*or et d*argent. Le catalogue des manuscrits grecs et latins , et celui de la première section des livres de la bibliothèque d'Upsal, ont été imprimés en 1806 et 1807.

Christiania, Bergen, Drontheim, d*autres villes encore, ont des bibliothèques publiques.

Danuark. La bibliothèque royale de Copenhague, fondée de 1648 à 1670, contient plus de 300,000 volumes et environ 10,000 manuscrits. On y entre par une galerie de 333 pieds de long, suivie de plusieurs grandes salles et d'autres galeries. Cette bibliothèque a été successivement accrue par le legs de celle du comte de Thott, de celles de Fuiren , de Mulenius , et de Resenlus, dont les catalogues furent imprimés en 1659, 1670 et 1689, 3 vol. in-4o; par Tachât de celle de Luxdorf (1779), et par le legs de celle du cé-

< M. En>m portt It ■ombM dcf Tolra«t é 40^000.

lèbre historien Suhm, qui contenait un grand nombre de manuscrits islandais précieux pour rhistoire du Nord. On voit dans la bibliothèque royale, parmi les manuscrits, les Heures de Charles le Téméraire, les Heures du cardinal de Bourbon, qui vivait sous Louis XI, et les Heures de François 1er, qui étaient dans la bibliothèque Colbert. Mais une collection plus précieuse «est celle de tous les manuscrits du voyageur Niebuhr, au nombre environ de 350. Parmi' les imprimés sont des Bibles islandaises, malabares, etc. A la bibliothèque est Joint un cabinet d'estampes , contenant près de 100,000 pièces. Le cabinet des médailles est dans le château de Rosenberg. 4,000 rixdalers, ou plus de 30,000 francs, sont destinés tous les ans à Taugmentatlon de la bibliothèque royale.

Les savants ont beaucoup écrit sur cette bibliothèque célèbre. P. Scavenius a décrit les livres les plus rares qu'elle contient, 1765, in-4»; Jo. Mollerus et Alb. Thora, l'un dans sa Cimbria litte^ rata, l'autre dans son Historia litteraria Da» norum, fènt connaître les bibliothèques du Danemark, leurs richesses, etc.

Celle de l'université de Copenhague (60,000 volumes et 4,000 manuscrits) est placée dans la tour de l'observatoire. La collection des manuscrits islandais est importante et curieuse. — Les autres bibliothèques de la capitale du Danemark sont celles de l'Académie de chirurgie, de l'arsenal, des afbires étrangères, etc.

La PoLOOHB possédait autrefois de grandes et riches bibliothèques : celle de Zaluski, fondée à Cracovie, fut transférée, en 1795, de Varsovie à Saint-Pétersbourg; et celle de l'université de Varsovie, fondée en 1796, pour la remplacer, y fut également envoyée en 1833. Elle renfermait 70,000 vol. et 1,500 manuscrits. La bibliothèque des princes Czartoriyski à Poulavy eut le même sort.

RDSsn. Il y a un siècle le vaste empire des czars n'avait encore aucune bibliothèque digne de ce nom ; car on ne peut appeler bibliothèques quelques collections de livres sur la religion, écrits la plupart dans la langue slavonne et qui tous étaient conservés dans des couvents, avec quelques chroniques rédigées par des moines.

Pierre le Grand Jeta les fondements de la bibliothèque de l'Académie des sciences avec 3,500 volumes dont il s'était emparé au siège de Mitau, dans w% guerres avec la Suède. Elle a reçu depuis de grands accroissements et se conpose aigourd'hui d'environ 100,000 volumes. La bibliothèque du prince Radzivill, dont les Russes s'emparèrent pendant les troubles de la Pologne,

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a été réunie à celle de rAcadémie. Les plus anciens manuscrits sont une Vie des Saints, écrite en 1398; la Chronique de Nestor, les Glironiques de Novgorod, de Pskof, dnikraine, de Kasan, d*Astrakhan, toutes écrites en slavon, ainsi que les Tables généalogiques des anciens princes de Russie, depuis Vladimir jusqu*à Ivan Vassilié- Titcb. Ces Chroniques et ces Tables furent rédigées dans les xu«, xni« et xiy« siècles. Parmi les manuscrits modernes on remarque la Collection des actes diplomatiques du règne de Pierre l^; 16 vol. in-f6l. de négociations des ministres de Pierre I*» (1711-1716); 30 vol. in-M. de la Correspondance du prince Mentehikof sur les affaires publiques (1703-1717); VInstruction de Catherine II, écrite de sa main et adressée au comité choisi pour la rédaction d*un nouveau code : ce manuscrit, placé dans un riche vase de bronze, est exposé sur une table dans les séances publiques de TAcadémie; la plus riche collection de livres chinois qui soit en Europe, et qui se compose de 9,800 cahiers séparés, dont M. Leontief a rédigé le catalogue ; une belle collection de manuscrits japonais, mongols, tibétains, mantchous, etc.; le premier livre qui ait été imprimé en Russie (à Moscou, en 1565), Vjéposiol ou les Actes et les Épttres des Apôtres, volume qui, suivant Nichols, fut dix ans sous presse. Jean Bacmeister a publié un Essai sur la Bibliothèque de l^Académie des sciences de Péiersbourg, 1776, in-8<>. On trouve aussi des détails curieux sur cette bibliothèque dans le 3« vol. du Forage au Nord de l^ Europe, par M. de Fortia de Piles. La bibliothèqDe impériale, dite de l'Ermitage, est très-considérable; elle s'est composée en grande partie des bibliothèques particulières de Voltaire, de Diderot, de d*Alembert, de Bufiching, qui furent achetées par Catherine II •.

Hais la bibliothèque la plus importante de Saint-Pétersbourg est la grande bibliothèque impériale de la perspective de Nefski. Elle était autrefois célèbre dans toute TEurope, sous le nom de bibliothèque de Zaluski, et fut fondée à Cracovie par le comte Stanislas Zaluski, évèque de cette ville. Son héritier, André Zaluski, évèque de Kiovie (Kief ), légua cette bibliothèque à la république de Pologne , et, par suite , elle fut transférée à Varsovie, vers le milieu du xviii« siède. Mais la capitale de la Pologne ayant été prise par les Russes et ensuite cédée aux Prussiens, Catherine II se fit adjuger ce grand dépôt littéraire qui arriva sur les bords de la Neva vers la

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fin de Tannée 1795. Paul fit construire pour la recevoir un édifice vaste et d*une belle construction. Elle se composait à Varsovie de 300,000 volumes, dont beaucoup de doubles; mais le transport et le peu de soins qu*on lui consacra à Saint-Pétersbourg réduisirent considérablement ce nombre. Alexandre y réunit la précieuse collection de manuscrits que lui avait donnée un conseiller d*État nommé Doubrof^ki. En 1831 on comptait 278,776 volumes imprimés et environ 13,000 manuscrits. Mais, depuis, Fempereur Nicolas y a ajouté, 7,728 vol. pris à Poulavy, et 150,000 enlevés à Varsovie après Tissue de la dernière insurrection.

Moscou a deux bibliothèques importantes:

celle de Tuniversité et celle du saint-synode. L*une et Fautre ont sou£Fert des dommages dans l'incendie de la ville en 1819. Toutes les portes et fenêtres de la bibliothèque du saint-synode sont en fer, et toutes les salles voûtées. Les volumes, au nombre de 4,000, ne traitent guère que de matières ecclésiastiques. Parmi 180 volumes qui ont appartenu à Pierre le Grand, il en est un qui traite de la guerre et qui contient des notes de sa main. On trouve, parmi les manuscrits, les registres ecclésiastiques envoyés aux prélats de Russie par les patriarches de Constantinople, avec leurs seings et leurs sceaux, et des manuscrits grecs des moines du mont Athos. Un catalogue de cette bibliothèque a été imprimé en russe et en latin. Il faut une permission de Tarchevèque de Moscou pour être admis dans les salles du saint -synode. Athanase Schiada, professeur de Técole grecque de Moscou, fit imprimer dans cette ville le catalogue des manuscrits de la bibliothèque synodale (1733), in-A^; il en décrit plus de 400. Char.-Fréd. de Mathœl a donné la description de 101 manuscrits grecs de celte bibliothèque, Leipzig, 1806, 3 tom. in-8<».

On voit dans les archives de Moscou, dont les salles sont voûtées, les correspondances des souverains de la Russie, qui ont commencé, avec la Pologne en 1431 ; avec la Crimée en 1474; avec le Brandebourg en 1517; avec les papes en 1583; avec la France en 1 505, par une lettre de Henri IV, contresignée Neufville (du 6 avril), où le caar est qualifié empereur des Russes ; avec la Hollande en 1613. On remarque parmi les traités celui d*aHianee avec Tempereur Maximilien I«r, qui donne (1514) le titre d'empereur (kaiser) au czar Vassili Ivanovitch. Ces archives ne vont que Jusqu'à 1743. Le reste a été transféré à Péters-

roumge dt M. SchnltiIcr.Za Bum'ê, U Pohgnê §t U PinlMth,

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bourg depuli 1791, époque od Catherine II y fit transporter tous les manuscrits qui avaient rap* port à rhistoiro 4e Russie «t qui se trouvaient épart daps les bibliotbôques de Tempira, l^s archives de Moscou reçurent comme dédommar gement les livres du savant bistorien G. Ir< Vul* 1er, et ses manuscrits, dont l'impératrice avait fait racquisltiop.

La biblioth^ue du monastère de TroUw {ooX') (à 16 U«u«s environ de Moscou) est placée au premier des $ étages de la tour ou clocher qui s*élàve au milieu de la cpur de ce couvent célébra qui servit de refuge i^ Pierre |e Grand, lors de la révolte des stréliU, On y trouve 6,000 volumes et une eentaine de manuscrits dont plusieurs ont été h Tusage de saint Serge et de saint Nicon.

Sn 1721 les Russes trouvèrent eh^z les Wlars Kalmuks une bibliothèque de mapuscriU dont les volumes, d'une forme singulière, soqt ex* trémement longs et n'ont presque point do lar-* geur. Les feuillets, f^rt épais, sont composés d'une espèce de coton ou d'écorce d>rbre ea^ duite d'un double vernis, et las oaract^ref sont tracés en hlanc sur un f^d noir,

On peut citer encore les bibliothèques de I^ief, de Kiga, de l'université dePorpat (50,000 voK), de Yilna, de Eharkof, de lUsan et d'Astrakhan. Cette deriiière est riche en manuscrits persans et tâurs, On conserve d^os celle de Eiga une lettre de Luther, écrite aux magistrats de cette villei qui lui avaient demandé un prédicateur.

Parmi les bibliothèques particulières, les plus remarquables ont été ou sont encore celles du grand-duc Constantin, dans lefialais de marbre, contenant 50,000 volumes) des princes Koura" kine et loussoupof ; des comtes Chouvalof, Strogonof, Tchemicbef ; celle de Boutouriine et surtout celle du comte Tolstoï, ayjourd'hui la plus Importante de Moscou-

Asis, C'est par le seul récit des voyageursqu'oh a quelques notions sur les bibliothèques d'Asie, et le^ renseignements donnés ne sont pas tou^* jours certains.

Chihi, ÏiCs bibliotbèquefl de la Chine remontent à une haute antiquité, On raconta que l'empereur Ching ou l^ing, qui régnait environ ^em siècles avant notre ère, ordonna que tous les livres fussent brOlés, à l'exception de ceux qui traitaient de l'agriculture, de \^ médecine et de la divination; qu'il prétendait ainsi anéantir l'histoire de ses prédécesseurs, afin que son nom devint le plus ancien dans les fastes des rois de son empire. Mais on ajoute qu'il fut trompé dans sa fotle espérance \ qu*une femme, dont le

nom eût mérité d'être eonservéi sauva toua les écrits de Confutzéo ou ConfUcius et de quelques autres lettrés dont elle colla les feuilles sur toua les murs de sa maison; et, suivant les bistpriena, ce fut ainsi que furent conservés les neuf livrof du grand législateur de l'^pire Céleste, Oepuis celte époque les livres se multiplièrent è ce point qu'un mandarin, qonverti au Christ parles ml%sionnaires d'occident, passa 4 joura entiers à brûler sa bibliothèque, afin de ne rien garder qui sentit les superstitions chinoises. Spizeliua, qui a écrit un livre curieux Pe re lUter^ié Sinen»^ a^'f^rn^ rapporte qu'il y a, sur le mont l^inpumeQf une bibliothèque composée de plus de 50,000 va* lûmes, tous écrits dans la chine, et que celle qui est dans le temple de Yenchung n'est gu^re moini considérable, Les manuscrits chinois se sont répandus dans les bibliothèques de l'Europe; U France en a eu de riches collections dans les cabinets du libraire de la Tour, de l'orientaliste Abel Eémusat, etc. ^t en voyant ces Uvres ainsj multipliés en Occident, on doit conclure qu'il se trouve dans la Chine un grand nombre de bi« bliothèques,

, Jàtor. Les voyageura y ont vu plusieurs belles bibliothèques; ils citent surtout celle de la yiUe de t^^ra4, près du temple de Xaca, qui fut le prophète et le législateur de l'empire japonais, Une salle, soutenue par %A colonnes, est remplie de livres confiés à la garde des bonzes,

lapas oBixiiTALia. Dans la relation de Tambasp sade anglaise envoyée, en 179$, dans le royaume d'Ava ou empire des Birmans (traduite de Michel Symes, par J. Castera, Paris, an ix (IBÛO), 5 vol* in^go et atlas in*4^), on trouve de curieux détails sur la riche bibliothèque birmane, éta» blie è Ummerapoura, capitale de l'empire, dana un bâtiment en briques , élevé sur une terraaee, et dont la structure est très-oompUquée. l<'édifice se compose d*une chambre carrée entouréo d'une galerie, Ventrée de la chambre est inter* dite aux étrangers, et l'ambassadeur anglais no put y pénétrer ; mais le bibliothécaire indou lui dit qu'on n'y voyait rien autre que ce qui était dans la galerie. Là, le long du mur, sont rangés symétriquement une centaine de grands coQrea, incrustés de jaspe et ornés de dorures; les livres y sont classés par ordre, et sur les couverciaa est indiqué en lettres d'or ce qui est contenu dans chaque coffrot I«e bibliothécaire ouvrit deux de ces coffres devant l'ambassadeur, et en tirn de minces feuilles d'ivoire, qui présentaient itaq belle écriture, avec des encadrements de fleurs artistement travaillées. Cette biblipthè<)ue contient des livres d'histoire, de méd«(iBe et surtout

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de Uiéo|0|$i<;; on y trouye aussi clés livres sur la musûiue, sur la peloture, et des romans, piu-^ sieurs manuscrits sont écrits en ancien pâli, la langue sacrée des Birmans \ quelques-uns sont foits de minces filaments de bambou, tressés avec art et yernis de manière à former des feuilles solides; ces feuilles sont dorées, et les caractères sacrés y sont écrits en nojr ayec des encadrements ornés de figures et de guirlandes sur un fbnd rouge, yert ou noir. Tous les volumes de la bibliothèqi^ birmane sont numérotés. Le major Symes la regarde comme la plus ricbe qu'il y ait dans les Indes.— Il y a dans tous les kioum ou monastères des bibliotbèques où les livres sont ordinairement conseryés dans des coffres en laque.

MTBonK, La bibliothèque de Tippoo-Saeb contenait des manuscrits en langue sanscrite, qu'on disait remonter au xi» siècle , et une vaste collection de livres où les brahmes OQt développé leur science sur diverses matières; on y voyait une histoire des principaux royaumes d'Orient jusqu'à l'an 1000 de nptre ère, en sanscrit et rédigée en f^rme de drame^ une histoire de la conquête de l'Inde par Tinraur dans le xiy* siè* cle; de» mémoires historiques sur l'Indoustan; des versions du Coran dans la plupart des langues orientales, etc. Cette bibliothèque, qui devait être transportée à Londres, après la chute de l'empire du Mysore, reste dans l'Inde et a été mise à la disposition de la Société asiatique de CalcutU.

La bibliothèque de cette société est une des plus riches de TOrient.

Ehpibk OTTOMAif. Lcs Arabes,qui sont aujourd'hui si étrangers aux lettres , étaient, dans le x« siècle, le peuple qui les cultivait avec le plus de succès. Le calife Almamoun fut le premier qui réveilla chez les Arabes le goût des sciences et des lettres. Après avoir vaincu dans le ix« siècle (^empereur Michel III, il le contraignit à lui laisser choisir à Constantinople et dans toutes les bibliothèques de l'empire grec, un grand nombre de manuscrits qu'il fit traduire en arabe.

On a un peu exagéré le mépris des Turcs pour les sciences ; ils ne sont pas tout à fait sans littérature; ils ont leurs poètes, leurs historiens, et surtout leurs théologiens, infatigables interprètes et commentateurs du Coi^n.

Conêtantinople, Il y a dans cette ville , suivant Muradja d'Ohsson, 35 bibliothèques publiques ', dont la moins considérable contient plus

f9g«6S<flllpC9. S.

de 1,000 volumes ; toqtes ont des catalogues où les titres des livres sont accompagnés d'extraits. On regarde comme dépendances nécessaires d'un (Ijumi ou mosquée du premier ordre, l'adjonction d'un médreêsé ou collège pour l'instruction de la jeunesse, et d'un kith^yani ou bibliothèque^Xes kHhakhané$ les plus oonsidérable^ sont ceux des mosquées Sainte«Sophie et Solimanle, et celui qui a été fdndé par le vi?ir Raghib, avec un médresU où cent jeunes Turcs apprennent à lire. Cependant la Porte a fait vendre au poids toutes les bibliothèques particulières de Constantiqople, entre autres celle des princes Morousi, c^evenus suspects par leurs richesses et leur patriotisme*

La bibliothèque du sérail fut commencée par le sultan SéUm I*^t qui conquit l'Ilgypte (1S17) et aima les lettres; elle ne contient que 3,000 ou 4,000 volumes arabes, turc$ et persans, dont 1,^94 manuscrits, mais aucun n'est en grec : il il y en avait beaucoup encore dans le xvip siècle. En IW, Celbert fit acheter, par l'entremise de l'ambassadeur français, ta manuscrits précieux, dont un fféroUale qui a été très-utile à Laroher pour sa traduction , et un Plutarque quia servi à f^lreéviter^ parD. Hicard, les fautes que Méziriac disait avoir relevées au nombre de 9,000 dans la version d Amyot; 183 autres manuscrits grecs furent vendus à Constantinople, et payés chacun 100 liv. tournois, L*Anglais Qreaves en avait déjà acheté plusieurs en 1638. Le bâtiment de la bibliothèque du sérail a la forme d'une crofx grecque. On lit sur la porte ces mots en arabe i Entrer en paix. Les livres sont placés dans des armoires à % battants ornés d'un treillis dont le travail est curieux. Il y a dans rintérieur du sérail plusieurs autres petites bibliothèques dont l'accès est sévèrement défendu ; elles ne contiennent que des manuscrits arabes, ou traduits dans cette langue du turc ou du persan.

J)ama$. Le savant V. Peignol dit, dans son Dictionnaire de biblioloyie ( t. I«r, p. 03), que François Rosa de Ravenne trouva dans la bibliothèque de Damas la Philosophie mystique, attribuée à Aristote, traduite en arabe, et qu'il publia dans la suite.

Les chrétiens grecs de l'Orient ne sont guère moins étrangers aux lettres que les Turcs. Ils ont oublié l'ancienne langue de leur patrie. Les évéques leur défendent la lecture des livres profanes, et ils se bornent à lire les actes des sept synodes de leur Église. Les moins ignorants lisent les œuvres de saint Rasile, de saint Jean Chrysostome et de saint Jean Damascène.1 1# ne

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connaisse!) t point l^usage de Timprimerie et leurs bibliotlièques ne contiennent que des manuscrits.

If y a des bibliothèques dans les tles de PArchipel, surtout dans celle de Patmos, dans le monastère de Saint-Basile à CafiRa (l'ancfenne Théodosia), dans la Grimée, et en diverses provinces de Tempire ottoman.

Le prince Mauro-Gordato avait réuni en Yalachie un grand nombre de manuscrits grecs.

Il y a dans la péninsule du Honte-Santo (mont Athos) un grand nombre de couvents grecs, dont les plus célèbres ont des bibliothèques que nos savants d*£urope ont plus d'une fois été consulter; mais le fOnds de ces bibliotlièques se compose de livres ascétiques; il y a beaucoup de manuscrits et peu de livres imprimés.

Le jésuite Possevin, dans son Appartuê sacer; rabbéSévin, dans son Voyage à GonsUntinople; Fourmont, dans sa Relation du Levant, et le viu« volume des Hémoires de TAcadémie des belles -lettres, font connaître les manuscrits grecs qui, à diverses époques, ont été acquis dans l'Orient, et apportés en France, en AUemagne et en Italie.

AFBiQBi. G'est un singulier conte que celui de la bibliothèque éthiopienne qui aurait été établie dans le monastère de Sainte-Groix, sur le mont Amara, et qui devrait son origine à la célèbre reine de Saba. On prétend que Salomon lui fit présent d'un grand nombre de livres parmi lesquels on nomme celui d'Enoch sur les éléments, celui de Noé sur les mathématiques, ceux d'Abraham sur la philosophie qu'tt aurait enseignée dans la vallée de Mambré; plus les livres de Job, des Prophètes, des Sibylles et des premiers grands prêtres des Juif». Or, ces magnifiques monuments de l'enfance du monde auraient été conservés dans la bibliothèque éthiopienne, avec les ouvrages composés par la reine de Saba et par son fils Mémilech qu'elle eut, dit-on, de Salomon; et cette fameuse bibliothèque n'aurait pas contenu moins de 10,100,000 volumes, tous écrits sur parchemin et renfermés dans des étuis de soie! Gertes, il n'y a rien do plus merveilleux dans les Mille et une Nuits. On dit que le pape Grégoire XIU, mort en 1572, envoya Laurent de Grémone et Ant. Brians visiter cette bibliothèque incomparable; mais le rapport qu'ils durent faire au souverain pontife ne nous est pas connu. On est étonné que le P. Kircher ait donné trop de créance aux contes qui ont été faits de <5elte prétendue merveille du monde qu'auraient conservée des moines schismatiques , nestoriens, et d^ailleurs fùrt ignorants.

Fez. Si l'on en croit Erpenius, la bibliothèque de cette ville se composerait de 33,000 volumes, et les Mores y conserveraient toutes les décades de Tite-Live, ainsi que tous les ouvrages d'Hippocrate, de Galien, de Pappus, philosophe d'Alexandrie , et d'un assez grand nombre d'autres auteurs de l'antiquité, dont les écrits ne sont pas venus jusqu'à nous , ou que nous avons incomplets, tels que Salluste, Tite-Live, Tacite, etc. Sans admettre légèrement tout ce que racontent les voyageurs , on peut croire que beaucoup de manuscrits anciens peuvent encore être cachés dans les bibliothèques de l'Orient.

Maroc. Le roi Al-Mansor, qui aima les lettres, fonda des écoles et des bibliothèques dans ses États. Les Arabes lettrés se vantent de conserver dans celle de Maroc la première copie du Gode de Justinien.

AMtRiQUB. Il y a dans les États-Unis un si grand nombre d'écoles et de journaux politiques et littéraires qu'il doit s'y trouver aussi, et qu'il s'y trouve , des bibliothèques publiques et particulières dans toutes les villes de l'Union. Gelles de Philadelphie (53,000 vol.) 9 de Boston , de Cambridge et de New-Tork sont les plus considérables; mais elles ont besoin, comme toutes les autres, de s'accroître et de s'enrichir encore.

[Un ouvrage important à consulter sur les manuscrits des bibliothèques de l'Europe est le suivant : Haenel, Catalogi iibrorum MSS, qui in bibliotheciê Galliœ, Helvetiœ, Hispaniœ, LusitaniwBeigii, Britanniœ asservantur, Leipzig, 1829, in-4o; et sur les trésors des bibliothèques de l'Italie seulement*: Blume, lier //a/icum^ Berlin et HaUe, 1824-1850, 5 vol. in-80.] Viuihavi.

BIBLIQUES (SOCIÉTÉS) , sociétés fondées dans la Grande-Bretagne pour la propagation des livres saints parmi les classes pauvres. La première fut fbndée en 1804. Depuis ce temps, d'autres sociétés bibliques ont été établies sur le même plan en Allemagne , en Suède , en Danemark, en Russie, etc., et leur nombre s'élève à plus de trois mille.

BIBLIS et GAUNUS.enfanU de MUetusetde la nymphe Gyanée. La jeune Biblis, ayant conçu pour son frère une passion criminelle, l'obligea par ses coupables importunités à chercher loia d'elle une tranquillité qu'il ne pouvait plus trouver dans la maison de son père. Biblis le chercha longtemps inutilement, et s'arrêta enfin dans un bois, gù, à force de pleurer, elle Ait changée eu une fontaine intarissable, qui prit son nom , et qu'on voyait encore dans le territoire de Milet du temps de Pausanias. Antonius Liberalis raconte que Biblis, ne pouvant triompher de aa

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passion criminene, résolu^ de se précipiter du sommet d*une montagne, mais que les nymplies, ayant pitié de son sort, lui communiquèrent leur immortalité, et l'admirent au milieu d'elles en qualité d^hamadryade. (Afé/., ix, t. 063.)

BIBRACTE, ancienne ?ille des Éduens, aujourd'hui Autun (Jugustodunum). On a trouvé dans cette dernière une inscription avec ces mots : Deœ Bibractf, ce qui a fait penser à quelques-uns que la ville de Bibracte avait été personnifiée par ses habitants et mise au rang des déesses*

BICÉPHALES ou plutôt Bicsfs. f^(^r*HoNSTRis.

BICÉTRE, autrefois Bicestre ou Bissestre, est situé sur' un plateau élevé, entre la route de Fontainebleau et le village de Gentilly, à une demi-heure de marche environ de Paris. BAti sous Charles V, par les ordres de Jean , duc de Berri, il fermait alors un poste important; pillé, dévasté pendant les troubles qui agitèrent le règne de Charles VI,'Bicètre fût rétabli sous Louis XIII, qui en fit un superbe hôpital, où la patrie donnait asile aux soldats mutilés. Louis XI Y ayant plus tard fait construire Thôtel des Invalides, Bicètre devint une succursale de Thôpital général, un hospice civil. Pendant quelque temps il a été une espèce de dépôt de mendicité où Ton retirait les pauvres qu'on y occupait à divers travaux, et une maison de correction où l'on renfermait les vagabonds et les gens d'une moralité suspecte. Bicètre est auJourd*hui à la fois un hospice pour les vieillards et un hôpital pour les fous. Cette agglomération d'infortunes si di^ férentes est pour l'observateur philosophe la source de réflexions tour h tour amères et consolantes.

La condition qu'on exige des vieillards, pour être admis à Bicètre, c'est l'âge de 70 ans ; ceux d*un âge beaucoup plus jeune qu'on y rencontre dans la division des incurables sont des aveugles, des paralytiques, d'autres qui sont atteints de maladies chroniques au-dessus des ressources de l'art, et qui les mettent dans l'impossibilité absolue de subvenir à leurs besoins. Quand un Tieillard a été une fois admis, il devient membre de la grande famille , et la maison lui accorde toutes les nécessités de la vie : de vastes dortoirs garnis de lits très-propres s'ouvrent le soir à rheure du repos ; une nourriture saine et abondante leur est distribuée à différentes heures du Jour; chaque semaine, du linge blanc leur est donné, et chaque semaine aussi il leur est permis^ à des Jours fixes, de sortir de la maison. Une église catholique et un temple protestant existent danft l'intérieur de l'établissement , où cha-

cun, suivant sa religion, peut adresser $ei prières à Dieu. Parmi ces vieillards, il en est quelquesuns qui , ayant conservé un reste de verdeur, sont employés à divers travaux que l'administration rétribue suivant leur importance. Enfin un grand nombre d'ateliers ont été construits où travaillent chaque Jour plusieurs centaines de vieillards et d'aveugles plus ou moins valides. Ces ouvriers vendent librement le produit de leur industrie et peuvent par là, comme ils le disent dans leur langage modeste , se procurer quelques douceurs. Vient ensuite la division des insensés, qui comprend les fous et les idiots. Ces derniers sont renfermés dans une cour peu étendue : on en voit peu se promener; presque tous sont assis ou couchés sur le sol, se livrant à des mouvements sans but, et qu'aucune pensée ne dirige. Les aliénés sont plus nombreux et renfermés dans des cours distinctes et plus spacieuses; ceux-ci pour la plupart vivent d'une vie moins solitaire que les premiers : on les voit se promener par groupes ou se livrer à des occupations qui réclament davantage le concours de l'intelligence. Quand on se trouve au milieu de ces infortunés , on est souvent abordé par des empereurs, des rois qui viennent demander deux sous pour acheter du tabac; d'autres vous poursuivent d'un œil hagard , Jusqu'à ce qu'on soit hors de la portée de leur vue. Les fous furieux sont renfermés dans des loges où ils sont retenua jusqu'à ce que, redevenus plus calmes, ils puissent être rendus à la vie commune sans danger. Dans la même dèvision se trouve une infirmerie où sont reçus des individus qui n'ont perdu la raison que depuis peu de temps et dont l'état demande l'application d'une médecine plus active.

La curiosité que les vieillards ne manquent Jamais d'indiquer à ceux qui visitent Bicètre, c'est un puiU qui a 105 pieds de profondeur sur 15 de largeur; un seau qui contient 000 litres verse l'eau toutes les cinq minutes dans un immense réservoir qui distribue ce liquide pour tous les services de l'établissement, par le moyen de 73 conduits. Ce sont des idiots, des aveugles, qui font marcher cette machine qui va jour et nuit; 24 hommes pour cela sont employés à la fois. La population de Bicètre est environ de 4,000 individus. Simon.

BICHAT ( Marii-Frarçois-Xavibr) naquit en 1771 à Thoirette, département de l'Ain. Fils d'un médecin estimé comme praticien, et devant suivre la même carrière que son père, il fut placé au collège de Nantua où il fit ses humanités avec une grande distinction. Au moment où il sortit du collège, la réputation de Horc^

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