‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 28 sur 63 · BIC · texte numérisé non relu

BIC

4^iitoiiie petit attirait d ^oq ud grundl nombre de Jeunes geqa qui entraient dan» la carrière piédicale ; c'est aussi à Lyon que Bichat com^r menca l'étude d'une seience à laquelle son génie dievait donner une impulsion si heureuse; niais les troubles politiques qui éclatèrent alors dans eette ville la lui ^rent bientôt abandonner, tl se rendit ^ Bourges où il ne resta que peu de temps» et vint en^n | Paris où Desault professait avec éclat la cbirurgie. Une ciroonslance heureuse le fit bientôt distinguer de l'illustre professeur qui )e reçut dans sa maison et l'associa à ses travau3(. Cette intimité dura peu i Desault mourut, et Bicbat, pour acquitter envers lui sa dette de reconnaissance, publia le 4« volume du Jg^rnal de Cliirurgie de son protecteur, et plus tard sesleçons. Jusque-là Bicbat n^avait fait, en quelque sorte, que préluder à sa gloire, s^occupant presque exclusivement d'anatomie et de chirurgie; mais étudiant Tanatomie sous un point de vue tout nouveau, il décomposa le corps humain en ses tissus élémentaires, et montra comment ceux-ci s^associent, se groupent, pour former les différents organes. Cette décomposition du corps animal en ses éléments constitutif^ est certainement une des vues les plus originales des temps modernes ; en montrant ainsi Timperfeotion des études anatomiques faites avant lui, et dans lesquelles les organes étaient examinés en masse, on peut dire que Bichat a ouvert la voie dans laquelle ont marché, avec tant de succès, plusieurs médecins contemporains ; mais il n'a point suffi k son esprit «plein de vigueur d'avoir analysé ainsi l'organisation humaine, il a voulu faire concourir cette perfection de Tanalyse anatomique au progrès de la science de la vie. Malgré tous les efforts de Barthès et de Bordeu, pour subordonner les phénomènes vitaux à des principei distincts de ceux qui régissent les corps inertes, les idées des médecins mécaniciens et chimistes régnaient encore dans la plupart des esprits. Ce n*est pas que déjà on né sentit généralement que les fbrces d'où émanent les phénomènes des êtres animés doivent différer de celle^ auxquelles obéit la matière morte, mais on ne regardait cette distinction que comme une nécessité logique, bonne pour le cabinet et qui, vague et sans règle fixe, n'était d'aucune utilité en face des faits. Bichat sentit quelle était la cause qui faisait ainsi rejeter le viUlisme à ceux qui avouaient la légitimité de ses bases, et chercha à coordonner les phénomènes de la vie en les groupant autour des forces diverses sous Tempire desquelles ils s'accomplissent; ces forces, il les appuie prçpriété^ viW0ê et l^s

classe de la manière suivante, |1 admet une sensibilité animale ou percevante, d'où dérivent les sensations; une sensibilité organique, faculté de la matière vivante, qui rend celle-ci sensible aux impressions, lans que l'individu chex qui elles ont lieu en ait la conscience; une contraotilité animale ou volontaire, et une contractilité organique sensible, propriétés inhérentes aux fibres musculaires, qui se raccouDcissent ou se con« tractent sous l'influence de la volonté, ou bien sous celle d'autres excitants, et qui président à la locomotion et aux mouvements des plans mus* culaires des viscères; enfin une contractilité organique insensible, qui existe dans tons les tissus vivants, et en vertu de laquelle tous ces tissus exécutent des mouvements intimes, Inac* cessibles à nos sens, mais indiqués par les résultats, et qui, jointe à la sensibilité organique, a sous sa dépendance la circulation capillaire, l'ab* sorption, les sécrétions et la nutrition. Après avoir ainsi distingué les diverses propriétés des tissus, complétant cette étude analytique par une étude d'ensemble, il est conduit à admettre dans les animaux en général, et l'hommç eq particulier, deux vies, conséquemmeat d&ii séries d'organes corrélatifi ; Tune est la vie an}maie, vie excentrique qui a pour instrumenta matériels les q^ganes au moyen desquels l'être vivant sç met en rapport avec le monde ei^térieur; l'autre est la vie organique dont le carac^ tère est de présider à la conservation et ^ la nutrition de ranimai, et qui a des organea en harmonie avec la spécialité de sa nature^ Une seule fonction reste en dehors de cette belle division systématique, c'est la fonction de reproduction. Ces principes physiologiques étant posés, Bichat en conclut que la maladie consiste essentiellement dans une altération des {iror priétés vitales, et que la thérapeutique doit avoir pour but de ramener ces propriétés à leur type normal. Telles sont en substance les idées que Bichat a développées avec un talent admirable dans 4 volumes in-B^ qu'il a publiés sous le titre d'Jnaiotnie génért^ei c'est là sans contredit l'ouvrage où ce médecin illustre a jeté le plua d'idées originales, mais ce n'est point le seul qu'il ait produit, quelque prématurée qu'ait été sa mort. Il a laissé de nombreux mémoires, un Traité de» membroneê, en un vol. in-8o; 5 yolûmes ^'Jnatomi9 descripHve, dont lea den derniers ont été rédigés par Buisson et M. Roux ; enfin ses Rechercher sur la vie et La tnort^ dont M. Magendie est Téditeur, et auxquelles 11 a ajouté des notes intéressantes. Dans ces nombreuses pro<mctions Viciât mpntre un eaprit

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