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supérieur qui eft( reculé lei bornei i$ U «<Heiioe plus que per^opue m Ta f»it peut-être, s'il lui qyait été àonoé de fournir une plus longue oarrièret II mourut le 99 juillet 1803 { à sa mort, ÇorYisartfSou médecin, écrivit an premier coht sul ; « Picbat vient de mourir sur un champ de bataille qui compte plus d^une victime; per^ sonne, eq si peu de temps, n'a fait tant de choses et aussi hien.^ Quoique beaucoup des idées de Bichat ne soient déj^ plus admises dans Tétat actuel de la science, il en est plusieurs dont Tex* périence de chaque jour confirme la justesse, et, dans le mouvement progressif qui nous entraine loin de lui, Ton ^ent encore Timpulsion vigQu« reqse que sa main puissante a donnée aui^ sciem CCS médicales, Sifcvcifi nus okhs no horhi.
Bien?, f^^r- ç«w.
BICOQUE (^icoca), village ^upe lieue de Milan, en un lieu hérissé d*arbres et coupé de canaux, Lautreç, chargé de la défense du duché de mian, 7 rencontra les Impériaux retranchés dans une tçrie position ; le général français et son conseil furent d^avli de les bloquer et de les affamer, et tout annonce qu*il les aurait eus à diserétipn sans Tindiscipline des mercenaires suisses qui composaient d peu près toute Tinfanterie de spn armée. Ceux-'Ci, irrités de n'avoir pas feçu de solde depuis longtemps et espérant au moins s'indemniser par la victoire, demandé;^ rcnt à grands cris leur argent ou le combat; si bien que sous la menace d'une défection» tautree se vit obligé d'engager l'affaire contrairement aux plus simples calculs d'une saine tactique. Ge fut la Journée 4e (^ bicoque (1l$9S). Les Suis* ses firent rage au premier choc, mais ils se dé^ concertèrent bientôt devant le courage flegmatique des Allemands, et se dispersèrent, aban* donnant la gendarmerie française qui faisait des prodiges et dont les succès auraient pu de^ yenir décisifs. Cette journée eut des suites très* Importantes. Le Milanais échappa à la France, Quand I«autrec se plaignit à la cour du manque d'argent, source de tput le mal, il fut assez mal reçu* attendu que les ducats avaient, à ce qu'il parait, passé par les mains de la duchesse d'An* goyléme qui aima mieux les employer ^ se faire des amis qu'a détruire les ennemis de la France.
Le mot bicoque f par extension, sert aujour^ d'bui à désigner une place de guerre ché« (iye, ou une bourgade quelconque sans Impor* tance. P. LAvxaGNB,
BIPASSONS en latin Feda$êH$ et yiUaiO,x'u yjère qui prend sa source k la cime du Belat, l'une ^t$ crêtes des Pyrénées, entre ^int-Jean Piççl ^ Port et Haye, vUlagf eipagi>oi qu'elle
baigne en coulant ik l^uest-sudoueil. Française li^sa source seulement, elle parcourt, eu serpen* tant, un arc sinueux d'environ douxe lieues dans le territoire espagnol , pour venir, non loin de son embouchure dans la mer de Biscaye, tracer, une très-faible étendue, la limite de la France avec l'Espagne y entre le village d'Andaye et Fuenterrabia, après avoir coulé à gauche de Maya, puis entre Ilisondo^et Bertii, et arrosé, en remontant vers le nord-ouest, 3an-'istevan, Bera et Iron. Son cours forme un angle obtus et rentrant, qui regarde l'autre angle, obtus et saillant, que présente la chaîne dos Pyrénées d'Andaye au mont Mayai
I^ Bida$S09, que les vieux auteurs espagnols nomment indifféremment Vedaso ou Yidasoa, et les anciens géographes français Bidasse ou Bi«dassea, n'a donc d'autre importance topographique que celle que lui donne le passage de Bayonne à Saint-Sébastien, dont elle coupe la route. 9on lit est presque partout fort maréca*geux et elle ne pourrait porter tout au plus que de légères barques, si ce n'est vers son embou* chure, à une lieue de laquelle elle fOrme \Hle (les Faisans ou de la Conférence, Nous ne sau* rions dire si le dernier nom donné à cette lie vient de ce qu'elle fut, en 1659, le siège du congrès où le cardinal Masarin et D. Luis de Haro jetèrent les bases du traité de pai]( des Pyrénées, ou bien s'il faut le rattacher \ une origine plus ancienne, notamment à l'entrevue qu'y eurent^ vers la fin d'avril 1465, Louis XI et D. Snrique, roi de Castille, au sujet des démêlés de ce dernier avec le roi d'Aragon, et dans lesquels les parties contendantes avaient choisi le roi très* chrétien pour arbitre. Mariana, dans son Histoire générale d'Espagne (xxiit, 5), entre k l'égard de cette conférence dans de curieux détails; il décrit les fêtes dont elle fut l'occasion, peint la magnificence qu'y déployèrent D. Enrique et sa cour, et rapporte comment le costume plus que négligé du roi de France, que la simplicité de son accoutrement distinguait entre les princes de sa suite, fit la risée des galants Espagnols.
Le même historien s'étend à cette occasion sur la contestation qui a longtemps existé entre les deux États, relativement à la possession souveraine de la rivière Bidassoa. Cette contestation pourrait fournir la matière d'un intéressant mémoire ; mais il suffira ici de dire que depuis l'an 1510, où des commissaires royaux, nommés de part et d'autre après la rixe sanglante qui avait ep lieu entre les habitants d'Andaye et ceux de Fuenterrabia, sur la propriété de la rivière « déçi4èrçnt que chacune des deux rives
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appartiendrait au pays qu*elle liaigne, la rivière elle-même demeurant propriété commune ou neutre, sauf cette réserve que les Français ne pourraient y avoir de bâtiments à quille (vaxeles con quitta, es a saber grandes), il ne s*éleva plus de différend , et de part et d*autre, même en temps de guerre, on s^acquitta mutuellement des droits de partage avec une grande fidélité. C*e8t qu*apparemment ces droits, réglés à Tamiable, n*étaient pas, à beaucoup près, ce ^e les lois de douanes les ont faits depuis.
Cette question a été débattue encore une fois du temps de Colbert, par Pierre de Marca, dans sa Marca Hispanica (chap. xiv, lib. i), dédiée à ce ministre. Db Chamrobirt.
BIDON, terme de marine, vaisseau de bois, ou espèce de broc, dont on se sert sur mer pour mettre et distribuer la ration de vin aux équipages ; il contient sept chopines pour sept personnes, et on rappelle autrement canette. On appelle aussi bidon un vase de fer-blanc dans lequel les soldats vont chercher leur provision d*eau. Il a été pris en 1805 un brevet de perfectionnement pour un bidon- filtre, qui reçoit un gobelet en fér-blanc, tantôt au-dessus pour le voyage, tantôt au-dessous pour recueillir Teau filtrée. Ce gobelet s*adapte au bidon de la même manière qu*une baïonnette au bout du fusil. Les matières filtrantes sont contenues entre deux fonds percés de trous, et soudés contre les parois intérieures : celui d*en bas est double, et l'inférieur a la forme d*un entonnoir ; afin de ramener plus sûrement Teau filtrée dans le gobelet qui sert de réservoir. (Descript, des brev, expirés, tome II, p. 09.) Bict. de la Gorv.
BIDPAI. f'or. PiiPAl.
BIELA. Fi^. Comète.
BIELEFELD, ville de la Westphalie prussienne (régence de Minden), sur le Lutter. Elle est célèbre par son industrie en toiles et par ses blanchisseries. La toile de Bielefeld, employée surtout pour linge de table, est plus fine et ouvrée avec plus de goût que ceUe de Silésie. La ville de Bielefeld n'a que 0,000 habitants, et pourtant on y trouve un gymnase, une école d'industrie et 0 écoles élémentaires. Elle a aussi beaucoup de tanneries et fait surtout un commerce trèsconsidérable. J. H. SCHIIITZLEB.
BIEN. Le mot bien sert à exprimer plusieurs idées : en faisant connaître ses acceptions diverses, nous montrerons ce qu*ont de distinct et de commun à la fois les idées qu'il représente; car, lorsqu'un même mot est le signe de plusieurs idées, la raison de cette confusion de langage doit se trouver dans.lei rapports d^analogie que
ces idées oit entre elles, rapports qui sont d*aatant plus intéressants à remarquer qu'ils servent à mieux foire apprécier les rapports de différence. --Le bien, dans son acception la plus générale, le bien absolu, c'est l'accomplissement régulier et harmonieux de toutes les lois qui régissent l'univers, c'est l'ordre sage et bienfaisant qui présidée l'ensemble des phénomènes dont la succession et l'enchaînement constituent la nature. Le bien diffère du vrai en ce que le vrai est la pensée même des lois et de Tordre, et que le bien en est l'accomplissement. Ainsi, dans la pensée du Créateur, la terre doit tourner autour du soleil, les corps doivent s'attirer en raison inverse du carré de leur distance, l'homme doit ne pas nuire à son semblable et lui prêter assistance : voici le vrai. Mais si nous considérons ces pensées du Créateur, ou, si l'on veut, ces lois de la nature recevant leur exécution, ce ne sera plus seulement le vrai, ce sera le bien. Ainsi, il est bien que la terre accomplisse sa révolution autour du soleil, bien que l'homme porte secours aux maux de son semb^fable , etc. Le bien est donc la mise en œuvre de la pensée suprême, la réalisation du vrai. Le principe du vrai est dans la sagesse éternelle, celui du bien dans la puissance dont cette sagesse est armée pour réaliser ses pensées. L'homme ne peut connaître le bien dans tout son développement, il sait seulement qu'il existe; de même qu'il ne peut connaître le vrai dans toute son étendue, à cause des bornes de son intelligence ; mais de même aussi qu'il lui suffit de voir un seul côté de la vérité pour s'élever aussitôt à son principe , pour affirmer son immobilité et sa sagesse , et pour étendre ensuite son affirmation à tout ce qu'il ne connaît pas comme à tout ce qu'il connaît, de même il lui suffit de voir un seul exemple de bien pour s'élever à l'idée de bien en général, pour affirmer que la sagesse bienveillante du Créateur préside à l'ensemble de l'univers. Voilà comme il se forme l'idée du bien absolu, au moyen de la raison, qui généralise. — Le bien d'un être en particulier, c'est l'accomplissement régulier et sans obstacle de la fin pour laquelle cet être a été créé. Ainsi, le bien pour une plante, c'est son développement facile et complet; le bien pour un organe , c'est l'accomplissement régulier de ses fonctions ; le bien pour un animal, c'est la satisfaction de tous les besoins que la nature a mis en lui ; le bien pour l'homme, c'est le développement régulier et harmonieux de ses facultés physiques, intellectuelles, affectives et morales, développement qui a pour but l'accomplissement de sa destinée, c'est-à-dire son Ixien.
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— On voit par là qbe Tidée du bien absolu ne diffère de Tidée de bien particulier que du plus au moins. Le bien d*un être, c*est toujours Taccomplissemen t régulier des lois qui président au développement de cet être, et qui doivent le conduire à sa fin. La somme de tous les biens particuliers doit donner le bien absolu, c'est-à-dire Taccomplissement régulier de toutes les lois de Tunivers; seulement, il ne nous est point possible de connaître jamais la totalité de cette somme, tandis que nous pouvons connaître quelques-unes de ses parties.— On peut remarquer aussi pourquoi rhomme confond Tidée de son bien avec celle de son bonheur. Cest qu'en effet la nature a attaché un vif sentiment de plaisir à la satisfaction de chacun de ses besoins, et que Thomme le plus réellement heureux est celui qui satisfait ses penchants les plus importants et se développe de la manière la plus conforme à sa destinée. Le bonheur n'est pas identique avec le bien, U en est le résultât et le complément. Hais Thomme les a confondus dans sa pensée, parce que l'un le conduit à l'autre. Aussi se trompe-t-il toujours en poursuivant le bonheur, s'il ne le cherche pas dans son bien, c'est-à-dire dans la satisfaction des besoins les plus nobles et les plus essentiels de sa nature , dans l'accomplissement de sa loi dernière, et s'il prend pour le bonheur les plaisirs que procure la satisfaction d'un besoin moins important et qui peuvent entraver le développement de ses facultés principales, empêcher l'accomplissement de sa véritable destinée, c'estrà-dire son bien, et par conséquent son bonheur. — Il est encore facile d'expliquer pourquoi on appelle du nom de biens les richesses de toute nature qui sont en la possession de l'homme; c'est que ces richesses sont pour lui des moyens de développement, et que les ressources dont elles accroissent sa puissance peuvent l'aider, s'il sait en foire usage, à accomplir plus aisément les lois de la nature , c'est-à-dire son Irien, Ainsi, c'est le moyen auquel, par analogie, on a donné le nom de la fin elle-même.— Le mot bien a encore une autre acception , la plus importante de toutes, je veux parler du bien moraly œquum, honestum, et que nous définirons l'accomplissement du devoir. Le bien moral ne diffère du bien en soi que parce qu'il est imputable à l'homme lui-même, qui l'accomplit librement. En effet, quand l'homme pratique le bien , honestum, il ne fait autre chose qu'exécuter les lois de la nature et réaliser la pensée du Créateur, que sa conscience et sa raison lui révèlent, et dont il lui a réservé l'accomplifseaient. Seulement, il y a cette différence
entre le bien qui s'accomplit directement par le feit de la nature et le bien qui s'accomplit par le fait de l'homme, que c'est à l'activité humaine qu'a été confiée l'exécution d'un grand nombre de lois, et que ces lois ne s'exécutent qu'autant que l'homme se prête et consent librement à le foire. Ainsi, le bien moral n'est autre chose que le bien fait sciemment et librement par l'homme. — Ainsi, c'est une loi de la nature que Tintelligence d'un individu se développe en raison des moyens qui lui sont fournis, et du but particulier auquel il est appelé; c'est une loi de la nature que la mère nourrisse son enfont et lui procure, pour opérer son développement physique et moral, toutes les ressohrces qu'il ne possède pas par lui-même. Mais ces lois ne recevront leur exécution qu'autant que l'homme les connaîtra, et emploiera son activité à en assurer l'accomplissement. Le bien en «oi hors de l'homme, le bien moral seul lui appartient, il constitue son mérite : car l'homme qui foit le bien concourt avec le Créateur à effectuer les lois qu'a établies la sagesse éternelle; il devient le réalisateur de la pensée suprême. Remarquons, en terminant, que ce qui rend le bien obligatoire pour l'homme, c'est précisément parce qu'il consiste dans des lois qui ne sont point son ouvrage, qui préexistent dans la pensée de l'auteur de la nature, et qu'il a seulement reçu mission d'accomplir librement, par un privilège qui en foit la plus noble de toutes les créatures. C. H. Paffs.
BIENFAISANCE, de toutes les vertus de l'homme la plus active. Pour accomplir les couvres qu'elle s'impose, les jours lui paraissent souvent trop courts, elle prend sur ses nuits; elle souffre du repos. La bienfoisance foit plus que de donner; elle se dépouille avec joie, et si les ressources lui manquent, elle apporte toujours la fèrtUité de ses conseils et la chaleur de son dévouement; elle n'est pas que la raison du bien, elle, en est la passion. — Un des caractères propres à la bienfoisance, c'est qu'elle possède toutes les vertus dont elle a besoin; elle est tour à tour patiente et impétueuse, vive et insinuante; elle compose avec les obstacles, elle sait aussi les franchir. Un premier succès la conduit infoilliblement à un sêeond. Commandant par les sacrifices qu'elle s'impose, elle en profite pour augmenter à l'infini tous les genres de soulagement et de consolation. Enfin elle parvient toujours à réunir en sa faveur une fOrce d'opinion devant laquelle s'inclinent les riches et les puissants; elle reflète sur eux quelque chose de sa considération : c'est un encouragement qu'elle leur offre. — Telle est la bienfaisance dans les
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temps ordinairei^ mais à son inlu elle exerce UDe tout autre importance lorsque la société touche au plus haut degré de la civilijsatioti. Sans être un rouage de TÉtat, elle se glisse enlre ceux-ci et empêche quHls ne se choquent et ne se brisent. fin effet, la fortune établit alors des dis* tances si prodigieuses et des disparates si désolants qu*une guerre civile permanente existerait entre les citoyens ; mais la bienftiisahce réussit à rétablir Téquilibre, et, sans qu*on s^en aperçoiTe, amène à un partage continuel. Elle constitue en définitive un pouroir d*autant plus irrésistible qu'à la différence des autres, il donne au lieu de demander. — On peut dés ses premières années habituer Tenfànt à la bienfeisancé; e'est une vertu à laquelle on s^attache et dont on ne peut plus se séparer t ce devrait être là la partie essentielle de Téducation) sur ce point, on abandonne trop les enfants à leur propre sens!» bilité : le cœur est comme Tesprit; il a besoin à certaine époque à'uûe culture constante. — La bienfaisance, pour mieux s*introduire dans les capitales, est forcée de revêtir des formes qui lui coûtent ! elle séduit les uns pour venir au secours des autres; le plaisir est son agent, mais, en rapprochant, elle le purifie. -^ Il ti*r a pas d'acte de bienfaisance où les femmes ne soient mêlées; dans ce genre, elles devinent tout ce qu*on peut entreprendre, et elles ont si bien toutes les grâces du succès qu'elles séduisent ceux qu'elles ne peuvent toucher. *- Uu érudit a prétendu que le mot de biênfatêàntê datait déjà de loin, et que l'abbé de Salnt^Pierre n'en était pas rinventeur;à cet égard, Roubaud ne fournit aucune preuve dans ses Synonimes* 11 est vrai que Balxac s'est servi dès le xvn« siècle des ex^ pressions frrtn/'atsan/ et ^lefi/atsonle, mais il s'est arrêté là. Au reste, le DicUonnaifB de l'Jeadémtefmnçûiêeti'Si reconnu que fort tard la plus charmante des appellations. On trouve la remarque suivante dans une édition de Hichclet, qui a paru en 1759 : « Bienfatêuncêy l'Académie française n'a point reçu ce mot, et ceux qui écriveni le mieux refusent de le recevoir. » Il n'en est pas de même aujourd'hui i dissertations, discours de tribune, textes, dictionnaires, la bienfaisance est partout : cM la mènera peut-être à entrer dans nos actions; alors son triomphe sera complet. Suirr-Pâosrxa.
BIBNHSmtEUX. C'est celui qui Jouit de la béa^ titude, beatue, beati, cmliciteê, caUie$. On dit la bienheureuêe Vierge Marie, les bienheureus apMresi Le paradis est le séjour des btenheu* ren», c'est4*dire de ceux auxquels une vie pure et sainte a mérité le royaume des cieux; de ceux
qui sont morts êti odêur de sainteté, de ceux que rÈgliSe a destinés & être canonisés ou doht elle permet que le nom soit en vénération, auxquels elle décerne, ou permet qu'il soit décerné un euke public, subordonné à celui qu'elle rend aux saints qu'elle a canonisés^ cW-ft-dire enfin qui jouissent de la MaiffioàêioH, qui est un degré pour arriver à la cmnontêaUén» ( rcfêM ces mots.) Le titre de btènheureM ne peut être donné que par l'Église; quand il est donné à quelqu'un par celui qui en parle, ou qui écrit sa vie, ce n'est qu'un pur témoignage qui n'a nulle au* torité; un évêque particuUer ne peut pas même Conférer ce titre, et quand l'iglis^ le donne, elle fait faire une enquête qui prouve les mérites et les vertus de celui qu'elle veut sanctifier ou sim* plement honorer» DicT. b« la Conté
BIENNE (viLLi Bt LAG »i). La Ville de Blenne (en allemand ^te/), autrefois une petite repu-» blique qUi reconnaissait l'évéque de Bile pour son suxerain, est comprise aujourd'hui dans le canton de Berne et se trouve dans sa partie sep-^ tentrionale^ bailUage de ifidau, au pied du Jura. ^ Les hablUnts de cette petite vilie, aU nombre de près de 3,000, parlent aUemand et sont rétormés. Blenne a un gymnase^ une bibliothèque et un hdpital bien entretenu. En 1786 elle déclara s'itt> corporerâ la république française; en 1814 la France la perdit, mais sans que Blenne recouvrât son ancienne indépendance : elle fut donnée à Berne avec hi majeure partie de l^anden évêcbé de BAIe.
Le lac de Blenne sur lequel elle est située^ lac très^poissônneux et élevé de l,53t pieds au-des* sus de la met*, a S lieues de long et 1 de large. U reçoit le Thiel qui est un écoulement du lac de Keufbhàtel. L'Ile de 8aint*Pierre, si célèbre par le séjour qu'y fit en 1760 J. J. BoUsseau, est au milieu de ce lac^ c'est un lieu enchanteur avee des vues déticleuses, fertile, et ayant an quart de lieue de circuit. J. R. SGBmtftLta.
BIElf PUBLIC (LtOOl XT OVtftBX BO). C'Cft BOUS
ce nom qu'est connue dans l'histoire l'opposition armée contre laquelle Louis XI eut à combattre quelques années après son avènement au trône de. France. La pragmatique êanotion fut un des prétextes que saisirent les principaux seigneurs de sa cour pour se liguer contre lui. Plus il voo* lait abaisser les grands, dont la puissance lui W^ sait ombrage, plus il s'attirait leur haine. Le duc de Bourgogne lui avait envoyé Chimai pmir se plaindre de plusieurs infractions du traité d'Ar* ras» Louis XI « dans un mouvement d'humeuti demanda à cet envoyé si le duc était d'an autre métal que les autres princes? li le flnd Me%
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fép<mdlt celui-ci, putêquHl «H>ii« « ttf^ éi protégé quûHd personne n'Oêùd le fuite. Philippe le Bon était trop paciflque poUf troubler rÉtat. Hais Charles^ comte de Gharolais ^ son fili» violent) impétueux^ halstânt le monarque, ft qui le duc atait restitué, pour quatre cent mille écus d*or, les Tilles de Picardie cédées par le traité d*Arni8, Charles cherchait avec ardeur roccasion d*écUiter. Le duc de Bretagne^ aussi mécontent, parce qu*on s^opposâit à ses injustes prétentions, eicitait ce jeune prince ft la réTolte. Ils entrat*- ■èrent dans leur parti le duc de Bourbon et enfin le duc de Bérri^ frère du roi^ dangereux par la ftiiblesse de son caractère^ qui le rendait souple aux impressions de la cabale. Tout â coup les rebelles se déclarèrent, sous le prétexte ordinaire de réformer TÊlat et de soulager les peuples, couvrant leurs desseins ambitieux du beau nom de Kgue du bien public. Le fameux Dunois entra lui-^même dans cette ligue. On armait de tous côtés. Le roi prit de si bonnes mesures que le comte de Gbirolais tenta vainement de sUN prendre la capitale. Les deux armées se rencontrèrent près de Montlhéri ; la bataille fut sanglante. Louis et le comte y signalèrent également leur bravoure, sans pouvoir décider la victoire. Les rebelles Vinrent assiéger Paris , mais désespérèrent bientôt d*y entrer. Cependant le roi suivit le conseil de François SForce, duc de Milan , qui lui manda que, pour dissiper la ligue, il fallait tout promettre et voir ensuite ce que les circonstances obligeraient de tenir t maxime très-contorme à sa politique artificieuse. Il signa donc un traité honteux, par lequel il cédait la Normandie ft son frère, et plusieurs terres du domaine aux principaux chefs. On parla ensuite du bienrpublic, sans autre fruit que de fouler davantage les peuples^ de sorte que cette ligue, après révénement, fut appelée avec raison la l^ué du mal publie. — Ce fut aux fossés de Tabbaye Saittt^Antoiae, qui était alors environnée de fortes murailles^ et formait, dit Dulaure, une espèce de bourg, que Louis XI conclut, en 1465, cette trêve qui ne pouvait être sincère de part ni d'autre, et qui fut bientôt Violée par luihiéme; ce qui ne Tempècha pas de faire élever dans ce lieu une croix, dont on déterra plus tard (en 1062) une pierre porunt rinscription suivante : i/an M. CCCC, LXFM ici ténu le landii dêi trùMsons, el fut par uneê tresveê qui futent donnéei t maudit soit^il qui en fut cauêo ! ce monument, ajoute M^ Bulaure, ne fut dressé qu'en 1479, comme le prouve le compte du domaine de cette année (foh 9rS), où on lit : « A Jean Ghevrin , maçon, pour avoir assis, par
ordonnance du roi) une croli et épllAphe près la gfftnge du roi, au lieu que Ton appelle le fùêêé des trahisons, derrière Saint- Antoine des Champs* Dicr. de ta Coiiv»
BIENS. Les biens se divisent en deux grandes classes : !<> en meubles, et Sb en immeubleê% Lee biens meubles sont tels par leur nature ou par la détermination de la loi. Les meubles par leur nature sont oeux qui peuvent se transporter d'un lieu à un autre, soit qu'ils se meuvent par eux-mêmes, comme les animaux^ soit qu'ils ne puissent changer de place que par l'effet d'une force étrangère, comme les choses inanimées. Sont meubles par Id détermination de la loi, les obligations et actions qui ont pour objet des sommes exigibles ou des effets mobiliers, les actions ou intérêts dans les compagnies de finance, de commerce otl d'industrie, encore que des immeubles dépendants de ces entre» prises appartiennent aux compagnies. Ces actions ou intérêts sont réputés meubles à l'égard de chaque associé seulement, tant que dure la société. Sont aussi meubles, par la détermination de la loi, les rentes perpétuelles ou Viagères, soit sur l'État, soit sur des particuliers*
Les bateaux, bacs, navires^ moulins et bains sur bateaux, et généralement toutes usines non fixées par des piliers et ne f&isant point partie de la maison, sont meubles. Les matériaux procédant de la démalltlon d'un édifice, ceux rassemblés pour en construire un nouveau, sont meublés jusqu'à ce qu'ils soient employés par l'ouvrier dans une construction.
Le Code s'applique ensuite ft préciser la signification du mot meubles, c'est-à-dire les objets compris par ce mot, employés dans les dispositions de la loi ou de l'homme, selon qu'il se trouve seul sans autre addition ni désignation, ou bien suivi de l'épithète meublants. Les expressions de mobiliers, é'eflM mobiliers, de biens meubles ont été également prévues et expliquées par le législateur. Ce dernier, dans sa prévoyance , a cru devoir en outre déterminer toute là portée de cette disposition fréquente par laquelle on vend une maison meublée sans autre spécification. Enfin le législateur pose en règle que la clause par laquelle une maison est vendue avec tout ce qui s'x trouve doit être entendue d'une manière restrictive; il excepte en conséquence certains objets que la clause, malgré sa généralité, ne saurait atteindre.
Les biens sont immeubles ou parleur neture, ou par leur détermination, ou par l'objet auquel ilss'appliquent.LesIfondsdeterreetlesbâtimeati
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