‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 32 sur 63 · ELI · texte numérisé non relu

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1^, qu'il odnpon au bord de TOcéan, pendant on s^our assez long qu*U fit à Felpham, dans les premières années de ce siècle, il règne un esprit de ténèbres vraiment désespérant. Tous perdei là votre temps comme à clieroher un problème sans solution possible. VUri»en, ▼tnn pins tard, est de même une œuvre sans nom, une énigme indevinable, où brillent ee« pendant çà et là de gigantesques beautés. --* Il serait trop long de donner ici la nomenclature exacte de tout ce que Tinfetigable artiste a suoceislTement publié pendant sa longue carrière ; nous mentionnerons seulement, outre les Chanté de Vinnocênee et de Vespérience, hs Portée du paradis, en seise dessins; ses gravures pour rédlUon des Nuiiê d'Young que publia le libraire Edwards ; Uê Illuêtrations du tombeau de BkUri ie$ Inventions du livre de Job, et iee Propkètieê sur l'avenir de l'Europe et de l' Amérique. Ces prophéties, l'UriMen et la Jérusalem, sont de tous les ouvrages de Blake les plu» entachés de ses défauts habituels. Les nom* breuses peintures quMl exposa, en 1809, dans « une salle de la maison de son frère, ne sont pas plus exemptes que ses dessins de cette étrangeté dont on lui reprochait vivement rabus, surtout ëaui les derniers temps. Dans presque toutes, et principalement dans le Pèlerinage de Cantor* bery, on retrouve la même main qui traça les soènes bixarres et indéfinissables de VUrizen et de la Jérusalem, impossibles à décrire, et dont en ne saurait se faire une idée sans les avoir vues. ^ Il parvint ainsi à un âge très-avancé, n*ayant peut-être Jamais passé un seul Jour sans pro^ dvtre et mettre dehors quelque chose, selon respression anglaise. Enfin, plus que septuagé* naire, il sentit que la vie allait lui échapper, cette vie si active, que Tart avait toute eonsu* mée. Plein de fbrce d^âme et artiste jusqu^au bout, il voulut peindre encore sur son lit de mort. Son dernier ouvrage, qui est remarquable par une expression de tète naïve et méhincoli« que fortement saisie, est le portrait de sa femme, enoore belle et respirant, malgré Tàge, un grand air de Jeunesse. Et ce fut dans ces dernières préoccupations d*une ineffable tendresse, dont il 7 a malheureusement de si rares exemples, que Blake mourut à Londres, presque sans dou« leur, le 19 août 1898, dans la 71* année de son âge. — L*OBuvre de Blake est fort rare, même en Angleterre) à Paris le cabinet des estampes, si riche d'ailleurs, ne le possède pas. Celui qui écrit Mf lignes est parvenu à grand'peine à se procurer, par les soins d*nn ami qui habite Londres, la caUectiottà peu près complètede ces curieuses

productions. La gloire de Blake n^est pas enoore feite en France; nous nous estimerions heureux si cet article pouvait porter les artistes à se mettre en quête des ouvrages de ce génie original. L'art 7 gagnerait à coup sûr. Cs. Roiir. soa^ BLAKE (Joachh), un des généraux qui ont défendu rindépendance espagnole contre Napoléon, appartenait à une famille irlandaise, éta« blie à Malaga, où elle faisait le commerce. Il fut reçu, en 1773, cadet dans le régiment d'Amérique qui pourtant ne quitta pas l'Andalousie. Il en sortit capitaine en 1795, et servit comme major parmi les volontaires de Cas-» tUIe, lors de la guerre contre la république française. Il parvint dans cette campagne Jus4 qu'au grade de brigadier. Bepuis ce temps il ne se présenta pour lui aucune oocasidn de se dis-» tinguer Jusqu'à l'insurreetion de l'Espagne contre Napoléon. Blake commandant, en 1808, à la Corogne, fût nommé chef d*état-maJor, puis commandant en chef de Tarmée de Galice, il fit $eê efforts, avec l'armée de GastUle corn* mandée par Cuesta, pour repousser à Hedina.del«Rio«Seco Joseph Bonaparte qui tenait pren^ dre possession du trône que lui avait destiné son frère. Quoique un peu inférieures en nom^ bre aux 80,000 Espagnols des deux années, les troupes fk'ançaises commandées par le maréchal Bessières et munies d*une bonne artillerie gagnèrent la bataUle, et tout ce que put faire Blake, ce fut de couvrir habilement la retraite de son corps d'armée vers les montagnes de la frontière de Galice, sans qu'il pût être entamé. U occupa ensuite Bilbao, et lorsque la capitulation de Baylen et Tarrivée du corps de troupes de la Romana eurent relevé les espérances des Espagnols, U reprit l'off^ivet de concert avec ce corps. Lea deux généraux livrèrent bataille aux Français k Espinosa, point de la réunion des routes de Santander, Beynosa et Yillarcayo. Blake, récemment approvisionné par l'Angleterre, perdit son artillerie et ses magasins, et, mis en déroule,il fut obligé de se Jeter dans les montagnes. Il remit le commandement à son collègue la Bomana, et, sur l'invitation de la Junte centrale de Sévil^e, il prit le oommandement des troupes espagnoles de la Catalogne, de TAragon et de Valence. Malgré quelques succès qu'il obtint, il ne put empêcher l'envabissement de TAndalousie. Il fut rappelé pour présider la régence du royaume; mais il ne garda pas long* temps ce poste important : on sentit qu'il était plus néœssaire à la tète d'une partie de l'armée espagnole. Le malheur l'y poursuivit, comme dans les campagnes précédentes* On prétend

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