‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 37 sur 63 · BOE · texte numérisé non relu

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Bohme ont été traduits en français par L. Cl. de Saint-Martin. Les doctrines de Boebme se sont répandues en Angleterre; William Law traduisit le premier les ouvrages du théosopbe saxon. Il existe eneore de nos jours une secte appelée philadelpbique, fondée en 1697 par Jane Leade, femme enthousiaste qui rérérait Bœhme à Tinstar d^un saint. Enfin un médecin anglais, nommé John Pordage, s'est foit connaître oomme oom* mentateurde Jacob Boehme. Cort. Lbx.

BOBRHAAVS (Hbihahii), Tun des plus célè* bres médecins du xviu* siècle , né à Voorhout, près de Leyde, en 1668, reçut de son père une éducation très -soignée, à laquelle concourut pour beaucoup sa belle-mère. Malgré une eq^ fance maladive, seB progrès dans les études fu* rent rapides; à onse ans il savait le grec et le latin. Destiné p/tr sa famille à Tétat ecclésiastique, il suivit à Leyde les cours de théologie. C*est là qu*à rftge de. 31 ans il soutint, sous la présidence de Gronovius, son processeur de grec, une thèse pour prouver que la doctrine d*ipicure avait été bien comprise et complète* ment réfutée par Cicéron. Il montra, dans cet exercice, tant d'érudition et d'éloquence quTune médaille d'or lui fut décernée par la ville, et peu (le temps après il obtint le titre de docteur en philosophie, par une dissertation inaugurale intitulée : de Diêiinctione mentiê a corpore. Son goût pour la médecine, qui s'était manifesté dès son enfance, ne put être satisfait que bien tard; à l'âge de 39 ans seulement il commença à g*y livrer, et, comme tous les hommes de génie, il apprit seul une science sur laquelle il devait exercer une si grande influence; car il n'eut pour maîtres que des hommes peu distingués. Ses études anatomiques furent les moins parfaites de toutes, parce qu'au lieu de se livrer aux dissections, il se borna aux ouvrages surannés de Bartholin et de Vésale ; aussi l'anatomie est-elle la partie faible de ses ouvrages. Mais les sciences mathématiques, dont il s'était particulièrement occupé, influèrent beaucoup sur ses travaux et sur ses doctrines. Hippocrate dans l'antiquité, et Sydenham, iHippocrate anglais, dans les temps modernes, étaient les modèles qu'il s'était proposé d'imiter; mais loin de se borner à leurs écrits, il lut tout, anciens et contemporains, en même temps qu'il étudiait la botanique et la chimie. £n 160S, à Hardewick, il prit le grade de docteur en médecine, et sa dissertation latine qui semble avoir pour objet de montrer que rien tans les sciences n'est à mépriser, était intitulée : Deê avantages qui réêulteiU de l'esamen des esfcrémen$s dans les maladies. Huit ans après

l'université le nomma lecteur de médecine théorique pour suppléer Drelinoourt; il débuta dans ses fonctions par un discours De eammendamde Hippooratis studio, dans lequel il paye à ce grand homme un tribut éclatant d'hommage et d'admiration. Dans son enseignement il s'attache à le faire revivre, en quelque sorte, et devient lui-même le modèle de tous ceux qui se livrent ft l'instruction. Plus tard, cependant, il devait abandonner cette voie expérimentale et substituer les calculs et les applications exagérées de la mécanique à la simple observation des faits. L'université put , «n 1709, récompenser son xèle et ses services en lui confiant hi chaire de botanique et de médecine qu'avait occupée Hotton , et il est à remarquer qu'au moment même où il quittait les bannières d'Hippocrate, il était encore plein de son esprit, puisqu'il prononçait un discours Air /a simpUcité primitive de la médecine et la nécessité d'y reveniri et que dans sa pratique il agissait &k conséquence de ces principes,

L'activité et le savoir de Boerbaave podVaient suffire à des travaux nombreux et variés. La chaire de botanique qui lui fut confiée devint pour lui un nouveau moyen d'étendro sa repu*tation. Il ne se borna pointa enrichir le jardin botanique de Leyde d'un grand nombre de plantes, il publia aussi plusieurs écrits , donna^ b description de nouvelles espèces, et ferma plusieurs genres nouveaux. Boerbaave peut être encore considéré comme le fondateur de 1'^seignement clinique, le seul connu des andens et que les modernes avaient oublié; c'est lui qui, nommé professeur de médecine pratique A la place de Bidloo, fit deux féis par semaiM des leçons dans lesqudles, pour joindre l'exemple au précepte, les malades étaient mis sous les yeux des élèves. Ce fut alors qu'il publia ses deux ouvrages Apborismi de oogneseendis et eutandis kominum morbis , et InsHtutiçnes medicœ, qui figurent parmi les livres classiques de la médecine moderne. Malgré les occupatiMs dont il était chargé, il entreprit encore l'enseignement de la chimie, et là aussi il se montra tellement supérieur que ses ouvrages sur ce siget sont encore estimés, bien que la science ait totalement changé de face.

Une réputation immense et telle qu'aucun savant peut-être n'en a possédé une semblable, à une époque où les communications n'étaient pas faciles, fut la juste récompense de ses travaux. Un mandarin écrivit une lettre avec cett^ suscriptlen : A Boerhaave médecin en Europe^ et la lettre parvint ^ son adresse. Un Jeune mé-

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