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fiœitcher, furent également sans succès. — Au* gusle II et le prince de Furslemberg croyaient avoir fait une capture inappréciable dans la personne de Bœttcher, et celui-ci s*entendait meryeilleusement à les maintenir dans leur croyance. Le garçon apothicaire qui avait déserté le laboratoire de son maître, que les Prussiens revendiquaient à la frontière sons le nom d^un malfaiteur évadé, était logé, traité et servi dans la maison du prince, et recevait de temps à autres des. sommes considérables pour ses travaux alchimiques. Pour se persuader qu*il transmuait bien réellement la monnaie de cuivre en pièces d*or, ou plutôt, pour lui surprendre son secret, on lui donna pour surveillant le fameux Ehrenfried Walter de Tschirnhausen, dans le laboratoire duquel il devait travailler au grand œuvre. Bœttcher sut pendant longtemps tromper tous ceux qui Tobservaient, et tenir Télecteur de Saxe en haleine. Que si les 100,000 ducats qu*il devait créer en se jouant ne paraissaient jamais, il avait une excuse toute prête et fort naturelle, dans la mauvaise qualité des matériaux qu'on lui avait fournis pour la transmutation. Remarquant enfin que la patience du roi était à bout, et qu'il n'y avait plus moyen de pousser la supercherie'plus loin, il disparut par une belle nuit de Tété de 1704, et prit sa course à travers la Bohème et la Hongrie. Mais H. de Bomsdorf, qui, sur Tordre du roi, s'était mis à sa poursuite, le fit arrêter à Weitra, dans la seigneurie de Furstenberg, en Autriche, et le ramena à Dresde, où il ne dut qu'aux illusions qu'il sut encore inspirer de ne pas être traité comhe un imposteur. — Cependant Tschirnhausen, qui voyait bien que Bœttcher ne pourrait jamais parvenir à faire de l'or comme il voulait le faire accroire, lui conseilla de se livrer plutôt à des recherches sur la fabrication de la porcelaine, comme étant le plus sûr moyen d'apaiser la colère du roi. Tschirnhausen qui désapprouvait le goût dis^ pendieux du roi pour la porcelaine de la Chine, avait inventé une espèce de porcelaine, mais elle tenait encore trop de la nature du verre pour mériter le nom de porcelaine. Les matières premières ne manquaient pas, et Tschirnhausen ne revenait jamais de ses tournées minéralogiques en Saxe sans rapporter des quantités de terres différentes qui pouvaient remplacer avec avantage le pétunsé, dont les Chinois font leur porcelaine. En efiPet, au commeucement de l'année 1705, Bœttcher, après avoir observé une terre rougeâtre des environs de Meissen, propre à faire des creusets, parvint à en tirer une porcelaine qui surpassait de beaucoup en beauté et
en solidité celle de Tschirnhausen. Llieureui inventeur fut comblé de présents ; le roi alla même jusqu'à l'élever, à ses frais et sous son bon plaisir, au rang de baron ; il ne fut cependant pas mis en liberté, soit qu'on voulût tenir secrète la fabrication de cette porcelaine, soit qu'on espérât encore parvenir à la découverte de la pierre philosophale, ne considérant la porcelaine que comme une chose accessoire. A cet effet, le labo; ratoire de Bœttcher, toujours sous la surveillance de Tschirnhausen, fut transféré dans l'Albrechtsburg ^ Meissen, où la fabrication se faisait avec tant de mystère que même les familles des mineurs qu'on avait fait venir de Freiberg ne savaient seulement pas dans quel but on tirait la terre des carrières. — Lorsqu'en 1706, les Suédois envahirent la Saxe, Bœttcher et trois de ses meilleurs ouvriers furent conduits pendant la nuit, avec une escorte de cavalerie, à la forteresse de Rœnigstein, et le scellé royal fut apposé sur son laboratoire. Le commandant de la forteresse ne connut même ni le nom ni le rang de Bœttcher, qui du reste était traité avec beaucoup de soins et d'égards, mais gardé à vue dans sa chambre, qui était cadenassée en dehors. Las de ce genre de vie, il résolut de s'enftiir; mais, voyant son projet découvert, il trahit 'le secret de ses compagnons, qu'il exposa ainsi à la colère du commandant. Lorsque les Suédois eurent évacué la Saxe, Bœttcher fut élargi le 39 septembre 1707, et vint à Dresde, où il fut obligé de fabriquer de la porcelaine dans le bastion de Vénus. Jour et nuit la matière première était pilée, blutée à travers le plus fin coton, écrasée sur des dales de marbre, puis moulue au moyen d'une machine, et enfin exposée à la chaleur pendant douze à quatorze heures. Cependant, ce ne fut qu'en 1709 que la porcelaine blanche réussit. En 1710, le laboratoire fut encore une fbis transféré à Albrechtsburg, et c'est alors que fut fondée cette célèbre febrique de porcelaine, sous la direction de Bœttcher, telle qu'elle existe encore aujourd'hui. Mais il mena une vie si irrégulière qu'il tomba dans la misère, et la fabrique ne prospéra que lorsqu'on lui en eût ôté la direction. Les excès de tous genres auxquels il se livrait fréquemment le conduisirent au tombeau à l'âge de trentesept ans. Il mourut le 13 mars 1719, et quoiqu'il eût reçu du roi, à plusieurs reprises, plus de 150,000 rixdales, il ne laissa pas de quoi se faire enterrer. Bict. db L4 Gort.
BOETTIGER (CHàBLBS-AvGVSTX), célèbre archéologue, directeur du musée de Dresde, naquit en 1760 à Reichenbacb, en Saxe; il avait lait ses
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premières études à Leipzig et à GœttiDgen, lorsqu'un iDceudie détruisit toutes ses espérances; alors il se fit gouverneur d*un jeune élève à Dresde, puis recteur à Guben, où il créa un pensionnat assez considérable. Après un court séjour à Bautzen, il dut à la protection de Herder la direction du gymnase 4e Weimar, qu*il conserva de 1791 à 1804; il y vécut dans la société de Wieland, de Schiller et de Gœtbe; mais ce fut principalement la fréquentation du savant artiste Heyer qui détermina son goût pour Pardiéologie. De 1795 à 1803 il publia, à lui seul, mais sous le nom de Bertucb, le' Journal du luxe et de la mode. En 1797, il entreprit te Nouveau Mercure allemand, qui bientôt se décora du nom de Wieland. Il publiait aussi le recueil intitulé Londres et Paris, et faisait pour VAllgemeine Zeitung une multitude d^arlicles, surtout nécrologiques; ainsi M. Bœltiger éparpillait son immense érudition. En 1804 il fut mis à la tète de Tinstitulion des pages, qui dix ans plus tard fut réunie à Técole militaire; alors H. BcBttiger fiit chargé de la direction du musée des antiques. Pendant ce temps il donna des cours d'archéologie où il sut attirer toute la bonne compagnie de Dresde. On a imprimé beaucoup de ses leçons; par exemple, ses idées sur rbisloire de la peinture et sa dissertation sur la Noce Aldohrandini, On a traduit en français Sahina ou la toilette d'une Romaine.
M. Bœtliger est un homme d'une érudition très-vaste : il a une connaissance approfondie des langues anciennes et modernes; surtout il est doué d'un rare bonheur de rapprochements, ce qui l'a conduit à la solution d'un grand nombre de difficultés en archéologie et en mythologie. Il a éclaire! encore beaucoup de points douteux sur l'art dramatique des anciens. On lui doit des notices sur Bode, sur Reinhard, sur Millin. En 1850 il entreprit la publication de^on Amalthea, qui fut continuée sous le titre de Journal d'archéologie et des arts. Il ne faut pas oublier ses remarques et sa préface du journal de voyage de M™« de Recke, dont il s'est fait l'éditeur. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français. L'Institut de France, académie des inscriptions et belles-lettres, l'a nommé, en 1853, membre correspondant étranger. Coiiv. Lbx. mod.
BOEUF. {Histoire naturelle. )Zt nom se donne communément au taureau, lorsqu'il a été châtré ou bistoumé; il sert aussi à désigner tout un genre de mammifères herbivores, ruminants et particulièrement l'espèce dont le taureau est le mâle, la vache la femelle, le veau le jeune âge,
et la génisse la femelle qui n'a pas encore été fécondée. Le nom de bœuf s'applique donc à tous les mammifères ruminants, à pieds fourchus, à corne simple, à tige osseuse, carrée, communiquant avec l'intérieur des sinus frontaux, à quatre mamelles inguinales et à queue longue, rase, terminée par un bouquet de poils longs, onduleux. Le genre se compose du bœuf proprement dits, du zébu, de l'aurochs, du buffle, du bison, du yack, du gour, du bœuf du Cap, du bœuf musqué et du bœuf à fesses blanches.
Le bœuf domestique (hos iaurus domesticus) se distingue par son cou garni en dessous d'un repli de la peau plus ou moins lâche et pendant, dont l'usage est peu connu et auquel on donne le nom de fanon; par ses cornes coniques, presque unies et lisses, recourbées d'abord en dehors, puis en avant et en haut, implantées en arrière du front, qui est plat et à peu près quadrilatère ; par son mufle large, ses lèvres épaisses et son poil touffu, simple partout, court, égal, si ce n'est au front, en arrière du paturon, â l'extrémité du fourreau, et surtout à celle de la queue. Sa couleur est ordinairement rougeâtre, noire ou blanche, souvent mélangée de ces trois nuances, diversement combinées.
La taille moyenne du bœuf est de 4 pieds environ, et sa longueur de 7; son poids est de 1,000 à 1,200 livres; mais ces proportions générales sont sujettes à varier, ainsi que les proportions des diverses parties du corps; et ces différences, transmissibles jusqu'à certain point, impriment à la. physionomie du bœuf des caractères propres, assez distincts pour que l'on ait établi d'après eux des variétés d'espèces auxquelles on a donné des noms particuliers.
L'origine du bœuf domestiquea été rapportée à Vaurochs jmaiis d'après de simples probabilités qui paraissent peu fondées, et si l'cfrlgine du bœuf n'est pas essentielle elle est encore inconnue. L'aurochs ou zabr des Polonais constitue une espèce distincte; il est plus fort et plus haut sur jambe que le bœuf domestique, il s'en distingue par une paire de côtes de plus et par le poil lanugineux, crépu, qui couvre la tète du mâle et lui forme une- sorte de barbe sous la gorge. Répandu autrefois dans toutes les grandes forêts de l'Europe, l'aurochs est aujourd'hui confii^é dans les marais boisés de la Pologne et d|} Caucase, où il devient plus rare de jour en |ûor.
L'accroissement du bœuf se fait rapidement; il cesse de teteràdeux ou trois mois; du dixième au vingtième mois il perd successivement ses
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denU ineisiyes qui repoussent alors pour ne plus se renouveler; ses cornes ne tardent pas non plus à éprouver la même révolution. Avant trois ans il est parftiitement développé et en état de se reproduire, et il conserve cette faculté génératrice Jusqu*à sa neuvième année. Sans avoir une grande salacité, le bœuf s'accouple assez facilement, et un taureau suffit aisément à plusieurs femelles et ne soufiFre pas même le partage d'un troupeau. Le printemps est Tépoque ordinaire du rut. La vache porte neuf mois et donne ordinairement ui^ veau, quelquefois deux; sitôt qu'elle a vêlé, elle fournit un lait abondant, dont la quantité et la nature sont à peine modifiées par le retour de la gestation. La durée moyenne de la vie du bœuf est de quatorie à quinze ans. Le bœuf pousse dans certaines circonstances un cri grave, sourd, prolongé, presque monotone, connu sous le nom spécial de mugissement; il est naturellement plus rauque dans le taureau et passe facilement chez lui à l'aigu. Le bœuf est parmi les animaux celui dont le génie de l'homme a su tirer le plus grand parti. Dés la plus haute antiquité, les Égyptiens consacrèrent son utilité en lui vouant un culte plus ou moins emblématique : Apis, Sérapis, empruntaient au bœuf leurs caractères extérieurs, et l'on trouve encore dans la basse Egypte des puits à cavernes remplies d'ossements de bœufe, débris des hommages que rendaient à ces animaux les antiques habitants de cette contrée. Les Juifo dans le désert reproduisirent cette idolâtrie en adorant le bœuf sous l'emblème du veau d'or, ^qr* Aris, Épapius, etc.
Le bœuf, par l'influence du climat, de la nourriture, et par l'éducation, a subi des modifications plus ou moins notables dans sa constitution, et les différences organiques transmissibles plus ou moins persistantes qui en ont résulté j on lésa désignées par le nom de race. T. CoiTiàu.
BOEUF. {Économie agticole.) tire mitoyen, dépouillé de ses fMïultés génératrices pour rendre à l'homme de grands services, d'abord comme le premier auxiliaire de l'agriculture, ensuite comme le domestique le plus utile de la ferme, comme le soutien du ménage champêtre, enfin comme ressouroe constante, et durant sa vie et après sa mort. Un si haut degré d'importance mérite aux bœufs des prérogatives remarquables : il fut sacré chez les anciens, et des lois punissaient de 4a peine capitale celui qui les frappait avec violence ou qui leur donnait méchamment la mort. Les législateurs de l'antiquité allèrent plus loin encore : ils limitèrent les heures où l'on pouvait leur demander du
travail, ainsi que l'espace de terrain qu'ils avaient à parcourir par une continuité non interrompue d'efforts et de mouvements. Cet espace était borné à la longueur d'un sillon de 40 mètres ou liO pieds d'étendue et à 6 heures de suite pour les travaux réguliers exécutés d'un pas toujours égal.
Partout où le bœuf manque, l'agriculture est pauvre, dans un état de stagnation pénible, et sans espoir d'amélioration. Cet animal n'est ni aussi lourd, ni aussi mal fait qu'il se montre au premier coup d'œil; il sait se tirer d'un mauvais pas mieux que ne le ferait le cheval parfoitement dressé; jamais il ne doute de sa fbrce, jamais vous ne le voyez reculer devant le danger, il y donne au contraire tête baissée. Naturellement doux, il obéit à la voix de son maître quand celui-ci le traite avec bonté et qu'il n'exige rien au delà de ce qu'il peut faire; il a de l'agilité dans la démarche et de la dextérité dans les mouvements quand il se porte bien. Un signe certain de sa santé, c'est le luisant de son poil épais et doux au toucher; lorsqu'il est rude, terne, hérissé, dégarni, l'animal souffre, ou il n'est pas doué d'un fort tempérament. Il y a des personnes qui prétendent tirer de la couleur de sa robe l'induction de telle ou telle autre qualité : c'est une erreur; que cette couleur soit fauve comme elle l'est le plus ordinairement, ou noire, rouge, grise, blanche ou mouchetée, le bœuf sera propre à tous les services de la ferme, si l'on a soin de lui dans les diverses circonstances de sa vie.
Les cornes don t sa tète est armée sont des armes aussi puissantes que redoutables. Elles sont démesurées dans la race grise indigène à l'Italie méridionale et que l'on retrouve dans le Tyrol, dans la Hongrie. Le bœuf indigène à la Germanie les a petites, parfois rudimentaires, très- mobiles chez quelques individus. Les races flrançaises portent des cornes de moyenne grandeur. Quant à la taille du corps et même à la forme, elles varient considérablement ; elles dépendent ici de la race, là de la nature des pâturages sur lesquels l'animal a passé ses premières années; i€ climat y influe également. Ceux des pays trèschauds et ceux des pays très-froids sont plus petits que ceux des régions tempérées. On vanta beaucoup autrefois les bœufs de l'Épire tombés aujourd'hui dans l'état le plus affligeant. De nos jours, les plus grands existent en Sicile, dans la terre de Labour, en Hongrie, Podolie, Ukraine et Crimée ; les plus forts habitent la DahouUie, la Carinthie ; ils sont aussi moins maladifs que lesbœuAi gras et courts de la Savoie, de laSuisse,
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et de la vallée d*A08te en Piémont. Ceux qui fourniiaent la cbair la plus délicate proviennent de la Transylvanie. La France en possède plusieurs variétés très-remarquables : on les range sous deux grandes catégories, Tune dite hœufê de haui cru, et Tautre les bœufs de nature, eipression qu'il est plus aisé de comprendre quand on manie souVient les bestiaux, que de définir à la satisftietion du lecteur. Les bmuH de haut cru ont le cuir fort, le luion considérable; Ils donnent peu de suif et pèsent de 74 à 416 Idlogr., rarement leur plus grand poids arrive à 490 kilogr. ou 1,000 livres. Les boufkde nature prennent graisse très-facilement et abondamment; ils ont la peau moelleuse, le poil souple et soyeux, le regard doux, les cornes blanches. A cette seconde catégorie se rattache une espèce de belles proportions et d*une nature fort douce, qui vit dans plusieurs contrées de la France, particulièrement dans la vallée d*Auge ; c*est celle que les praticiens appellent b<Buf$ de puye,
A ridspection de ses dents et de ses cornes,^ on détermine TAge du bouf d'une manière positive. Be % ans et demi è 5 ans, on le dresse au labour, ou bien on Thabitue à porter le harnais; de 5 à 10 ans, il a atteint le maximum de sa force, c'est Tépoque de ses travaux les plus fatigants pour lui , les plus lucratif^ pour son propriétaire; à 1S ans il quitte la charrue pour passer è Tengraissement , et celui que Ton ne soumet pas è ce genre de spéculation et que Ton emploie aux charrois est vendu au bout de Tannée pour la boucherie.
Bans le nombre des bœuf^ du volume le plus extraordinaire, on cite celui que Ton vil è New- Tork, en Amérique, dans Tannée 1803; son poids était de 1,470 kilogr.; mais il est efTacé par les trois bcnifs que Ton promena dans Paris, en 1SS6, durant le carnaval ; Tun provenant de la Suisse, pesait 1,740 kilogr., Tautre des plaines du département de la Seine-Inférieure, pesait 1,860 kilogr.; le troisième, qui eut les honneurs du triomphe , atteignait 1,900 kilogr. et sortait des pâturages du département du Calvados.
Bien n'est perdu dans le bmuf après sa mort, tout est mis en usage. Sa chair nourrit Thomme, aoit qu'U la mange bouillie, salée, fUmée, apprêtée avec des sauces, k demi cuite et presque saignante, comme on le fait en Angleterre, ou bien toute crue, comme chei les peuples de TAbyssinie. On en consomme annueiUtment à Paris 71,600 tètes, et A Londres 141,860. Le bouf salé de Cork en Irlande Jouit de la plus haute réputation. La peau tannée, hongroyée ou chamoi- j iée est emph)yée pour fabriquer des barnais,des 1
chaussures, etc. : c'est une branche considérable de commerce; les cuirs ^ue Ton tire de la Hongrie et de la Russie sont fort estimés et servent à une infinité d'usages. Ceux en poils sont pour le Maroc une très-grande richesse ; ceux que Ton sale dans les plaines de Buénos-Ayres et au Chili se conservent longtemps : on en fait des cha- .peaux, des couvertures de maisons, des portes, des lits, des chaises, des cordes ; coupés en petits morceaux, ils remplacent les clous ; dans les habitations peu considérables , les chevrons sont liés ensemble avec des lanières de ce cuir; enfin il sert à construire les canots dans lesquels on passe les courants d'eau rapides. Les plus anciens peuples savaient le rendre extrêmement souple et tellement maniable qu'ils en faisaient des manteaux couverts de broderies, des châles élégants, des coiffes et des chaussures découpées de mille façons différentes.
La graisse du bouf est aussi une matière trèsutile : solide , c'est-à-dire à Tétat de suif, on en fabrique des chandelles; liquide, elle prend le nom à'huUe de piedê de bœuf, et est employée au service des lampes et dans les arts. Le poil donne la bourre dont on garnit les meubles, les selles , les colliers; on en fait des tapis de Jeu, on s'en sert pour fortifier les torchis d'argile, de plfltre. Les cornes se façonnent en peignes, boites, manches de couteaux, etc.; on en feit des lanternes et tous les fanaux de hi marine; râpées, elles fournissent un très-bon engrais, ainsi que les ongles dont les arts chimiques tirent parti. Pour préparer une espèce de coUe très-estimée, on recherche les cartilages, les nerfè, les rognures de ki peau, de la corne et des ongles. Avec les issues , tels que les Jarrets, les genoux, ou fait des tablettes de bouillon, et avec les os des épaules on fabrique des moules de bouton. £n Suisse et dans les pays où l'esprit d'économie sait présider à tout, on prépare des saucissons fort appétissants avec les poumons, le cour, les reins, le cervau, en un mot, avec toutes les parties qui n'offrent pas d'autres ressources. Le sang entre dans la confection du bleu de Prusse, dans plusieurs préparations chimiques, dans le raffinage du sucre, etc. Les d^ections du bœuf forment un excellent fumier; on les met â sécher dans certains pays pour les brûler. En un mot, il n'est aucune partie de la dépouille de cet animal qui ne soit utile et dont l'industrie ne puisse tirer un bon profit. X.
BOGBAMOYITCH (Hippolttb) naquit dans la petite Russie, en 1743, et fut envoyé, en 1754, par son père, qui était médecin, â Moscou où il devait entrer dans une école militaire et embra^
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ser l*arme du génie. Mais il fut détourné de cette carrière par son amour du tkéâtre, qui le domina au point quMl était décidé à se faire acteur. Mais ensuite, suivant les conseils de Gbéraskof , il se mit à rétude des poètes les plus célèbres de différentes littératures et devint, en 1761, inspecteur de l'université de Moscou et translateur au collège des affaires étrangères. Nommé secrétaire de légation, il suivit le prince Bélocelski à Dresde, et ce fut le séjour dans cette ville où les arts et les sciences sont cultivés avec tant de succès qui lui inspira les beaux vers de son poème Douchenka , publié en 1775. De 1788 à 1795 il fut président de la commission des archives de Tempire, et il mourut à Saint-Pétersbourg en 1805. Coiiv. Lsx.
Les Russes accordent à Bogdanovitch le mérite des riantes images et de la mélodie du style; ils lui doivent une traduction des révolutions romaines de Yertot (Saint-Pétersbourg, 1771) et un recueil des proverbes russes (1785). Ces deux ouvrages ont assuré sa réputation comme prosateur; mais c*est surtout à son poème de Douchenka (Psyché) quHl est redevable de la haute renommée dont il Jouit parmi ses compatriotes. Cette charmante composition, la première en ce genre qu*ait produite la littérature russe, fit une vive sensation ; Timpératrice Catherine Pavait , dit-on, si profbndémentgravée dans sa mémoire, qu'elle en pouvait réciter indistinctement tous les morceaux.
L'exorde, qui ne ressemble en rien à ceux des deux écrivains, ses prédécesseurs, qui ont traité le même sujet, fait voir que Bogdanovitch ne manquait point d'imagination, et qu'il était nourri de la lecture des anciens et des auteurs français. Son entrée en matière est originale, et, quoiqu'un peu prolixe, elle prouve qu'en homme consciencieux, il savait, sous le voile allégorique, draper les vices dont l'aristocratie russe était alors entachée.
Le reste du poème est calqué sur ceux d'Apulée et de la Fontaine; les Russes prétendent qu'il a surpassé ses originaux; quant à nous, qui ne sommes pas obligé de professer pour lui le même culte que les nationaux, nous dirons que Bogdanovitch est un poète fort agréable, facile, exempt de prétention, auquel on est surtout fâché de ne pas devoir quelques compositions plus originales. X.
BOGOTA. P^qjr, Colombie et Nocvellb-Grx-
IIADB.
BOHÊME (ROTA€HK DE), daus la langue nationale Tchékhié, le pays des Tcbèkhes, Quoique habité pour la mineure partie par les Slaves, il a
toujours fait partie de l'empire d'Allemagne «t il est compris encore maintenant dans la confédération germanique.
Géographie et statietique, La Bohème, Boio* hemutn (en allemand Botenheim, Bœhmen), autrefois royaume indépendant, est maintenant l'un des États les plus importants qui composent la monarchie autrichienne (vo/*. AiiTEiCHB).Elle est comprise entre les 4S' 53' 33" et 51o r 39^' de latitude N., et entre les 39» 50^ 15" et 34o 96' 45" de longitude £. (de l'ile de Fer). Différentes chaînes de montagnes, qui l'entourent de toutes parts, établissent ses limites naturelles et lui donnent la forme d'un quadrilatère rhomboïdal. Le Riesengebirg ( mont des géants ) sépare la Bohême de la Prusse; llrzgebirg (mont au Minerai) de kl Saxe, et le Boehmerwald (fôrét de Bohème) de la Bavière; par la Moravie et la haute Autriche elle connue avec les autres États de la monarchie autrichienne. Elle fbrme ainsi un impiense bassin dans le cœur du continent de l'Europe. Sa superficie est de 956 '/a miUes car. géogr. Sa situation élevée et ses montagnes nombreuses, couvertes de forêts épaisses, rendent son climat généralement âpre; cependant la température devient plus douce vers le nord, à mesure que le terrain s'abaisse et que les bois diminuent; elle est agréable dans la vallée de l'Elbe et dans la plaine où se trouve la capitale. La température moyenne du pays est de 6<» 6' R.
Ses principaux fleuves sont l'Elbe et la Moldaa dont les eaux se réunissent près de Melnik, où l'Elbe devient navigable ; on peut y ajouter 1*Eger, affluent de l'Elbe. Parmi les lacs et étangs, qui sont nombreux, les plus importants sont ceux de Rosenberg, de Stankau et de Grand- Tchéperka. Les montagnes et les alluvions rendent ce pays un des plus riches en productions minérales. Il y a peu d'années, le produit des mines, qui occupaient au delà de 8,000 personnes, fUtde 17,000 màrçsd'argent,1,200 quintaux d'élain, 400 de plomb, 50,000 de mine de plomb, 12,000 de litbarge, plus de 400,000 de fér, 6,000 de soufre, 30,000 de vitriol, 95,000d'acide vitriollque, 3,000 d'acide sulfurique, 4,000 de sucre de Saturne, 5,000 d'alun, 8,000 de graphite, dont 6,750 quintaux furent exportés, et enfin déplus de 2 millions de quintaux de houille et de charbon de terre. Les forges et les usines les plus considérables se trouvent à Przibram, Joachinsthal, Horzowic et NeuJoachimsthal. Parmi les pierres précieuses, qui de jour en jour deviennent plus rares, il faut remarquer le pyrope qoi est propre à la Bohême. Le sel y manque absolument; mais elle est riche en eaux minérales
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Irès-reDommées, comme celles de SaYdschutz, de Sediitz, de Franzensbad, de Kàrlsbad, de Tœplitz, etc. Une de ces dernières années, on en tira ait delà de 800,000 bouteilles dont la moitié fut exportée. Son sol très-fértile produit des grains de toutes espèces, quoique peut-être pas en quantité suffisante pour la consommation. On y recueille un peu de Yin; la meilleure qualité est celle qui croit dans les environs de Helnik et de Tchernosek. La principale production du pays consiste en lin et en chanvre dont rindustrie sait tirer le plus grand parti; il y vient aussi du houblon d*une qualité supérieure ; les arbres fruitiers y abondent. De vastes forêts couvrent les montagnes et fournissent une grande abondance de bois. L'éducation des bestiaux prend tous les Jours plus d*extension; on comptait, il y a peu de temps, 143,354 chevaux, 074,133 bétes à cornes, et 1,347,186 bétes à laine.
La population de la Bohême s'élève à 4 millions; elle se divise en Tchèkhes ou Slaves,' Allemands et juifs; en sus de ces trois races on ne trouve que quelques Italiens. Les Tchèkhes, qui forment le noyau de cette population, sont au nombre de 3 millions. [ Il sera question plus bas de Tidiome slavon qui leur est propre. On parle la langue allemande surtout dans les cercles du nord, du cdté de la Saxe; pendant quelque temps celle-ci fut la langue de la cour et de la société, surtout sous les rois de la maison de Luxembourg; mais après les guerres des hussites, les Allemands, la plupart sectateurs des nouvelles doctrines, furent expulsés, et leur langue perdit son caractère de généralité. S. ] On compte en Bohême 387 villes, 377 bourgs et 1 1 ,951 villages. Le pays se divise en un district qui comprend Prague, et en 16 cercles, administrés par des commandants de cercle. Le premier burggrave est à la tête de Tadministration civile. La majorité des habitants professe la religion catholique; cependant depuis Joseph II 11 y a pleine liberté des cultes. A la tête de TÉglise de Bohême est rarchèvêque; on compte ensuite 3 évêques, 3 inspecteurs ecclésiastiques protestants, 7 grands chapitres, 4 séminaires, 3,699 ecclésiastiques séculiers catholiques, 1,019 moines, 147 religieuses, et 53 ecclésiastiques protestants. LUnstruction publique est favorisée par une université (celle de Prague), trois académies théologiques (celles de Budweis, Kœniggrœtz et Leitmeritz), trois académies philosophiques (à Budweis, Leitomischl et Pilsen), 33 gymnases, etc.
La Bohême est le principal siège de rindustrie de tous les États de PAutriche. Il est vrai que
depuis la vogue des cotons manufacturés, les fabriques de toile, principale. ressource industrielle de la Bohême, ont éprouvé une grande diminution; mais, en même temps, les fabriques de draps et de coton ont éprouvé un accroissement sensible. En 1831 on fit une consommation de 60,000 quintaux de laine, qui toute pro^ venait de la Hongrie, de la Transylvanie et de la Cralicie, les laines fines du pays étant en grande partie exportées. Les verres de Bohême ont conservé leur ancienne réputation; les verreries les plus considérables se trouvent à Neuwald, Bergreichenstein et Winterberg; les manufactures de glaces à Neuhrurkenthal et Bttrgstein. La fabrication des pierres d'Allemagne, grains de verre et fausses perles, est toujours très-importante. Les fabriques de dentelles, la chapellerie, les papeteries, Parquebuserie, sont particulièrement renommées. Le bénéfice que la Bohême fait dans son commerce peut s'élever à 33 millions de florins. Pour faciliter ce commerce intérieur, on a construit des chemins de fer dont Pun, établit une communication entre Budweis et Lintz, Pautre relie Pilsen à Prague. On déploie aussi beaucoup d'activité à construire des routes; en 1839 les routes artificielles avaient un développement de 368 milles.
Les habitants de la Bohême ne manquent pas' de dispositions pour les sciences et les arts; ils s'appliquent surtout aux mathématiques et à la musique. Leurs progrès dans l'histoire naturelle, la médecine, la technique, l'économie et les sciences forestières , prouvent leur capacité dans ce genre de sciences; mais ils ont eu moins de succès dans la philosophie, la politique et l'histoire. L'esprit national, dans la haute société, diffère essentiellement de celui des Hongrois et des Polonais, qui se signale par un amour et un attachement prononcé pour la langue et la littérature du pays et les beaux-arts, tandis qu'il se caractérise chez le riche habitant de la Bohême par la fondation et la dotation d'écoles industrielles et d'établissements populaires.
Les principales villes de la Bohême sont, outre Prague, sa capitale: Reichenberg avec 13,000 habitants, Eger, 10,000, Pilsen, 9,000, Ruttenberg, 8,500, Budweis, 8,000, Leitmeritz, 4,500. Rceniggrœtz, Josephstadt, Theresienstadt, sont des forteresses; Tœplitz, Kàrlsbad, Harienbad, Franzensbad , sont renommées par leurs eaux minérales ; Rumberg, Schœnlinde, Haide, Turnau, sont connus par leurs nombreuses manufactures.
[ La Bohême, dont les armoiries consistent en
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un lion d^argpent ft double queue et portant une couronne d*or, dans un champ rouge, est une monarchie héréditaire avec des états féodaux composés des prélats, des seigneurs, des cheraliers et des bourgeois, et dont les pouvoirs sont excessivement limités. La part de Tordre des bourgeois se réduit aux députés envoyés par les magistrats des villes de Prague, Budweis, Pilsen et Kuttçnberg. La Juridiction patrimoniale règne encore partout, et presque toute la classe des paysans, sans vivre dans la servitude propre* ment dite, est dans la dépendance la plus complète de la noblesse dont ils tiennent leurs champs à ferme et à laquelle ils payent des redevances en nature et en argent, en même temps qu'ils sont soumis aux corvées. La noblesse a sa législation particulière (landreohi)^ différente de celle des villes (itaditêoM ). Le roi de Bo* bème, à son avènement, prête serment de veiller au maintien de la religion catholique, de respecter les privilèges acquis et de ne rien aliéner des domaines de l*itat II présente aux dièjtBê ses poBiulaU relatifs aux impôts, aux domalnés, etc.; mais il ne dépend pas de cesassemblées de refuser les demandes qui lui sont faites. Le principal ordre de chevalerie est celui de Saint- Yenceslaf, qui est très-ancien. Fo^ Texcellente Tlotice statistique de H. André, dans l'Encyclopédie allemande d*Sr8ch et Gruber, tome XI, p. 178-340.]
II. Hiêtoirê. Les Baii, peuple celte qui a donné son nom à hi Bohème où il s'est établi, en venant de l'ouest, l'an 400 avant J. G., possédèrent ce pays jusqu'au temps d'Auguste, époque à laquelle ils furent chassés parles Har^ comans conduits par Marbod. A leur tour, ceui-ci furent remplacés par les Tohèkhes, peuple slavon, dont les descendants forment encore aujourd'hui la masse de la population. Les savants ont beaucoup disserté, sans pouvoir en venir à un résultat, sur la question de savoir si le nom de Tchekh était celui du premier chef du peuple dont l'histoire ne fait aucune mention, ou s'il tire son origine d'un mot slavon qui par*analagie signifierait prince ou chef.
Bans les premiers temps le pays était divisé en une fbule de petites principautés. Samo les ré* unit, dit-on , en une seule monarchie (6)7-609) qui, devint même redoutable aux Francs; cependant après sa mort elle retomba dans ses anciens éléments. Les expéditions dirigées en 805 et 806 par Charlemagne contre la Bohème n'eurent pas de résultat durable; Tempereur Louis réussit encore moins : la Bohème refusa souvent le tribut qu'elle avait consenti à payer à
llmpire en 699, et en 849 Louis y perdit son armée entière. Be 871 à 894 la Bohème pasM sous la dépendance de Svaitopluk le Grand, roi de Moravie; c'est à cette époque que le christianisme s'y établit. Les ducs de Prague, descendants de Liboussa et de Premysl, son époux, si célèbres dans les traditions populaires, acqui* rent peu à peu une forte prépondérance dans la pays. Après la mort de Svaitopluk, la chute de ce royaume ayant été accélérée par Thmiption des Hadjars, les anciens habitants adhérèrent volontairement, le 15 juillet 895, à Ratisbonne, à la constitution de l'empire germanique, dont depuis cette époque la Bohème n'a cessé de faire partie. Le duc.Boleslaf I«r, prince ambitieux et puissant qui, emporté par un esprit dominateury avait assassiné son frère aine, saint Yenoeslal (995-986), parvint à soumettre les différentes principautés encore indépendantes; il avait même résolu de secouer le joug de l'Allemagne, mais il échoua dans cette entreprise (956-967). Son fils Boleslaf II (967-999) étendit sa puissance au delà de la Horavie, Jusqu'à la Yistule et au Boug, et fbnda, en 975, l'évèché de Prague. Ces conquêtes furent cependant arrachées à ses fils désunis entre eux par Boleslaf le Vaillant, duc de Pologne. Ce ne fut que Brxetislaf I» (1957-1055) qui réussit à reprendre la Moravie^ laquelle resta dès- lors réunie à la Bohème. Le duc Yratislaf II (1061-1099) fût élevé à la royauté par l'empereur Henri lY, en 1086, et son petit^ls Yladislaf U (1 140-1175) fut inauguré de nouveau dans cette dignité par l'empereur Frédéric I* en 1158. Da 1175 à 1197, dix princes de Tancienne maison régnante se disputèrent un trOne chanoeUnt que hi maison de Hohenstaufen avait, à diffé* rentes reprises, mis à l'encan.
Ces discordes intestines allaient amener l'entière décadence du royaume, lorsque Premysl Ottokar I« (1197-1950), prince instruit à l'école du malheur, releva sa puissance, en modifiant l'ancien droit de succession et en afiérmisunt la royauté devenue héréditaire, tant par sa politique que par ses armes. Sous le règne de Premysl Ottokar U, son peUt-Als (1955-1978), In Bohème s'éleva è une puissance formidable. Elle comprenait alors tous les pays actuels de la monarchie autrichienne, faisant partie de l'empirt d'Allemagne, à l'exception du Tyrol et du pays de Salzbourg. Ottokar cependant perdit, avec ses possessions, la vie dans une bataille oontr« Rodolphe de Habsbourg; son fils Yenceslaf II (1985-1305), prince prudent, réunit par élection le royaume de Pologne à la Bohème; et son petit-fils Yenceslaf lU y réunit encore oelui de