‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 44 sur 63 · EON · texte numérisé non relu

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voit aussi le jongle d*Asie, avec le double éperon; le peliui le grenadier, ainsi nommé de la touffe qui orne sa tête. Quant aux reptiles et aux autres animaux venimeux, quoiqu*ils soient nom* breux dans Tlntérieur, on en rencontre peu aux environs du Gap. La fourmi blanche ou ternite infeste les champs. Il y existe des mines d'argent, de cuivre , de fer, de plomb et de houille, ainsi que des sources minérales et thermales. L'industrie manuelle y est encore très-arriérée; les habitants tirent d'Europe la plupart des objets dont ils ont besoin. Le commerce du Gap consiste dans l'exportation de vins, eauxde-vie, cuirs, huile de poisson, fruits secs, viande salée, beurre, savon, aloès, ivoire, etc.; et dans l'importation de rix, thé, café, sucre, poivre et au* 1res épices, vins de France, étoffes des fabriques de l'Indoustan et de l'Europe; souliers, bottes, chapeaux, outils, couleurs, papiers , plumes et autres ohjets à écrire, modes, etc. Les colons qui s'adonnent à l'exploitation du sol sont divisés en trois classes : les vignerons, les cultivateurs de grains et les pasteurs. Les premiers, qui sont les plus civilisés et dont la position est la plus favorable , demeurent dans le voisinage de la ville du Gap ; les seconds, qui en sont à deux ou trois journées démarche, sont de mauvais agriculteurs qui ne doivent qu'd la fertilité du sol l'aisance dont ils jouissent généralement. Quant aux pasteurs ils sont tout à fait nomades; ils errent d'un lieu à un autre et n'ont pour demeures que des cabanes en paille, comme les Hottentots. Toutefois on les considère comme fort à leur aise, chaque famille possédant, diton, de 500 à 600 tètes de gros bétail et 4,000 à 5,000 tètes de moutons. Ghex les uns et les autres tous les travaux de l'agriculture et autres se fout par des esclaves noirs et surtout par des Hottentots. La langue hollandaise est d'un usage général dans toute la colonie, mais on y parle aussi anglais , particulièrement dans la ville du Gap» Le territoire du Gap est divisé en deux grandes provinces : l'orientale et Toocidentale, qui sont subdivisées la première en six et I9 seconde en sept districts. Ghaque district est administré par un bailli et six conseillers privés. L'administration supérieure est entre les mains d'un gouverneur civil et militaire. Les principaux endroits sont le Gap, chef-lieu; Simonstown, petite ville sur la False-bay, avec de beaux chantiers de construction ; Zwellendam avec 600 habitanU; Uiienhagen, chef-lieu de la province orientale, où s'élèvent chaque jour de nouvelles colonies; Graaf-Reynet et Stellenbosch ne sont que des villages.

Le cap de Bonne-Espérance fut découvert en 1486 par Bartholomeo Diaz, navigateur portu* gais, qui, à l'aspect orageux de la mer au mo** ment de son arrivée , ne voulut pas se hasarder au delà et donna à ce promontoire le nom de cap dês Tempêiea, que Juan II, duo de Bragance, changea bientôt en celui de cap d9 Bonne- Espérance, L'honneur de le doubler était réservé à Vasco de Gama, et, en 1497, des navires européens se montrèrent pour la première fois dans l'océan Indien. Gependant les Portugais n'y formèrent aucun établissement. En 1650 les Hollandais y fondèrent une colonie qu'ils conservèrent jusqu'en 1705, époque à laquelle les Anglais s'en emparèrent, mais pour la restituer ensuite après le traité d'Amiens. Tombée de nouveau en leur pouvoir en 1806, la possession leur en a été confirmée par le congrès de Vienne, en 1815.

La YiLLS ou Gap, le chef-lieu de la colonie du cap de Bonne-Espérance, est située dans une petite plaine , au pied des montagnes de la Table et du Diable (Duivelsberg) et au fond de la baie de la Table ; avec un vaste château fort, des redoutes et des batteries. Ses principales rues, qui se dirigent parallèlement au rivage, sont tirées au cordeau et se coupent à angle droit avec d'autres plus petites. Elles sont larges et bordées de deux rangs de chênes ; plusieurs ont aussi de petits canaux également plantés d'arbres. La plupart des maisons ont trois ou quatre étages. Elles sont bâties en briques ou en granit rougeâtre, généralement recrépies en plâtre et blanchies à la chaux. Elles ont presque toutes des toits en terrasse et de beaux jardins par derrière. On y remarque surtout celui de la compagnie des Indes, qui renferme un jardin botanique et une ménagerie; les trois places publiques, et particulièrement la place d'armes sur laquelle s'élève la bourse; l'hôtel de ville, bel édifice , les casernes , les églises catholique et luthérienne. On voit à une demi-lieue de son enceinte un vaste hôpital. Elle possède un collège et une bibliothèque publique.

Gette ville , fondée en 1653 par Van Kiebeck, est importante comme le point intermédiaire du trajet que font les bâtiments qui se rendent dans l'océan Indien , dont elle peut être considérée comme la clef en temps de guerre. Elle est d'ailleurs l'entrepôt général de tout le commerce qui se fait entre la colonie et la métro-> pôle. Sa population s*élève aujourd'hui à environ 30,000 individus, tant Européens que Nègres et HoUentots. LaUtude sud SS» 55', longitude est 16» V, j. M. G. Mac Gabtiv.

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BONNET (Cbaklbs) naquit à Genève en 1720. C*e8t à rétudede la jurisprudence qu'il fut destiné d*al)ord. Hais la nature Tavait doué d*un génie trop vaste, d*une Ame trop sensible pour se borner à cette science. Il puisa dans les œuvres de Pluche, de Réaumur, célèbres naturalistes contemporains, un goût décidé pour Tétude des merveilles de la nature et s*y consacra sans retour et sans partage.

Dès rage de âO ans il publia le résultat de ses premières observations, et cet essai est un des ouvrages qui ont honoré la science. Ayant appliqué à plusieurs insectes les expériences que venait de faire Trembley sur la reproduction à Tinfini des polypes, par incision, il reconnut chez plusieurs d'entre eux la même propriété. Il découvrit la fécondité des pucerons, sans le moyen de Taccouplement, pendant plusieurs générations , et fit les essais les plus curieux sur Tappareii respiratoire des éhenilles, des papillons , et sur la structure du tœnia. Ces expériences sont consignées dans son Traité d'inseciologie, donné au public en 1745.

En 1754 parut son second ouvrage où il traite de l'uêoge des feuilles : ce sont ses découvertes sur la physique végétale dont la nouveauté et les détails piquants ont fixé rattentioQ de tous les naturalistes. Il semble que Tauteur ait surpris la nature sur le fait, tant il développe avec netteté les rapports des végétaux avec les éléments qui les entourent, les moyens que ces êtres, en apparence automatiques, emploient pour diriger vers Tair les appareils qui leur servent à le respirer, vers le soleil ceux qui leur apportent son influence fécondante , et leurs racines vers les points du sol où elles rencontreront les sucs appropriés à leur nourriture; en un mot, tous les soins que, comme tous les êtres vivants, les plantes semblent prendre pour leur propre conservation.

Dans ses Considérations sur les corps organisés (17631768), Bonnet rassemble et compare toutes les notions les plus certaines sur leur origine et leur reproduction. Il combat les épigénésistes, selon lesquels le produit de la génération est formé dans son entier de toutes pièces, par la réunion des molécules organiques subitement rapprochées en vertu de l'acte générateur auquel il ne préexistait pas et dont il a reçu toutes ses parties avec leur coordination et leurs propriétés. Ce système des molécules organiques, exposé par BufiFon avec les charmes d'une éloquence entraînante et si vivement attaqué par Ualier, Bonnet en acheva la ruine pour établir sur ses débris le système des germes; système d'après

lequel le germe préexistant à l'acte générateur et renfermant toutes les parties de l'être qu'il est destiné à représenter, sort par l'acte fécondant de la torpeur où il se trouvait, pour vivre de cette vie active qui le conduit à son entier développement. Bonnet s'égara , il est vrai , en définissant le germe une espèce de préformation originelle dont un tout organique pouvait résulter comme de son principe immédiat; mais telle sera toujours la condition de quiconque voudra expliquer l'origine des êtres et résoudre un problème abandonné aux étemelles disputes des hommes par l'intelligence suprême, qui se réserve ce secret. Toutefois on s'étonne de la multiplicité et de la variété des expériences de l'auteur, de sa persévérante patience, de la sagacité avec laquelle il les coordonne pour en foire la base de sa doctrine.

Une vaste carrière s'ouvrait encore devant le savant observateur après avoir déjà tant agrandi le domaine d'une science qui, sans doute, lui aurait dû bien d'autres progrès ; mais il était arrivé au point où il fut forcé d'arrêter cette marche si rapide. Comme si elle eût été jalouse des succès de celui à qui elle ne pouvait plus cacher ses mystères , la nature l'en punit en lui arrachant le flambeau qui le guidait dans ses recherches. Sa vue, très-fàible d'ailleurs, fut bientôt fatiguée, tant par la rédaction de ses immenses ouvrages que par la corres|>ondance presfue journalière qu'il entretenait avec tous les savants de l'Europe.

Il arrêta donc le cours de ses expériences et se livra à l'étude de la philosophie générale.

Son Essai de psychologie, publié en 1754, et VEssai analytique des facultés de l'âme, qui parut en 1760, sont des monuments élevés à la hardiesse et à la profondeur des conceptions humaines. Parti du principe de relation entre l'âme et le corps, il en conclut la nécessité d'un organe matériel pour l'exercice de l'intelligence; il explique par l'excitation des molécules de cet organe l'association des idées dont les sens sont la source. Pour lui , l'influence du physique sur le moral est en dehors de toute contestation. Sur le siège de l'âme on lui doit une idée ingénieuse, trop subtile peut-être : ne pouvant concilier son immatérialité avec* l'occupation d'une partie de l'espace , il veut que l'âme ne soit que présente au cerveau et, par cet organe, au reste du corps. Son examen sur l'état de l'âme après la conception, au moment de la naissance et après, s'égara dans le vague des hypothèses : il eut cela de commun avec tous les philosophes qui le précédèrent.

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G^est dans sa Coniemphifon de la nature (1764-1765) qoe son génie se déploie tout entier. B*une main liardie et assurée il trace cette échelle des êtres qui.prend sa source et se perd dans rimmeusité , et place chaque être dans le lieu que lui assigne son degré de perfectionnement corporel et spirituel, comme il place les mondes dans la sphère où chacun d*euz est soumis à des lois particulières; puis il les rattache tous à un système principal et unique, coordonnant tout à rharmonie de Tunivers. On le voit suivre, sans 8*écarter, la progression graduelle qu*on remarque dans la création , comparer Téconomie végétale et animale, établir entre Tune et Tautre les parallèles les plus ingénieux. Dans cet ouvrage, il consacre à Tindustrie des animaux un de ses chapitres les plus brillants , tant par la* richesse des observations que par la finesse des aperçus.

Entraîné par les conséquences du principe de rimmatérialité et de Timmortalité de Tâme chez rhomme , il se voit forcé à reconnaître à Tâme des bétes la même prérogative. Sa Pqlingénéêie phUoêophigue , publiée en 1770, semble leur promettre une vie future, Taccroissement de leur industrie, le changement de leur nature. Il va plus loin encore : la sensibilité qu'il a observée dans les plantes, et qu*on ne peut, selon lui, n*attribuer qu'à un principe immatériel, le déte^ine à regarder comme probable la survivance de ce principe et le passage à un autre ordre dans Téchelle de Tanimalité.

On se brise contre les écueils quand on parcourt une mer inconnue : tel fut le sort de Bonnet et de tous ceux qui voulurent aborder une question aussi ardue. Mais il est à remarquer qu*embarrassé, comme tous les im matérialistes, parles expériences sur le mode de multiplication des polypes et autres inftisoires, il avait eu peine à écarter les objections foudroyantes qu'elles font naître contre Texistence d'un principe spirituel de la vie animale; qu'il avait écrit que, pour varier les âmes, il suffisait à Dieu de varier les cerveaux; que si l'âme humaine habitait le cerveau d'un animal, elle serait autrement impressionnée. U abordait le matérialisme dont il avait horreur, et, forcé dans ses derniers retranchements, il crut devoir accorder plus qu'on ne lui demandait. Toutefois il répond, avec cette dignité qui lui appartenait, <jue, tout matérialiste qu'on le suppose, il a donné la plus grande preuve de l'immatérialité de l'âme, et que si on venait enfin â découvrir que la matière pense, ce serait une preuve de plus de la puissance qui aurait doué la matière de la faculté de penser.

En 1775 parurent les Recherchée phiîoêopki* queê êur les preuves du christianiême. Défenseur de la révélation. Bonnet déclara toutefois que le christianisme ne consiste pas dans des idées spéculatives sur toutes les questions dogmatiques soulevées par l'orgueil de la théologie; qu'il n'est que le développement de la religion naturelle et de la raison ; que ce n'est point Dieu qui est l'objet direct de la religion, mais l'homme, parce qu'elle est faite pour son bonheur; qu'à tort le christianisme se soulève contre la philosophie avec laquelle il devrait s'unir; qu'il a son pbis grand ennemi dans l'indiscrète curiosité théologique qui, en voulant l'expliquer, le rend odieux et ridicule.

La modestie fut une des qualités naturelles de l'illustre philosophe. « Ces mots, j'ai tort, di- « sait-il, doivent toujours être sur les lèvres de « l'homme convaincu d'erreur. » Dans la préface de ses ouvrages, il veut en donner la gloire à Réaumur et attribue au hasard, qui l'a mieux servi, les observations qu'il publie et qui ont échappé à ce savant, dont il se dit l'élève.

Cette noble franchise, tant de simplicité et de modestie, ne purent le soustraire aux attaques de l'envie. U eut à supporter les sarcasmes du philosophe de Ferney; et l'homme que plusieurs sociétés savantes s'honoraient de compter parmi leurs membres fut longtemps sans occuper un rang dans l'Académie de Paris, parce qu'on ne lui pardonnait pas d'avoir attaqué avec succès les saines idées que le Pline français avait développées dans son système.

Charles Bonnet mourut à Genève, le 20 mai 1793, âgé de 73 ans. Ses ouvrages, réunis, en 1799-, en 8 vol. in-4o, ou en 13 vol. in-S», ont été traduits dans presque toutes les langues. Lb Rot 01 CflAiiTioinr.

BONNET, pièce du vêtement, qui sert à cou- * vrir la tête; en latin, piieus, pileum. Ménage dérive ce mot de l'anglais bonnet, ou de l'allemand bonnit. {Bonnet se rend aii^jourd'hui dans la première de ces langues par le mot cap, et dans la seconde par celui de mûixe. ) Le père Pezron prétend que c'est un mot celtique. Caseneuve dit que c'était une sorte de drap dont on faisait des espèces de couvertures pour la tête, lesqueiles en retinrent le nom de bonnets, de même que Ton appelle encore ai^ourd'hui castors les chapeaux qui sont faits du poil de l'animal que l'on nomme ainsi. Pasquier prétend que le mot bonnet est venu par corruption de bourrelet, parce que les chaperons, qui étaient autrefois la couverture de la tête, que les gens de robe ont quittée les derniers, étaient environ*

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Bel d^un hourrêlei roikd qui Btmlt U lAte, Undit qui le surplus pendait d*uii cèté et de Tautre. Enfin, Etienne Ouichard dérive le mot bonnet du grec bono$, colline, dont cette coiffure, dit-il| imite la ft>rmei — On ignore si, dans les temps anciens, Pusage était chei les peuples d*Asie que les hom*mes se couvrissent la tête; on volt seulement, dans quelques occasions, les femmes se voiler. Les Babyloniens portaient pour bonnet une espèce de toque ou turban ; les Hddes se couvraient la télé d'une tiare ou espèce de bon^ net magnifique. Les Grecs et les Komains allaient ordinairement la tête nue; mais leurs femmes ne paraissaient Jamais en public que couvertes d*un voile, ou, pour mieux dire, d'une espèce de mante qui se mettait par^dessus la robe et s'attachait avec une agrafe. Les Athéniens, au rapport d'Éiien, frisaient leurs oheveui et y entremet laient des cigales d'or. Quelquefois Us portaient une espèce de bonnet appelé pilion, d'où les La* tins ont f^it leur pHêU$, Les Romains, quand U faisait trop chaud ou trop froid, se couvraient la lète d'un pan de leur toge, qu'ils relevaient par derrière. Ils ne portaient lei bonnets ou les capuchons que pour marcher la nuit. En voyage, ils se couvraient la tète d'une fbçoit de bonnet ou chapeau, nommé pélaêe (pBîûêus) qui était aussi en usage chei les Qrecs. Ce pétase avait les bords rabattus 9 mais plus étroits que ceux de nos chapeaux. Mercure, comme grand voyageur, est représenté par les anciens avec un pétase auquel ils avaient attaché des ailts« ^ On croit généralement que l'introduction des bonnets et des chapeaux eut lieu en France soUs le règne de Charles VII, et que l'on s'éUit jusqu'alors servi de chaperons ou de capuchons. M. le Gendre, toutefois, en fait remonter l'origine plus haut c on commença, dit-il, sous Charles V, à rabattre sur les épaules les angles des chaperons et à se couvrir la tète de bonnets qu'on appela mofiierê, lorsqu'ils étaient de velours (d'où est venue la désignation de président à mor/iar), et simplement bonnetê quand ils étaient faits de laine. Le mortier était galonné; le bonnei, au contraire, n'avait pour ornement que deux espèces de cornes fort peu élevées, dont l'une servait à le mettre sur la tète et l'autre à se découvrir. U n'y avait que le roi, les princes et les chevaliers qui portassent le mortier. Le bonnet était nonseulement rbabillemeul de tète du peuple, mais encore du clergé et des gradués; au moins fut-il substitué parmi les docteurs, bacheliers, etc., au chaperon, qu'on portait auparavant comme un camail ou capuce, et qu'on laissa depuis flotter sur les épaules* Nous voyons dans VHiêtotre

de Farté de Bulaure que PhiUpt>e de loMllièrs et son épouse fandèrent, en 1416, dans l'égliae de Saint^MarUn^ une chapelle dédiée ft saint Nicolas, A des conditions qu'on lit sur une table de marbre attachée A l'un des piliers de cette dmpelle^ et dont voici un extrait : « lêent, chacun an, la veille de Saint-Martin d'hiver, lesdits religieux (de Salnt'Martin), par leur maire et un religieux, doivent donner au premier président du parlement deux bonnets A oreilles, Tun double, l'autre sengle (simple), et au premier huissier du parlement un gant et une escriptoire, en disant certaines paroles. » Monstrelet, dans la description qu'il donne du costume des hommes au commencement du règne de Louis XI, dH qu'ils portaient sur leurs têtes des bonnets hauts et longs d'un quartier ou plus. A la même épo* que, o'est«à-dire vers Tan 1467, U dit que « les dames et les damoiselles renoncèrent aux oomêê hautes et larges qui fermaient leur coiffure, et qu'elles mirent sur leur teste bourrelets A manière de bonnets ronds, qui s'amenuisaient par* dessus de la hauteur de demi-aulne ou de trois quartiers de long. » Sur le haut de ces bonnets^ qui avaient la forme de pain de sucre, était attaché un oouvre*chi€f délié, ou voile, qui, par derrière) pendait Jusqu'A terre. Les homaMs, en prononçant le nom du roi, levaient leurs bon^ nets, témoignage de respect qu'ils ne donnaient pas lorsqu'ill prononçaient le nom de Dieu t ce qui excitait A Juste droit les reproches des prédi» cateurs. — Bans l'origine, les bonnets eurent la farme ronde ; on les changea ensuite contre le bonnei carré {piteus gu^dratus ou piteus 6^fUrcaiUsU de l'invention d'un nommé Patrouillet. Ces bonnets furent appelés aussi bonnets à quûtre brofettes, et les chanoines qui les por* talent furent nommés bifurcati vanonicù U pa» ratt du reste, d'après le père Hélyot (tome U, page 95), que les bonnets furent en usage parmi le clergé dès le n? siècle. Ce fut d'abord un petit bonnet, en fbrme de calotte, que l'on portait stir le capuchon de la chape ou autre habillement de tète. On les fit ensuite plus larges en haut qu'en bas, puis la coutume vint de les faire encore plus amples, mais ronds et plats, A la manière de ceux que portèrent plus tard les novices des je* suites, et qu'ils appelèrent burettes. Us prirent enfin la figure carrée, comme nous venons de le voir. Enfin, en 1 517, il s'établit une communauté de bonnetiers, distincte de celle des drmpiers. — Le bonnet, sur les médailles, est le symbole de la liberté : les anciens Romains^ en effet, donnaient un bonnet A leurs esclaves quand Ha les voulaient affranchir, ce qui s'appelait i

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sêrtoê ad pUêUm (trâftme, Jidag.^ cent, i, iioi7; Au1u-0eHe, lif, vu, ehap. 4, et BUdé, sur là dernière loi, ff. de oriffCn. /t*r.); et ceux-ci avaient grand soin de le garder sur leur tête sans se découyrir, Jusqu*à ce que leurs cheveux eussent, en repoussant, fait disparaître la tonsure, qui était la marque particulière de Tes^ davage. C'est sans doute à rimitation des aneiens que, dantf les Universités, on a donné depuis le bonnet aux écoliers, pour montrer qu'ils avaient acquis toute liberté et qu'ils n'é* Uient plus sujets a la verge ée$ supérieurs; ils recevaient en même temps le notii de maUreê, comme les avocats, et avaient alors le droit de parler étant couverts. -* C'est sans doute aussi par allusion à cet ancien usage que le bonnet phrygien avait été adopté par les républicains en 1705, et qu'ils en avaient décoré le front de la Liberté. Quelques jeunes gens ont essayé de re^ meUre k la mode le bonnet rouge après notre ré^ volution de ItôO, dans l'Intention de réhabiliter son athée; mais Ils ne voyaient pas sans doute qu'ils agissaient directement en sens contraire de leurs intentions, en voulant Aiire revivre des insignes désormais inséparables, dans l'esprit des masses, des erreurs et des excès de cette époque, plus féconde encore en grands hommes et en grandes choses. Il y a de ces concessions qu'il faut savoir ftiire aux répugnances et même aux susceptibilités d'une nation. —Un bonnet fut aussi le signal ou le prétexte de l'établissement de la liberté en Suisse. On sait que le gou* verneur de la suisse pour l'empereur Albert^ le ftirouche Gessler, avait fait élever sur la place publique d*Altorf le bonnet Uueal d'Autriche, auquel il prétendait que tout le monde rendit hommage* Guillaume Tell (ro/* son article), par son courage, délivra ses concitoyens de cette humiliante obligation, et prépara pour eux cette ère de liberté dont ils datent leur existence. ->-• Le bonnet dee Chinoiê, que la civilité leur dé* fend d'ôter, est différent selon les différentes saisons de l'année ; celui qu'ils portent en été a la forme d'un cône, c'est-à-dire qu'il est rond et large par le bas, court et étroit par le haut, où il se termine tout à fait en pointe. Le dedans est doublé d'un beau satin et le dessus couvert d'une natte très^fine et très^estimée dans le pays* Outre cela, ils y ajoutent un gros flooon de soie rouge, qui retombe gracieusement tout à l'entour, ou bien une espèce de crin, d'un rouge vif et éclaUnt, que la pluie n'altère point, et qui est surtout en usage parmi les cavaliers. En hirer^ ils portent un bonnet de peluche, bordé de tibe* iine ou de peau ^ù reoardi le reste est d'un beau

satin taoti', èti violet, couvert d'un gros flo<îoti de soie rouge, comme pour le bonnet d'été. Ces bonnets coûtent quelquefois jusqu'à 8 et 10 écus, mais ils sont Si courts quMls laissent toujours les oreilles à découvert, ce qui est très-incom* mode en voyage. Le haut du bonnet des man-> darins, dans les grandes cérémonies, est terminé par un diamant ou par quelque autre pierre de prix assex mal taillée, mais enchâssée dans un bouton d'or très^bien travaillé; les autres ont un gros bouton d*étoffé, de cristal, d*agate ou de quelque autre matière semblable et de moins de valeur. -^ Il serait trop long de parler de tou^ tes les diverses espèces de bonnets en usage chef les divers peuples de la terre, et qui, du reste, se rapprochent tous, plus ou moins, de l'une des formes que nous avons indiquées ici. NOUS renverrons les lecteurs à l*aKicle CoiVFtai pour les détails qu'ils pourraient désirer à ce sujet. Disons seulement qu'à l'exception du tur'* ban, porté plus spécialement par les Turcs et par les Arméniens, les autres peuples de l'Asie portent généralement des bonnetê semblables à celui des Chinois, que les Européens ont aussi copié pour s'en couvrir dans l'intérieur de leurs appartements, réservant le ehapeau pour l'usage extérieuri-- N'oublions pas non plus de dire un mot du bonnet dé coton, dont l'inventeur j semblable à ceux des découvertes les plus belles et les plus utiles à l'humanité, est resté inconnu i de ce bonnet inoffénsif, dont on a fait Tornement obligé, et pour ainsi dire le type de ces bons bourgeois, doux et pacifiques, quelquefois un peu ennuyeux peut'^étre, qui se succèdent sagement et modestement, de père en fils, dans les mêmes ocèupations et les mêmes habitudes, bien qu'évidemment cette coiffure, qui n'a pu être encore entièrement détrônée par d'autres plus ambitieuses, ait été primitivement copiée ou imitée des casques anciens* Ajoutons que le . bofinet est resté la coiffure presque généraie des femmes dans toute l'Europe, et que si, d'un côté, le chapeau a fait Invasion jusque dans les classes les plus modestes, voire même à Paris, dans celle des (aUeuse» de bonnetê, d'un autre côté, beaucoup de nos grandes dames et de nos élégantes se montrent quelquefois chez elles, et même aux spectacles, avec des bonnets dont le luxe le dispute aux plus riches coiffures des temps anciens et des temps modernes. Dissous, enfin, que le bonnet a quelquefois été un ornement guerrier, tel que le bonnet à poU de nos grenadiers, la marque d'une dignité ou d'un caractère spécial, tels que les bonneta de docteurs^ celui de président à mor^

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iier^fiiCf ou celle de la honte et de Tinfemie, comme le bonnet vert. — Le mot Bonfibt s'emploie aussi daos plusieurs acceptions relatives aux sciences et aux arts, bonite/ est le nom du second ventricule du bœuf et des autres animaux ruminants, et s'appelle autrement réseau (reticulum). C'est dans ce second ventricule que les aliments descendent après la première digestion, pour passer, après une seconde opération de même nature, dans le troisième ventricule, qu'on appelle le millet. Il a reçu le nom de bonnet de sa conformité avec les anciens réseaux que les femmes perlaient pour coiCFure. Toute sa surface interne est favéolée ou revêtue de lames minces, disposées entre elles comme les cellules des abeilles. — On donne le nom de bonnet chinois à un sin^^e de la famille des macaques, ainsi qu'à une coquille • du genre patellc-^Le bonnet-de-Neptune est une espèce de champignon de mer, qui a cinq pouces et demi de hauteur sur sept pouces de large à sa base, et qui s'élève insensiblement et s'arrondit en manière de calotte ou de dôme.— Le bonnet-d'électeur est une variété de courge, dont les fruits ont quatre ou cinq côtes relevées en couronne vers le sommet.-- Le 6oiiim^-<^ prêtre est le nom d'une plante dont la fleur donne un petit fruit rouge, carré, et qui a la forme du bonnet porté par les prêtres; on l'appelle autrement fusain, — On dqnne aussi le même nom, en termes de guerre et de fortification, à un dehors ou pièce détachée qui a deux angles rentrants et trois saillants, et qui est presque comme une double tenaille, si ce n'est que ses côtés sont en queue d'aronde, au lieu d'être parallèles, et occupent moins de terrain en dedans, c'est-à-dire vers la gorge, qu'ils n'en occupent du côté de la campagne. —On appelle bonnet-carré une espèce de foret à quatre ailes. —On a donné aussi le nom de bonnet-d'Hippocrate à une espèce de bandage pour la tête ou de capeline à deux chef^ pour les écartements des sutures. —Enfin, le mot de bonnet était usité autrefois dans certaines académies ou maisons de Jeu pour désigner une somme gagnée par des moyens illicites, et l'on appelait bonneteurs ceux qui exerçaient leur industrie en ce genre, pour les distinguer des autres filous.— maintenant, si nous passons du sens propre au sens figuré, nous trouverons le mot Bohnst employé dans une fOule d'acceptions : on dit, par exemple, que janoter a trois bonnets, pour dire qu'il faut avoir soin de bien se couvrir la tête pendant les firoids. Le précepte d'Hippocrate, qui veut que ce soient 1^ pieds que l'on s'attache à tenir

chauds, nous semble encore plus sage. Donner, prendre, ou quitter le bonnet, c'est recevoir quelqu'un docteur, entrer au barreau ou sortir du barreau, prendre ou quitter la profession d'avocat. Mettre la main au bonnet se dit pour saluer; c'est ce que font les enfants, dont le bonnet est ordinairement attaché, ou les militaires, parmi lesquels cette formule de salut est plus spécialement consacrée. On dit quelquefois aussi mettre la main au bonnet pour dire se disposer à mendier. Opiner du bonnet, c'est s'en référer à l'opinion de son voisin, ou indiquer par un signe qu'on est de l'avis du préopinant, sans prendre la parole, sans rien dire pour motiver cet avis. Selon Bucange, cette façon de parler vient de ce qu'autrefois, dans plusieurs couvents, les anciens opinaient de la voix, tandis que les Jeunes, par respect et par déférence pour leur avis, s'empressaient d'y adhérer en s'inclinant et en portant la main à leur couvre-chef comme pour saluer. On dit qu'eue affaire a passé du bonnet pour indiquer qu'elle a été décidée tout d'une voix, à la m^orité, sans opposition ni contestation aucune. Jeter son bonnet par-dessus les toits ou par-dessus les moulins, c'est prendre bravement son parti d'une affaire désagréable ou honteuse, c'est en quelque sorte Jeter un défi à l'opinion et la bsaver. Chausser son bonnet, mettre son bonnet de travers, avoir la tête près du bonnet, sont des expressions analogues, applicablesà tout homme chagrin, quinteux, colère, opiniâtre, et partant difficile à vivre. On dit souvent aussi d'un tel homme qu'il est triste comme un bonnet de nuit, et dans le sens contraire, quand on veut parler de personnes qui sont de facile composition et qui se rangent volontiers à l'avis d'autrui, on dit de ces personnes, selon le nombre de celles qui s'accordent ainsi entre elles : ce sont deux tètes, trois têtes, etc., dans un bonnet. On dit quelquefois : j'y mettrais mon bonnet, couune on dit, avec moins de réserve et de prudence : je parierais ma tête, pour affirmer une chose et témoigner qu'on la regarde comme certaine. Prendre quelque chose sous son bonnet, est, au contraire, hasarder une proposition ou une chose sans fondement, et présenter comme réel ce que l'on a tiré de son Imaginative. On dit quelquefois encore qu'il y a phis sous le bonnet d'une personne qu'on ne le croirait, ou qu'il n'y parait, pour dire qu'elle a plus d'esprit, de science ou de malice qu'on ne sertit porté à lui en attribuer. Il va sans dire que nous préférerions l'une de ces deux dernières imputations à l'autre de hi part de nos lecteurs. X.

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BONNfiTISH, nom par lequel on désigne les personnes qui Tendent et font fabriquer divers articles d'habillement en coton et en laine. Ce ne sont pas seulement des bonnets , comme le nom sei^ible le faire entendre, mais des bas (il y avait jadis des chaussetiers), des gilets avec ou sans manches, des caleçons, etc. Tous ces objets d'ailleurs se font au moyen du métier à bas (iHitXOf €( cette industrie a été portée dans ces derniers temps au plus haut degré de perfectiod, sous le double rapport de la bonne exécution et du très-bas prix des produits. On fait maintenant des métiers à tricoter circulaires qui sont moins dispendieux que les anciens métiers et avec lesquels on fait beaucoup plus d'ouvrage. f^(>r. Bas (fabricant de). F. Ratikr.

BONNETTES, en termes de marine, sont de petites voiles qu'on attache au bas des grandes quand il fait beau temps, ou quand il fait trop peu de vent, pour aller plus vite. Les bonnettes wailléeê sont celles qui servent à allonger les basses voiles; elles s'attachent soit à des anneaux, soit à des maiUes ou œillets qui sont en bas. Les bonnettes à étui, nommées aussi coutelas, s'abattent à chaque extrémité de la grande vergue sur des pièces de bois appelées boute-dehors, en sorte qu'elles régnent le long des côtes de la grande voilé, et servent à l'élargir et à faire prendre plus de vent. Enfin, les bonnettes lardées sont de petites voiles piquées avec du fil de voile et lardées d'étoupe, dont on se sert pour boucher une voie d'eau lorsqu'elle se trouve dans un endroit du vaisseau qu'on ne peut pas mettre à découvert.

BONNEVAL (Ciaudi-Alixandri , comte oi), naquit le 14 juillet 1675, à Coussac, en Limousin, d'une ancienne et illustre famille, qui tenait à la maison de France par celles de Foix et d'Albret. Sa vie est un roman qu'il s'est plu à retracer dans ses Hémoires. L'impétuosité et l'inconstance de son caractère étant incompatibles avec l'étude, il sortit à douze ans du collège des jésuites, pour entrer dans la marine royale, où il fut promu peu de temps après au grade d'enseigne de vaisseau. Dieppe, la Hogue et Cadix furent témoins du courage de ce jeune officier. En 1698, quelques mécontentements l'engagèrent à passer du service de la marine dans le régiment des gardes : ce régiment était alors une école de plaisir, ou plutôt de libertinage, car le comte de Bonne val avoue franchement, dans ses Hémoires , qu'il y tira , à l'aide de sa bonne mine, 15 mille francs au moins d'une jeune dame, épouse d'un riche fournisseur. A l'époque de la guerre de la succession d'Espagne, en 1701,

ayant obtenu le régiment de Labour, il se dis* tingua à la campagne d'Italie. Catinat, Vendôme, le maréchal de Luxembourg, et plus tard le prince Eugène, faisaient le plus grand cas de sa valeur et de ses talents militaires, dont les plaines de Fleurus, les remparts de Namur et Nerwinde furent le théâtre. Il contribua au succès de la bataille de Luzzara. Le prince Eugène lui dit depuis que dans cette affaire il lui avait arraché la victoire des mains. Halheureusement pour lecomtedeBonneval, sa langue n'était pas moins tranchante que son épée : elle aVait offensé mortellement le ministre Chamillard, qui le fit condamner par un conseil de guerre à la peine capitale, comme traître et concussionnaire : Bonneval était alors passé de l'Italie en Allemagne, où il portait les armes contre la France, élevé déjà, par la protection du prince Eugène, au grade de général-major. Sous les drapeaux impériaux, il porta le fer et la flamme en Provence et en Dauphiné, non content d'avoir, les années précédentes, versé le sang français dans les places fortes de l'Italie. En 1708, il fut chargé de mener contre le pape Clément XI un corps de troupes pour soutenir les prétentions de l'archiduc Charles. En 1710, 171 1 et 1712, il fit plusieurs campagnes sous le prince Eugène. Après la paix d'Utrecht, amenée par les victoires rapides du maréchal de Villars, que le comte nomme l'Achille français, Charles VI, successeur de l'empereur Joseph I«r, le fit, en récompense de ses services, lieutenant général et membre du conseil aulique. La guerre de l'Autriche contre la Turquie venant d'éclater, le prince Eugène fut mis à la tête de l'armée de Hongrie. Ce fut en partie à la valeur de Bonneval qu'il dut le gain de la fomeuse bataille de Péterwaradin, où ce dernier, le flanc ouvert par une lance, foulé aux pieds des chevaux, faisait encore tCte à l'ennemi avec dix des siens, qui l'arrachèrent du milieu des janissaires. J. B. Rousseau, à ce sujet, a illustré son ami par une belle strophe de son ode au prince Eugène.— Les mobiles destinées du comte ne pouvaient se fixer ; une circonstance légère les fit changer tout à coup,la voici : un soir, au mois de juillet, la femme du jeune roi d'Espagne s'était, dit-on, promenée en déshabillé dans ses jardins avec deux de ses femmes, et, grand scandale pour ces temps, s'était baignée dans une des pièces d'eau de son palais. Prié, gouverneur de Bruxelles, son épouse et ses filles, interprétèrent, commentèrent même malicieusement la promenade nocturne de la jeune reine. Pour ceux qui sont curieux de connaître l'état de la société d^alors, voilà un des jolis propos que tint

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