‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 47 sur 63 · BOO · texte numérisé non relu

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dans l6« igliiei grecque fi romaine. Cette analogie eetse d*étonner lorsqu^on réfléchit que le diristianisme a pris naissance en Orient et en a emprunté beaucoup d*usages, en les appliquant à un culte bien différent de ceux de I*Asie.

Bans les temps où la presse n*é(ait pas libre, les écrivains philosophiques du xtiii» siècle ont quelquefois désigné sous Tallégorie de la classe des bonzes le^slergé latin ; mais pour cela ils ont dénaturé le caractère des bonzes, en les représentant comme étant éminemmetot persécuteurs. L'intolérance n*est pas en général leur défaut ; à la vérité ils sont persuadés de la divinité de leur culte et de leurs dogmes et Ils pensent peu avantageusement des peuples qui pratiquent d*auires religions; mais en même temps ils ont cette quiétude et cette insouciance qui ne permettent pas que Ton fbrce les autres à penser comme nous. Ils ont du dédain pour les autres religions, et n*ont pas de la haine pour ceux qui les pratiquent; les poursuivre serait d*ailleurs une tâche trop pénible pour eux. Bu reste ils n*ont pas sur les affaires civiles, et par conséquent sur les habitants d*un État, cette autorité que le clergé a souvent eue dans les Étais chrétiens.- DirFino.

BOOLEN ou BoLiTH (Aimx as), seconde femme du roi d^Angletare Henri YIII, flile de sir Thomas Boleyn, et petite-fille, par sa mère, du duc de Norfolk. L*année de sa naissance est tantôt placée en 1S07, tantôt en 1600 et 1499. Lorsque Marie, scBur de Henri Vin et fiancée de Louis XII, partit poui^ la France, elle emmena Anne de Booîen au nombre de ses femmes d*honneur. Ou nMgnore point que Louis XII, déjà épuisé, mourat peu de temps après avoir épousé la Jeune princesse anglaise et que celle-ci retourna auprès de son Arère. Anne de Boolen avait pris goAt à la joyeuse cour de France : elle entra successivement'au service de la reine Claude et de la duchesse d*Alençon, Tune femme, l'autre sœur de François I*', qui offrit, à ce qu'on prétend, ses hommages à cette Jeune Anglaise, dlsUnguée par son esprit et sa beauté au milieu d'une cour Jeune, belle et spirituelle. En 1595 où 1637, elle retourna pourtant en Angleterre et devint dame d'honneur de la reine Catherine , qu'elle étaK destinée à supplanter bientôt. Henri YIII, épris d'Anne qui revenait de l'école de Marguerite de Yaiois, ne put attendre que son divorce, refusé par l'Église romaine, fftt prononcé par le complaisant Cranmer. En 1632 il épousa en secret Anne de Boolen, après l'avoir provisoirement élevée au rang de comtesse de Pembroke. Après quoi Cranmer, s'appuyait des décisions du clergé

anglican, désormais irrévocablement séparé de l'Église romaine, déclara nul le mariage du roi avec Catherine d'Aragon. Anne fut couronnée solenneUement à Westminster, et l'année suivante elle donna le Jour à Elisabeth. Sa feveur fut de courte durée ; supplantée à son tour, dans le ccBur d'un époux sensuel et volage, par une rivale plus heureuse, par Jane Seymour, elle passa du lit royal dans la tour de Londres, se vit accusée, citée devant un jury de pairs, et condamnée à mort par 20 Juges, le 17 mai 1586, pour crime d'adultère commis avec un musicien Smeaton, auquel on fit confesser, par les tortures, qu'il avait joui des faveurs de la reine. Anne de Boolen fut exécutée le 19 mai 1556, après avoir racheté par les élans sublimes de ses derniers moments une vie sans doute entachée de légèreté. Elle s'était Jetée à genoux devant la femme du lieutenant de la tour : « Allez vers la princesse Marie (fille de Catherine), lui dit-elle, et demandez-lui pardon des maux que j'ai appelés sur sa tète et sur celle de sa mère. » Sou message au roi respire ce noble orgueil qui sied si bien à une femme indignement outragée : «Grâces vous soient rendues, lui dit-elle; de « femme privée vous m'avez faite comtesse, puis « reine, et, ne pouvant m'élever plus haut en ce « monde, vous m'envoyez prendre place parmi « les saints du paradis. » L. Spach.

BOOTÉS. Cest une constellation boréale, qui dans le firmament simule à peu près un pentagone au nord-est de l'arcture ; elle vient après la grande ourse, en descendant du pôle. Les astronomes, eu égard à la perfection toujours . croissante des télescopes, ont multiplié le nombre des étoiles qui la composent d'après leurs découvertes nouvelles dans les profondeurs du ciel; le catalogue de Ptolénée l'avait fixé à 25 étoiles, Flamsteed la porta à 56, et depuis on le fit monter à 70. Cette constellatipn est remarquable par une étoile magnifiqne, l'arcturas ou la queue de l'ourse. On y admire encore une des étoiles appelées doubles en astronomie, parce qu'en apparence elles sont si rapprochées qu'elles semblent Jumelles. X.

BOOZ. ^0/. Rvn.

BOPF (FiAUçois), oéltiwe linguiste allemand, naquit à Mayence en 1791, et reçut son éducation scientifique à Ascbaffenbourg où ses parents avaient suivi la cour de l'électeur de Mayence. Ce furent particulièrement les écrits de Windischmann qui inspirèrent à M. Bopp le goût des littératures orientales. Après avoir fait des études préparatoires, il vint, dans l'automne de 1812, à Paris, Où il se livra parUcuMèrement à

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