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celle des langues indiennes. Il n*en continua pas moins de cultiver Tarabe et le persan qu'il avait déjà commencés, et bientôt il trouva, dans de Chezy et dans MM. Sylvestre de Sacy et Auguste- GuiUaume Schlegel, des amis et des protecteurs qui le guidèrent dans ses recherches. Un petit secours en argent que lui donnait annuellement le roi de Bavière, le mit à même de passer cinq années à Paris, et quelque temps à Londres' et à Gœttingue, uniquement occupé de ses études favorites. Après son retour en Allemagne, il fut nommé professeur de langue sanscrite à Tuniversité de Berlin. On a de M. Bopp : !<> Le ^sième de la conjugaison du sanscrii, comparé avec celui des langues grecque, latine, pef' sane et germaniques, suivi de la traduction de quelques épisodes de poèmes indiens, Francfbrt-sur-le-Mein, 1826, 1 vol. in-4o (en allemand); 30 Srimahâbharate Nalapakhajanam, ou iValus, Carmen sanscriticum, e Mahabharato; edidit, latine vertit et adnol, illustr, Fr. Bopp (3« édit., Berlin, 1833) ; S» ^stéme de la langue sanscrite, Berlin, 1837, 1 vol. in-4o (en allemand); 40 Indralokagamânam, c'est-à-dire, le voyage d'Ardjouna au ciel d*Indra et autres épisodes du Masabsarah, publiés pour la première fbis dans la langue originale et accompagnés d'une traduction en vers allemands et de notes, ibidem, 1834; Diluvium, cum tribus aliis Mahabharati episodiis (Berlin, 1839); 5» Qlossarium sanscriticum , ibidem, 1830, 1 vol. in-4o; 6» Grt^mmatica critica linguœ sanscritœ, ibidem, 3« édit., 1833, 1 vol. in-8»; 70 Grammaire comparée des langues sanscrite^ Mend^ grecque, latine, lithuanienne, gothique et allemande, ibidem, 1833, 1 vol. in-4o (en allemand). Coiiv. Lix.
BORA (GATHBRUfB db), femme de Luther, naquit en 1499 d'une famille saxonne, et mourut à Torgau en 1553, dans une situation de fortune voisine de l'indigence, quoique Luther l'eût instituée légataire universelle de ses biens. Walch a écrit son histoire (Halle, 1751). Fi^, Lu-
THBH. S.
QORACITE. Nom donné primitivement à la magnésie boratée native, dont on trouve des cristaux disséminés dans le calcaire gypseux du mont Kalkberg, près de Lunebourg, ainsi que dans le Holstein. Cette substance, que l'on a longtemps considérée comme un sel triple d'acide borique, de magnésie et de chaux, a été reconnue par Yauquelin comme ne contenant qu'accidentellement du carbonate de cette dernière base uni au borate de magnésie. Db..z.
BORAN^, Borani, peuples scylhes, qui
avaient, dit-on, leur habitation auprès du Da» nube. Sous le règne de Yalérien, ils envahirent la Golchlde et vinrent mettre le siège devant Pithyonte. Repousses avec une perte considérable par Successianus, ils s'enfuirent dans leur pays ; mais bientôt ils reparurent avec des forces nouvelles, et, en l'absence du général qui les avait battus, ils ravagèrent le pays et pillèrent les villes de Pithyonte et de Trapézonte.
BORAX (de l'arabe baurach). On appelle ainsi une substance saline, formée d'acide borique et de soude, et que l'on désigne encore par les noms de tinkal, chrysocolle, sel de Perse, soude boratiè, borate de soude, avec excès de base, sous'borate de soude, etc. Ge sel, qui existe ea dissolution dans les eaux de certaines sources et de quelques lacs, et que l'on rencontre aussi en gros blocs, soit dans le fond, soit sur les bords de ces mêmes lacs, se trouve au Pérou, en Transylvanie, en Saxe, en Perse, dans la Tatarie, en Ghine, à Geyian, et particulièrement dans l'Inde. Le commerce nous l'offre sous trois états : 1» à l'état brut ( c'est celui qui nous vient de l'Inde ou du Thibet) ; 3» à l'état de borax demi-raffiné (c'est celui que les Ghinois nous expédient); 30 enfih à l'état de borax purifié (ce dernier est fourni par les manufactures de France, de Hollande, d'Angleterre, d'Allemagne, etc.). — Le borax brut est en cristaux tantôt petits et trèsnets, tantôt très-gros et arrondis sur leurs angles et leurs arêtes : dans l'un et l'autre cas, mais surtout dans le premier, ils sont recouverts oa même agglutinés par une matière de nature savonneuse, que l'on s'accorde généralement àconsidérer comme le produit de la combinaison de la soude en excès avec le beurre ou la graisse dont on enduit les cristaux pour les empêcher de s'effleurir. — Pour purifier le borax , pour détruire cette matière grasse qui le colore et le salit, on le place dans un grand creuset ou dans un four, puis on le soumet pendant quelque temps à une chaleur rouge : par ce traitement, on le transforme en une masse vitreuse que Ton fait dissoudre dans l'eau bouillante ; le soluté est filtré, évaporé et abandonné à lui-même pour que le sel puisse cristalliser par le refroidissement. Toutefois, ce raffinage du borax brut n'est pas aujourd'hui le seul moyen d'obtenir le sousborate de soude purifié : en effet, il existe en Toscane des lacs dont l'eau tient en solution de Vacide borique, en proportion assez considérable pour qu'on puisse l'en retirer avec avantage, et cet acide sert à fabriquer chez nous le borax de toutes pièces. Nous sommes redevables de cette nouvelle branche d'industrie à
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MM. Cartier et Payen, de Paris, et à M. Jacob, «le Marseille. Cette fabrication, qui nous exempte d*un tribut que nous payions à Tétranger, est d*une très-grande simplicité : il s^agit seulement de saturer Tacide par un excès de sous-carbonate de soude, à Taide d*une quantité d*eau déterminée et du calorique, puis de foire évaporer et cristalliser convenablement. —Le borax ainsi obtenu est demi-|ransparent; sa forme est celle d*un prisme bexaèdre comprimé et terminé par des pyramides trièdres ; il est inodore et d*une saveur styptique et alcaline. Cbauffé, il fond dans son eau de cristallisation, puis il se boursoufle et finit par se dessécher; à une température plus élevée, il éprouve la fusion ignée, et prend Tapparence d^un verre blanc, transparent, qui, coulé sur une table de marbre, s*y solidifie, et constitue le produit particulier connu sous le nom de bàraw vitrifié» Il s*efiBeurit légèrement à Tair; il se dissout dans six cent parties d*eaa ftroide, et dans deux seulement d*eau bouillante. Itis en contact avec le sirop de violette, il en fait virer la couleur au vert. — Ce sel, qui jouit de la propriété de se colorer diversement lorsqu^on le fond avec certains oxydes, est employé dans leur analyse et pour leur réduction ; il est surtout mis en usage pour souder les métaux, dont il facilite beaucoup la fusion. On s*en sert aussi pour fabriquer les difiFérents borates dans les laboratoires de dhimie, et pour appliquer Tor et les couleurs dans la peinture sur porcelaine. •Enfin, en médecine, on Fa prescrit autrefois comme réfrigérant ou calmant; et maintenant on remploie parfois avec un grand succès contre' quelques affections cutanées chroniques. P. L. COTTBRXA.U.
BORBORYGME, en latin borborxgmus, et en grec borbarygmos, fait de borborûzo (produire un bruit sourd), est une espèce d^onomatopée, par laquelle on indique en médecine le bruit que font Pair et les gaz contenus dans Tabdomen et les intestins; ce qui a lieu quelquefois chez les personnes en bon état de santé, mais arrive plus fréquemment néanmoins et plus habituellement chez les individus malades. Les borborygmes sont, en général, le symptdme ordinaire des indigestions, des coliques, des a£Fections bypochondriaques et hystériques, et annoncent souvent de rembarras dans le conduit intestinal; ils dépendent des mêmes causes et demandent les mêmes remèdes, particulièrement les carroinatifs. X.
BORD. Ce mot nous vient du Nord; il est allemand et danois, il est aussi anglais et hollandais, car PAnglais dit board et le Hollandais boord. Il
signifie planche. Une métonymie a fait de la planche le côté ou bord d*un vaisseau, une synecdoque a fait du côté le vaisseau lui-même. Quand on dit : Je vais à bord de tel bâtiment^ on fait donc un trope. Tout est figuré dans la langue maritime, tout est poétique; le métier de la marine est, comme sa langue, riche de poésie, même dans ce qu*il y a de plus strictement positif. Les vaisseaux très-hauts sur l^eau, ayant plusieurs ponts, sont appelés bâtiments de haut bord; les petits navires ont pris, par opposition, le nom qu*on ne leur donne presque plus maintenant, de bâtiment de bas bord. Sous Tempire on avait formé des régiments de matelots, numérotés, ayant des aigles, des colonels, etc., sous le nom d'équipages de haut bord; ils étaient destinés aux armements des flottes impériales. Aujourd'hui il n*y a plus de régiments, mais des compagnies sous le nom de compagnies des équipages de ligne.
Les côtés (bords) de navire ont dû être distingués par droit et gauche ; de là tribord «t babord» Tribord signifiant le bord de droite, on en a conclu qu'il venait de dextribord , d'autant plus qu'on a longtemps dit stribord, et dans la Méditerranée estribord. La vérité est que stribord est un composé de deux mots des langues du Nord : bord et styr. Styr en danois, et ses analogues, allemand, hollandais et anglais : stuerj steuer et steer, veulent dire modération, gouvernail, gouverner. Le côté du gouvernail a donc été stxrbordy stuerbord, sluurbord et starbord, d'où nous avons eu stribord; les Espagnols ont fait de là aussi estribordo et les Portugais estibordo. Bâbord vient de bord, joint à back ou bak, qui signifie en bas allemand et en hollandais Vavant, le gaillard d'avant. Ainsi, stribord c'est le côté du gouvernail, de l'arrière où est placé le gouvernail; bâbord c'est le côté de l'avant. Comment le côté de l'arrière est-il devenu le côté droit, et celui de l'avant le gauche? C'est que les ofiBciers sont logés à l'arrière et les matelots- à l'avant; or la droite appartient aux ofiBciers et la gauche aux matelots; d'ailleurs cette transformation est ancienne, car on trouve stribord dans la langue maritime du milieu du XVI* siècle. Bu bord saxon, les Italiens, les Portugais et les Espagnols ont fait borda; nous, nous avons fait bordages pour nommer les planches qui servent à recouvrir le bord ou côté du navire. Placer les bordages, c'est border le bâtiment. Mettre les avirons (rames) sur le bord d'un canot, c'est border les avirons; étendre une voile à l'aide de cordages attachés à son bord inférieur, c'est border la voile. On voit
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qu'ici nous sommes loin de la première signification du mot bord; mais bord étant devenu côté, la limite du côté a été aussi le bord, le rebord, etè. Le bord de Teaii et le bord de la voile descendent de la même origine que le bord et les bordages : c*est une race saxonne qui s*est faite européenne. Fqy. BoBi»iB. A. Jal.
BORDA (Jiiui-CHABLSs), né à Bax en 1735, mort à Paris en 1799, entra de très-bonne heure au service et fit la campage de 1757 comme aide de camp du maréchal de Maillebois. Divers mémoires d'analyse et de physique mathématique lui avaient déjà valu le titre d'associé de TAcadémie des sciences. Plus tard il quitta le service de terre pour la mariné et fut embarqué avec Plngré, en 1771, sur la ftrégate la Flore, en qualité de commissaire de l'Académie pour l'examen des montres marines. £n 1776 il fut chargé d'un grand travail hydrographique, ayant pour objet de relever les positions des lies Canaries et d'une portion des côtes d'Afrique. Nommé majorgénéral de la flotte du comte d'Estaing, dans la guerre d'Amérique, il eut en 1789 le commande* ment du Solitaire, vaisseau de 74 canons, en croisière sous le veut de la Hartinique. Forcé de se rendre, après un combat glorieux, il fut emmené prisonnier en Angleterre et de là revint en France sur parole. Cette vie agitée ne l'avait pas empêché de réaliser, en 1777, sa principale invention, celle du cercle répétiteur à réflexion. Le célèbre astronome Tobie Hayer avait déjà publié à Londres, en 1767, la description d'un cercle répétiteur à réflexion, mais sujet à des inconvénients que ne présentait pas la méthode de Borda. Celui-ci ne tarda point à appliquer aux cercles ordinaires, destinés aux usages terrestres et astronomiques, le principe ingénieux de sa méthode, qui consiste à atténuer indéfiniment le résultat des erreurs de mesures, en les faisant porter non sur l'arc simple qu'on veut mesurer, mais sur un grand multiple de cet arc. Pendant longtemps les savants français ont regardé le principe de Borda comme une vérité mathématique, à l'aide de laquelle l'homme parvenait, en quelque sorte, à s'affranchir des imperfections inhérentes aux organes des sens et aux instruments qui leur servent d'auxiliaires. Aujourd'hui, à l'étranger surtout, on parait convaincu que la méthode de répétition n'a pas en. pratique les avantages que semble lui assigner la théorie, et on l'a abandonnée dans lés recherches astronomiques les plus précises. Ce n'est j>as à dire pour cela que les cercles répétiteurs ne puissent encore conserver la prééminence sÉr les autres instruments, dans les observations ordinaires.
n n'est guère de partie de Pastronomie naotique qui ne soit redevable à Borda d'un perfec* tionuement ou d'une méthode nouvelle. Ses tnh vaux, comme physicien, n'ont pu eu moins d'importance. Il prit la part la plus active à la grande opération de la mesure du méridien entre Dunkerque et Barcelone, pour l'établisse* ment du nouveau système métrique. Il inventa à cette occasion ses procédés pour la mesure des bases géodésiques et pour la. réduction des ob* servatious du pendule, travaux qui ont servi de point de départ aux recherches des physiciens contemporains sur ces importantes qùestioni«
Les ouvrages de Borda, imprimés séparément» sont les suivants : l» Fourage fait par ordre dm roi en 1771 et 177S, en divereee parties de l'Surope et de l'Jmèrique, etc., Paris, 1778, S vol. in-4<»; 2« Deecriptions et usagée du cercle de réflexion, Paris, 1787, in-4<»; So Tablée trigonométriques déoimalee, Paris, 1804, in-4«. Ce dernier ouvrage, complété et publié par De* lambre, a bien perdu de son utilité maintenant que l'innovation de la division décimale du cercle a définitivement échoué. A. Covinot.
BOKDAGB, fait de bord, exprime, en termes de marine, les planches qui couvrent les membrures du navire en dehors j celles du dedans s'appellent vaigree {marginum navie conêtructio). L*épaisseur des bordages va graduellement en diminuant depuis la préceinte Jusqu'à trois ou quatre pieds au-dessous de la flottaison; de cet endroit jusqu'à la quille l'épaisseur resta hk même : les premiers sont bordage de diminution, les autres sont bordage de point. Le bordage qui est encastré dans la rablure de la quille est dit le gabord, celui qui le touche est le rtbord. Le bordage, devant se ployer aux formes du vaisseau, doit être contourné suivant la place qu'il est destiné à occuper) on le dompte au féu ou à l'étuve, dans la vapeur de l'eau bouillante} le premier procédé est le meilleur pour les vaisseaux de médiocre grosseur. — Boibaob , en termes de coutume, était un droit seigneurial, dû sur une borde, loge, hôtel ou maison baiUée, pour faire les.vils services du seigneur, laquelle ne pouvait être vendue, donnée ni engagée par les Boaniias ou débiteurs de ce droit : yectigal clientelariê casœ. X*
BORDEAUX , cheMieu du département de la Gironde et ville considérable de France (à 153 lieues et demie S. 0. de Paris, lat, K. 44» 50', long. 0. 3o 54'), qui s'élève avec magnificence en demiHïercle sur la rive gauche de la Garonne. On y passe ce fleuve sur un pont, sans contredit l'un des plus beaux de l'Europe; il a 17 arches
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€t 580 mètres (1785 pieds) de Iods. Située à une petite distauce de Teiuboucbure de la Garonne, a?ec un port vaste et commode, communiquant avec la Méditerranée par le canal du Languedoc et avec les départements limitrophes par la Gironde et la Dordogne, il est difficUe d*imaginer une ville plus favorablement placée, sous le rapport commercial, que celle de Bordeaux : aussi son commerce s*étend41 à toutes les parties du globe. On en exporte, outre les produits de ses fabriques, une grande quantité de vins renommés, provenant tant de son territoire que du Languedoc, du Quercy, du Périgord, du Roussillon, de l'Srmitage, de Frontignan, de Béziers et d*Sspagoe, etc.; des eaux-de-vies d^Armagnac et du pays; du cbanvre, de la résine, du liège, desgrains,des fàrine6,des prunes, toutes les productions du centre et du midi de la France, etc. Les Anglais, les Belges, les Hollandais, les Danois et les Suédois y importent du charbon de terre, de rétain, du plomb,4u cuivre, du bœuf et du saumon salés, des articles d*épicerie et de droguerie, de la mâture, du goudron, des bois de construction, du mcrrain, etc. Les retours de TAmérique et de ses îles se font en sucre brut et blanc, café, coton, tabac, indigo, rocou, cacao et liqueurs.
Cette ville, appelée très-anciennement et peutêtre par les Celles Burdigala, reçut encore des Bomains,qui s*ils ne Tout fondée Tont du moins beaucoup agrandie, le nom de DUurigum f^tviscorum ctt7f/a«(BiTiJBiGES). Au v» siècle elle passa sous la domination des Yisigoths, puis sous celle des rois francs (vox* Aquitains). Ravagée par les Sarrazins au viii« siècle et au ix« par les Normands,^elle fut réunie au duché de Guienne. Par le mariage d*Éléonore, fille du dernier duc, avec Louis VU, roi de France, la Guienne fut momentanément réunie à la couronne. Mais le roi ayant malheureusement fait prononcer son divorce avec Êléonore, en 1153, cette princesse épousa Henri, duc de Normandie, qui monta plus tard sur le trône d*Angleterre, et Bordeaux tomba ainsi au pouvoir de cette puissance, à laquelle la Guienne ne fut enlevée que sous Charles VII. Florissant et heureux jusqu'au moment de la révolution de 1780, Bordeaux éprouva depuis toutes les vicissitudes inséparables de rétat de guerre, surtout pour une ville maritime.
C'est le lieu natal d^Ausone, de Saint-Paulin, de Montaigne et de Berquin. Montesquieu était Dé à deux lieues de la ville. Les environs sont agréablement diversifiés par un grand nombre de jolies maisons de campagne. Sa population est de près de 100,000 habitants. J. Màc Carthy.
BORDEAUX (ViifSDB). Le département de la Gironde, qui produit les vins bordelais, est un des plus riches en vins ; les vignobles y occu-* paient, en 1839, 140,000 hectares, c'est-à-dire le 5« de toute la surface du département. Bn gros on peut évaluer le produit de la vendage an» nuelle dans les divers arrondissements ainsi qu'il suit:
toaneaux.
Arrondissement de Blaye 40,000
' — — — LilK>urne. . . . 60,000
— — — La Réole. . . . 35,000
— — — Baiâs 10,000
— — — Bordeaux. . . . 85,000
— -- — Lesparre. . . . 90,000
Total. . . . 250,000
M. A. Julien compte, année moyenne, 9,500,000 hectolitres qui reviennent à un peu plus de 350,000 tonneaux. En déduisant de ce dernier nombre le déchet et la consommation du pays, on obtient environ 900,000 tonneaux comme étant la quantité livrée annuellement au com* merce. On compte à peu près 80,000 propriétaires de vignes; un capital de plus de45 millions de francs est absorbé par les frais de la culture* Ces avances sont remboursées avec grand bénéfice par la vente du vin, surtout des bons crus. Une barrique des premiers crus d'une bonne vendange coûte à Bordeaux au delà de 1,300 francs; les marchands en Angleterre la vendent presque le double. L'arrondissement de Bordeaux est, des 0 arrondissements de la Gironde, celui qui fournit; non-seulement le plus de vins, mais aussi quelques-unes des meilleures qualités; car c'est en partie dans cet arrondissementqu'on récolte les vins de Médoc, quoique le f6rt de Médoc soit situé dans l'arrondissement de Lesparre. Le vin de Médoc jouit de la première réputation parmi les vins bordelais. « Cette liqueur délicieuse, parvenue à son plus haut degré de qualité, dit M. Frank, doit être pourvue d'une belle couleur, d'un bouquet qui participe de la violette, de beaucoup de finesse et d'une saveur infiniment agréable; elle doit avoir de la force sans être capiteuse, et animer l'estomac en respectant la tète et en laissant l'haleine pure et la bouche fraîche. » Toute la vendange du Médoo est évaluée de 31,000 à 38,000 tonneaux. On distingue le liaut Médoc, le derrière du haut Médoc et le bas Médoc. C^est dans celui-ci qu^on récolte les vins de Chateau-Latour et de Cho' teau-Lafitie» L'arrondissement de Bazas produit les vins blancs excellents de Bonnee et de Sauterne. Aux environs de Libourne on récolte le vin de Saini-Émilion; mais les 2,500 tonneaux
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de vin de ce nom qu^on expédie par an au dehors ne peuvent tous venir des vignobles de Saint-Émilion qui ne sont guère considérables. Dans les arrondissements deBlaye et de la Réole, il n'y a que des vins ordinaires ; ils se consomment en grande partie dans le Bordelais même. Bans le commerce, les vins du département se divisent en 4 classes, savoir : vins de Médoc, de Haut-Brion , de Saint-Émilion et de Grave; et dans ces classes on regarde comme les meilleurs, parmi les vins rouges, ceux de Lafitte, Latour, Cbâteau-Margaux et Haut-Brion, et, parmi les Tins blancs^ ceux de Barsac, Sauterne, Pregnac, Pontac, Saint-Bris et Langon. On divise encore tous les vins bordelais en vins de Grave ou de gravier 9 c'èst-ài-dire cultivés dans un terrain graveleux, et vins de Palud, provenant d*un soi un peu humide.
La ville de Bordeaux a le dépô£ de tous ces vins; dont la plus grande partie est destinée à Texportation par mer : au quai des Chartrons on voit de vastes magasins dans lesquels les vins bordelais sont préparés et mêlés suivant le goût des pays pour lesquels on les destine et suivant la longueur des trajets qu'ils ont à faire; on mute ou soufre plus ou moins les tonneaux, on colle les vins en grand, enfin on les renforce pour les nations qui préfèrent les vins forts. Quant aux vins médiocres, on les distille ou on en fait du vinaigre. La réputation des vins bordelais est faite depuis plusieurs siècles ; cependant celle des crus n*a pas été toujours la même. Ainsi le Médoc était peu estimé autrefois, tandis que Ton faisait grand cas du vin de Bourg qui n*est guère connu aujourd'hui. Deppiug.
BORDEAUX ( Heiiri-Ch ARLES - Ferdin Aif d-M a- RiE-DiEUDoifFft D*ARTOIS, duc de), fils posthume du duc de Berri, mort assassiné à Paris au moment où la nouvelle grossesse de sa femme, Caroline-Ferdinande-Louise, princesse des Deux- Siciles, était encore un secret, naquit le 29 septembre 1820. Sa naissance, qui eut lieu dans un moment où la duchesse était seule et où toutes les lumières étaient éteintes dans son appartement, donna lieu aux bruits les plus étranges et les plus dénués de fondement {vox» Berri). Il fut appelé par les royalistes Venfant du miracle, et par le corps diplomatique, qui alla complimenter la mère, Venfant de l'Europe, et confié par Louis XYIII, dont cet événement charmait les vieux jours, aux soins de M»» la duchesse de Gonlaut, qui fut nommée gouvernante des enfants de, France, et qui remplit dignement ces fonctions difficiles et délicates. Ses élèves lui vouèrent et lui conservent un ten-
dre attachement. Dès sa première enfonce, le duc de Bordeaux donna des preuves d*un bon cœur^t fit voir d*heureuses dispositions que Tâge, dit-on, développe de plus en plus. Il avait 5 ans lorsque le duc Mathieu de Montmorency . fut nommé son gouverneur ; mais celui-ci étant mort en 1827, il fut remplacé par le duc de Rivière qui mourut aussi peu de temps après avoir été chargé de ces fonctions. Il eut pour successeur, en 1828, le baron de Damas, qui est encore près du jeune prince. En même temps* M. Tharin, alors évêque de Strasbourg et auquel on avait fait une réputation de jésuite et de partisan du mouvement rétrograde, fût nommé son précepteur, mais sans qu'il pût se soutenir longtemps à ce poste.
Le duc de Bordeaux, alors âgé de près de 10 ans, fut Tune des premières victimes de la révolution de 1830 qui expulsa son oncle et toute sa famille. Il passa avec elle en Angleterre et séjourna à Holy-Rood, près d*Édimbourg, jusqu^à cequ^elle alla s*élablir à Prague, en 1831.
Charles X et le dauphin, son fils, ayant abdiqué, après les journées de juillet (le 2 août 1850), en faveur du jeune duc de Bordeaux, celui-ci est considéré par les partisans de la famille déchue comme le seul roi légitime de la France; ils rappellent Henri Y et ont fait frapper des monnaies à son effigie où il porte ce nom ; et, soit par habitude et indifférence, soit par esprit de parti ou par dérision, il lui est même donné par un grand nombre de ceux qui sont loin de lui reconnaître des droits à la couronne de France. Le 29 septembre 1833 les légitimistes ont célébré la majorité du duc de Bordeaux, et beaucoup d*entre eux lui ont prêté serment; à cette époque leurs voyages fréquents ont donné lieu à quelques arrestations. A partir de cette époque, et jusques vers 1840, le duc de Bordeaux a mené à Goritz une vie paisible et silencieuse. Livré exclusivement à ses études et à des exercices d*équitation. Il semblait, aussi bien que toute la famille déchue, se complaire dans Toubli de .rsurope et de la France. Mais une fois ses études finies, on le vit reparaître sur la scène du monde, et Ton put remarquer en même temps une sorte d*agitation chez ses partisans. De ce moment, il se mit à voyager, ce qui attira sérieusement Inattention du gouvernement français. G*est ainsi que le duc de Bordeaux se trouvant à Rome en 1840, Tambassadeur de France adressa au saintpère des représentations qui furent écoutées, et, quelques jours après, le petit-fils de Charles X quittait les États romains, et prenait la route de Naples. En 1842, il fit une chute de cheval
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qui mit un instant ses jours en danger, mais dont il ne lui est resté qu'une faible claudication. G*est surtout depuis la mort du duc d'Orléans (juillet 1843), qu'il semble se donner beaucoup de mouvement. On Ta vu naguère essayer de s'établir en Suisse, sans doute d'après les conseils des légitimistes de France qui ne cessent de nourrir dans le cœur de ce jeune prince les plus grandes espérances. Au mois de décembre 1845, il fit en Angleterre un voyage qui mit en émoi le gouvernement français. Son séjour à Londres fut marqué par les dém<yistraiions manifestes de ses partisans qui, M. de Chateaubriand à leur tète, allèrent en feule lui présenter leurs hommages. C'est à la suite de ce pèlerinage que la chambre des députés de France, dans son adresse en réponse au discours du roi, blâma la conduite des députés qui s'étaient rendus à Londres. On sait que pour cette raison MM. Berryer, de la Eochejaquelein et plusieurs autres donnèrent immédiatement leur démission, mais furent aussitôt réélus. Le duc de Bordeaux semblait vouloir prolonger son séjour à Londres quand la nouvelle de la maladie du duc d'Angouléme le rappela ù Goritz où il arriva à temps pour fermer les yeux de son oncle, mort en avril 1844. C'est alors que le jeune prétendant adressa aux puissances de l'£urope une notification officielle où il proteste contre le changement introduit par la révolution de juillet dans l'ordre de succession à la couronne; il déclare qu'il ne renoncera jamais à ses droits, mais qu'il ne les exercera que quand la Providence l'appellera à être véritablement utile à la France. Jusque-là, dit-il, il est dans l'intention de conserver le titre de comte de Chambord, et de n'en point prendre d'autre.
Pour ceux qui comptent pour quelque chose les décisions du sort et les volontés d'un peuple, le duc de Bordeaux n'est point Henri Y : il n'est qu'un prétendant à la couronne de France, un jeune prince intéressant par des malheurs précoces et innocent des actes que l'on reproche à sa famille. Jt H. Schnitzlbb. (Mod.)
BORDÉE. {Marine.) Décharge de toute l'artillerie d'un bord ou d'un côté du vaisseau. Dans un autre sens, c'est la roule faite par le vaisseau au plus près du vent, en tenant le même bord, c'est-à-dire en présentant le même côté au vent. On appelle généralement bordée la durée d'un quart, soit de nuit, soit de jour, ainsi que la totalité des hommes qui font le quart ensemble. . On dit qu'un équipage court la grande bordée, lorsqu'il est divisé en deux portions égales pour faire le quart, parce que c'est le plus grand nom-
bre d'hommes qu^on emploie à la fois pour ce service, et aussi parce qu'aÉn de faire alterner les quarts, de manière à ce que chaque moitié de l'équipage ne fesse pas toujours les mêmes, on en fait cinq, dont trois de quatre heures, et deux de six dans les vingt-quatre heures : savoir, de midi à six heures du soir, de six heures à minuit, de minuit à quatre heures du matin, de quatre heures à huit, et de huit à midi. Les quarts de six heures, et particulièrement celui de six heures à minuit, s'appellent grande bordée. J. T. Parisot.
BORDEREAU. On appelle bordereau un extrait de compte qui comprend toutes les sommes iiréee hors ligne, tant de la recette que de la dépense, afin de balancer un compte.
Tous les mois un banquier envoie un extrait de compte courant à chaque négociant qui travaille avec lui : cet extrait s'appelle bordereau. Cet usage est suivi par les administrations financières qui, chaque mois, envoient au ministère des finances le bordereau de leur situation.
Les commis, les garçons de caisse, et, en général, tous ceux que l'on charge d'aller en recette ou en payement, ont un petit livret qu'on nomme bordereau, sur lequel ils écrivent la quotité et la nature des sommes qu'ils ont reçues ou versées.
Le mathématicien Legendre avait composé une table qui porte le nom de Bordereau d'aunage; elle présente les diverses fractions de l'aune, comparées et mises en rapport avec la livre tournois de 30 sous. J. 0.
BORDËU (THtoPHiLB), né en 1739, à Iseste en Béarn, et mort en 1776 à l'âge de 54 ans, fut un des médecins les plus célèbres de son siècle. Petit-fils, fils et frère de médecin, il se livra avec empressement aux études médicales où il obtint de brillants succès, et où, encore élève, il commença sa carrière de professeur. Reçu docteur en médecine après des épreuves distinguées et n'étant encore âgé que de 30 ans, il embrassa avec enthousiasme les doctrines du vitalisme ; c'était l'opposition médicale d'alors, qui devait plaire à un esprit jeune, vif, et brillant peut-être plus qu'exact.
Les ouvrages de Bordeu sont nombreux : outre sa thèse de Sensu gêner ice considerato (1743) et 6*^ Recherches sur la digestion (1743), on lit encore avec intérêt les Recherches anai. sur la position des glandes et sur leur action (1753) , sur le ITissu tnuqueux et l'organe cetlulaire (1767). En 1775 il publia, de concert avec son frère Fkançois dont la réputation s'est éclipsée derrière la sienne, des Recherches sur les maladies chroniques, etc. Auparavant il avait excité encore à un haut degré l'attention
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publique par les Bechercheê ntr 1$ pouté par rapport auw criêHê. II écrivit aussi des disserta* tions sur les écrouelieê, et sur Vinoculaiion dont il se montra Fun des premiers protecteurs.
BORDONS (Pabis), né a Venise, vers 1500, d*un gentilhomme trévisan qui lui fit donner une éducation en rapport avec son rang et u fortune, embrassa la peinture par inclination. Après a?oir passé quelque temps à Técole du Titien, qui Ten chassa, dit-on, par Jalousie, il s*attacha particulièrement à celle du Giorgione et finit par se créer un style très-gracieux qui n'appartient qu'à lui seul. Son coloris, sans être moins vrai, moins fOrt que celui du Titien, a peut-être plus de douceur et de variété. Il mourut en 1570. Ses ouvrages les plus célèbres sont le fameux tableau connu sous le nom de l'Anneau de eaint Marc que le musée du Louvre a possédé quelques instants; un saint Pierre et un saint André à San Giobbe ; un Paradis dans l'église d'Ognissanti de Trévise; enfin un grand tableau d'autel où il a peint, en six groupes différents, les mystères évangéliques. X.
BORE. Le bore est un corps simple non métallique (métalloïde) découvert enlSOO par MM. Gay- Lussac et Tbénard qui l'obtinrent en décomposant l'acide borique au moyen du potassium.
Le bore est plus pesant que l'eau ; il est insoluble dans ce liquide et dans l'alcool. L'acide nitrique le transforme en acide borique. Chauffé avec le nitrate et le carbonate de potasse, il donne du borate de cette base. L'action est tellement vive que souvent une détonation se fait entendre. Quoique insoluble dans l'eau après avoir été calciné , il est susceptible d'y rester assez divisé pour passer à travers les filtres lorsqu'il est à l'état d'hydrate. X.
BORÉE, mot dérivé du grec Bo^a^, qui signifie le vent du nord. Les anciens Grecs adoraient Borée comme une divinité et plaçaient sa demeure en Thrace. Les monuments de Part le représentent sous les traits d'un vieillard ailé et barbu, avec des queues de serpent au lieu de jambes, et revêtu d'une longue robe flottante. Ses ailes, sa barbe et sa chevelure sont pleines de flocons de neige, et sa robe flottante soulève des tourbillons de poussière. Selon la mythologie. Borée éUit fils d'Astréus, l'un des Titans, et de l'Aurore. Voyant un Jour son favori, Hyacinthe, s'exercer au Jeu du disque avec ApoUoà, il conçut de la jalousie et détourna le disque du dieu des Muses de manière que cet instrument poKa un coup mortel au jeune homme '. Borée
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enleva Orythyie^ fille d'irechtée, roi d'Athènes, et la transporta en Thrace. Il eut d'elle 4 enfants t Cléopâtre, Chione, Calais et Zétès. Les deux der* niers prirent part à l'expédition des Argonautes.
BoBt^L se dit, en général, de tout ce qui â rapport au nord ou septentrion. On Èe sert plus souvent du mot septentrional, qui signifie la même chose, et le mot boréal n'est plus guère employé, au moins en prose, que pour désigner le phénomène appelé aurore boréale. Voy. ce mot. CONVIRSàTlON'S Lbxicon hob.
BORGHÈSE^ famille romaine originaire de Sienne où , depuis le milieu du xv« siècle, elle occupe les places les plus éminentes: Le pape Paul V, qui appartenait à cette famille, et qui monta au saint-siége en 1605, combla ses parents d'honneurs et de richesses. Sn 1007 il nomma son frère Fbarcbsco Bobobbsb commandant des troupes qu'il envoya contre Venise pour y faire respecter ses droits. Il donna a Maiq- ARTOiiix, fils de Giov.-BattisU, un autre de set frères, la principauté de Sulmone, lui assura un revenu annuel de 900,000 écus, et lui fit obtenir le titre de grand d'Espagne, n éleva un autre de tfes neveux, Scirioii Gapfabklli, à la dignité de cardinal, et lui permit de prendre le nom de Bor* ghèse. C'est ce dernier suriout qu'il enrichit en lui livrant les biens confisqués de la malheureuse famille de Cenci. Ce même pontife a fait bâtir la villa Borghèse, non loin de la porte del Popolo à Rome (voy. l'art, suivant). C'est de Marc-Antoine, mort en 1658, que descend la famille de ce nom qui existe encore aujourd'hui. Son fila Giov.-Battista épousa Olimpia AUlobrandint, une des plus riches héritières de l'Italie, qui le rendit possesseur de la principauté de Rossano. Mabg-Artoirb II, fils du précédent, mort en 1*730, acquit de grandes richesses en prenant sa femme dans la famille de Spinola. Son fils Ca- Hiuo-AifTomo-FBAiiGESco - Balpasarrx devint son héritier, s'allia par un mariage avec la matson Colouna, et mourut ^n 1765. Le fils aîné de celui-ci, Mabco-Antorio III, né en 17S0, devint en 1708 sénateur de la république romaine, et mourut en 1800. Par lui se termina, en 1709, le procès séculaire avec la famille Pamfiii au sujet de la successidn Aldobrandini.
CAHiLLo-Fit.-LuDov. BoBOBÈSB, princo dc Sulmone et de Rossano, ci-devant duc de Guastalla, prince italien, prince de France, etc., né à Rome en 1775 de Marco-Antonio III, était uu des plus riches propriétaires de l'Italie. Quand les Français entrèrent dans la Péninsule , il servit dans leur armée, se montra très-atuché k leur cause, a eelie des idées libérales^ et surtout au général
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