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leur 9(vaii déolaré la guerre^ à ringtif^tion surtout de la ITnmce représentée à Coiistaotinqple par le général Bébastianl. Cependant la paix de Tilsitt suspendit cette guerre à peine commencée, et les Russes consentirent à évacuer les principautés. Mais, iorts de Facquiescement de Napoléon, Ils voulurent y rentrer; au congrès de Tassy, qui eut lieu en février 1800, leurs plénipotentiaires (André Italinski, $al>anéï6f, Fonton) en demandèrent formellement la cession ainsi que le «renvoi de Robert Adair, le ministre anglais. Soutenu par ce dernier, le divan refusa, et la guerre s^alluma au mois d^avril. L'armée russe, commandée par K.ameqsl(i et ensuite par Koutousof, gagna la bataille de Batyne, s'empara de la rive droite du Banube et de toutes les forteresses, et força le grand vizir de se rendre avec son armée, le 8 décembre 1811. Alors la Porte s*empressa d^envqyer ses plénipotentiaires au congrès de Boukarest, et« malgré le traité du 14 mars 1813 entre la Fraoee et TAutriche, et dans lequel les parties contractantes garantisiMient lUntégrité de Temiiire ottoman, le divan persista dans ses dispositions pacifiques dans lesquelles il était affermi par TAngleterre et la Suède qui ée chargèrent de la médiation. Alexandre, pressé d'en finir avec cet ennemi au moment où un autre plus formidable venait Passalllir, se relâcha de ses prétentions excessives, et la paix fut signée. Les Russes restituèrent les principautés; cependant près d'un tiers de la Moldavie et toute la Bessarabie avec les places de Khotine (Rhoczym), Akiermân, Bender, Izmaïl et Kilia devinrent leur partage, et Ton stipula qu'à l'avenir le Proutb, jusqu'à son embouchure dans le Danube, et ensuite la rive gauche de oe fleuve jusqu'à la mer, formeraient la limite de ce côté-là* Bu cdté de l'Asie l'ancienne limite fut maintenue. La Servie, dont les Russes avaient favorisé l'insurrection, fut livrée à son sort, car ses habitants n'acceptèrent pas l'amnistie et les autres conditions stipulées pour eux. Ce traité ne devint pas moins fatal aux Français, par l'arrivée sur le théâtre de la guerre, au passage de la Bérésina, du corps russe qu'on venait de retirer des principautés. Scaitimia. BOULAINVILLl£RS (le comte Haiiai dx), d'une noble et ancienne famille de Picardie , naquit à SainteSaire en Normandie, le tl octobre 1058, et mourut à l'âge de 64 ans le S3 janvier 1722. Il embrassa d'abord le parti des armes, mais il quitta bientôt cette carrière pour l'étude de l'histoire. C'est l'historien de France qui a le plus écrit sur les annales de son pays , et celui de tous qui les a comprises et expliquées de la
manière la i^us neuve» la plus piquante et la plus philosophique. Parmi les auteurs qui ont développé quelque face générale ou particuHèce de l'histoire de France, nul n'a émis des doctrines plus imprévues, plus originales, plusea dehors des préjugés littéraires ou politiques que k comte de Boulainvilliers, et nul aussi n'a trouvé plus de contradicteurs et plus d'incrédules, H y a eu déchaînement des historiens et des publioistes français contre les théories du comte de Boulainvilliers, surtout parce qu'il les éoiit à une époque où bien peu de gens pouvaient les comprendre. Le président Héifault s'écrie qu'il n'aura garde de rien emprunter à cet auteur, et l'on voit bien en eff^t qu'il a tenu parole ; Montesquieu, qui jugeait beaucoup mieux les idées hardies des autres qu'il n'en fnontrait lui-mèae, dit que le comte de Boulainvilliers savait les grandes choses des lois et de l'histoire de son pays; Voltaire le juge comme il se serait jugé lui-même» en l'appelant le plus spirituel des gentilshommes de France, Avant Boulainvilliers l'histoire de France avait eu pour ba^e unique la royauté. Après lui, elle eut pour base unique la démocratie. Or, c'est entre l'erreur commise avant lui et l'erreur comuiise après que s'est placé le comte de Boulainvilliers : ne pouvant expliquer les faits des deux premières races avec des vérités qu'il savait ne dater que de la troisième, il a pris pour point de départ un ftUt primitif, générateur de l'histoire de France, un fait duquel relèvent tous les autres, ce fait, principe du comte de Boulainvilliers, c'est la noblesse. — La noblesse existait, possédait, commandait, avant qu'il y eût peuple ou royauté. La royauté naquit parce qu'un noble s'éleva peu à peu; le peuple naquit parce que les esdaves furent émancipés. Noblesse, royauté, peuple, oe sont trois pivots qui ont porté successivement la société française et qui se sont détruiu Pun l'autre. La royauté brisa la noblesse en se formant, et le peuple a brisé la royauté. — Yoîlà où conduisent, quand on les travaille et qu'on les enchaîne, les idées du comte de Boulainvilliers. U ne serait pas exact de dire que tous ces points de vue se trouvent consignées dans tons ses ouvrages, mais le principal y est clairement et souvent développé, c'est-à-dire l'antériorité historique de la noblesse. Une fois ce principe établi, il l'abandonne sans tirer ses conséquences, et il ne le pouvait pas à l'époque où il écrivait; car, en^rcourant avec la cour de Louis XIY les allées que Lenôlre dessinait devant les Tuileries, il était impossible de deviqer la place où serait dressé l'échafaud de Louis XVI. — Tout
Bon