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plumai 6( publia lei pFemien émis h Vanovie en langue polonaise. Des alfoires de ftimille rayant eondnit à Saint-Pétersbourg il prit le parti de s*y élablir, s'appliqua à Tétude de la langue et de la littérature russes, et eut bientôt une telle vogue comme écrivain que ses éoono^ mies lui permirent d^aobeter une belle terre en Llvonie.
9aDS faire mention de quelques publications passagères, nous devons placer au premier rang des produetiops de Boulgarine ses articles de feuilletons et de mœurs danf le Journal VAMlle Tuue (Sèv^mtfia pichéla) qu*il fonda en iS^ïi en société avec son savant et caustique ami M. Gretscbe. beaucoup de ces articles étaient traduits ou^ Imités du français, mais il y en avait aussi beaucoup d'originaux, relatif^ surtout k la vie domestique ou littéraire des Russes, aux voyages de Tauteur, aux expériences qu'il avait ftltes comme journaliste, etc. La plupart sont compris dan# la collection de ses QEuvr^M {SoichinénUk Boulgarine 9 in-13), publiée k 9aint*Pétersbourg en 1^97 et années suivantest Sans être toujours piquantes, les observations 4e Tauteur ont un certain cacbet d'originalité, et la gaieté plutôt que la malice anime d'une manière agràble ses satires,
Quoique traduits en plusieure langues, ces articles de journaux n'ont pu faire cpuualtre boulgarine que parmi w$ compatriotes) mais les romans qu*il a publiés ensuite ont fait apprécier ses talents à l'étranger, /«en f^rSighin»^ ou le Gilbla$ rui»e parut le premier en M^$9i il fut suivi en 1830 de Pètrf Jvt^nçvUçh, $uUe 4m Gilblûê ruâêe, Le Fw0 t)éméMH9 OH l'Jmp0$I^Hrf roman historique, parut up an après* Mawppa, autre roman historique, est le dernier ouvrage de Boulgarine, Tous ces ouvrages aont pleins d*intérét) le dernier dénote une étude approfondie de Thistoire de Russie au coromenp cernent du xvii« siècle et peut servir a la populariser, SçaifiTiLn.
fiomiHIE, en latin bouUmia, fait du grec /Sou, particule augmentative , et de Ic/Mf, faim : espèce de névrose ou d'anomalie de la digestion, qui consiste dans une f^m excessive, dans un besoin de prendre une quantité d'aliments beaucoup plus grande qu'à rordinaire»
BOUUNK, Toutes les voiles sont bordées dans^ le sens de leur hauteur d'une corde que Ton* nomme la ralingue, Yer^ la moitié de cette aorde on étabUt une manœuvre à plusieurs branches pour tendre la voile au vent, lorsque cette voile estorientée obliquement k la brise. Ces brancbes fixées à différents points 4c la ralingue passent
dans une cosse en fer estropée à Tune dea extré* mités de la bouline, dont Fautre extrémité s*é« tend jusque sur le pont ou les gaillards.
Comme la fonction de ce petit appareil consiste a bâler la ralingue du vent, de manière a établir convenablement la voile, on sent d^à qu'il n'y a que lef boulines du c6té d'où le na^ vire reçoit le vent qui deviennent utiles. Aussi les boulines de dessus le vent sont-elles laissées largu$$y quand on commande de bàler celles du vent,
Chaque voile carrée a sa bouUne A chacun de ses bords, et chaque bouline prend le nom de la voile a laquelle elle appartient. C^t ainsi que lH>n dit la grtmée bouline pour la bouline de la grandVoile; bouline du grayd hunier, bouline du grand perroquet, bouline du perroquet de fougue, etc,
Un bAtiment Aon bouHrnier est celui qui mar* ebe bien au plus prés du vent. Gomme^ c'est sous cette dernière allure que les boulines rendent le plus de service, on exprime par le mot hauli^ nier l'idée d'un navire qui possède un avantage de marche dans les circonstances où il faut se servir des boulines, x.
F4i«a QOffxin \k 1091,191 est une punition usitée A bord des navires et analogue A ce qu'on appelait dans Tarmée de terre fsire passer par les bagueUes, L'équipage est rangé sur le pont en deux files 1 chaque homme tient A la main une corde tressée qu'on appelle gareeile. Alors le patient, dépouillé jusqu'à la ceioture, la tète couverte d'un panier d'osier, est attaché A une cosse en f^r dans laquelle passe une corde tendue au milieu de deux baies, afin que le patient ne puisse ni courir ni s'écarter, et il reçoit ainsi de chacun de ses camarades un coup de garcelte. U n'a pas fait la moitié du chemin que le sang ruisselle et que la peau tombe découpée en lambeaux. U y a des exemples d'hommes morts pendant cette cruelle exécution. La bouline n'est pas rayée du Gode maritime, mais l'esprit judi* cieux et humain qui distingue les officiers l'a fait tomber presque en désuétude j néanmoins dans de graves circonstances on y a eu recours et tout récemment encore. Ce n'est pas d'ailleurs une peine infligée légèrement et laissée A la discrétion des autorités inférieures : pour ^ire courir la bouUne A un marin, il fsut ou un jugement, ou une de ces décisions d'un commandant supérieur qui, A bord, ne connaît de maUre que Dieu, X.
BOULi^ORlïf , terme de jardinage, imité de l'anglais bomling greon (jeu de boule en gazon). I Les boulingrins sont en effet des parties de ter-
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ralû légèrement baissées et entourées de glacis semblables à ceux qui terminent les Jeux de boule afin d'empécber les boules de sortir. La forme de ces renfoncements et des glacis qui les accompagnent varie suivant le goût de l'ordonnateur du Jardin et les circonstances du terrain. Souvent leur superficie est coupée par de petits sentiers sablés, ou bien ornée de plates-bandes de fleurs et d'arbustes formant des compartiments. Celte nature de boulingrins se nomme coupés, par opposition aux boulingrins simpleê, qui sont tout en gazon. X.
BOULLANGER, ou le Petit Père JtUlré, pré- ' dicateur populaire fort connu, mais d'une éloquence un peu triviale, naquit à Paris en 1577, et y mourut en 1657. X.
BOULON . {Construction.) C'est en général une cheville de fer ou de cuivre qui a une tète à l'un de ses bouts; l'autre bout peut être terminé en vis pour y placer un écrou, ou percé d'un trou pour recevoir une clavette, ou bien un peu fendu pour qu'on puisse le river plus facilement sur une virole, lorsque le boulon est en place , alors il se trouve avoir deux têtes. Lorsque ces derniers boulons sont très-courts, et qu'ils servent à réunir des platines de ferou de cuivre, on les nomme rivets. Les boulons sont d'un grand usage dans les constructions civiles ou navales pour réunir solidement les pièces de charpente. Dans l'artillerie, les boulons d'affûts sont des chevilles de fer qui les traversent, et lient entre elles les flasques. On nomme aussi boulon le cylindre à l'intérieur des moules à couler des tuyaux. Enfin le boulon est encore un outil de cordonnier,qui sert à river les pointes de paris des talons de bottes. DvB...
BOULONAIS. Ce pays comprenait une partie de celui des anciens Morini et s'étendait le long de la mer, depuis la Canche Jusqu'aux frontières de Flandre, du midi au nord, pendant l'espace de 12 lieues ; il en avait environ 8 dans sa plus grande largeur. Avant 1789 il composait un gouvernement particulier; anciennement il faisait partie de la Flandre. Au x« siècle il échut à la maison des comtes de Ponthieu et eut des comtes particuliers. Après avoir successivement passé' dans les maisons de Blois, de Flandre, de Bamraartin, etc., il entra dans celles d'Auvergne et de la Tour. Louis XI le réunit à la couronne en 1477, par l'échange qu'il fit, avec cette dernière maison, du comté deLauraguais contre ce comté, que relevait en plein fief de .celui d'Artois. On divisait. le Boulonais en haut et bas. Celui-ci, qui comprenait le comté de Guines, en a été longtemps séparé et a été au pouvoir des Anglais
depuis 1447 jusqu'en 1558. A cette dernière épo* que, il fut repris sur eux : de là vient qu'on le nommait le paxs reconquis. En 1478 Louis XI avait rendu le comté de Boulogne feudataire de l'église de Notre-Dame de cette ville. BoulositesuK-MxK était la capitale de l'ancien Boulonais. Elle est située sur la Manche, à l'embouchure de la Liane. C'est le Gesoriacum navale, ou l'Iccius Portus, d'où César s'embarqua pour les îles Bri" tanniques. On y voit les ruines d'une tour dont on fait remonter la construction au règne de Caligula. A peu de distance de la ville et près du rivage de la mer, une colonne en pierre, codstruite (de 1805 à 1825, sur le modèle de la fameuse colonne trajane, rappelle le souvenir du camp de Boulogne que Napoléon avait ordonné, en 1805, de former avec 5 autres camps le long de l'Océan, depuis Bordeaux jusqu'à Ostende, lorsque après la rupture du traité de paix conclu à Amiens il voulut menacer la puissance anglaise dans la Grande-Bretagne même. Environ 150,000 hommes furent rassemblés dans le camp de Boulogne, le principal des 6 camps. Les troupes y furent distribuées par corps et logées dans des baraques, régulièrement disposées par rangées, entre lesquelles s'étendaient des rues appelées des noms des guerriers célèbres. Dans ces quartiers on. voyait des places embellies de statues, d'obélisques et de pyramides ; il y avait aussi des jardins, des allées d'arbres et des fontaines. Ce qui donna plus d'importance au camp de Boulogne, ce fut le rassemblement des vaisseaux, bricks, chaloupes, canonnières et bateaux plats sur la côte de la Hanche; c'étaient en partie les dons patriotiques des villes et des corps de l'État. Napoléon se rendit trois fois au camp de Boulogne, savoir, deux fois en 1803 pour hâter les préparatifs de l'expédition en Angleterre, et en août 1804, lorsqu'il distribua, avec une grande solennité, en présence des dignitaires de Tenipire récemment nommés , les décorations aux troupes, à la place des armes d'honneur qu'elles avaient reçus sous le régime républicain. On crut alors que le moment de l'embarquement était arrivé et que le projet de Napoléon, si longtemps médité et pour lequel avaient été faits des préparatifs immenses, allait recevoir son exécution. Mais en 1805 le camp de Boulogne fut levé brusquement, et les troupes partirent pour l'Allemagne. X.
BOULTON (Matthew), célèbre constructeur de machines, naquit en 1728 à Birmingham, où son père avait acquis une grand fortune par son habileté à travailler l'acier. Boulton, qui avait appris le dessin de Werlidge, et s'était ensuite
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Ihrré avec ardeur à Tétude des mathématiques, fonda de bonne heure une manufocture d*acier ouvré, et, dès 1745, livra au commerce des produits d*une qualité telle qu*exportés en France, ils étaient souvent ensuite réimportés en An^pleterre comme marchandises françaises. En 1762, ne trouvant, plus sa fabrique de Birmingham assez vaste pour suffire à l'immensité de ses travaux, il acheta à deuxlieues de cette ville, à Soho, une grande étendue de terrain demeuré en friche, et y fit construire successivement , sur la plus large échelle, une manufacture et une école de mécanique, dans laquelle des professeurs habUes, entretenus généreusement à ses frais, donnèrent des leçons gratuites dans toutes les, branches de la mécanique. En 1769, il s'associa avec James Watt, si célèbre parles perfectionnements qu'il fit subir à l'application de la vapeur à la mécanique. Tous deux fondèrent une manufacture de machines à vapeur, qui a fourni aux mines et aux fabriques de l'Angleterre leurs plus ingénieux moteurs, (^oy. Watt). Boulton et Watt établirent en outre avec leurs fils à Smetwlck, près de Soho, une fonderie, dans laquelle ils parvinrent tellement à-améliorer les machines à vapeur qu'avec leur aide un boisseau de charbon de terre de Newcastle put élever à 10 pieds de hauteur 6,000 hectolitres d'eau , et produire dans une heure ce que 10 chevaux n'eussent pas pu faire. Boulton mourut à Soho en 1809. 1. BOUQUET (doh Maktiii), né en 1685 à Amiens, mourut à Paris en 1754. Reçu fort Jeune dans l'ordre de Saint-Benoît, entièrement dominé par l'amour du travail, il renonça, pour suivre ses goûts avec plus de liberté, à la place de bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Germain des Prés. Après la mort de l'oratorien Lelong, en 1731, Bouquet fut chargé, sur la proposition de Denis de Sainte-Marthe, supérieur général de la congrégation de Saint-Maur, de publier la nouvelle collection des historiens des Gaules et de la France, conçu par Colbert, et dont le projet avait été repris successivement par l'archevêque de Reims le Tellier, et par le chancelier d'Agiiesseau. C'est en 1738 que D. Bouquet fit paraître les deux premiers volumes de cette précieuse collection, sous ce titre : Rerum gallicarum et francicarum êcriplores, ou Recueil des historietu des Gaules et de la France* Au moment de sa mort il avait déjà donné 8 volumes in-fôl. Son travail fut continué par plusieurs savants bénédictins (Houdiquier, Précieux, Clément, Poirier et Brial ) ; l'Académie des inscriptions et belles-lettres doit le terminer. En 1818 cette grande collection s'élevait à 17 volumes in-fol.
et n*allalt encoreque jusqu'au règne de Philippe^ Auguste. B. Bouquet avait coopéré à la publication de plusieurs savants ouvrages de Montfàucon; il préparait une nouvelle édition de l'historien juif Josèphe; mais ayant appris que Havercamp allait en faire paraître également une, il lui envoya ses matériaux. A. Savagnxr.
BOUQUINISTE,, du mot bouquin, qui signifie un vieux livre (de l'allemand Buch). Le bouquiniste est un libraire qui achète et revend les livres d'occasion; il se distingue du bouguineur ou amateur de bouquins, lequel, par économie, mais plus souvent par manie, va chercher les vieux livres, et qui est une variété du bibliomane. Les savants trouvent souvent dans les boutiques ou étalages des bouquinistes ce qu'ils ont vainement demandé aux libraires. Les bouquinistes ordinaires vendentles livres au hasard, et même ils en f6nt des séries à prix fixe, sans aucune autre acception que le plus ou moins bon état de la reliure. Hais il en est quelques-uns qui, pourvus de connaissances, savent faire un choix, réparer les vokimes avariés, compléter les ouvrages dépareiUés, former des collections, etc., au moyen des acquisitions qu'Us font dans les ventes publiques ou particMlières. Certains bouquinistes ont su donner à leur commerce une assez grande extension et s'y enrichir. Beaucoup de libraires français favorisent ce commerce en vendant à vil prix le fonds d'ouvrages qu'ils n'ont pu placer dans les premières années qui en ont suivi la publication. F. lUTUt.
BOURACAN et BAiEAGAir. Fcy. Buu et Ca-
MUOT.
BOURBON (KAisoir dx), branche de la maison royale capétienne ( troisième dynastie) dont les descendants occupent aujourd'hui encore les trônes de France, d'Espagne et des Beux-Siciles. Cette maison emprunte son nom d'un château fort ancien, siège d'une seigneurie dont les premiers possesseurs portaient le titre de sires. Le premier dont les annales féodales fassent mention est un certain Aimar ou Adhémar qui a dû vivre vers le commencement du x« siècle '. Le quatrième de ces seigneurs, Archambaud I«r, ajouta son nom à celui de Bourbon que portait déjà le manoir seigneurial, pour le distinguer de quelques autres châteaux appelés aussi du nom de Bourbon. Ces deux noms sont restés à la ville qui s'est fermée autour du rocher sur lequel était assis le château, avec ses vingt-quatre tourelles : on l'appelle aujourd'hui encore en effet Bour-
* Almw Itf dMccadalt p» NlbdoBg Itr (805), d« ChlM«brand l«r, frira de Clurift^artcl. S.
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bôH-rÂi'éhnmbâktt. a éë lli« de Bôyritdtt é\i^^ cédèi^ent t»lustetir« MigMttTihoiûtAéi comme Idi ACchambaud et qui ëe trâUsmitent hérédltâit^ ment là $ëigneurlé^ déf ehdè àtt f èéte de p\\ïé ëU |>lus importHHte at6ë le temps et qui l'étëtidit même au delà de là pt'dViflce dès lok^ appelée BourboUfaaiSi Al^chambaud TIt devlHt, par SOtt mâHage aVee AgUèé dé Sàvdie^ bèâU'frèire du roi Loulâ le l9ttos et uèVeu dU pàpé Càllkte It; dd lUl doit la fotidàtiOD dé tillefranche eu Bourbohnaië, et Ton possède éUcot^ les lettres qui dfiélareut le lieu tilin libfv , tom^iê k poHe sMi hôniy ^ései|TalitpdUi' lUi et ses successeurs lefbur banal, les étaux du mai'ché, quelques droits sur les marchandises qui 8*y veudrodt et la connaissanbe dés crimes d*âdultéré, de rapt et de tol| et promettant aussi de ne pâS emprunter àui habitants, ni les meuer par éôiltrainte à là guerre ou âuji CfaeTauchées. Ce même Ai^hambaUd ié i^ndit à la chiisâde a¥éé Louis le leUUé, et il fut un dès pHuelpàUt chefs dé sofi armée. Son âlë, Archambaud VlH, ii^àyant eU qu*UHe filîè, Màhàut,la sireMe pâSsa(liOr), après Un long prucèé qui fut porté déVànt lé M ^hilippe-AUgUSte, A éui dé Dampiéri^4 seéohd époui de cette châte^ laine de Bourbbn. Leur fils, Archambaud lï, rut un Sëigneui' trèèHiOnsidék^blé t}Uë BlàUche, comtesse de Champagne^ fit cbnnétàblé ou pro^ lecteur du comté, sa irié dUratat^ él I ifUi Ph\^ lippe-Augusie adcordà plus tard lé même titré pour TAUVergUé; Ce seigneur eut uil long phx^èé à soutenir contre rarchétéque de BOurgeè, qui ekigeail dé lui uU sérmeUt dé fidélité, i Cause d*une commune qu*ll avait établie dans sa ie\* gtieurie. Le sire dé Éourbou, excommuuiè par te prélat^ fut contraint dé plier, tout puissant qu'il était^ et il prêta le Serment démandé; il mourut en 194s à là bàtàiUe dé tàillebourgt Archambaud X, S6n fils, suif it saint LOUis dané là terre Sainte; il ne laissa que deUx filles, Ma^ haut et Agnès, toUteS deUt maHééS & des Sei^ gheurs dé là màisOh dé Bourgogne; la première n'eut point dé pbstérité et la secofide^ qUl sue-* cidà a sa scèdr dans là seigneurie, h^eUt quliné fille appelée Ëéàtrix, 4Ui époUsa Tcrs 1279 fiObeH de l^rancé, sililèmé fils dé saint LouiSi Gé Ait ainsi qUe la SiréHe de BbUrbbu éChUt à là maiSotl royale.
Lotis t«^, dit lé «rend et lé Boitent, filS dé î^obert dé Ftàhèe et dé fiéàtriii dé BoUrboU, sUC^ céda en 1510 a sa mère dans là sii^ié de Bour^ bon, et en 1B)4 à Sôh père dànS lé comté dé Clermont dont il prit le titre. Ce fut un des personnages les plus eonsidérables du temps; ses services militaires le firent éleVer à la dignité
dé grand chambrier ^ aloH l*one d« cinq pri» mièrés de la couronne et qui devint Uértditain dans sa maison Jusqu'à la défection du fameux connétable. Plus tard le rdi ChaHoi le Bel érigea^ par leures du i7 décembre 16i7, la àeiffneurie de Bourbon en duehé-pàiriei Ce premier due de Bourbon fut eraplofé en diverses «négoeiatioBi et mourut en 1941 , âgé dé M ans , laissant la réputation de poliUque habile et auési éelle de bravé capitainéa Son filS) Putai l^^ deuxièat dUOj figura également avec éelat dans les désastreuses guerres dd xvi« siècle et il fut tUé tn 1B^ à la bataille de Poitiers^ en s*offrant généreusement aux coups portés eu brave et malhéU» reux roi Jean. Une partiediarité remarquable dt la Vie de oe prince, c'est qu'ayant été exeoui« munie par lé pape pour refus de payet ses dettes» séd eorps resta en dépôt aux Jacobins de Pol«tiers, sans qu'on osât lui rendre les dernien devoirs; il fallut, pour obtenir la permission de l'ihhumer, que sOn fils s'engageât à payer set dettes et à faire relever sà mémoire de l'oicom* mutticatioht
Ce fils, du nom de Loeis 11^ dit le Bon, sJouMi encore à ruiuslration de sa Amille^ Il fut eo 18fi0 UB des otages que le roi Jean donna pour sûreté de sa rançon au roi d'Angleterre. De re^tour en Franee, après 8 ans de séjour en Angle^ terre, il institua en 1370 l'ordre de chevalerie é% VÉCU H'àt dont les Insignes consistaient eu mic ceinture dérée avec un éeu d'or orné d*une bande de perles où était gravé le Mot s/fon. On racont« que, pendant le festin qui Suivit Tinstitution dea nouveaux chevaliers, le proeureur génértl idu duché viht lui présenter à genoux un registre sur lequel il avait fidèlement inscrit les déprd* dations et autres traits de félonie commis pen» dant son absence par les nobles, pour la plupart ses conviVeS eh ce moment» La eonsternation s^étant emparée des coupables, le duc prit le registre et lé Jeta au feu en disant au proeureur général i ^»ee-t»ua mUeH tenu regi$ir9 de$ êertttBè ifU*iU m^nnî rendue / A la mort du roi Charles Y, Louis de Bourbon fut un des quatre pHHoesdU sang chargés de la tutelle dU Jeune roi dont le règne fut marqué par de si fttnestei discordes que sa sagesse chercha vainement à prévenir^ Après àVoir guerroyé plusieurs années dans le sein du roj^àume , ce prioee voulut ea sO^Ur et il demabda aU roi le commandeneot d'une expéuition sur les cétes d* Afrique, à l'effet dé réprimer les pirateries des Moresi C'étaient les Q^nols qui avaient réclamé du roi trèscbrétiéU) dans rihtérét de leur commeree, oette ei<pédition si souvent renouvelée depuis pfer les
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■atioM «uropéenues Jutqu*àUideniièred« ISSO» Le roi oheroha yainemeat à dissuader BoulrlNHi de se charger d'une telle entreprise. Cependant reipéditioil eut lieu « el la flotte , composée de •0 navires, détuirqua le il Juillet 1390 devant une Tille qu*on eroit être Tunis \ après deuft mois passés en vaines tentaiiveé pour s*en em* parer, la mortalité causée par les chaleurs excessives obligea Tannée à se retirer ; toutefèis elle n'abandonna Tinvestissement de la place qu*âpfès avoir battu deux fois Tarmée ennemie venue à son secours. Gette double victoire amena un traité avec le roi de Tunis qui s'engagea k rendre les esclaves chrétiens, à payer 10,000 be^ sans d'or pour les frais de la guerre^ et à ne plus troubler la navigation des chrétiens sur la Mé^ diterranée« Telle fut l'issue de cette expédition» De retour en France, le duc de Bourbon s'occupa d'agtandir ses possessions "par diverses acquisitions; en 1407, après l'assassinat du duc d'Or* léans, il s'éloiffda de la cour et mourut à Mou« lins en 1400, regretté du peuple de son duché qu'il gouvernait avec sagesse et bonté*
Le quatrième duc, Jiar I«v, figura, comme ses ancêtres^ parmi les capitaines du temps; c'était un brave et galant chevalier qui, en 1414, publiaj suivant les usages de ce siècle, un cartel par lequel lui et seize autres chevaliers ou écuyers s'engageaient à porter pendant deux ans à la jambe , en l'honneur de leurs belles, un fer de prisonnier» d'or pour les chevaliers et d'argent pour les écuyers , à moins qu'il ne se présentât un nombre égal de chevaliers et d'écuyers pour les combattre à pied et à outrance et leur enlever ces fers votifs par la victoire* C'est ce qu'on appelait alors une emprise ou enirepriee d'ar^ mes. Jean I«% ayant été ftait prisonnier ft la ha* taille d'Aiincourt, fut emmené à Londres ; là sa rançon, fixée à 300,000 éeus , fut payée jusqu'à trois fois sans qu'il pût obtenir sa liberté du déloyal monarque anglais; vaincu enfin par l'ennui de cette longue captivité» Il offrit de payer une quatrième rançon el conclut un traité par lequel il livrait aux Anglais les principales places de son domaine et reconnaissait i lui prince du sang, Henri VI comme souverain. Heureusement le comte de Clermont, son fils, refusa de ratifier ce traité infâme» et le duc mourut dans les f^rs en 1434.
Devenu duc de Bourbon, CHAtus !•% son fils, qui s'éUit déjàdisUngué dans les armées comme comte de Giermont, prit une grande part à la pacification du royaume et notamment au traité d'Arras, de 1435, par lequel le duc de Bourgogne renonça à l'alliance des Anglais. Ce fut Bourbon
qui élit dâiii CH DouMrtnèei là Jonction humiliante de demander pardon au duc , au nom du roi» pour le meurtre de son père, assassiné dani la fameuse entrevue du poht de Montereau. Après avoir été fidèle à Chartes TU pendant les troubles, le duc de Bourbon se montra rebelle lors du rétàbUssement de l'ordre : il se laissa entraîner dans une conjuration à la tète de laquelle était le dauphin ; le complot fut déjoué et les princes obligés d'invoquer la démence du roh Ils se rendirent auprès de lui et en l'abordant à CuBset, en Auvergne, ils mirent trois fois le genou en terre et crièrent mercyt trois fois. Le roi leur accorda grâce entière, ce qui n'empêcha pas le duc de faire, en 1449, partie d'un nouveau complot qui n'eut aucun résultat; il mourut en 1456.
JEAN II, dit le Bon» son fils, l'était, comme le précédent, distingué dans les armées du vivant de son père, sous le titre de comte de Clermont* Il gagna sur les Anglais» en 1450» la bataille de Formigny. Plus Urd U fut l'un des principaux auteurs de la Ligue du bien public, et resU dans la suite fidèle au roi Louis XI. Il mourut en 1487, et comme il n'avait pas de postérité, son frère Charles» quoique cardinal et archevêque de Lyon, lui succéda.
A la mort de ce prince» qui eut lieu l'année suivante» tous les héritages de Bourbon passèrent à la branche collatérale de Beàujeu» dans la personne de Pierre» comte de Beaujeu; celui-ci devint le principal confident du roi Louis XI qui lui fit épouser Anhè» sa fille; U fut, aVee cette princesse, chargé de la régence du royaume pen* dant la minorité de Charles VIII | ce fut également à lui que ce roi laissa plus tard les rènei du gouvernement lorsqu'il fit, en 1404, sa chevaleresque expédition de Naples. Ce huitième duc de Bourbon» plus Ordinairement connu sous le titre de $ire de BeaMjwm {voy, Aitii x ax Bxao- Jiv), mourut en 1505, laissant une haute répu- Ution de sagesse et d'équité; il n'avait qu'une fille appelée fiuianne» dont les droiu furent at*taqués par son parent, Charles de BoUrbon, duc de Hontpensier, qui invoquait eh sa faveur une substitution antérieure. Louis XII accommoda et différend en unissant les deux prétendanupar les liens du mariagci
Ce nouveau duc de Bourbon, du titre de Charles III» est le célèbre connétable de Bour>bon (voy. l'article suivant) qui, après avoir servi la France avec la plus grande valeur, fut porté à la trahir par des tracasseries que lui susciU la mère du roi Frabçois I«r, et fut depuis si funeste à sa patrie â la tète des armées de Gbaries*Quint.
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n mourut en 1557, à Tassaut de la Tille de Rome, dont il avait promis le pillage à ses soldats. En lui s*éteignit le duché de Bourbon, qui fut confisqué au profit de la couronne, en 1525, par arrêt du parlement, ainsi que toutes les autres possessions de la branche directe.
Des branches collatérales, celle de Vendôme seule conserva encore quelque distinction, bien que la trahison du connétable eût porté à la maison tout entière un coup dont elle eut peine à se relever; c*est cette branche qui est successivement arrivée par alliance à la couronne de Navarre dans la personne d^Antoine de Bour-^ bon, duc de Vendôme; par droit héréditaire à la couronne de France , lors de Textinclion de la branche de Valois, dans la personne de Henri le Grand; puis, par conquête, aux couronnes d*£spagne et de Naples, dans les personnes de Philippe V et de rinfànt don Carlos. Voy, plus bas le second article Bourbons.
Les branches principales de la maison de Bourbon sont celles de Montpensier, de la Marche, de Vendôme, Condé, Conti, Soissons et Orléans, dont quelques membres ont parfèis spécialement porté le nom de Bourbon : tel entre autres le cardinal Charles de Bourbon, duc de Vendôme; archevêque de Rouen et légat d*Avignon, qui joua un instant pendant la Ligue, sous le nom de Charles X, le rôle de chef de la faction opposée au roi Henri IV, son neveu.
Quant au duché, Louis XIV Tayaut rendu par échange à la branche de Condé, le titre en fut depuis donné à chaque aîné de celte branche de la maison royale du vivant de son père, et quelques-uns d*entre eux ont continué de le porter lors même quMls avaient droit à prendre celui de prince de Condé. C'est ainsi que le prince appelé Monsieur le duc, qui fut chef du conseil pendant la minorité de Louis XV, et cet autre prince, dernier rejeton de la maison de Condé, qui a fini si tragiquement sa vie il y a quelques années, n*ont jamais été désignés que sous le titre de ducs de Bourbon, f^ojr. Condé.
Au mot Bourbons (dynastie des)^ un peu plus bas, on reviendra aux branches royales de cette maison. P. .A. DÉàDDt.
BOURBON (Cbarlks, duc de Bourbonnais, dit le Connétable db). Il éclipse tous les princes français, ses contemporains, comme politique et homme de guerre. Ses mœurs austères, ses habitudes silencieuses contrastèrent avec le». mœurs bruyantes et licencieuses de la cour de François I», tandis que son amabilité le rendait Tidole du soldat. Victime des persécutions de la reine mère, il devint le fléau de son pays après
en avoir été la gloire, et périt à 58 ans, au bm>ment peut-être où il allait avec son épée conquérir un royaume. «
Né en 1489, second fils du comte de Montpensier, il vit successivement, par la mort de son frère atné , puis par son mariage avec Suzanne de Bourbon, les vastes possessions des deux branches de cette famille (les duchés de Bourbonnais et d*Auvergne, les comtés de Forez, de la Marche, .de Montpensier, etc.), réunies entre ses mains. Quand un fils lui naquit en 1517, il invita François I»' à en être le parrain, le reçut avec sa cour à Moulins, et se fit servir par cinq cents gentilshommes en habits de velours, portant des chaînes d*or qui faisaient trois tours autour de leur cou (Brantôme). A 18 ans la guerre lui donna Toccasion de faire ses premières armes à côté de ^yard, et à 30 il décidait la victoire d*Agnadel par son intrépidité froide et réfléchie. A 25, la voix publique le désignait d^à pour le commandement général. Il en avait 26 quand François I«, montant sur le trône, lui donna Tépée de connétable et partit avec lui pour la conquête du Milanais. La discipline établie dans Tarmée , les Alpes traversées par des chemins qu'on croyait impraticables, le général ennemi surpris dans son Ut, la bataille de Marignan (1515) gagnée contre Tindomptable fUrie des Suisses, puis, vingt jours après, les clefs de ta citadelle de Milan avec la Lombardie remises par lui aux mains du roi, mirent le comble à sa réputation.
Des nuages ne tardèrent pas à s'élever contre lui à la cour où il avait fait une impression profonde sur Marie-Louise, mère du roi, qui lui ofiFrit sa main. Bourbon était veuf alors, mais II répondit à ces avances que jamais il n'épouserait une femme sans pudeur; et Tavannes (dans ses Mémoires, t. xxvi, c. 1, p. 9), raconte que François I«r haussa la main pour lui donner un sou£Bet. Dès ce moment tous les moyens furent employés pour faire casser la donation que sa femme et sa belle-mère lui avaient faite de leurs biens, ou amener leur réversion à la couronne. Un premier arrêt du parlement adjugea le comté de la Marche au roi qui en fit aussitôt don à sa mère. Tous les traitements du connétable étaient suspendus , sous prétexte des besoins de
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Bourbon, profondément ulcéré, ne songea plus qu'à la vengeance, et s'engagea dans un traité avec Charles-Quint et Henri VIII. La soeur du premier, Éléonore, douairière de Portugal, devait lui être donnée en mariage, avec la Provence et le Dauphiné qui, joints au Bourbonnais
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et à TAuvergne, soo apanage, seraient érigés en royaume indépendant. Le reste de la France était livré à ses deux alliés. Il était convenu d'enlever le roi lors de son passage dans ses gouvernements, ou, s*il n*y pouvait réussir, de se Joindre aux troupes de TEmpereur en Franche- Comté, afin de fermer le retour à François I^^ dès qu'il aurait passé les Alpes. Gelui-ci, déjà en marche pour Tltalie, quand il eut connaissance de ce complot, ralentit sa marche, la réglant sur celle de ses troupes par lesquelles il fit occuper Moulins. Bourbon était au lit, malade ou feignant de rétre. François I«' alla dans sa chambre, et lui dit : « Qu'il savait les menées des ennemis pour l'attirer à son service, qu'il ne pensait pas qu'il y fût entré, que toutefois la crainte de perdre son État pouvait avoir troublé sa bonne amitié : qu'il eût à se rassurer ; car, s'il perdait son procès contre lui ou sa mère, il lui restituerait tous ses biens. » Bourbon, sans se laisser prendre à ces promesses d'un roi offensé, dissimula et promit de rejoindre l'armée; mais se sentant surveillé, il se réfugia dans son château de Chantelle , d'où il envoya promettre sa soumission à condition que tous ses biens lui seraient rendus. Sur le point d'être investi par des forces très-supérieures, il se déguisa en valet et, accompagné d'un seul gentilhomme, traversa les chemins détournés de l'Auvergne, du Forez, du Dauphiné, trouva la Savoie pleine des troupes du roi , et se Jeta dans la Franche-Comté où il arriva le 9« jour (1533). Ne voulant pas paraître en fugitif à l'armée d'Espagne qui attendait dans la Lombardie, il trouva moyen de lever 6,000 lansquenets en Allemagne et eut bientôt gagné leur affection.
Ce fut avec eux qu'il poursuivit l'armée française en retraite sur Ivrée et le Saint-Bernard. Bayard, soutenant le choc à l'arrière-garde, venait de tomber mortellement blessé quand il arriva. « Ne me plaignez pas, lui dit le loyal chevalier ; je meurs sans avoir servi contre ma patrie, mon roi et mon serment » (1534).
Bourbon voulait pénétrer par Lyon dans le centre de la France où il assurait que la population sa rangerait sous ses drapeaux. Charles- Quint n'osant aventurer son armée sur les promesses suspectes d'un émigré, ne consentit qu'à l'invasion de la Provence et lui adjoignit le marquis de Pescara qui prit à tâche de le contrarier et de l'humilier. Au siège de Marseille, un boulet ayant tué l'aumônier qui officiait dans sa tente, il envoya ce boulet à Bourbon en lui faisant dire : Voilà les clef^ que les bourgeois de Marseille vous présentent. L'approche de Fran-
çois I«' avec une armée leur fit repasser les Alpes. Quelque temps après il prenait sa revanche à la bataille de Pavie où François I«r fut fait prisonnier (34 février 1535). Bourbon n'eut pas à se louer de la reconnaissance de Charles- Quint : renvoyé d'Espagne en Lombardie, sans argent avec des troupes toujours prêtes à se mutiner pour la solde, il songeait à se rendre indépendant en Italie, et peut-être à renouer avec la France aux dépens des Espagnols. On le vit employer tout ce qu'il avait d'influence pour tirer les soldats de cette nation de Milan où ils torturaient les bourgeois et demandaient que les femmes et les valets fussent seuls laissés pour les servir. Sans un sou dans sa caisse, tous jurent qu'ils le suivront, fût-ce au fond des enfers. Des séditions éclatent, on tue des officiers, on pille ses équipages, il fuit pour échapper à la mort, mais reparait reprenant toujours son ascendant sur ces bandes indisciplinées que lui seul peut conduire. Rome que menaçait l'orage, fait en vain une trêve avec Charles- Quint. Bourbon refuse de l'observer; ses soldats veulent mettre en pièces l'envoyé qui en apportait Tordre. Le 6 mai 1537 cette armée sans canons était sous les murs de la ville sainte. Bourbon est décidé à l'emporter ou à périr, et voyant quelque hésitation dans ses troupes, il saisit une échelle qu'il applique contre une brèche laissée à la muraille. Il commençait à monter, quand une balle de mousquet lui traversa les reins, le flanc et la cuisse. Sentant le coup mortel, il ordonna qu'on le couvrit d'un manteau et que sa mort fût cachée aux assaillants. En sortant de Rome livrée pendant deux mois à leurs pillages, ses soldats ne voulurent pas quitter son corps et l'emportèrent à Gaète où un tombeau lui fut élevé. DstODK. BOURBON (Ile), possession française située à l'est de TAfrique, sous le 51* degré de latitude sud et sous le 54* degré de longitude est. L'Ile a pr^s de 48 lieues de tour; l'intérieur en est élevé et inculte, tandis que les pentes qui avoisinent les côtes sont bien cultivées et d'une grande fertilité. La chaleur du climat est tempérée par les brises; ep hiver il tombe pourtant de la neige sur les montagnes. Le pic appelé, à cause de cette circonstance, piton des neiges, a 3,067 mètres de hauteur. C'est presque toujours du sud-est que souffle le vent; aussi la moitié orientale de l'ile y est plus exposée que l'ouest. L'Ile Bourbon parait devoir son existence à un volcan situé dans le sud; il s'en est échappé des torrents de lave dont on reconnaît aisément la direction; ses éruptions ont dû produire aussi ces pitons, ces affaissements, ces déchirures que
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