‹ Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel ..., Volume 3Chapitre 56 sur 63 · SOU · texte numérisé non relu

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Tén remarqué dàâs leé roehiH d« l*«xtéHetori L« ¥Ol<»n laisse échapper e&eore, par dea boU'tbëéitui Vàrletitde position) de la himée^du Mu et de la latre durant quelques mois de suite* Au bas d^un plateau, auprès du piton des neiges^ Jaillissent) dans un terrain boueui» des sources thermales dont la température est de 97 à 60* R* Les ouragans causent quelquefois de grands ra* YageS dans nie; ilS Sont beaucoup â craindre pour les natireS qui ne trouTent sur les eôtes que des rades foraines, Sans aucun port qui puisse leur servir de refuge* Les pluies ordi*naireS) amenées par les trente du sud-^est) ar« rosent bien plus Test de rtle que Touest, parée que les montagnes de Tintérieur arrêtent et di* visent les nuages, au lieu de les laisser passer vers l*Occideut) par cette raison, Test, plus humide^ est aussi plus fertile que la partie appelée ê9Uê le tfêni. Les mois de notre hiver sont ceux où il pleut le plus à rlle Bourbon, fui vaut M* Tho* mas, la température, dans le courant de Tannée^ varie de 16 à 9»», sans que le passage d*un mois A rautre offre beaucoup plus d*un degré de dif^ férence»

La partie orientale est arrosée par une quin* xainede rivières qui descendent des montagnes de rintérieur^ et dont plusieurs se sont frayé une route à travers les escarpements des rochers volcaniquesi On distingue dans ce nombre les ri* Viéres de l*est, des Marsouins, des Eocbes, Du* mas; iin^ya que peu de rivières dans Touest» Autrefois nie était couverte de bois : par les dé* fricbements on a fait disparaître les magnifiques forêts, et avec elles une partie des terres qui%ou* vraient les rocbes^ en soru qu'aujourd'hui elles présentent un aspect aride et stérile*

La population consiste en Européens, noirs^ créoles, Malgaches, Gafres, ete. En 1816 on y comptait 17,650 blancs^ 5)888 gens de couleur libres, 61 «808 noirs esclaves^ sur lesquels pèsent tons les travaux des champs.

Dans rorigine Tiie était appelée Mûêcûretgne^ d'après le navigataur MascarenbaS) qui en fit la découverta en 1545^ Des flibustiers français, qui vivaient à Madagascar avec des négresses, vin^rent un siècle après y former des étabiissementa) pendant que la compagnie française des Indes y avait seulement une factorerie. Dans le siècle actuel, durant leur guerre contre Napoléon, les Anglais s'en emparèrent; mais ils la rendirent lors de la paix, en gardant l'Ile Maurice* X*

BOURBONNAIS, ancienne province de France^ . avec titre de duché, bornée au nord par le Nivernais et le Berri, au sud par l'Auvergne, à Test par la Bourgogne et le Forea ^ et a l'ouest

par le NlTeniats. on toi donnait Bo IMimb de lodg sur 18 à JM de large* Elle tire soi nom du eb^ teau de Bouibon^rAreliambautt, berceau àû H maison de Bourbon (Mtr'* plus haut), dont qvei* queS tourelles sont encore debout, là ville, renoUimée dès l'origine par ses eaux tberttniasi qui s'était fortaiêe autour du manoir féodal, dtatt anciennement capitale de la proVim». Dana les derniers temps, ce lut Moulins qui prit la prt« mier rang. Lors de la conquête du paya par les Romains, le sol du Bourbonnais était occupé par les JSdUenê, les Bitntignê^Quhi et en fMirtle par les Atvmi, Sous flouorius il fot compris dans la première Aquitaine^ è Texception de la por> tion située entre l'Allier et la Loire, qui dépendait de la première Lyonnaise. De ta dominatioa des Romains le Bourbonnais passa sous celle des Yisigoths, puis sous celle des France qui s>fl emparèrent après ta victoire de Glo vis sur Alaric, en 507. Jusqu'au commencement du x* siède cette province fit partie du duché d'Aquitaine | à cette époque elle fut soustraite à Tautorité de ces ducs puissanu, vassaut ou tributairea du royaume des Francs et considérée oonmie une sirerie ou seigneurie, depuis érigée en duché el pUcée êQUê Im mêUwinee immédimtè de ta cou* ronne. F. A* DtAMt.

B0URB0NNB*LE8»BAINS, ville de France située a 7 lieues de Ladgres (départaaent de le Haute4iarne)* Sa population, sans compter les militaires et les étrangers qui s'y rendent m grand nombre, est de 3,400 habitants; elle est bâtie tout à ta fois sur le plateau d'une coOine et dans les deux vallons qui en dépendent^ wftt ta rivière de l'Apance* On y a découvert des antiquités qui prouvent que cette ville et ses eaat thermales étaient célèbres dès le temps de ta domination romaine dans les Gaules.

La température des eaux thermalea, qui font toute ta célébrité de cette ville, n'est pas moins variable que celle de l'atmosphère* Du reste, voici leurs qualités t claires, Incolores; odeur aaees sulfureuse, goOt a ta fois fade et saléf pesantesr un peu plus grande que celle de Teau distillée. On en distingue trois sortes différentes. Ces eaux sont efficaces pour les matadies scroflileuaes, pour certaines espèces de rhumatismes, pour les douleurs qui survivent & d'anciennes biea^ sures, mais plus particulièrement pour les plaies d'armes a fèu, et pour quelques paralysies d'es* pèces déterminées. On trouve à Bourbonne ua établissement thermal civil et un hôpital aûli^ taire* Celui-ci, fondé par Louis XY en 1739, fut agrandi en 1785 par Louis ETI. On y traite^ aux frais de l'État, environ 800 miUtaires. Les <

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M prennent eli bâtai par dottéhéë et eonunè bèigron. A» SAYAOïfiii

BOURBOHI (ont ABTii bbi)i LOtsqu*on ctterche un oàraetère d*uniU dans la dynastie des Beur* bonS) de 10S9 ft 1880, oil peut le trouver dans son action sur la formation eomplttë et la dé*^ composition de la teonarehie absolue qu*elle conduit i son apogée et qu'elle voit mettre en pièces^ sani réussir à la transformer en monar^ chle constitutionnelle ou du moins ft 1*7 main» tenir.

Quand elle monta sur le trône de France, dans la personne de Henri IV, ce royaume, déchiré par les guerres religieuses du catholicisme et du protestantisme, semblait toucher à sa disso^ lulion comme monarchie. Bile éteignit le feu des guerres olTiles dont quelques lueurs Reparurent encore sous les minorités de Louis llll et de Louis Xiy{ elle appliqua ses forces A annuler d'une paK les grands^ de Tautre les ealTinistest obstaeles à la centralisation monat^hique) et faTorisa d*une tnain protectrice le développe»* ment du tiers étal. On peut dire que le caractère général du xvip siècle fut le progrés commun de la royauté et de la classe moyenne. Après cette époque, la monarchie absolue^ panrenue à son apogée, descend sur une pente rapide et enfin se brise en éclats contre le géant popu*» lairci Celui «di s'émancipe par la révolution de 1780 et donne naissance à Tordre noufeau qui^ après les yicissitudea direrses de la repu* blique (1799), de l'empire (1804), de la restauration (1814), après avoir expulsé, rappelé» ren* ▼oyé de nouveau la branche aînée des Bourbons en 1880, a pris sans retour possession de la Franee.

Bn 1589^ quand tous les ressorts de l'autorité royale se trouvaient détendus par l'abâtardissement des derniers Valois» parla politique étroite» fallacieuse et versatile de leur mère, Catherine de HédioiS) incapable de suivre un plan et de s'élever au-dessus des menées d'une intrigue» ce fut un grand bonheur que l'ascendant des duos de Guise pour la France, menacée d'un démembrement nouveau en fiefis indépendants, comme au déclin de la race carlovingienncw Ils surent grouper autour d'eux les seigneurs qui couvraient leur ambition du masque de la religion, et, visant à la royauté pour leur compte» ils empêchèrent que la dynastie, qu'ils avilissaient» ne l'entraînât dans sa chute.

Le duc de Guise manqua de résolution après la iournée des barricades {tpjr,), qui devait le perdre ou lui donner la couronne. Après l'assassinat de son frère, aux états de Blois» l'in-

déois dm de Xayenne n>Ma subitement élever son audace Jusqu'au trône. Lorsque Henri m tomba sous le Obutead de Clément» auk applaudissements dés catholiques» Il attendit encore. Alors les divisions de la Ligue, fomentées par Philippe II qui voulait foire de la France une de se» provincev ou la dot de sa flile, puis la perte d*une fOule d*espérances et l'épuisement amené par les malheuri d'une lutte ainsi prolotogée, disposèrent è uhe transaction catholiques et protestants découragés. Henri IV avait conquis leur admiration par sa valeur. Sa bonté, que ne purent lasser 17 assassinats bi des trahisons multipliées» garantissait ToUbli des injurel. Aimable, il attirait, par la (taoilité de ses mœurs» la fbule de eeun que, dans ces temps de désor- . dre» eût écartés une conduite austère et qui te Brent chèrement acheter. Pour goûter enfin les douceurs de la paiX4 on crut» ou du moins on voulut croire» à la sincérité de sa conversion, quoique, suivant quelques-uns » le Jour (1594) où il rentrait dans le sein de l'Église romaine, il eût écrit à la belle Qabrielle t « C'est aujour*d'hui que Je fais le saut périlleux. »

Après la mort de Henri III, ledernier des Valois, Hiiiai IV» était, en vertu de la loi salique, l'héritier le plus direct delà couronne. Par son père^ AiiTOiRi de Bonasofi» duc nx Vihdômi et roi de Navarre, au moyen de son mariage avec Jeanne d'AIbret, il descendait de Robert, eomte de Cler^ mont» sixième fils de saint Louis qui avait épousé l'héritière de Bourbon . L'jI rt de vérifier (e$ dat9§ (t. VI, p. 4i6, in-80, 1818), a hasardé» sans titrei, l'assertion assex grave que la branche des corn» tes de Bourbon-Busset» descendant de Louis de Bourbon, évéque et prince de Liège en 1456» était d'un degré plus voisine du trône que celle de Henri de Navarre) mais les historiens sont unanimes sur la bâtardise de cette branche. Dans les archives du château d'Avanges, près Tarare^ existe un contrat de mariage» passé le B3 Janvier 1509, où le fils de l'évèque de Liège se donne lui-même les noms et qualités de Pierre» bâtard de Bourbon, seigneur et baron de Busset. L'original de ce contrat a été montré en 1833 â M. Laine» auteur d'une notice sur les Bourbons. Assassiné le 14 mai 1810, Henri IV laissa de sa seconde femme , Marie de Médicis» 5 enfante t Louis IIII, âgé de 9 ans; J. B. Gaston, duc d'Orléans (mort 1600), qui ne laissa pas d'héritier màle; Élisabbtb, mariée à Philippe IV » roi d'Bspagne (morte 1644)) CHaiSTinx, mariée à Victor- A médée, prince de Piémont, puis duc de Savoie (morte 16ô$) ; Hknriittx-IIaeib, femme de Charles I«r, roi d'Angleterre (morte 1669)»

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Mous ne faisons pas mention de 8 enfants naturels reconnus.

Durant la minorité de Louis XIII, la régente, Marie de Médicis, conduite par lltalien Goncini qu*elle avait fait maréchal d*Ancre; abandonne à Texigencedes grands le trésor de Henri. Cette concession n*évite pas la guerre civile. Bientôt son favori est assassiné, elle-même est exilée (1617) par Tordre de son fils, et à sa place règne le conciliant favori de Luynes, devenu connétable sans presque avoir tiré Tépée. Il échoue avec son maître au siège de Montauban, défendu par les protestants, et meurt (1621). Peu après (1624), Richelieu, introduit par la reine mère dans le conseil, y porte son ascendant dominateur, et se dévoue sans relâche à la grandeur de la France et de la royauté, affrontant avec audace les haines dont Torage grondait, éclatait sur sa tète, et se maintenant par la souplesse, la vigueur et le noble emploi de son génie sur le sol mouvant du pouvoir que minaient continuellement sous ses pas la mère, le frère, la femme, les favoris, les mattresseSfles confesseurs de son maître, habiles à nourrir les ombrages de ce prince faible. Jaloux et soupçonneux, qui ne pouvait se passer de Richelieu ni lui pardonner d*étre si nécessaire. Louis XIII fut amené à, les lui sacrifier tous. Il ne le fit pas de manière à concilier avec ses devoirs de roi ce qu'il devait à ses affections, où on lui reproche de n*avoir presque toujours apporté qu'une jalousie maussade. Il brillait par son courage aux armées. Son plus bel éloge est d'avoir eu assez de jugement pour comprendre le génie de Thomme d'État dans Richelieu et d'avoir assez aimé la gloire et la France pour supporter jusqu'à la fin la longue et adroite tyrannie exercée sur lui par ce ministre. A sa mort, les calvinistes privés des forteresses et du droit de s'assembler qui en avaient presque fait une république au sein de la monarchie, s'estimaient heureux de la sécurité qui leur était donnée pour la liberté de leur culte et la jouissance de leurs biens. Les grands étaient terrifiés par ceUe main de fér qui avait fait rouler sur l'échafaud les tètes des plus puissants d'entre eux. Une politique élevée, portant au dehors le courage inquiet des Français, avait abaissé la maison d'Autriche, Toute idée de révolte était oubliée à l'intérieur, et le terrain se trouvait préparé pour recevoir la grande unité administrative et les merveilles du règne de Louis XIV.

Louis XIII, marié en 1615 à Anne d'Autriche, filledePbilippe III, roi d'Espagne, mort le 14 mai 1643, laissa deux fils : Loms XIV, né le 5 septembre 1658, et Pbilippi qui reçut de son frère aîné

l'apanage et le titre de duc d'Oeléans {vqjt. maison é/'ORLÉANs). Ce prince, tige de la branche cadette aujourd'hui assise sur le trône des Français, eut d'un second mariage , avec Charlotte- Elisabeth de Bavière, fille de l'électeur palatin, Philippe d'Orléans, régent de France sous la minorité de Louis XV et mort en 1723.

Louis xrv continue la branche atnée. Elle passe par son fils Louis dauphin, dit monseigneur, né de son mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV et d'Elisabeth de France. Ce prince, mort le 14 avril 1711, avait eu de MaHe- Anne-Christine- Victoire de Bavière, 1» Lomu, duc de Bourgogne, mort le 18 février 1712, après avoir eu de Blarie-Adélaïde de Savoie 3 fils, dont deux morts en bas âge, et Louis XV, né le 15 février 1710 (170^. BouROOGHx) ; 2o Philippe, duc d'Anjou, roi d'Espagne, dans la personne duquel commence la tige des Bourbons espagnols, qui projette les branches collatérales de Parme et Plaisance et des Beux-Siciles (vctjr, Philippe Y) ; 5o Charles , duc de Berri, mort en 1714 (vqx. Beeei).

Louis XIV eut encore 2 fils et 5 filles morts jeunes. Nous ne parlons pas ici de 11 autres de ses entents naturels, et légitimés.

Après la guerre presque ridicule de la Fronde, où le parlement, embarrassé dans les formes lentes de la procédure, se prêtait gauchement aux allures de quelques princes brouillons et foctieux, on ne trouve plusdeboutqu'un grand roi, planant avec majesté sur son peuple. L'aristocratie, comme corps, était moissonnée; l'égalité démocratique n'était encore qu'en germe. Tandis que la classe moyenne croissait sous l'aile de la royauté, trop faible encore pour élever ses prétentions à la vie politique, il n'y avait place que pour le despotisme, et Louis XIV put dire, avec vérité : « L'État, c'est moi. »

« Ce fut pour la France une chance heureuse d'avoir produit dans ce moment même un roi capable de remplir avec éclat cette période obligée d*asservissement, » a dit H. de Chateaubriand.

« Dans les 30 premières années de l'avénemeot de Louis xrv aux affaires, il siégeait 8 heures par jour aux conseils, conciliant les affres avec les plaisirs, écoutant, consultant, mais jugeant lui-même. Ses ministres changeaient, mouraient; lui, toujours le même, il accomplissait les devoirs, les cérémonies, les fêtes de la royauté, avec la régularité du soleil qu'il avait choisi pour eaiblème. » (Michelet, Précis, etc., p. 216.)

M. Guizot, dans son Cours de 1828, a exposé, avec la profondeur qui le caractérise, comment

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le gouvememeni de Louis XIV a fait marclier la France en tète de la civilisation, attirant les re^ gards et gouvernant les esprits par son opinion. Ne se bornant pas à attribuer cetle influence à son éclat, à ses conquêtes, à la magnificence de sa gloire littéraire, Thistorien pénètre plus avant dans les causes, en donnant le caractère de ses guerres, de sa diplomatie, de son administration.

Sons sa main la guerre, perdant ce caractère qui poussait les peuples et les souverains à chercher au loin des États et des aventures, comme Texpédition de Charles YIII à Naples, et de Charles III en Russie, prend sa source dans Tintérèt politique du pays. Elle tend à consolider son territoire et à le pousser jusqu^à ses frontières naturelles. La Franche-Comté, la Flandre, l'Alsace, sont incorporées à la monarchie; les Pyrénées 8*abaissent ou cessent d*ètre hostiles, et la sûreté de la France trouve une garantie nouvelle dans cette accession d*un territoire couvert d*une ceinture de forteresses.

Sa diplomatie, conduite avec des principes fixes et dans un but constant, échappe à Tinfluence du principe religieux qui avait mis aux mains si longtemps la ligue protestante et la ligue catholique en Europe. Elle vise à rabaissement des puissances rivales, pour donner la prépondérance à la France. L*habileté de ses négociateurs étonne : quand on compare les dépêches, les mémoires, le savoir-faire des Torcy, des d*Avaux, avec celle des négociateurs étrangers, on est frappé de leur supériorité. Sérieux, actife, appliqués, ces courtisans d*un roi absolu jugent les événements extérieurs, les partis, les besoins de la liberté, les révolutions populaires, mieux que la plupart des nationaux contemporains eux-mêmes. Les ministres hollandais paraissent seuls en état de rivaliser avec eux. On conçoit rimposante attitude que devaient donner des guerres et des négociations ainsi diri-

L*administration était à peine ébauchée : il Forganisa pour faire arriver d*une manière sûre et prompte Taction du pouvoir central dans toutes les parties de la société et faire remonter vers lui les fèrces de cette société, soit en hommes, soit en argent. Cet admirable instrument de puissance et d'unité manquait alors aux autres gouvernements européens.

En législation, même activité, mêmes progrès. L'ordonnance civile et criminelle, celles de procédure, du commerce, de la marine, des eaux et forêts, sont des codes discutés dans Tintérieur du conseil d*itat, conçus, non dans Tintérêt de

la liberté, mais dans celui de Tordre public, goûté à cette époque.

Telles sont les sources où Louis XIV a puisé sa force et sa prépondérance. Jusqu'alors les gouvernements assiégés d'ennemis et de partis intérieurs passaient le temps à combattre pour leur existence. Celui de Louis XIV fit ses affaires en sécurité et ne craignit pas de se montrer actif dans toutes sortes d'innovations favorables aux progrès des lettres, des arts, de la richesse. Pendant tout le xvii« siècle il fut le type des gouvernements, non-seulement pour les souverains, mais pour les peuples mêmes.

Mais par le vice fondamental du despotisme, qui ne veut pas d'obstacles à son action, ce gouvernement si fort assista à sa propre décadence ; il vieillit avec Louis XIV. En 1719 il était aussi usé que lui. Le cortège des grands hommes, qui d'abord avait éclairé des flambeaux de la gloire le superbe catafalque de nos libertés, avait disparu. Dans l'administration, comme aux armées, des hommes médiocres les avaient remplacées, et l'on vit, après nos revers multipliés, l'ennemi pousser ses partis Jusqu'à quelques lieues de Paris. LouisJLlY emporta au tombeau (1715) les malédictions des protestants persécutés, qui, forcés de s'expatrier, allèrent enrichir l'étranger de leur industrie et de leurs capitaux. Ses profusions et les dépenses de la guerre laissèrent la France sous le faix d'une dette de près de 4 milliards d'aujourd'hui, et le peuple insulta son cercueil.

La popularité entoura de sa faveur le régent Philippe d'Orléans, dont la politique plus amie de la liberté, les mœurs dissolues et le cortège de roués, offraient un contraste tranché avec le règne précédent. Enfant, Louis XV respira cet air infecté de la régence, et les goûts dépravés de sa vieillesse, la longue et honteuse domination de la Pompadour et de la Dubarry, ses maitresses, le couvrirent d'un mépris funeste à la royauté. Homme indécis, qui toujours devait être mené, il s'endort avec la France pendant près de 20 ans, sous le ministère du cardinal de Fleury, qui envoyait 1 ,500 hommes contre 50,000 Russes en Pologne, pour y soutenir l'élection de Stanislas Leczinski (1753), beau-père du roi. Cependant la Lorraine est cédée a la France, comme compensation , par l'empereur Charles VI empressé d'assurer à tout prix sa succession à sa fille Marie-Thérèse (1738). Dans la guerre qui éclate à cette occasion, l'occupation de la Bohême et la victoire de Fontenoi Jettent sur les armes françaises un éclat momentané bien compensé par l'abandon de l'électeur de Bavière,

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anpereiir d*un momentf à la vengeance de l*Au« triche (1743). Plus tard , les bumiliations de la guerre de sept ans vinrent précipiter le discrédit du gouvernement. Au dedans comme au dehors U était frappé dMmpuissanee. Il s*effaçait devant Topinion publique qui saisissait l*autorité morale, portant un examen sans bornes sur tout : reUgion, politique, philosophie, nature morale et matérielle. Cette opinion, reine de répoque, bouleversait les idées, les sciences, avec une audace incroyable. Inspirée par son isole* ment de la pratique des a£bires, dont les difficultés dans Tapplication servent à contenir la témérité des idées purement spéculatives. Le mouvement qui faisait rouler vers Tablme la monarchie absolue, n*écbappait pu à l*esprit de Louis XV I mais son égotsme retrouvait la sécu«< rite en songeant qv^elle durerait encore plus que lui.

Ce roi mourut en 1774. Son. flls Loeu, dau-< phin, marié à Marie^Thérèse d*Ispagne, était mort eq 1705, hiissant trois âls i !« Louis XVI, qui succéda à son grand-père et périt à 30 ans en 1703 ) 3o LouistStamisl^s-Xavibi, comte de Provence, depuis Louis XVIII, mort en 18S4) 3oCaAai.ss-PHiLirri, comte d*Artois, successeur de son frère sous le nom de Charles X , détrôné en 1830, mort en 1833.

Louis XVI, marié à Marie^Antoinette d^Autriche, morte sur Téchafaud en 1703, en eut i 1« LoDis, dauphin, mort en 1780 à 11 ans] 3° Louis XVII, son successeur, mort âgé de 10 ans, dans la captivité en 1705 ; 5o Haiu-Tié- Bj»i, dit M'»* Eoyale, née en 1778, qui a épousé son cousin le duo d'Angouléme , fils du comte d*Arlois, né en 1773, mort en 1844 {voy- Louis et AR«oui.t«4. Le comte d^ Artois, outre LouiSi- AiiToiifi, duc d'AaoouiJaii et dauphin, a eu de Harie-Tbérèse de 3ardaigne, Charlu, duo ni Qaaai {vor* Baiii), né en 1778, Ce prince, as* sassiné par Louvel en 1890 , a laissé de son épouse Caroline de 8iciie, MAiu*LouisrTii* Rl;si, dite M^i* d*Artûis, et le duo de Bordeaux (iMtr* ^^ niot), en faveur duquel Charles X et son fils, le duc d*Angoulème, ont abdiqué inutiloimenten 1830.

Quand, à la suite du mécontentement gêné» rai et du désordre des finances, le vertueux Louis XVI appela h son aide le$ états de la nation, tombés depuis prés de deux siècles en désuétude, Topinion publique, qui avait pris en haine ou en mépris Tétat social tout entier, enivré^ k êon tour par le pouvoir presque absolu qu'elle exerçait, reuversa, avec la rapidité de Touragan, iustituUops, opinions, moBurt, soi-

oiété. Sur le sol ainsi nivelé le sang de Louis XVI avait coulé emportant la royauté des Bourbon. Ses frères attendirent plus de vingt années dans l*exil qu'une croisade européenne les ramenât dans cette France épuisée par les guerres de Tempire. A travers les tourmentes révohiUonnaires, ou sous le sceptre glorieux de Napoléon, elle avait en vain cherché l^ocord diffieUe do pouvoir et des libertés. Louis XVIII lui rapport tait ce don précieux , avec la charte et la paix. Rejeté hors de Pranoe par le débarquement de Napoléon, mais revenu après les oent^jours, tant qu'il vécut il maintint avec adresse la bS" lance entre les partis, luttant contre l'impopularité attachée à sa branche, qui, ramenée p«r les armées étrangères è U suite de longs revers et saisie d*une incurable défiance envers les gé* nérations nouvelles, grandies en son abseace, cherchait à les contenir en prenant son point d*appui au dehors. Un élan de confiance saiiit un instant Charles X à son avènement, msii bientôt il retomba dans la défiance qu^augmen* tait son défaut de lumières politiques i et, cédant à de funestes conseils, il crut pouvoir nvir ^ la classe moyenne les garanties poUtiquai qu'il avait jurées. Le privilège de nommer leii députés, de foire les lois, d'asseoir et de voler l'Impôt, de recueillir enfin les principaui fruits du gouvernement représentatif, il songeait |lei concentrer entre les mains d'une aristocratie sans influence, dont les intérêts, les souveniK, les opinions étaient antipathiques avec eetts classe moyenne, qui, en France, poMède le lol, les richesses de l'industrie, les lumières, rscti* Vite. Bnflé par la prise d'Alger et irrité psr b résistance des députés de 1880, il maniféilait sans détour toute la portée de ses intentioai (mt ses ordonnances du mois de Juillet, quand l'ia^ surrection des Parisiens brisa comme un verre fragile son pouvoir et cette iégitimiii, talisa^n avec lequel il croyait braver la tempête. Beooaduit avec égards à Cherbourg où il s'embarqua pour l'Angleterre, il se retira depuis en Behéoe avec le duc et la duchesse d'Angouléme et le Jeune duc de Bordeaux. Il osourut à GoriU b 6 novembre 1836. 8a chute signale un éeuetldei restaurations $ elle montre que la légitimité, él^ ment précieux du pouvoir monarchique, ne porte ses fHiits qu'en s'alUant aux affections et aux intérêts dominants. Dnoas.

BOURBONS a'BSPAGNB, BIS 1I1UX«SIGIUS BT PS PAME. U maison de Bourbon, iieu< de lobert le Vort d'une pari, par les preaie(« seigneurs de ce nom, de l'autre par la brsaehe fondée par aoheii, comie de Giermont, iH ^

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