VOIX
rations ; Bouloumié cite 7 observations probantes de guérison ( Annales d’hydrologie, t. XXIII). Les eaux calciques magnésiennes, laxatives de leur nature et non irritantes, paraissent agir à ia façon des purgatifs dits lénitifs; elles augmentent la sécrétion biliaire, la rendent plus fluide, entraînent les produits anormaux et décongestionnent les parenchymes ; souvent les douleurs se réveillent au milieu de la cure. Quanta la théorie chimique, elle fournit peu d’arguments scientifiques, pas plus à Vittel qu’à Vichy. Du reste il y a longtemps que l’expérience a prononcé sur la valeur des eaux calciques.
Les médecins de Vichy ne cèdent pas aisément sur ce terrain ; ils se sont trop habitués au monopole du traitement de la goutte et des coliques hépatiques par les eaux thermales alcalines fortes. Nous devons avouer que les eaux thermales et sodiques ont des qualités pénétrantes et modificatrices de premier ordre. Néanmoins il faut s’habituer à cette idée que les coliques rénales et biliaires se guérissent à des eaux calciques et à des eaux laxatives non calciques telles que Miers et Cransac. Ces vérités se font jour de plus en plus, l’observation clinique faisant peu à peu justice de certaines propositions trop absolues dans la science hydrologique française.
Patezon, Traitement des coliques hépatiques à Vittel, 1872. — Bodlodmié, Médication hydrominérale de Vittel, 1876. — Bocloumié, Plusieurs mémoires dans les Ann. d' hydrologie
et dans les Comptes rendus de la Soc. de mêd. de Paris.
Labat.
VOILE DU PALAIS. Voy. Palais.
VOIX (du latin vox), son produit dans le larynx. En nous bornant à cette définition grammaticale aussi bien que physiologique, il nous faut étudier : 1° les conditions anatomiques qui permettent à ce son de se produire ; 2° le mode suivant lequel il s’effectue, ou, pour parler plus simplement, la physiologie de la voix. Ramenée à ces proportions restreintes, l’étude de la voix, ne laisse pas d’être encore d’une complexité extrême, car la voix, en tant que son produit par un appareil destiné à cette fonction, n’est pas l’apanage exclusif de l’homme. Nous aurions donc à interroger l’anatomie et la physiologie comparées pour leur demander les résultats qu’elles ont fournis dès les siècles précédents à l’étude de la voix, mais nous renvoyons le lecteur aux Traités d’anatomie comparée et en particulier au remarquable livre de Colin. Afin de faciliter au lecteur la compréhension générale de ces quelques pages, indiquons la manière dont nous entendons procéder. Tout d’abord nous dirons quelques mots du larynx au point de vue anatomique ( Voy . Larynx, t. XX), puis nous envisagerons les différentes théories émises sur la production de la voix. En possession de ces données fondamentales, il nous sera possible d’étudier la « Voix » en général, la voix normale, cela va sans dire, avec les modifications que lui impriment l’âge et le sexe, enfin nous terminerons cette étude par l’examen des modifications subies par la voix, soit par le