‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39 (volume 2)Chapitre 11 sur 143 · VERSION. — DEFINITION · texte numérisé non relu

VERSION. — DEFINITION

La pâte de Vienne demande quelques ménagements : il faut la surveiller et l’enlever après deux ou trois minutes d’application.

La ligature est applicable seulement aux verrues pédiculées. Un fil de soie, placé au niveau de l’insertion de la verrue, est fortement serré et fixé par un double nœud. Quelques jours après la verrue, desséchée, se détache. La ligature est assez douloureuse, non-seulement au moment de son application, mais encore dans les jours suivants. Elle n’est pas en outre exempte d’inconvénients plus sérieux : j’ai vu un malade auquel on avait lié une verrue occupant la région de l’omoplate pris, quelques jours après, d’un érysipèle assez grave pour mettre ses jours en danger. Les frottements exercés par les vêtements n’avaient sans doute pas été étrangers à cette complication.

L 'excision suivie de cautérisation est la méthode à préférer dans beau- -coup de cas. A l’aide de ciseaux courbes on peut réséquer d’un seul coup toute la verrue, ou bien avec un bistouri on en excise une ou plusieurs tranches horizontales avec précaution. Bientôt apparaît une gouttelette de sang : les papilles ont été elles-mêmes atteintes ; à ce moment, on -cautérise vigoureusement la surface saignante avec le crayon d’azotate d’argent, en exerçant une certaine pression et en maintenant le crayon appliqué pendant trois ou quatre minutes. Si cependant la verrue persiste, on renouvelle la petite opération, plusieurs fois même, s’il le faut, -et l’on parvient toujours à en triompher.

Quand il s’agit de la verrue sous-unguéale, pour l’attaquer efficacement il est souvent nécessaire d’exciser la partie d’ongle sus-jacente.

Hoyer, Traité des mal. chifurg.;, ï^^édit., t. XI, p. 20, Paris, 1831. — Rayer, Traité des mal. delà peau, 2° édit., t. III, p. 654, -Paiis, 1835. — Nédatoh, Elém. de pathol. chir., t. I, p. 386, Paris, 1844. — Bazin, Leçons théoriques: et cliniques sur les affections cutanées artificielles et sur la lèpre, les diathèses, le purpura, les difformités de la peau, etc., Paris, 1862- — Virchow, Pathol, des tumeurs, traduct. française, t. I, p. 331, Paris, 1867. — Rindflfisch, Traité d’histologie pathol., traduit par Gross, p. 314, Paris, 1873. — James' C. VVhite, Mal. chirurg. de la peau, art. Verrues (Encyclopédie internat, de chir., t. III, p. 11, Paris, 1884). — Henry Trenthah Botlih, Papillomes, tumeur papillaire ou verruqueuse (Encyclop. internat, de chirurgie, t. IV, p. 833, Paris, 1883). — A. Hardy, Traité des maladies de la peau, Paris, 1886.

A. IIrdrtaux.

VERS. Voy. Entozoaires.

VERSIOIV (a\\. Wendung ; angl. version). — Définition. — La version (oxpéseiv, vertere, tourner) est l’opération obstétricale qui a pour but de tourner l’enfant dans l’utérus pour modifier son mode de présentation ; elle peut être pratiquée pour deux motifs : 1° afin de mettre l’enfant dans une présentation qui rende l’accouchement possible, ou 2° qui permette de procéder immédiatement à l’extraction de l’enfant. Dans les présentations du tronc, où l’accouchement est impossible, l'enfant peut être tourné de façon que l’extrémité céphalique ou l’extrémité podalique soient mises en rapport avec l’ouverture pelvienne. Dans les deux «as, l’accouchement pourra être terminé par les seules forces de la nature. Dans une présentation du tronc ou dans une présentation de la tête,

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