VOIX; - SÉMÉIOTIQUE DE LA V. PA3LÉE
mécanique des glossiles, stomatites et ulcérations de la cavité pharyngée sur la bonne articulation des mots, mais nous ne pourrions insister sur ces troubles sans nous éloigner des limites fixées par nous.
b. Altérations de la voix dans les maladies de V appareil respiratoire, . — Dans quelques-unes de ces maladies, les modifications éprouvées par la voix sont d’une importance telle, qu’elles traduisent à une oreille même peu exercée les obstacles qui s’opposent à la bonne émission de la voix. Quoi de plus vraiment pathognomonique que la voix basse, étouffée, éteinte jusqu’à l’aphonie totale, de l’enfant atteint de croup? C’est cette voix, pour le dire en passant, que nous désirerions voir nommer voix croupale, et non cette voix haute, discordante, que font entendre certains sujets atteints de laryngite striduleuse; il est vrai que cette appellation défectueuse s’applique surtout à la toux ( Voy . notre article Toux, tome XXVIII), mais cependant il nous a paru bon de protester incidemment contre cette faute de langage clinique et pathologique qui va toujours durant. Les altérations de la voix dans le cours des laryngites aïgues, chroniques, et celles qui succèdent aux efforts vocaux chez les gens faisant abus de la voix haute : crieurs publics, avocats, chanteurs, seront étudiées plus loin par Povet. La phthisie laryngée a été étudiée t. XXIV.
Participant de lésions pharyngées et laryngées, les altérations de la voix chez les ivrognes, les filles publiques (Parent-Duchatelet, Prostitution dans la ville de Paris) , ne sont signalées par nous qu’à titre incident. Si, descendant l’arbre respiratoire, nous examinons les changements éprouvés par la voix dans le cours des trachéites, bronchites, inflammations pulmonaires on pleurales, nous voyons que ceux-ci sont de peu d’importance : en effet ici ce n'est pas la voix, mais bien la parole qui subit des modifications ; elle devient alors brève, saccadée, entrecoupée de quintes de toux, et marche d’une façon corrélative avec la dyspnée éprouvée par le patient ; à ce titre elle méritait d’être signalée, mais, ainsi qu’on le voit, sa valeur séméiologique est bien petite.
Altérations de la voix dans les maladies du système nerveux. — On a vu à l’art. Aphasie (Voy. t. III) que l’appareil phonateur est intact et qu’en conséquence ce n’est pas la voix, mais la parole qui est troublée, aussi nous ne nous arrêterons pas à l’étude du symptôme.
Nous nous permettrons d’attirer l’attention sur une modification de la voix que nous avons rencontrée une fois dans le cours de Y ataxie et consistant en une raucité particulière, que n’expliquait aucune altération laryngée ou pharyngée et que comme telle nous sommes enclin à comparer aux toux signalées par Féréol et Budin dans le cours de cette maladie.
Rapprochons de ce fait les observations classiques de troubles de la parole, dans le cours de la sclérose latérale amyotrophique, de la paralysie labio glosso-laryngée, de la sclérose en plaques et de la paralysie générale.
La paralysie du pneumogastrique est parmi les affections du système
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