VOIX. - TROUBLES. DE LA V. RÉSULT. DAFFECT. NASALES. TRAIT
L’impossibilité de l’articulation est portée à son plus haut degré chez les malades atteints de paralysies glosso-labiées ou chez ceux dont un épithélioma dévore les lèvres et les joues.
Troubles de la voix résultant d’affections nasales. — Nous avons vu, dans l’article de Juhel Remoy, le grand rôle que jouent les fosses nasales dans la production du timbre et de l’intensité de la voix. L’ensemble de ces organes constitue la table d’harmonie de l’instrument vocal.
Dans leurs maladies ce seront donc les qualités de la voix au point de vue du timbre qui seront affectées.
Cependant, dans le catarrhe naso-pharyngien, toute la voix peut être momentanément compromise, car le plus souvent il s’accompagne de lésions laryngées.
Les polypes muqueux du nez, les tumeurs de toute nature siégeant dans l’arrière-cavité des fosses nasales, et en particulier les tumeurs adénoïdes, donnent à la voix un caractère sourd, nasonné, se rapprochant de celui que l’on observe dans l’hypertrophie des amygdales.
Altération de la voix de causes diverses. — Nous ne pouvons terminer ce chapitre sans signaler les affaiblissements de la voix dus à l’anémie et les aphonies que l’on observe chez certains maniaques, chez certains ataxiques et enfin chez quelques paralytiques par lésions bulbaires.
Traitement. — Le traitement de la voix dans les différentes maladies que nous venons de passer en revue est aussi bien du ressort de la thérapeutique que de celui de l’hygiène.
Dans les affections aiguës des poumons, le médecin n’aura pas à s’occuper d’elles autrement que pour recommander aux malades de ne pas en abuser, car son exercice réveille les quintes de toux et les accès de dyspnée.
Dans la phthisie pulmonaire, alors que les cordes vocales sont rouges et tuméfiées, on se trouvera bien des fumigations émollientes, des applications locales de topiques légers ou de caustiques très-faibles, tels qu’une solution de nitrate d’argent au 1/100° ou le mélange suivant :
Teinture d’iode . 4 gr.
Iodure de potassium . 1
Laudanum de Sydenham . . (i
Les pulvérisations d’eaux sulfureuses ou celles faites avec des solutions phéniquées au 1/60° rendent de grands services alors que le timbre se trouve altéré par suite du séjour des crachats sur les cordes vocales et dans l’espace interaryténoïdien.
Les mêmes moyens devront être employés dans les catarrhes du poumon , des bronches, dans les congestions des poumons et dans les hypostases, en un mot, toutes les fois que l’on rencontrera une congestion passive des cordes vocales inférieures et de tout le vestibule laryngien.
Dans les altérations de la voix dues à des compressions de l’aorte ou
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